Je suis très heureux de la victoire de François Hollande.
Comme le peuple de gauche, comme l’ensemble des républicains, j’espère que le nouveau président de la République mettra en œuvre la politique qui permettra de faire vivre l’espoir et de réussir le changement, sans arrogance, avec clairvoyance, pour la France, pour tous les Français.
Au terme d’une longue campagne, au cours de laquelle il n’a pas dévié de sa ligne, François Hollande accède aux plus hautes responsabilités dans un contexte social et économique difficile.
Au lendemain de cette belle victoire, qui renoue le fil des grandes heures de la gauche écrites par François Mitterrand, il importe aujourd’hui de poursuivre la mobilisation qui apportera lors des élections législatives, une majorité solide, unie et dynamique.
Il n’est pas question de revanche, il n’est pas question de repousser ceux et celles qui ne partagent pas nos convictions.
L’heure est au rassemblement, au travail, au changement lucide et audacieux qui permettra d’affronter les difficultés d’un monde plongé dans une crise dont les brutalités n’épargnent personne.
Dans les Bouches du Rhône, mais aussi à Marseille, les résultats prouvent que ce chemin exige de l’ensemble de ceux qui ont soutenu François Hollande de continuer à être présents sur le terrain, pour écouter, pour expliquer, pour convaincre.
Il est vital pour tous ceux qui aiment la France, de faire preuve de tolérance, de calmer les colères, sans jamais céder à l’esprit partisan qui divise et mine nos valeurs républicaines.
Le juge des référés du TGI de Marseille a ordonné aujourd’hui au groupe Unilever de reprendre à zéro son projet de fermeture de l’usine Fralib de Gémenos, avec interdiction de mettre en œuvre son plan de sauvegarde de l’emploi, en raison « d‘irrégularités manifestes. »
Je suis heureux de cette décision qui fait suite à de longs mois de mobilisation des salariés de Fralib, soutenus par le Parti socialiste des Bouches-du-Rhône.
Je m’étais rendu dès le 29 octobre dernier auprès des grévistes à Gémenos. A la suite de quoi je suis intervenu auprès des plus hautes autorités pour m’élever contre le projet de fermeture de l’entreprise et j’ai proposé aux salariés en lutte, lors d’une nouvelle réunion de travail, d’associer le Conseil général dans le cadre de ses compétences au projet alternatif proposé par l’entreprise.
Voyant « de la désinvolture, sinon de la maladresse » dans l’attitude du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques, ainsi qu’un « argumentaire indigent« , le juge, saisi par le comité d’entreprise (CE) de Fralib, n’a pas mâché ses mots envers l’employeur des 182 salariés qui luttent depuis près d’un an contre la fermeture du site.
Le tribunal a également relevé que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Fralib était « dépourvu de toute indication qui permette de connaître les moyens dont cette société, et au-delà d’elle la branche et le groupe Unilever, est en mesure de consacrer au reclassement de ses salariés. »
Entachée « d’irrégularités manifestes« , la procédure conduite par Fralib devra donc être recommencée à son début, « notamment en communiquant au comité d’entreprise toutes les données utiles à apprécier la dérive de la compétitivité de Fralib telle qu’elle est alléguée », a ordonné le juge, en interdisant à la société de mettre en œuvre le PSE « litigieux ».
C’est une première victoire pour les salariés. Leur combat n’est pas terminé, mais je leur renouvelle tout mon soutien dans cette lutte pour conserver leurs emplois et faire vivre leur famille.
Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.
Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).
Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.
Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.
Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.
Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.
Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.
Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.
Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.
Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec 2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.
Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.
Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.
Au plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.
Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.
J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.
Depuis bien longtemps, Marseille, les supporters et tous ceux qui aiment l’Olympique de Marseille attendaient et espéraient ce titre de champion.
Après la victoire en Coupe de la Ligue, les joueurs ont su aller chercher la victoire, sous la conduite d’un entraîneur qui marquera l’histoire du club.
Marseille méritait ce neuvième trophée qu’il faudra fêter comme il se doit.
Je félicite l’équipe, Didier Deschamps, Jean-Claude Dassier, tout le staff !
Avec le public du Vélodrome et Marseille, je partage un moment de bonheur et je dis: champion, l’O.M. !
