Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.
Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.
Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.
D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.
La santé de nos concitoyens a toujours été, pour moi, une priorité. Ce n’est pourtant pas une mission officielle dévolue aux Départements. Elle est pour moi essentielle et le restera. C’est pourquoi j’ai souhaité conserver nos compétences de santé publique (lutte contre la tuberculose, les IST, le Sida…) lorsque l’État nous en a laissé le choix en 2004 et créé, d’autre part, le Conseil Départemental de Santé Publique pour financer les grands équipements de pointe dans les hôpitaux (40 millions investis en 10 ans).
Pas plus tard qu’hier, j’ai demandé au Dr Michel Amiel, Vice-Président du Conseil général, délégué à la santé de me représenter à l’occasion de l’inauguration du nouveau bloc opératoire de l’Institut du Mouvement et de l’appareil Locomoteur (IML) à l’Hôpital Sainte Marguerite.
Ce bloc opératoire sera utilisé en priorité pour l’activité ambulatoire, couplée au secteur de l’imagerie. Les salles opératoires intégrées sont destinées à créer un environnement chirurgical optimal pour le chirurgien, son équipe et le patient. Ce concept permet une transition douce entre les techniques chirurgicales standard et les techniques sous-arthroscopie réalisées en ambulatoire. L’ensemble étant en liaison étroite avec l’imagerie ostéo-articulaire et les techniques radio-guidées.
L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille a bénéficié d’un soutien financier important du Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur de 250 000 € pour la création de ce bloc.
J’ai donc, naturellement, été sollicité pour que le Département délibère, ce vendredi 16 décembre, sur le Projet Régional de Santé proposé par l’Agence Régionale de Santé. Ce projet est un document général qui se propose de définir l’organisation stratégique des soins en région PACA. Lire le reste de cet article »
Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires,je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.
Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.
Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.
Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.
Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.
J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.
J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.
Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.
J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.
Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.
Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.
Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.
Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.
Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.
La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.
Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.
Le Premier ministre était mardi à Marseille pour participer au débat national sur la réforme de la dépendance. Il y a annoncé que « l’heure des choix » approchait, précisant que « toutes les pistes évoquées » restaient « sur la table », à l’exception notable d’une « augmentation générale de la CSG » et du recours obligatoire aux assurances privées.
Cette mise au point laisse certes la porte ouverte au débat mais ne manque pas de susciter chez moi nombre d’inquiétudes et de doutes.
Je m’interroge tout d’abord sur le calendrier. La grande réforme annoncée semble de plus en plus compromise et limitée à des mesures qui ne feront certainement pas l’objet d’une loi spécifique. J’en éprouve une grande déception, d’autant qu’il y a urgence : la charge du maintien des personnes âgées dans l’autonomie se fait de plus en plus pesante pour les familles, les services d’aide à domicile et les établissements d’accueil.
De plus, je suis loin d’être rassuré par les pistes évoquées régulièrement dans l’actualité par les ministres et les élus de la majorité. Je fais tout d’abord référence à la question des assurances privées. Je serai particulièrement vigilant sur ce point car le maintien de l’autonomie doit prioritairement être prise en charge par la solidarité nationale.
Même si François Fillon a affirmé que le recours aux assurances privées ne serait pas obligatoire, nous connaissons déjà les conséquences néfastes qu’aurait la prédominance d’un tel système dans la prise en charge de la dépendance : un financement public de moins en moins assuré, et un reste à charge de plus en plus insupportable pour les familles les plus modestes. Lire le reste de cet article »
Le mois dernier je vous avais fait partager mon indignation à propos des déclarations choquantes de Laurent Wauquiez concernant les allocataires du RSA. Hélas, je constate aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas d’ une simple prise de position individuelle, car c’est bien l’ensemble du parti majoritaire qui s’engage sur la voie de la stigmatisation des plus défavorisés.
