Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Disparition de Raymond Aubrac

Mercredi 11 avril 2012

J’ai appris ce matin, avec une immense tristesse, la disparition de Raymond Aubrac.

Dans les périodes les plus sombres de l’histoire de notre pays, il fut, avec sa défunte épouse Lucie dont nous célébrerons en juin le centième anniversaire de la naissance, parmi ces justes qui trouvèrent, en eux-mêmes et au creuset des valeurs universelles que porte notre République, la force de résister à la barbarie nazie.

Raymond Aubrac, inlassablement, continuait, à plus de 90 ans, avec modestie et ferveur d’alerter et de mobiliser les jeunes générations qu’il rencontrait régulièrement.

Le 2 avril dernier il cosignait encore une tribune dans Le Monde appelant à l’engagement citoyen et à la nécessité d’une résistance républicaine face à la remise en cause du contrat social écrit après la guerre.

C’est ce message que je veux retenir, car c’était sa manière de dire qu’il y a toujours un chemin là où brille la flamme des indignations justes, là où s’exprime une espérance.

Sa disparition suscite dans le pays une immense tristesse.

Je me souviendrai avec émotion de cet homme et de ce qu’il nous a apporté en termes de courage et de respect de l’autre.

Aménagement du Vieux-Port : c’est parti !

Jeudi 22 mars 2012

Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.

Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.

Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »

La disparition des Centres de santé mutualistes serait une catastrophe pour la couverture sanitaire des Bouches-du-Rhône, je ne peux m’y résoudre !

Mercredi 25 janvier 2012


Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.

Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.

Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.

D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.

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Projet régional de santé : un manque de moyens et d’ambition

Mardi 20 décembre 2011

Chers amis,

La santé de nos concitoyens a toujours été, pour moi, une priorité.  Ce n’est pourtant pas une mission officielle dévolue aux Départements. Elle est pour moi essentielle et le restera. C’est pourquoi j’ai souhaité conserver nos compétences de santé publique (lutte contre la tuberculose, les IST, le Sida…) lorsque l’État nous en a laissé le choix en 2004 et créé, d’autre part,  le Conseil Départemental de Santé Publique pour financer les grands équipements de pointe dans les hôpitaux (40 millions investis en 10 ans).

Pas plus tard qu’hier, j’ai demandé au Dr Michel Amiel, Vice-Président du Conseil général, délégué à la santé de me représenter à l’occasion de l’inauguration du nouveau bloc opératoire de l’Institut du Mouvement et de l’appareil Locomoteur (IML) à l’Hôpital Sainte Marguerite.

Ce bloc opératoire sera utilisé en priorité pour l’activité ambulatoire, couplée au secteur de l’imagerie. Les salles opératoires intégrées sont destinées à créer un environnement chirurgical optimal pour le chirurgien, son équipe et le patient. Ce concept permet une transition douce entre les techniques chirurgicales standard et les techniques sous-arthroscopie réalisées en ambulatoire. L’ensemble étant en liaison étroite avec l’imagerie ostéo-articulaire et les techniques radio-guidées.

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille a bénéficié d’un soutien financier important du Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur de 250 000 € pour la création de ce bloc.

J’ai donc, naturellement, été sollicité pour que le Département délibère, ce vendredi 16 décembre, sur le Projet Régional de Santé proposé par l’Agence Régionale de Santé.  Ce projet est un document général qui se propose de définir l’organisation stratégique des soins en région PACA. Lire le reste de cet article »

Il faut sauver les centres de santé mutualistes !

Mardi 22 novembre 2011

Chers amis,

Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires, je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.

Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.

Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.

Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.

Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.

J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.

J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.

Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.

J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.

Financement 2012 de la Sécurité Sociale : vers un renforcement des inégalités sociales

Lundi 14 novembre 2011

Chers amis,

Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.

Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.

Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.

Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.

Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.

La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.

Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.

Département des Bouches-du-Rhône : une nouvelle gouvernance

Mercredi 22 juin 2011

Chers amis,

Comme vous l’avez peut-être lu dans la presse, j’ai décidé de mettre en place au Conseil général des Bouches-du-Rhône une nouvelle méthode de travail fondée sur l’ouverture et la transversalité.