Samedi 24 avril à Rousset, j’ai eu le plaisir d’intervenir devant près de 300 militants du Parti socialiste, à la suite du traditionnel séminaire des secrétaires et trésoriers de sections de la Fédération des Bouches-du-Rhône.
L’objectif est, à la fois, pour la direction départementale du Parti socialiste, de réexpliquer les modalités de fonctionnement, de travail, de réflexion, d’actions de la Fédération, mais aussi pour les cadres des sections de commenter l’actualité de leurs territoires et du Parti.
Ils ont pu évoquer la première convention nationale du projet du Parti socialiste qui portera sur le nouveau modèle de développement économique et social, les élections cantonales de l’an prochain, le débat sur les retraites, la réforme sur les collectivités territoriales qui aura des effets désastreux sur les services publics locaux et la vie des associations…
Le calendrier de la Fédération est chargé puisque Pierre Moscovici, député du Doubs, est attendu pour débattre de la Première convention à Marseille(ce pourrait être le 6 mai),puis Laurent Fabius, ancien premier ministre, interviendra devant les élus socialistes à Salon de Provence le 27 mai sur la réforme des collectivités territoriales. Durant cette rencontre, j’ai annoncé la venue prochaine, dès cette année, de Martine Aubry, notre première secrétaire.
Le Parti socialiste est à un tournant de son histoire. Nous devons être capables à la fois de nous opposer à la politique du gouvernement, mais surtout de réfléchir ensemble pour proposer un projet alternatif sur toutes les grandes questions qui touchent les Français : transports, logement, retraites, emploi, sécurité…
La Fédération des Bouches-du-Rhône est déjà au travail. La mobilisation des militants socialistes de notre département conforte ma décision de m’investir plus encore auprès d’eux dans la réflexion de fond et le travail pour préparer l’alternance.
Cent ans ! Un âge exceptionnel pour une femme d’exception. Irma Rapuzzi a été et demeure aujourd’hui encore une grande figure de l’histoire marseillaise d’après-guerre.
Résistante, femme politique de convictions, Sénatrice pendant près de trente cinq ans, elle a construit, à ses côtés, le Marseille de Gaston Defferre.
Son exigence dans le travail, son sens des responsabilités ont contribué à reconstruire Marseille après les ravages de la seconde guerre mondiale et fonder les racines d’un dynamisme économique renaissant pendant les trente glorieuses, notamment concernant le port autonome de Marseille.
Soucieuse de justice sociale, moderne, dynamique, entreprenante, elle a su ouvrir la voie de l’engagement politique féminin au plus haut niveau et défendre, inlassablement, les couleurs de Marseille.
C’est avec bonheur que je le lui souhaite un joyeux anniversaire et fais le vœu, devant vous, qu’elle accompagne encore longtemps le parcours des socialistes marseillais et nos victoires à venir.
Je me félicite de la victoire de Michel Vauzelle qui sera réélu, vendredi prochain, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La liste qui rassemblait les forces de gauche arrive en tête dans les Bouches-du-Rhône, comme dans la Région, confirmant ainsi les résultats du premier tour. L’alliance avec Europe Écologie et le Front de Gauche va permettre, je l’espère, de prolonger les politiques engagées depuis de nombreuses années.
La participation, plus forte que dimanche dernier n’a pas modifié les rapports de force, et la droite subit un désaveu cinglant.
En France, les listes d’union conduites par les socialistes l’emportent très nettement, tant dans les duels que dans les triangulaires. C’est un vote de confiance pour les équipes qui gèrent depuis six ans un grand nombre de régions, avec une ferme volonté de défendre l’emploi et les services publics de proximité.
Comment, cependant, ne pas souligner les résultats du Front National, qui dans notre région et dans les Bouches-du-Rhône, progresse encore par rapport au premier tour. Un grand nombre de nos concitoyens, durement frappés par la crise, ont effectué un vote de protestation qu’il faudra savoir interpréter pour préparer l’avenir et les prochaines échéances.
Le parti socialiste n’a peut-être pas réalisé le grand chelem, mais ces élections régionales rappellent que sa reconstruction est désormais bien engagée.
Il faut cependant raison garder et nous devons tous avoir en mémoire le précédent de 2004 pour que ce vote d’espérance ne se traduise pas, demain, en nouvelles désillusions.
