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Parti socialiste : « Si nous ratons le rendez-vous de Reims, nous serons condamnés à rester dans l’impasse »

Mardi 4 novembre 2008

congres-de-reims.jpgChers amis,

Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.

Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.

Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.

Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?

Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.

Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.

Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »