Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Aménagement du Vieux-Port : c’est parti !

Jeudi 22 mars 2012

Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.

Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.

Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »

Département des Bouches-du-Rhône : une nouvelle gouvernance

Mercredi 22 juin 2011

Chers amis,

Comme vous l’avez peut-être lu dans la presse, j’ai décidé de mettre en place au Conseil général des Bouches-du-Rhône une nouvelle méthode de travail fondée sur l’ouverture et la transversalité.

Au moment où l’Etat presse le pas pour redessiner les contours de la carte intercommunale, à l’heure où de sérieuses interrogations se posent sur les conséquences de la réforme territoriale, tandis que certains envisagent la création d’une métropole s’inscrivant dans les frontières de la communauté urbaine de Marseille, nous devons tous nous mettre en mouvement afin de garder en main les clés de notre destin.

C’est un combat de chaque jour que de répondre avec rapidité aux attentes de nos concitoyens.

Cela signifie d’intégrer plus fortement les conseillers généraux de ma majorité, socialistes, communistes et citoyens, au processus de décision et de responsabilité politique.

Car pour faire plus, il faut que nous soyons plus nombreux à prendre des responsabilités et à les assumer.

Pour faire mieux il faut se parler plus souvent, échanger non plus sur des dossiers précis, ce que nous faisons chaque jour depuis des années, mais bien sur les orientations à donner aux grandes thématiques qui engagent fortement la politique du Conseil général.

Concrètement, nous avons créé deux nouvelles instances de gouvernance.

Un conseil politique départemental et des Comités de suivi viseront à améliorer les prises de décision, tout en mettant en œuvre une transversalité indispensable pour le traitement de dossiers structurants.

Le Conseil politique départemental se réunira toutes les 15 jours. Constitué d’élus référents des chantiers prioritaires, il nous permettra de préparer, pour chaque commission permanente et séance publique, des dossiers bâtis selon une approche concertée et transversale, tout en apportant des réponses précises et audacieuses aux attentes de nos concitoyens.

Les Comités de suivi seront thématiques, autour de six chantiers prioritaires : coopération métropolitaine, transport, éducation / sécurité, investissement / aménagement du territoire, agenda 21 / solidarité / santé, culture / Marseille Provence 2013).

C’est dans ce cadre, avec cette méthode, en privilégiant l’échange, le travail d’équipe, et en étant concret, que nous engagerons un travail qui permettra au Conseil général d’évoluer, de garder le mouvement, à l’image d’un département qui bouge, qui innove, d’un département qui entend concrétiser, à court et à long terme, le désir de mieux vivre ensemble qui anime les habitants des Bouches-du-Rhône.

Au contact des habitants des 13e et 14e arrondissements de Marseille

Vendredi 11 juin 2010


Marseille : Jean-Noël Guérini visite les 13° et 14° arrond.

Chers amis,

J’ai visité, hier, plusieurs quartiers des 13e et 14e arrondissements de Marseille, en compagnie du maire d’arrondissement, Garo Hovsepian et de la députée de la circonscription, Sylvie Andrieux.

Vous le savez, je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis au contact des marseillaises et des marseillais, dans la rue, au plus proche de leurs préoccupations. C’est dans la proximité et la concertation que je conçois l’action politique. C’est dans cet état d’esprit qu’avec les conseillers généraux du secteur, Michel Pezet, Denis Rossi, Félix Weygand, Rébia Bénarioua et Christophe Masse qui représentait son père Marius, nous sommes allés à la rencontre des forces vives du « 13/14 ».

Dans un premier temps, nous avons évoqué la requalification du quartier de St-Just, puis en visitant les commerçants de La Rose nous avons pu mesurer l’ensemble de leurs difficultés quotidiennes. Au Métro La Rose nous avons eu le plaisir avec Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine, d’annoncer les projets d’extension du parking et du bus en site propre vers Château Gombert et Saint-Jérôme. Après un échange avec les commerçants et les riverains sur la place du jeu de boules des Olives, au cœur du noyau villageois, nous avons pu dialoguer avec l’ensemble des présidents de CIQ et les représentants de plusieurs associations de ces deux arrondissements qui comptent plus de 150.000 habitants.

Je relève trois problèmes qui se posent de manière récurrente de St-Just aux Olives, en passant par La Rose :

- le « tout voiture » entraîne de nombreuses nuisances qui mettent à mal la quiétude et la vitalité des noyaux villageois de Marseille : routes engorgées, trafic saturé, stationnement anarchique…

- le quart des logements construits à Marseille l’est dans les 13e et 14e arrondissements, cette situation aggrave une pression immobilière qui ne permet pas de proposer un toit à chacun, notamment les plus jeunes qui voient l’accès au logement freiné par la hausse du foncier et des loyers.

- la « frontière » implicite entre le nord et le sud de Marseille a eu pour conséquence de priver ces arrondissements de nombreux équipements structurants dont les habitants ont cruellement besoin (espaces verts, crèches, etc.)

C’est d’abord par un effort considérable dans les transports que nous pourrons désenclaver ces quartiers. Dans le cadre du plan quinquennal d’action contre la crise, 150 millions d’euros ont été débloqués par le Conseil général pour assurer un maillage performant du territoire et disposer d’un réseau de transport public souple, attractif et fiable. Les 13e et 14e arrondissements bénéficieront de ces aménagements d’ici à 2014, avec les lignes de Bus à Haut Niveau de Service, aménagés « en site propre », les transports collectifs se verront très sérieusement améliorés, aux plans matériel et de sécurité.

Bien sûr, les délais sont longs, et les élus que nous sommes ne sont pas des magiciens. Nous devons nous battre, sans cesse, pour pallier le désengagement de l’Etat. L’exemple le plus probant est celui de la L2, toujours annoncée, jamais terminée…

En fait, seule une mutation en profondeur de la ville de Marseille permettra de parvenir à un véritable mieux vivre dans nos quartiers. Avec Eugène Caselli, nous essayons de travailler à une approche globale visant à terme à donner à notre ville une unité. Cela passe par une requalification urbaine qui fluidifie et facilite l’ensemble des déplacements, qui valorise tous les quartiers, revitalise le tissu économique et favorise l’emploi.

Ce travail de longue haleine ne pourra pas se faire sans l’implication des représentants des CIQ, des commerçants et des associations dont les actions bénévoles ont un effet moteur dans la vie de la cité.

Ensemble nous saurons tisser un projet de société, dans sa dimension économique, environnementale et sociale.

Jean-Noël Guérini rencontre les habitants du centre ville de Marseille

Mercredi 3 mars 2010


Jean-Noël Guérini en visite au centre-ville de Marseille

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Jean-Noël Guérini est allé, hier, à la rencontre des habitants des 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille.

Aux côtés d’Eugène Caselli (président de La Communauté urbaine de Marseille), de Lisette Narducci (maire du 2e secteur de Marseille, vice-présidente du Conseil général), de Josette Sportiello (Conseillère générale du canton de Belsunce, conseillère municipale), de Jean-François Noyes (Président de 13 Habitat, Conseiller général du canton de St Mauron), de Miloud Boualem (Conseiller municipal et conseiller communautaire) et de nombreux élus ; Jean-Noël Guérini a pu échanger directement avec les marseillaises et les marseillais du centre ville.

Durant cette journée marathon il n’a pas manqué de souligner, notamment aux acteurs associatifs, aux commerçants et aux représentants des Comités d’intérêt des quartiers concernés, combien le Conseil général des Bouches-du-Rhône investit pour soutenir la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole dans les projets du centre ville marseillais : transports (le centre ville au cœur d’un axe Nord-Sud…), voirie (piétonisation du Vieux port, requalification du Boulevard National…), cadre de vie (réaménagement des places du centre ville, pôle santé à la Joliette…).

