Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Lesbian & Gaypride de Marseille : « je suis favorable au mariage et au droit à l’adoption pour les homosexuels-les »

Lundi 4 juillet 2011



A l’occasion de la « Marche pour l’égalité » des droits de Marseille, samedi 2 juillet, Jean-Noël Guérini, visiblement « heureux d’être dans cette très belle manifestation de l’amitié pour être solidaire des demandes qui nous sont faites », dans une ambiance très festive, a déclaré :

Sur le droit au mariage :

« Je suis socialiste et, à la veille de l’élection présidentielle, le PS s’est positionné très clairement pour le mariage » des couples de même sexe.

« On aurait dû le faire depuis fort longtemps mais j’espère que que le futur Président (ou Présidente) de la République sera socialiste et qu’enfin une loi officialisera » cette égalité des droits.

Sur l’adoption :

« A une certaine époque, j’étais réservé et puis ma réflexion m’a amené à cette conclusion : on ne peut pas d’un côté être favorable au mariage gay et en même temps être réservé pour l’adoption ». Alors « aujourd’hui je suis favorable au droit à l’adoption » pour les homosexuels-les.

Marche pour l’égalité des droits : j’y serai !

Mercredi 29 juin 2011

tousegoChers amis,

J’ai souhaité au nom du Conseil général des Bouches-du-Rhône renouveler mon soutien à la « Marche pour l’Égalité » de Marseille, fidèle au combat que nous menons depuis des années pour lutter contre les discriminations.

Cet engagement s’exprime au cœur des dispositifs de solidarité qui forment le socle des compétences de l’Institution. Une politique dynamique menée au côtés ceux qui œuvrent pour plus d’égalité et pour marier les différences dans une société respectueuse reconnaissant les droits de chacun.

C’est donc avec grand plaisir que je serai présent au rendez-vous de la « Lesbian & Gaypride » de Marseille samedi prochain, heureux de partager un moment de fête et de revendications avec mes amis.

La lutte contre l’Homophobie : « un combat loin d’être achevé ! »

Mardi 17 mai 2011

222325_147644301970517_100001748452946_245200_6985906_nChers amis,

Pourquoi célébrer une journée internationale de lutte contre l’homophobie ? Après tout, la société semble bienveillante vis-à-vis des minorités, elle paraît évoluer, la représentation même d’un couple homosexuel, dans la rue, dans les séries télévisées, semble pour la majorité, d’une banalité tranquille. Du moins c’est ce qu’on entend souvent ici ou là.

Alors pourquoi relever cette journée ? A Marseille en particulier, où l’on se fait une joie d’accueillir l’Europride en 2013, l’année de Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture, tout un symbole !

Tout simplement, chers amis, parce que le combat pour l’égalité des droits est encore loin d’être achevé. Là où beaucoup de nos voisins européens légalisent le mariage pour les couples de même sexe, la France, après avoir été leader, s’est recroquevillée sur elle-même pour se placer à la traîne des États avancés. Je suis convaincu qu’on ne peut pas lutter contre l’homophobie sans penser à améliorer le droit et le cadre républicain.

Tout simplement aussi parce que l’homophobie et la transphobie se développent et s’expriment dans le monde, en France aussi, d’une façon dramatiquement préoccupante.

Le rapport 2011 de l’association « SOS Homophobie » fait état d’une hausse historique de l’homophobie, la plus forte depuis 15 ans, notamment dans les lieux publics et sur internet qui libère une parole homophobe décomplexée : diffamations, insultes, discriminations, chantage, harcèlements, menaces… Les chiffres explosent : + 43 % !

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône peut et doit agir, en commençant d’abord par lui-même. En proposant par exemple une formation spécifique à la lutte contre les discriminations à son personnel et notamment les agents d’accueil, avec un dispositif d’alerte et de médiation qui pourrait être ouvert aux usagers, partout où le public est reçu.