Je remarque qu’une nouvelle fois les bénéficiaires du RSA sont présentés comme des individus profitant complaisamment d’une allocation individuelle de solidarité pour rester volontairement en dehors du marché de l’emploi. Cette description ne correspond pourtant en rien avec la réalité que j’observe quotidiennement dans le département des Bouches-du-Rhône, où une large majorité des allocataires vit dans la précarité et fait preuve d’une volonté active de trouver un travail.
L’UMP, une nouvelle fois, nous surprend par sa méconnaissance totale du dispositif. A titre d’exemple, Marc-Philippe Daubresse, son secrétaire général adjoint, déclarait le 7 juin dans la presse qu’ « il y a encore des fraudes importantes [aux minima sociaux], notamment sur l’allocation de parent isolé ». Allocation qui pourtant n’existe plus depuis 2009, remplacée par le RSA !
Les solutions avancées par l’UMP sont tout aussi peu sérieuses, car inapplicables. Comment déterminer quels allocataires devront s’acquitter des travaux d’intérêt public et lesquels en seront exemptés? Comment les collectivités pourront elles financer ces contrats supplémentaires alors qu’elles doivent déjà supporter une charge grandissante de financement des contrats d’insertion existants du fait du désengagement de l’État ?
Je rappelle ainsi que j’ai dû me battre pour maintenir en 2011 un nombre élevé de contrats uniques d’insertion dans les Bouches-du-Rhône alors que l’État souhaitait les diminuer de moitié. Lire le reste de cet article »
Hier, les Français ont exprimé leurs inquiétudes sur les retraites, notamment à Marseille où la mobilisation a été forte. Alors que le chômage, la santé, l’éducation et la sécurité sont pour nos concitoyens des sujets prioritaires, pourquoi choisir d’aborder la réforme territoriale ?
C’est très simple : nous le faisons parce qu’il s’agit d’une même cause, du même sujet, d’un même combat. Quand nous nous mobilisons contre des textes rétrogrades, nous le faisons parce que les collectivités territoriales agissent dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas d’un côté, ce qui se passe dans les départements, les mairies ou les régions, et de l’autre, la politique nationale.
Dans ce combat, j’ai souhaité inviter Laurent Fabius à venir passer une journée dans les Bouches-du-Rhône. une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges. Depuis des mois, à l’Assemblée, sur le terrain et dans les médias Laurent a été un intervenant essentiel. Il a pris une part déterminante, en homme d’État qu’il est, pour mesurer avec finesse et précision, les dangers de ce mauvais projet de loi.
Comme lui, je pense qu’il ne s’agit pas d’une réforme, mais d’une régression dangereuse. Et, si d’aventure les projets du gouvernement n’étaient pas amendés, nous assisterions à un grand bon en arrière pour nos territoires, un grand bon en arrière pour les services publics de proximité. Ne tournons pas le dos à l’histoire ! Ne signons pas l’arrêt de mort de la décentralisation chère à Gaston Defferre !
C’est pourquoi j’ai souhaité organiser, hier matin, une rencontre avec les acteurs culturels du département à la Friche de la Belle de Mai afin de débattre ensemble des conséquence de cette « régression » sur le financement des associations culturelles, sur celui de la création artistique aussi. Car, faute de moyens, d’ambition, le pays va perdre son identité culturelle. Cette réforme va briser net 25 ans de travail et de prise de conscience.
Dans un deuxième temps, nous nous sommes rendu à la Mini-Halte Vallier pour une rencontre avec le personnel et aborder les conséquences de la réforme Morano sur les services publics de la petite enfance. A la suite de quoi nous avons dialogué avec les employés de La Poste du 8e arrondissement de Marseille. Là aussi, un service public gravement menacé…
Plus tard, à Miramas, c’est avec plaisir que nous avons rencontré les militants PS de la ville autour d’un pot de l’amitié, avant de conclure la journée à Salon-de-Provence par un grand débat avec les élus locaux des Bouches-du-Rhône sur la réforme territoriale elle-même.
Il en ressort que cette recentralisation s’accompagne du gel des dotations et de l’étranglement financier des collectivités à travers la suppression de la Taxe professionnelle. Or, ce sont elles qui assurent plus de 70% de l’investissement public. C’est donc la fin d’un certain modèle de démocratie locale qui organisait une relation privilégiée entre les élus et les citoyens.
Par ailleurs, ce texte prépare l’émergence de nouvelles inégalités fiscales qui risquent, demain, de peser sur les ménages. Enfin, loin d’une simplification supposée du « mille-feuille », le projet de loi le rend encore plus illisible et plus complexe.
Une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges disais-je. Une journée de mobilisation bien nécessaire !
Depuis le 1er juin, le RMI a été remplacé par le RSA. A cette date, le Revenu de Solidarité Active a remplacé le Revenu Minimum d’Insertion, 20 ans après sa création.
Le RSA, outre la fusion de l’API et du RMI, c’est un complément de revenu qui permet aux bénéficiaires du RMI d’augmenter leurs revenus quand ils recommencent à travailler. C’est aussi un accompagnement social et professionnel offert à chaque bénéficiaire pour accroître ses perspectives d’insertion.
Au-delà du changement d’appellation, le passage du RMI au RSA traduit les difficultés croissantes de nos concitoyens à faire face à leurs besoins de base et à la profonde mutation de la pauvreté dans notre pays. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un paradoxe. Certains travailleurs modestes ont une activité professionnelle à temps partiel, voire à temps complet, qui ne leur permet pas de vivre dignement.
Face à cette situation, que je déplore, le RSA me parait aller dans le bon sens, en contribuant à améliorer le dispositif des minima sociaux et en faisant évoluer les politiques de lutte contre la pauvreté permettant à chaque personne d’avoir des perspectives d’insertion professionnelle.
Je rappelle d’ailleurs que le Département, à mon initiative, s’était porté volontaire pour expérimenter avec pragmatisme le revenu de solidarité active (RSA). Lutter contre la pauvreté c’est être volontariste, et mobilisé. Sans l’action volontariste forte impulsée par le Conseil général, nous n’aurions pas réussi à réduire de près de 30% en 5 ans le nombre des bénéficiaires du RMI dans les Bouches-du-Rhône.
Pour lutter contre la pauvreté, nous avons investi et développé une offre d’insertion innovante. Surtout, nous avons mobilisé les partenaires institutionnels et associatifs autour de notre projet politique d’aide aux plus démunis. Notre détermination qui s’est exprimée dans la gestion du RMI se poursuivra sans faiblesse et avec constance pour la gestion du RSA.
Le Conseil général, placé au centre du dispositif, se doit d’assurer, avec tous les partenaires locaux, le pilotage de cette nouvelle politique d’insertion. Désignée comme chef de file des politiques d’insertion, la Collectivité a déjà pris la pleine mesure de son rôle.
En concertation avec nos partenaires institutionnels, nous avons défini le cadre général de notre coopération et élaboré des documents de référence pour la mise en œuvre du RSA dans notre département. Il s’agit de la convention d’orientation, outil majeur du dispositif RSA, et de la convention de gestion de l’allocation, signée avec la CAF le 28 mai dernier.
Mais le RSA intervient dans un contexte économique de crise qui entraine une montée du chômage et de toutes les formes de précarité. La période n’est pas ainsi la meilleure pour engager des politiques nouvelles avec un partenaire Pôle Emploi qui connait des difficultés liées à sa nouvelle organisation et à un nombre de demandeurs d’emploi en croissance forte.
La mise en œuvre du RSA nécessitera une coopération étroite entre tous les acteurs du dispositif qui doivent faire face à une augmentation notable du nombre de bénéficiaires par rapport au RMI. Le nombre de bénéficiaires du RSA sera en effet très important, le chiffre de 130 000 est avancé.
Quoiqu’il en soit, nous avons le devoir, comme nous l’avons toujours fait, d’assumer pleinement nos responsabilités. Nous avons à relever ce défi pour faciliter l’accès des citoyens à leurs droits, pour une reprise d’activité la plus rapide et la plus pérenne possible.
Jean-Noël Guérini est intervenu sur France Bleu-Provence ce lundi matin, à 7 h 50. Dans le cadre de cette interview, balayant plusieurs questions d’actualité, il a répondu à une question sur les rapports du Conseil général des Bouches-du-Rhône et le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille, à la suite d’une interpellation du maire de Marseille.
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» Avant toute chose, je tiens à dire le respect et l’admiration que j’ai pour les soldats du feu, qu’ils soient marins pompiers ou sapeurs pompiers. Leur dévouement, leur courage, leur travail appelle bien autre chose que des polémiques stériles.
Mais une fois de plus, le maire de Marseille réclame une aide du Conseil général pour le Bataillon des Marins Pompiers et demande que lui soit reversée une part des recettes de la taxe d’assurance.
Rien, rien, absolument rien ne justifie une aide particulière du Conseil général au Bataillon des Marins Pompiers. Il faut quand même respecter la loi. Elle est claire, elle est simple et elle dément les propos du maire de Marseille.
Dans les Bouches-du-Rhône, il n’y a pas deux poids, deux mesures.
Tout d’abord, sans entrer dans une querelle de chiffres, la participation, par habitant, de la Ville de Marseille pour la lutte contre les incendies est du même ordre que celle que versent les autres communes du département.
Pour ne donner que quelques chiffres, le budget du bataillon est de 88 millions d’euros, et sont au service d’une population de 800.000 habitants. Le budget du SDIS est de 121 millions d’euros et les sapeurs sont au service de 1.045.000 habitants.
Ce qu’oublie de dire le maire de Marseille, c’est que le versement pris sur la taxe sur les conventions d’assurance, devait l’être sur la base de l’augmentation de ses recettes. Or depuis deux ans, le montant versé par l’Etat au Département est stable, voire en légère baisse, passant de 29 millions à 28,2 millions d’euros.
Comme d’habitude, le maire de Marseille mélange beaucoup de choses quand il s’agit de finances !
Il a même la mémoire sélective, car il ne dit pas que l’Etat a versé directement 10 millions d’euros de cette taxe à la Ville.
Il n’est pas question pour moi de faire la fine bouche sur l’intérêt du Revenu de Solidarité Active.
A plusieurs reprises, j’ai plaidé pour l’expérimentation de cette mesure car le R.S.A. me paraît être une forme d’incitation à la reprise d’emploi qu’on ne peut écarter si l’on a le souci de l’efficacité.
Le Président de la république a donc arbitré en faveur de Martin Hirsch et c’est une bonne chose. Toutefois, je tiens à ajouter que je suis conscient des limites de ce nouvel outil qui n’est pas, loin s’en faut, la panacée et nous sommes loin de l’avancée représentée par le RMI en 1988…
Dans le tintamarre médiatique qui fait désormais office d’information, on nous a certes parlé du Revenu de Solidarité Active, mais on s’est aussitôt empressé d’embrayer sur les embarras de la gauche face à une décision qu’elle aurait pu prendre et l’urticaire de la droite face à la mise en place d’un nouvel impôt.
Paroles, paroles, comme d’habitude, serais je tenté d’écrire. Le R.S.A. n’est pas de droite, ni de gauche.
Il est juste, légitime ou il ne l’est pas. C’est à l’aune de l’efficacité que l’on doit juger les choix en matière d’emploi, d’insertion et de lutte contre les exclusions.
Mais si l’on veut être pertinent, il faut tout de même pousser un peu plus loin l’analyse et essayer de voir dans quel cadre politique s’inscrit le choix du locataire de l’Elysée. Et en la matière, il y a loin de la coupe aux lèvres. Lire le reste de cet article »