Le 13, un amour de numéro !

Lundi 19 octobre 2009

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Chers amis,

J’ai lu aujourd’hui sur le site Internet de La Provence un article qui m’a réjoui, «Nouvelle immatriculation : le 13 a vraiment la cote», dans lequel on pouvait lire : « Depuis le 15 avril, les propriétaires de véhicules neufs ont la possibilité de choisir le numéro de département sans rapport avec leur domicile [...] Se basant sur les deux millions de véhicules vendus depuis avril et grâce aux informations recueillies auprès des fabricants de plaques d’immatriculation, il est possible de dresser le palmarès des départements et des régions les plus représentés sur les nouvelles plaques.

En tête d’affiche, le Rhône (69), le Nord (59), les Bouches-du-Rhône (13), la Haute-Garonne (31) et la Gironde (33). En revanche, les départements des Hauts-de-Seine (92), de Paris (75), de l’Oise (60) connaissent une certaine désaffection… »

Les Bouches-du-Rhône arriveraient donc en troisième position des départements préférés par les français venant d’acheter une voiture neuve, qu’ils habitent ou non dans le 13. On ne peut rêver meilleur plébiscite. Nul doute que cette médaille de bronze se transformera en or lorsque les véhicules d’occasion seront concernés…

13-un-amour-de-numeroCe fort sentiment d’appartenance à un territoire ne me surprend pas, je le vis au quotidien à la présidence du Conseil général (se pourrait-il qu’il inspire ceux qui, au sommet de l’État, réfléchissent à l’avenir des Départements?) , mais il conforte ce que je vous écrivais, dès le mois d’octobre 2008 : «Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble». Article dans lequel je m’insurgeais contre la disparition du numéro départemental des plaques minéralogiques, sous prétexte de règlementation bruxelloise.

Enfin, le succès de la campagne institutionnelle «le 13, un amour de numéro» dont on peut voir l’autocollant à l’arrière d’une multitude de voitures et un peu partout dans le département, prouve s’il en est besoin que nous sommes fiers de vivre dans les Bouches-du-Rhône.

Car, de Marseille à Arles, des calanques aux Alpilles, d’Aix-en-Provence à la Camargue, ce qui nous rassemble, c’est un numéro magique, le 13. Il marque notre destinée commune, qui résonne comme un signe de ralliement. Il est bon d’affirmer qui nous sommes !

Chers amis, je vous j’invite toutes et tous à défendre cette identité et à dire la fierté d’un héritage collectif partagé par chacun. Portons haut nos couleurs. Disons au 13 que nous l’aimons !

Avenir du centre-ville de Marseille : « Nous avons une obligation de réussite ! »

Vendredi 18 septembre 2009

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Jean-Noël Guérini a tenu aujourd’hui une conférence de presse commune avec le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pour tracer les grandes lignes de l’avenir du centre ville de Marseille à la veille des grandes échéances qui attendent la Cité phocéenne.

« Ce rendez-vous s’inscrit naturellement dans le cadre de l’exercice de nos responsabilités et des relations de travail normales entre responsables de collectivités » précise-t-il en ajoutant que le contexte économique s’y prête plus que jamais, « face à une récession durable, qui se traduit par une poussée inquiétante du chômage, le Conseil général, dans une unanimité que je me plais toujours à rappeler, a décidé d’investir 500 millions d’euros pour soutenir des nouveaux projets contribuant au soutien de notre économie et au rayonnement de Marseille et des Bouches-du-Rhône.« 

C’est pourquoi « cette conférence de presse nous permet de faire le point sur l’avancement des projets qui sont portés par ce plan quinquennal, qui mobilise 250 millions d’euros pour la Communauté Urbaine, principalement dans le domaine de l’aménagement urbain, du cadre de vie et des transports. »

Car, « dans le cadre de la mise en œuvre de ces projets, qu’ils soient structurants ou bien qu’ils touchent à la vie quotidienne de tous les habitants, le Conseil général ne se contente pas d’être un simple financeur. Il est également co-producteur de projets. » indique-t-il.