Sur l’adoption, le Cg 13 sera vigilant et fera respecter la loi et les engagements collectifs du Parti socialiste : l’homosexualité ne saurait être retenue comme un critère faisant obstacle à l’agrément d’un(e) célibataire pour l’adoption.

D’une manière plus générale, le Cg 13 soutient activement l’ensemble des associations LGBT et de lutte contre toute forme de discrimination, pour accompagner des actions concrètes afin de faire progresser les mentalités sur ces questions : campagne d’affichage, utilisation des moyens d’information du département, diffusion de documents, organisation de manifestations, mise à disposition de nos moyens techniques dont les cars-podium, partenariat avec des médias (notamment avec Têtu, le magazine national des gays et des lesbiennes)…

La lutte contre les discriminations devrait systématiquement être inscrite dans les projets d’établissements scolaires. Les dotations du Conseil général peuvent être assorties de programmes d’action éducatifs qui encouragent l’ouverture des établissements à l’intervention d’associations, lesquelles sont malheureusement trop peu nombreuses à recevoir l’agrément des rectorats.

Voilà quelques-unes des réponses concrètes que nous pouvons apporter à ce qui reste pour moi un déni d’humanité, le rejet de l’autre au prétexte qu’il est différent.

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »

« Je veux que les gays et les lesbiennes sachent qu’il seront aimés par le maire »

Jeudi 31 janvier 2008

Jean-Noël Guérini, candidat aux prochaines municipales de Marseille et Christophe Lopez, Vice-président du Syndicat national des entreprises gays (Sneg), ont donné un entretien croisé dans le dernier numéro du magazine des gays et des lesbiennes TETU. Nous vous présentons cette interview in extenso :

 » Avant tout, comment travaillez-vous tous les deux ?

c-lopez.JPGChristophe Lopez : Cette rencontre nous a permis de confirmer que nous étions l’un et l’autre totalement en phase. Jean-Noël n’a pas découvert les sujets qui concernent les gays et les lesbiennes à la veille des élections. Ensuite, le discours est vérifié au quotidien par des actes, ce qui est très important pour moi. Je ne me suis jamais autant engagé au plan politique, et si ouvertement. Si je le fais aujourd’hui, c’est d’abord pour l’homme, ses convictions, ses projets. Il a une bonne faculté d’écoute. Moi j’ai créé plus de quinze entreprises dans des registres très différents, tourisme, formation… Désormais, je dirige une entreprise gay à Marseille et j’aborde avec lui toutes les problématiques gay sans aucun tabou, car Jean-Noël Guérini n’en a pas.

Etes-vous satisfaits de ce qui existe à Marseille pour les gays et les lesbiennes, et que proposez-vous ?

Christophe Lopez : Sur bien des sujets, le bilan de la municipalité sortante est mauvais, et sur la question de l’égalité des droits, il l’est particulièrement. Car, à part donner quelques subsides à la gay pride, rien n’est fait sur le reste. Il avait, notamment, été question d’un centre LGBT qui n’a finalement jamais été mis en place. Les quelques associations à Marseille qui essayent de survivre, sur la question de la culture notamment, sont quasiment abandonnées. Nous sommes donc loin d’être contents. Rien n’émerge.

photo_guerini.jpgJean-Noël Guérini : Marseille, aujourd’hui, est une ville extraordinaire. Mais, pour le maire sortant et après treize ans de pouvoir, c’est l’échec dans les domaines de l’économie, de la solidarité, des transports, du logement et de la propreté. Si je suis élu maire, je serai le maire de tous les Marseillais , y compris celui des gays et des lesbiennes, et non pas de celui de quelques strates de la société marseillaise. Pour moi, les homosexuels sont des citoyens à part entière de notre ville. Il y a quelques mois, j’ai reçu le président de la gay pride pour préparer deux futurs événements : la gay pride traditionnelle du mois de juin, et l’Europride, dans deux ans. Je lui ai promis que le Conseil général serait un véritable partenaire. En tant que maire, je serai présent à la gay pride. Lire le reste de cet article »