Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »

« J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter »

Vendredi 24 octobre 2008

Chers amis,

La tension monte dans la famille socialiste. La préparation du Congrès de Reims, dans une vingtaine de jours, réanime de bien mauvaises pulsions. Précisément celles que nous voulions éviter en lançant notre « ligne claire » avec mes amis Gérard Collomb, Vincent Feltesse et Manuel Valls, entre autres. Nous pressentions qu’un combat de présidentiables putatifs envenimerait le nécessaire travail de réforme dont a tant besoin le Parti socialiste. Les faits nous donnent, une fois de plus, raison.

Hier soir, le journal télévisé de France 2 diffusait un reportage dans lequel un candidat au poste de premier secrétaire du parti, qui ne cache pas, par ailleurs, ses intentions présidentielles, n’avait que peu d’estime pour les militants de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Il semblait mettre en question leur liberté, leur faculté de libre arbitre, leur sens de la démocratie. C’est triste.

Il va de soi que je ne réagirai pas aux propos qui ont été tenus pendant ce reportage, ni même à l’angle journalistique choisi, qui est pourtant largement sujet à caution et ce, dès son introduction. Le sujet était à charge, c’est entendu. Je ne me suis jamais prêté au jeu suicidaire des petites phrases entre amis, je l’ai tellement stigmatisé que j’aurais mauvaise grâce à en rajouter. Je n’en ai pas le goût, c’est ma nature.

Pour autant, ce n’est pas en confondant, avec mauvaise foi, confiance et pression, que l’on éclaire les militants sur un projet. Attention aux amalgames dangereux qui consistent à considérer les militants comme des robots ! C’est aussi injuste qu’irrespectueux voire blessant. Il y a certains réflexes parisianistes qui passent décidément très mal ici…

Alors oui, ce que la rue de Solferino n’a pas réussi à faire, avec les échecs que l’on connaît, les Bouches-du-Rhône l’ont réussit. Ici, les militants se sont reconnus dans mon combat, dans la démarche et la méthode que je leur proposais. Ils me l’ont prouvé au fil des nombreux combats électoraux que nous avons menés ensemble. C’est un honneur pour moi que de les avoir amené à la victoire et de préparer, toujours ensemble, les futures échéances dès aujourd’hui.

J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter. Sans quoi rien de sain, rien de grand ne pourra s’entreprendre.