Jean-Noël Guérini affirme ainsi la clarté du plan quinquennal départemental, « celui de soutenir l’emploi, tout en amortissant la crise. Il est aussi un outil supplémentaire au service d’une ambition que j’ai toujours affirmée: faire que Marseille, pour laquelle nous partageons la même passion, soit toujours plus attractive. »

« A l’image de ce qui se passe dans de grandes capitales européennes, j’ai souhaité que nos investissements, nos initiatives et nos projets favorisent et accélèrent les changements dans l’hyper centre de Marseille » et, s’il reconnaît « un gros retard à combler », « le projet de semi piétonnisation du Vieux-Port est un des instruments qui permettra de renforcer cette attractivité. Il renforcera le rayonnement d’une cité qui a une carte à jouer dans le secteur du tourisme, de l’économie des loisirs et il doit être le symbole d’un nouveau rapport à la cité, un geste emblématique, porteur de sens. » Lire le reste de cet article »

L’avenir des Départements : « Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble »

Lundi 20 octobre 2008

13.pngChers amis,

On croyait le rapport Attali enterré mais voici que certaines de ces préconisations ressurgissent. La question de la suppression des départements a été relancée récemment, lors des journées parlementaires UMP d’Antibes notamment. A cette occasion, plusieurs élus ont confirmé l’intention du chef de l’Etat de poursuivre ses réformes et notamment celles concernant la fusion des Conseil généraux avec les Régions.

Vous savez combien je suis attaché à notre territoire. Depuis plus de dix ans, je livre des combats à vos côtés et faire de l’échelon départemental une institution obsolète qui n’aurait plus sa place dans le découpage territorial, c’est renier, selon moi, des années de travail auprès de nos concitoyens. Combien de politiques volontaristes et innovantes ont été insufflées par le Conseil général comme Ordina 13 par exemple, pour lutter contre la fracture numérique ? Combien d’initiatives comme le RMI puis le RSA ont été testées et pilotées par notre administration ? Car nous sommes inscrit dans la modernité, nous connaissons plus que quiconque le terrain et les attentes des municipalités.

Loin des clivages politiques, ma volonté a toujours été guidée par l’intérêt de nos populations. Je m’interroge aujourd’hui sur la faisabilité d’un éventuel transfert de compétences entre Conseil général et Conseil régional sans perdre le caractère de proximité auquel je suis attaché. C’est encore la meilleure recette de notre succès. Nous sommes performants car nous sommes proches de la société. Le Département est d’abord et avant tout l’institution des solidarités. Qu’en serait-il de la nécessaire et juste péréquation de l’aide entre communes pauvres et riches ?

Bien sûr, les zones urbaines bénéficient d’une couverture de service publics très dense, mais qu’en est-il des zones rurales ? Cette mesure n’aura pour effet que d’accroître les inégalités déjà exacerbées en cette période de récession économique. Et c’est dans ce climat que l’on voudrait nous faire croire que la suppression des départements est guidée par une logique d’économie d’argent public. Le gouvernement fait de la peur son fonds de commerce en tentant de panser les plaies financières avec un sparadrap ! Lire le reste de cet article »

Elections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : 5 sénateurs sur 8, une vraie belle victoire collective

Dimanche 21 septembre 2008

senatoriales-jng-5.JPGChers amis,

Mardi prochain, cinq sénateurs de gauche effectueront leur rentrée parlementaire au Sénat.

La liste que j’ai eu l’honneur et le plaisir de conduire a rassemblé 1686 suffrages des grands électeurs des Bouches-du-Rhône sur les 3061 que comptent le département.

Je veux remercier les citoyennes et les citoyens qui m’ont accordé leur confiance et qui ont voté pour faire gagner les Bouches-du-Rhône.

