Pour les collégiens, la rentrée scolaire, c’est chaque année, une sorte de renaissance faite d’espoir et d’inquiétudes. C’est toujours, pour moi, un moment unique et heureux d’aller à leur rencontre ce jour-là.
A leur contact, je suis surpris par le ressenti qu’ont beaucoup d’entre eux sur la pression scolaire. On parle souvent d’une jeunesse insouciante ou passive alors que j’ai rencontré, au contraire, bon nombre de collégiens préoccupés par l’envie de réussir et la peur de ne pas y arriver.
Ce matin, j’ai choisi de me rendre dans les quartiers Nord de Marseille, dans le Collège André Malraux (13ème) et celui des Caillols (12ème).
Ce n’est pas la 1e fois que je m’y rendais mais j’ai pu constater là, et c’est très appréciable, la chaleur et l’entrain des équipes enseignantes qui d’année en année font preuve de dévouement et de professionnalisme pour faire des collèges des Bouches-du-Rhône des collèges où, je le sais, il fait bon apprendre.
L’éducation et l’accès aux savoirs ont toujours été au centre des politiques publiques que j’ai impulsé, avec ma majorité, au Conseil général des Bouches-du-Rhône. En 2011 par exemple, ce sont 270 millions d’euros qui seront consacrés à l’éducation dont plus de 160 millions en investissements (1er département de France). Nous pouvons être fiers de tenir ce rythme budgétaire d’année en année, grâce à une gestion rigoureuse et sans hausse d’impôts.
Cela se traduit par un effort considérable sur la construction des collèges. Depuis 1999, 33 collèges ont été livrés (8 nouveaux collèges, 17 reconstructions, 8 réhabilitations lourdes), soit près de trois collèges remis à neuf chaque année.
Cette année, nous en livrerons 5, dont le collège Campra à Aix-en-Provence et le Collège Longchamp à Marseille aujourd’hui même. Nous inaugurerons également un nouveau gymnase, trois demi-pensions et un foyer pour les élèves.
Nous renforcerons encore les objectifs de développement durable pour nos nouveaux programmes de construction avec le lancement de notre Agenda 21 Départemental.
Souvenez-vous, nous avons été pionnier dans le numérique : un ordinateur portable pour chaque collégien et un ordinateur fixe pour 5 collégiens. Le dispositif, Ordina13, est désormais imité partout.
Je souhaite par ailleurs poursuivre notre ambition départementale concernant l’accompagnement éducatif au sens large : les aides financières aux familles et collégiens boursiers, les manuels, l’aide aux actions éducatives, sportives et culturelles notamment.
Et comment en 2012, ne pas aider les collèges et les collégiens à préparer Marseille-Provence 2013 pour faire de cet événement exceptionnel un vecteur d’ouverture et d’enrichissement pour toute notre jeunesse départementale ?
Enfin, Il m’a semblé important de préciser ce matin ma préoccupation face à l’aggravation et la multiplication des faits de violence à l’encontre des adolescents, notamment aux abords des collèges. Même si la sécurité n’est en rien une compétence du Conseil général, il est de notre devoir de prendre, à notre modeste place, toute la mesure des choses et d’agir.
Dans cet esprit, nous avons accéléré depuis un an la rénovation des enceintes des collèges visant à dissuader les intrusions malveillantes. Nous avons également créé un dispositif de médiation sociale aux abords de 39 collèges considérés comme sensibles. Avec nos partenaires, nous souhaitons l’étendre en y intégrant la question des transports qui mènent aux collèges.
Bien sûr, la protection des enfants dans les collèges implique que l’État ne diminue pas le nombre d’encadrant adultes.
A titre personnel, j’ai la conviction que les connaissances, l’éveil et l’autonomie sont les clés d’une jeunesse qui se projette vers l’avant. C’est à nous d’y contribuer, pour tous les jeunes quelques soient leur quartier ou leur parcours.
Aux côtés des parents et des enseignants, je me bats pour cette école du savoir, du progrès et de la justice sociale.
Comme vous l’avez peut-être lu dans la presse, j’ai décidé de mettre en place au Conseil général des Bouches-du-Rhôneune nouvelle méthode de travail fondée sur l’ouverture et la transversalité.