Il appartient à l’ensemble de ceux et celles qui veulent travailler pour l’alternance de se rassembler, de travailler ensemble, afin de forger le projet qui permettra, demain, de l’emporter.
Dimanche dernier, les électeurs des Bouches-du-Rhône et de Marseille ont clairement exprimé leur volonté de voir Michel Vauzelle prolonger son travail à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
A l’occasion du second tour, ce dimanche 21 mars, l’élan qui s’est traduit lors du premier tour doit trouver une traduction concrète avec la victoire de la liste qui rassemble l’ensemble des forces de gauche.
Face à la droite, face à l’extrême droite, pas une voix ne doit manquer à l’Alliance de l’Olivier qui réunit les forces qui gèrent la région depuis de nombreuses années.
Pour l’emploi, pour le logement, pour des transports collectifs de qualité, pour la justice sociale et la défense des services publics de proximité, le choix est clair : il faut voter et faire voter pour Michel Vauzelle.
S’abstenir, croire que la bataille est gagnée, c’est donner une marge de manœuvre à nos adversaires.
La mobilisation doit être à la hauteur de l’espérance de tous ceux et toutes celles qui veulent garder le cap, dans notre département, à Marseille, et entendent construire, avec le succès du 21 mars, d’autres succès, d’autres victoires.
Au lendemain du premier tour des élections régionales, je me réjouis du résultat de la liste que conduit Michel Vauzelle en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Notre candidat se retrouve ainsi en position idéale pour réunir les forces de gauche, dans le respect de chacun, en toute transparence, et les amener à la victoire dimanche prochain.
Je tiens à remercier les 162 264 électeurs du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône qui ont permis à Michel Vauzelle de frôler les 30% au premier tour (29,46%). Avec plus de 7% d’avance sur le candidat de la majorité présidentielle, ce score est encore plus net à Marseille (29,60%).
Même si le Parti socialiste est redevenu la première force politique de France, et c’est heureux, il faut toutefois raison garder. Ce premier tour est un encouragement, nous pourrons seulement parler de victoire dans la nuit du dimanche 21 mars. En attendant, il faut continuer à faire campagne.
La mobilisation de toutes et de tous est plus que jamais nécessaire, d’autant qu’un bien funeste souvenir se réveille : l’extrême droite retrouve son niveau de 2004. Le débat sur l’identité nationale y aura, j’en suis convaincu, largement contribué. Cela pose de graves interrogations aux démocrates que nous sommes.
Autre chiffre préoccupant, celui de l’abstention. S’il s’agit d’un phénomène national, il est particulièrement élevé dans notre région (55,12%). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie.
Chacun y trouvera une explication (le retour des beaux jours, l’ouverture de la pêche…). Pour moi, la raison est bien plus profonde : les citoyens ont décidé d’envoyer un message fort au président de la République et au gouvernement, non plus par l’acte du vote mais par le non usage de l’expression électorale.
C’est aussi une leçon à retenir pour l’ensemble de la classe politique : être toujours au plus proche de nos concitoyens, ne jamais perdre le lien. C’est enfin, me semble-t-il, une réponse populaire, franche et nette, à la réforme territoriale proposée par le gouvernement qui verra disparaître les élus de proximité.
C’est dans un Palais des congrès bondé que s’est tenu hier soir à Marseille le grand meeting régional de soutien à la liste que conduit avec talent Michel Vauzelle.
Je tiens d’ailleurs à remercier les centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône qui ont montré, comme ils savent le faire à chaque échéance électorale, leur capacité de mobilisation et d’enthousiasme. C’était bon de les voir réunis hier soir, notamment les jeunes.
Reste que la mobilisation doit pouvoir se traduire concrètement dans les urnes dimanche prochain. Car ni les sondages, ni une campagne réussie ne suffisent à faire d’une élection une victoire.
Face à la droite et à l’extrême droite, le combat de Michel Vauzelle est notre combat. Nous connaissons tous son engagement pugnace et nous partageons son engagement républicain.
C’est pourquoi j’appelle chacune et chacun d’entre-vous à aller voter pour la liste que conduit Michel Vauzelle le dimanche 14 mars !