Ce résultat, qui vient ponctuer une bonne année électorale pour la gauche dans le département des Bouches-du-Rhône, est d’autant plus remarquable que depuis 1998, les mairies d’Aix-en-Provence, La Ciotat et Trets ont basculé à droite.

Après l’échec de la Communauté Urbaine de Marseille, ces résultats confirment le déclin du sénateur maire de Marseille qui n’a mobilisé que 1182 grands électeurs.

C’est un avertissement clair et net pour la droite et le gouvernement dont la politique renforce les inégalités et les injustices sociales.

Les 504 voix d’avance de ma liste, qui a transcendé les clivages politiques, récompensent le travail accompli au cours de ces dernières années.

jng-5-senatoriales-et-lequipe.JPGJe suis heureux de saluer Isabelle Pasquet, Roland Povinelli, Samia Ghali et Serge Andréoni qui sont désormais sénateurs des Bouches-du-Rhône.

Au terme de ce long marathon électoral, je remarque que le rassemblement, le dynamisme et le travail ont payé.

Nous avons beaucoup à faire pour ce département.

Dès demain, nous nous efforcerons d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des habitants des Bouches-du-Rhône.

Elles sont compréhensibles, dans une époque troublée.

Plus que jamais nous devons être aux côtés de ceux qui s’interrogent sur leur avenir.

Plus que jamais, j’entends me mobiliser pour faire gagner Marseille et les Bouches-du-Rhône, pour faire gagner tous les habitants de ce département.

Congrès PS de Reims : les priorités pour un rassemblement majoritaire

Vendredi 11 juillet 2008

congres-clarification.pngCette liste de conditions constitue les priorités de la contribution « la ligne claire » dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims.

Ces points ont pour objectif d’être le socle d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.

C’est forts de notre expérience du pouvoir qu’il nous faut désormais «penser le monde en mouvement» si nous voulons reprendre le leadership dans le débat des idées. Lui seul nous permettra de gagner les batailles politiques futures.

Nous voulons que le Parti socialiste redevienne le parti de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous.

C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste.

Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de « réforme ».

Nous vous proposons qu’une majorité se dégage dans le Parti socialiste autour de quinze orientations.

1/ Défendre les libertés individuelles dans une société qui favorise les autonomies, mais en luttant pour l’égalité des chances et des droits car la liberté de quelques-uns ne peut limiter les chances de tous. L’égalité réelle femme / homme doit être un de nos objectifs prioritaires.

2/ Favoriser la créativité que permet l’économie de marché, mais en veillant à l’établissement de règles équitables dans le partage des profits entre travail, investissement et actionnaires. Renforcer la place des Etats et des services publics en France et en Europe pour le développement des biens publics (éducation, santé, sécurité, culture, nature).

3/ Réformer profondément l’Etat – Providence et les services publics pour y intégrer l’autonomie croissante des individus et la diversité des trajets; se mobiliser et se battre contre les nouvelles inégalités, sociales, générationnelles et territoriales sans jamais sacrifier les droits des minorités.

4/ Comprendre l’urgence écologique face aux défis du réchauffement climatique, de la crise énergétique et des mutations urbaines. Et chercher les opportunités de développement inscrites dans le développement durable.

5/ Affronter la mondialisation en maîtrisant la dérive financière de l’économie internationale grâce à de nouvelles régulations des échanges et des mouvements de capitaux. Assumer les responsabilités historiques de l’Europe vis-à-vis de l’Afrique.

6/ Soutenir la recherche et l’innovation et une stratégie économique offensive en affirmant le caractère essentiel des entreprises, y compris industrielles, pour l’avenir de notre pays.

7/ Construire le modèle social d’une société du travail et du plein emploi apte à accompagner chacun tout au long de sa vie, y compris dans les changements d’emploi et de métiers.

8/ Reconnaître la richesse des diversités locales. Pour cela, il faut franchir une nouvelle étape pour une véritable décentralisation, en simplifiant le « mille feuilles » institutionnel grâce, notamment, à une autonomie fiscale retrouvée et la clarification des compétences et un assainissement des compétences entre Etat et collectivités locales.

