Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘salariés’

Fralib : une première victoire pour les salariés

Lundi 7 février 2011

Chers amis,

Le juge des référés du TGI de Marseille a ordonné aujourd’hui au groupe Unilever de reprendre à zéro son projet de fermeture de l’usine Fralib de Gémenos, avec interdiction de mettre en œuvre son plan de sauvegarde de l’emploi, en raison « dirrégularités manifestes. »

Je suis heureux de cette décision qui fait suite à de longs mois de mobilisation des salariés de Fralib, soutenus par le Parti socialiste des Bouches-du-Rhône.

Je m’étais rendu dès le 29 octobre dernier auprès des grévistes à Gémenos. A la suite de quoi je suis intervenu auprès des plus hautes autorités pour m’élever contre le projet de fermeture de l’entreprise et j’ai proposé aux salariés en lutte, lors d’une nouvelle réunion de travail, d’associer le Conseil général dans le cadre de ses compétences au projet alternatif proposé par l’entreprise.

Voyant « de la désinvolture, sinon de la maladresse » dans l’attitude du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques, ainsi qu’un « argumentaire indigent« , le juge, saisi par le comité d’entreprise (CE) de Fralib, n’a pas mâché ses mots envers l’employeur des 182 salariés qui luttent depuis près d’un an contre la fermeture du site.

Le tribunal a également relevé que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Fralib était « dépourvu de toute indication qui permette de connaître les moyens dont cette société, et au-delà d’elle la branche et le groupe Unilever, est en mesure de consacrer au reclassement de ses salariés. »

Entachée « d’irrégularités manifestes« , la procédure conduite par Fralib devra donc être recommencée à son début, « notamment en communiquant au comité d’entreprise toutes les données utiles à apprécier la dérive de la compétitivité de Fralib telle qu’elle est alléguée », a ordonné le juge, en interdisant à la société de mettre en œuvre le PSE « litigieux ».

C’est une première victoire pour les salariés. Leur combat n’est pas terminé, mais je leur renouvelle tout mon soutien dans cette lutte pour conserver leurs emplois et faire vivre leur famille.

Grand Port de Marseille. Guérini persiste et signe : « il faut sauver a tout prix notre réparation navale ! »

Jeudi 19 mars 2009

Défilant aux côtés des élus et militants socialistes lors de la manifestation unitaire et interprofessionnelle du jeudi 19 mars, Jean-Noël Guérini à réitéré son absolu soutien à la réparation navale marseillaise, la dernière en Méditerranée avec Palerme (Sicile).

Dès Lundi matin, il avait déjà affirmé devant le conseil de surveillance du grand Port de Marseille ces propos :

« Le grand port maritime de Marseille est malade et nous sommes conscients d’être arrivés à un réel point de rupture.

Il faut avoir conscience que la cessation d’activités de Boluda prononcée par le tribunal de commerce n’est pas une liquidation judiciaire supplémentaire, dans un port dont le déclin n’en finit plus.

Avant toute chose, je tiens à dire que ce coup d’arrêt est un drame humain pour les 140 salariés qui se retrouvent sans emploi, tout comme pour les quelque 300 personnes qui travaillaient dans les entreprises sous–traitantes.

Alors que la récession est là, il ne faut jamais oublier que l’économie se fait avec des investissements, mais aussi et surtout avec des hommes.

Un regard sur l’histoire du port me pousse à dire que nous constatons actuellement un immense gâchis, que nul ne peut accepter !

Quiconque arrive aujourd’hui dans notre ville aura peine à croire qu’il y a trente ans, 6000 personnes travaillaient dans la réparation navale.

Cette personne aura encore plus de mal à comprendre et à accepter que les savoirs – faire des ces salariés, parmi lesquels se comptaient entre autres les meilleurs chaudronniers du monde, se soient perdus, au gré de crises successives.

Drame humain, bien évidemment, mais aussi véritable catastrophe économique et industrielle pour Marseille et les Bouches du Rhône. Lire le reste de cet article »

Premier Tchat de Jean-Noël Guérini sur le www.cg13.fr

Mercredi 17 décembre 2008

Jean-Noël Guérini vient tout juste d’achever son premier tchat en direct sur le www.cg13.fr. Retrouvez ci-dessous l’intégralité des échanges avec les internautes :

jnGuerini: Chers amis internautes, je suis très heureux de vous retrouver à l’occasion de ce premier tchat sur le cg13.fr

tof: Monsieur Guérini, vous dites que vous allez investir un milliard d’euros l’an prochain sans augmenter les impôts. Mais d’où vient cet argent ? Christophe F.

jnGuerini: Il ne tombe pas du ciel, mais je tiens à vous préciser que cet argent est votre argent, de l’argent géré par la collectivité. Comme vous devez le savoir et comme l’a précisé la chambre régionale des comptes, dans un rapport rendu public a l’automne, le Conseil général est bien géré.

Ce milliard s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le conseil général depuis de nombreuses années. 480 millions en 2008 et 550 millions en 2009. Il s’agit d’une part, de la redistribution de l’argent collecté grâce à l’impôt, qui n’augmentera pas l’an prochain, je tiens à le préciser, et d’autre part, de l’argent qui vient de l’emprunt. Savez vous que le taux d’endettement du département est l’un des plus faibles de France. 87 euros par habitant. Cela nous permet d’avoir des marges de manoeuvre.

Annick: Quel est votre avis sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy ?

jnGuerini: Un plan de relance était nécessaire. La crise qui frappe à notre porte sera sévère et durable. Je regrette que les mesures du gouvernement négligent la solidarité envers les personnes, mais il était vital de sauver la machine économique. C’est dans cet esprit que j’ai proposé de maintenir le fort niveau d’investissement du Conseil général en 2009, tout en proposant un plan quinquennal de 500 millions d’euros, dont 250 pour la Communauté urbaine de Marseille..

A cela s’ajoute 600.000 euros pour les associations caritatives qui en ont cruellement besoin. Cette aide exceptionnelle s’ajoute aux aides traditionnelles en faveur des restaurants du cœur, de la Banque Alimentaire, du secours catholique…

Elles ont besoin de ce soutien, notamment à Marseille, où près de 30% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Armand: Pouvez vous définir votre vision de l’aide au développement de l’aire métropolitaine Marseillaise. Plus particulièrement en ce qui concerne les transports publics.

jnGuerini: J’ai parlé du plan quinquennal. Il se décompose en deux volets et cherche à stimuler l’économie. Il concernera les secteurs des routes, du cadre de vie, du logement et des transports. Comme moi vous savez que nous souffrons d’un grand retard dans ce domaine. il est urgent de réagir.

Dans ce but, j’ai poussé à la création d’un syndicat mixte des transports qui réunira les intercommunalités du département. Ce n’est pas une structure de plus. C’est un outil qui travaillera à l’échelle pertinente pour tous les habitants et dont les premiers effets seront visibles rapidement.

Le but, c’est de coordonner la tarification et la billétique sur l’ensemble du territoire départemental. La RTM restera la RTM, la RDT restera la RDT, mais il faut coordonner, coopérer pour faciliter la vie des gens. Lire le reste de cet article »