Au moment où l’Etat presse le pas pour redessiner les contours de la carte intercommunale, à l’heure où de sérieuses interrogations se posent sur les conséquences de la réforme territoriale, tandis que certains envisagent la création d’une métropole s’inscrivant dans les frontières de la communauté urbaine de Marseille, nous devons tous nous mettre en mouvement afin de garder en main les clés de notre destin.
C’est un combat de chaque jour que de répondre avec rapidité aux attentes de nos concitoyens.
Cela signifie d’intégrer plus fortement les conseillers généraux de ma majorité, socialistes, communistes et citoyens, au processus de décision et de responsabilité politique.
Car pour faire plus, il faut que nous soyons plus nombreux à prendre des responsabilités et à les assumer.
Pour faire mieux il faut se parler plus souvent, échanger non plus sur des dossiers précis, ce que nous faisons chaque jour depuis des années, mais bien sur les orientations à donner aux grandes thématiques qui engagent fortement la politique du Conseil général.
Concrètement, nous avons créé deux nouvelles instances de gouvernance.
Un conseil politique départemental et des Comités de suivi viseront à améliorer les prises de décision, tout en mettant en œuvre une transversalité indispensable pour le traitement de dossiers structurants.
Le Conseil politique départemental se réunira toutes les 15 jours. Constitué d’élus référents des chantiers prioritaires, il nous permettra de préparer, pour chaque commission permanente et séance publique, des dossiers bâtis selon une approche concertée et transversale, tout en apportant des réponses précises et audacieuses aux attentes de nos concitoyens.
Les Comités de suivi seront thématiques, autour de six chantiers prioritaires : coopération métropolitaine, transport, éducation / sécurité, investissement / aménagement du territoire, agenda 21 / solidarité / santé, culture / Marseille Provence 2013).
C’est dans ce cadre, avec cette méthode, en privilégiant l’échange, le travail d’équipe, et en étant concret, que nous engagerons un travail qui permettra au Conseil général d’évoluer, de garder le mouvement, à l’image d’un département qui bouge, qui innove, d’un département qui entend concrétiser, à court et à long terme, le désir de mieux vivre ensemble qui anime les habitants des Bouches-du-Rhône.
Hier, les Français ont exprimé leurs inquiétudes sur les retraites, notamment à Marseille où la mobilisation a été forte. Alors que le chômage, la santé, l’éducation et la sécurité sont pour nos concitoyens des sujets prioritaires, pourquoi choisir d’aborder la réforme territoriale ?
C’est très simple : nous le faisons parce qu’il s’agit d’une même cause, du même sujet, d’un même combat. Quand nous nous mobilisons contre des textes rétrogrades, nous le faisons parce que les collectivités territoriales agissent dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas d’un côté, ce qui se passe dans les départements, les mairies ou les régions, et de l’autre, la politique nationale.
Dans ce combat, j’ai souhaité inviter Laurent Fabius à venir passer une journée dans les Bouches-du-Rhône. une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges. Depuis des mois, à l’Assemblée, sur le terrain et dans les médias Laurent a été un intervenant essentiel. Il a pris une part déterminante, en homme d’État qu’il est, pour mesurer avec finesse et précision, les dangers de ce mauvais projet de loi.
Comme lui, je pense qu’il ne s’agit pas d’une réforme, mais d’une régression dangereuse. Et, si d’aventure les projets du gouvernement n’étaient pas amendés, nous assisterions à un grand bon en arrière pour nos territoires, un grand bon en arrière pour les services publics de proximité. Ne tournons pas le dos à l’histoire ! Ne signons pas l’arrêt de mort de la décentralisation chère à Gaston Defferre !
C’est pourquoi j’ai souhaité organiser, hier matin, une rencontre avec les acteurs culturels du département à la Friche de la Belle de Mai afin de débattre ensemble des conséquence de cette « régression » sur le financement des associations culturelles, sur celui de la création artistique aussi. Car, faute de moyens, d’ambition, le pays va perdre son identité culturelle. Cette réforme va briser net 25 ans de travail et de prise de conscience.