Au moment où l’Etat presse le pas pour redessiner les contours de la carte intercommunale, à l’heure où de sérieuses interrogations se posent sur les conséquences de la réforme territoriale, tandis que certains envisagent la création d’une métropole s’inscrivant dans les frontières de la communauté urbaine de Marseille, nous devons tous nous mettre en mouvement afin de garder en main les clés de notre destin.

C’est un combat de chaque jour que de répondre avec rapidité aux attentes de nos concitoyens.

Cela signifie d’intégrer plus fortement les conseillers généraux de ma majorité, socialistes, communistes et citoyens, au processus de décision et de responsabilité politique.

Car pour faire plus, il faut que nous soyons plus nombreux à prendre des responsabilités et à les assumer.

Pour faire mieux il faut se parler plus souvent, échanger non plus sur des dossiers précis, ce que nous faisons chaque jour depuis des années, mais bien sur les orientations à donner aux grandes thématiques qui engagent fortement la politique du Conseil général.

Concrètement, nous avons créé deux nouvelles instances de gouvernance.

Un conseil politique départemental et des Comités de suivi viseront à améliorer les prises de décision, tout en mettant en œuvre une transversalité indispensable pour le traitement de dossiers structurants.

Le Conseil politique départemental se réunira toutes les 15 jours. Constitué d’élus référents des chantiers prioritaires, il nous permettra de préparer, pour chaque commission permanente et séance publique, des dossiers bâtis selon une approche concertée et transversale, tout en apportant des réponses précises et audacieuses aux attentes de nos concitoyens.

Les Comités de suivi seront thématiques, autour de six chantiers prioritaires : coopération métropolitaine, transport, éducation / sécurité, investissement / aménagement du territoire, agenda 21 / solidarité / santé, culture / Marseille Provence 2013).

C’est dans ce cadre, avec cette méthode, en privilégiant l’échange, le travail d’équipe, et en étant concret, que nous engagerons un travail qui permettra au Conseil général d’évoluer, de garder le mouvement, à l’image d’un département qui bouge, qui innove, d’un département qui entend concrétiser, à court et à long terme, le désir de mieux vivre ensemble qui anime les habitants des Bouches-du-Rhône.

Financer la perte d’autonomie : un choix de société

Jeudi 16 juin 2011

Chers amis,

Le Premier ministre était mardi à Marseille pour participer au débat national sur la réforme de la dépendance. Il y a annoncé que « l’heure des choix » approchait, précisant que « toutes les pistes évoquées » restaient « sur la table », à l’exception notable d’une « augmentation générale de la CSG » et du recours obligatoire aux assurances privées.

Cette mise au point laisse certes la porte ouverte au débat mais ne manque pas de susciter chez moi nombre d’inquiétudes et de doutes.

Je m’interroge tout d’abord sur le calendrier. La grande réforme annoncée semble de plus en plus compromise et limitée à des mesures qui ne feront certainement pas l’objet d’une loi spécifique. J’en éprouve une grande déception, d’autant qu’il y a urgence : la charge du maintien des personnes âgées dans l’autonomie se fait de plus en plus pesante pour les familles, les services d’aide à domicile et les établissements d’accueil.

De plus, je suis loin d’être rassuré par les pistes évoquées régulièrement dans l’actualité par les ministres et les élus de la majorité. Je fais tout d’abord référence à la question des assurances privées. Je serai particulièrement vigilant sur ce point car le maintien de l’autonomie doit prioritairement être prise en charge par la solidarité nationale.

Même si François Fillon a affirmé que le recours aux assurances privées ne serait pas obligatoire, nous connaissons déjà les conséquences néfastes qu’aurait la prédominance d’un tel système dans la prise en charge de la dépendance : un financement public de moins en moins assuré, et un reste à charge de plus en plus insupportable pour les familles les plus modestes. Lire le reste de cet article »

RSA : l’UMP tourne le dos aux valeurs de la solidarité

Mercredi 15 juin 2011

Chers amis,

Le mois dernier je vous avais fait partager mon indignation à propos des déclarations choquantes de Laurent Wauquiez concernant les allocataires du RSA. Hélas, je constate aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas d’ une simple prise de position individuelle, car c’est bien l’ensemble du parti majoritaire qui s’engage sur la voie de la stigmatisation des plus défavorisés.