Les collectivités constituent l’outil premier d’investissement public. Ces évolutions permettront de dynamiser l’économie française, assureront un aménagement cohérent, équilibré et stratégique des territoires. Ce sont là les conditions d’un triptyque gagnant : Territoires locaux, Nations, Europe.

9/ Redonner du sens et un contenu politique concret et compréhensible à l’Europe en développant des politiques qui lui permettront de reprendre l’offensive dans le domaine économique pour préserver un modèle social de haut niveau. Cela passe par un soutien clair à la ratification du traité de Lisbonne. Relancer le parti socialiste européen pour en faire un acteur majeur de la vie de tous les Etats et de l’Union.

10/ Le congrès de Reims n’a pas pour objet de désigner un premier secrétaire qui serait le futur présidentiable. A l’heure actuelle, nul ne peut revendiquer ce statut.

11/ Renforcer les structures locales du PS sur une base régionale. Si les fédérations gardent leur importance, elles doivent êtres réunies dans des comités régionaux, dotés de véritables et nouvelles compétences.

12/ Mettre en place une direction nationale resserrée autour d’un premier secrétaire qui devra animer notre réflexion programmatique et notre travail d’opposition.

13/ Développer un parti de masse renouvelé par des propositions simples et pratiques :
- Généralisation de la carte à 20 euros pour ouvrir le PS au plus grand nombre.
- Organisation de conventions thématiques (regroupant militants, sympathisants, intellectuels et forces vives) correspondant à chaque délégation du secrétariat national.
- Préparation d’un programme de travail d’élaboration du projet du PS.

14/ Organiser une primaire de masse en prenant en compte les effets du quinquennat pour désigner le candidat de la gauche, les électeurs devant être inscrits sur les listes électorales.

De même, pour les scrutins locaux, sur la base des listes électorales, les sympathisants déclarés choisiront leur candidat aux élections uninominales, ainsi que les têtes de liste aux municipales ou régionales.

15/ Engager des négociations avec tous les partis de gouvernement qui souhaitent former une coalition électorale autour d’une plate-forme programmatique pour représenter une alternative à l’UMP.

La ligne claire
Gérard Collomb – Jean Yves Le Drian – Vincent Feltesse – Jean Noël Guerini – Jean Germain – Manuel Valls.

La LGV Paris-Nice évitant Marseille : « Je ne peux cautionner une grave erreur historique ! »

Jeudi 26 juin 2008

vignette-lgv.jpgChers amis,

Ce matin, lors de la séance publique (DM1) du Conseil général, j’ai tenu à exprimer aux élus présents mon point de vue sur les récentes évolutions du dossier ferroviaire de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui doit relier Paris à Nice et, plus tard, être un axe central de l’arc latin reliant Madrid à Rome en évitant, semble-t-il… Marseille !

J’avais prévenu pendant la campagne électorale des municipales ce que nous sommes en train de vivre. On brandissait alors, entre les deux tours, une lettre rassurante du Président Sarkozy. Mais voilà, j’ai sûrement eu raison trop tôt et la réalité semble prendre des formes dangereuses, selon-moi, pour Marseille.

Je respecte trop les habitants de la ville, une ville qui m’a beaucoup donné, pour accepter que le mépris des technocrates, dicté par de cyniques considérations financières, hypothèque son avenir.

Je tiens à vous faire partager ma réaction tant elle me tient à coeur (voir aussi la vidéo de mon intervention) :

« Mes chers collègues,

Après le vote de ce rapport, je tiens, solennellement, à vous faire part de mes inquiétudes quant aux déclarations qui concernent le projet de Ligne à grande vitesse Provence – Alpes – Côte-d’Azur laissant penser que le tracé des métropoles ne serait certainement pas retenu par le gouvernement. Lire le reste de cet article »