Je remarque qu’une nouvelle fois les bénéficiaires du RSA sont présentés comme des individus profitant complaisamment d’une allocation individuelle de solidarité pour rester volontairement en dehors du marché de l’emploi. Cette description ne correspond pourtant en rien avec la réalité que j’observe quotidiennement dans le département des Bouches-du-Rhône, où une large majorité des allocataires vit dans la précarité et fait preuve d’une volonté active de trouver un travail.

L’UMP, une nouvelle fois, nous surprend par sa méconnaissance totale du dispositif. A titre d’exemple, Marc-Philippe Daubresse, son secrétaire général adjoint, déclarait le 7 juin dans la presse qu’ « il y a encore des fraudes importantes [aux minima sociaux], notamment sur l’allocation de parent isolé ». Allocation qui pourtant n’existe plus depuis 2009, remplacée par le RSA !

Les solutions avancées par l’UMP sont tout aussi peu sérieuses, car inapplicables. Comment déterminer quels allocataires devront s’acquitter des travaux d’intérêt public et lesquels en seront exemptés? Comment les collectivités pourront elles financer ces contrats supplémentaires alors qu’elles doivent déjà supporter une charge grandissante de financement des contrats d’insertion existants du fait du désengagement de l’État ?

Je rappelle ainsi que j’ai dû me battre pour maintenir en 2011 un nombre élevé de contrats uniques d’insertion dans les Bouches-du-Rhône alors que l’État souhaitait les diminuer de moitié. Lire le reste de cet article »

Le chemin de la mobilité durable

Mercredi 3 novembre 2010

rencontres dessins de villes, destins de villesChers amis,

Demain j’aurai le plaisir d’accueillir une rencontre intitulée « Dessins de ville, destins de villes » à l’Hôtel du département, organisée par le Conseil général des Bouches-du-Rhône en partenariat avec l’Union des maires et le CAUE 13.

A l’heure où les conséquences du réchauffement climatique remettent en cause nos modes de vie et de consommation, les médias ont tendance à insister sur l’importance de l’impact des transports sur notre environnement.

C’est une question primordiale, mais pas unique. En effet, la mobilité doit nous interroger aussi sur notre environnement social et professionnel. Depuis 30 ans par exemple, le temps de déplacement pour se rendre sur son lieu de travail a peu varié. On se déplace de plus en plus loin certes, mais de plus en plus vite.

Cela induit deux questions : comment rapprocher l’emploi des bassins de vie et comment favoriser les transports publics entre les lieux de vie et les bassins d’emploi ?

Ces problématiques se posent fortement dans notre département où le poids démographique et économique de la capitale, Marseille, est complété par des pôles d’activité, de recherche, d’emploi, d’enseignement que sont Aix-en-Provence, l’Etang de Berre, la zone d’activités allant d’Aubagne à Rousset, etc.

La mobilité interpelle la politique en termes d’environnement, bien sûr, mais aussi d’aménagement économique du territoire, d’organisation des transports, et notamment des transports en commun.

J’ai modestement contribué à les faire évoluer en réunissant toutes les autorités organisatrices de transport autour d’un syndicat mixte qui permettra, demain, de voyager en transports en commun sur tout le territoire du département avec un même ticket. Le chemin est long, mais les élus, en répondant favorablement à la proposition du Conseil général, ont fait le choix de l’intelligence collective et du travail en commun.

Le monde change rapidement. Il nous invite à nous réinventer, à nous réorganiser, à innover sans cesse pour répondre aux enjeux de demain dont les contours apparaissent à peine aujourd’hui.

Reste que dans nos sociétés modernes, voire post-modernes, où l’individualisme progresse, éloigne les hommes et les fragilise ; les élus de proximité que nous sommes devront toujours s’astreindre à chercher collectivement les moyens de les rapprocher, notamment par la mobilité et l’aménagement durable du territoire.

Je ne doute pas que les travaux des Rencontres « Dessins de ville, destins de villes » enrichiront notre vision et élargiront notre panel de solutions pour une mobilité durable.