Dans un deuxième temps, nous nous sommes rendu à la Mini-Halte Vallier pour une rencontre avec le personnel et aborder les conséquences de la réforme Morano sur les services publics de la petite enfance. A la suite de quoi nous avons dialogué avec les employés de La Poste du 8e arrondissement de Marseille. Là aussi, un service public gravement menacé…
Plus tard, à Miramas, c’est avec plaisir que nous avons rencontré les militants PS de la ville autour d’un pot de l’amitié, avant de conclure la journée à Salon-de-Provence par un grand débat avec les élus locaux des Bouches-du-Rhône sur la réforme territoriale elle-même.
Il en ressort que cette recentralisation s’accompagne du gel des dotations et de l’étranglement financier des collectivités à travers la suppression de la Taxe professionnelle. Or, ce sont elles qui assurent plus de 70% de l’investissement public. C’est donc la fin d’un certain modèle de démocratie locale qui organisait une relation privilégiée entre les élus et les citoyens.
Par ailleurs, ce texte prépare l’émergence de nouvelles inégalités fiscales qui risquent, demain, de peser sur les ménages. Enfin, loin d’une simplification supposée du « mille-feuille », le projet de loi le rend encore plus illisible et plus complexe.
Une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges disais-je. Une journée de mobilisation bien nécessaire !
Lundi matin devait se tenir la réunion du comité des financeurs (Codor) de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) en région Provence – Alpes, Côte-d’Azur. Mais, pour la quatrième fois, elle a été reportée pour un « problème d’agenda des partenaires » nous fait savoir la Préfecture. Voilà donc que nous piétinons encore sur un dossier vital quant au développement de Marseille, des Bouches-du-Rhône et, plus avant, de la région Paca. Au moment où nous devrions faire montre d’une totale unité marseillaise, au-delà des clivages politiques, voilà que nous n’arrivons pas même à nous réunir. Avant que cette situation ne devienne dramatiquement pathétique, j’en appelle à la raison de tous les acteurs de cet enjeu, vital pour notre avenir, je le répète.
Pour ma part, vous le savez, j’ai toujours défendu le « tracé des métropoles », celui dit « du Sud » qui passe par Marseille, Toulon et Nice. Dès le mois de mars, je m’inquiétais publiquement du gel de ce dossier, c’est à dire de voir Marseille et son agglomération, rayées d’un trait de plume du tracé Paris-Nice et, dans un deuxième temps, de la ligne à grande vitesse Madrid-Rome.
Pourtant, en ces temps de campagne, Nicolas Sarkozy nous avait fort opportunément rassuré dans une lettre, brandie par le candidat Jean-Claude Gaudin dans l’entre-deux tour de la campagne municipale. Que disait alors le Président Sarkozy ? “Le scénario de référence est celui de ‘la ligne des grandes métropoles’. Au-delà des questions techniques qui pourront se poser, ce tracé a ma préférence parce qu’il serait impensable que l’arc latin appelé à relier Madrid à Rome laisse Marseille à l’écart. Ce serait sans doute une faute au regard de l’histoire et du rôle que la France veut jouer dans l’avenir de la Méditerranée.” On ne pouvait être plus clair.
La polémique autour du tracé de cette LGV semblait alors derrière nous et le consensus marseillais, acquis. Vint ensuite le temps des tergiversations, peu compréhensibles, du maire de Marseille qui déclarait dans un communiqué, en juin dernier, qu’un tracé de la LGV par Aix-en-Provence « serait le choix du réalisme, de la rapidité » qui répondrait aussi « au cahier des charges de la desserte de la métropole marseillaise » si la gare de l’Arbois était rebaptisée « Aix-Marseille-Provence ». Il réitérait cette position lors du Conseil municipal du 30 juin, se calant ainsi sur les positions favorables de M. Michel Sappin, préfet de région, au tracé dit « de Côte d’Azur » évitant Marseille. Lire le reste de cet article »
Discours de Jean-Noël Guérini, prononcé hier soir à Allauch devant plusieurs centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de l’Assemblée générale de « La ligne claire« .
« Chers camarades,
C’est avec plaisir que je vous retrouve ce soir, dans une salle où résonnent encore les échos de moments forts de notre histoire collective.
Ici, à Allauch, vibre encore l’enthousiasme qui nous a conduit vers de bien belles victoires.
C’est pour cela que je ne doutais que vous seriez nombreux, mais votre mobilisation prouve que nous nous approchons de rendez-vous déterminants.
Pourquoi le cacherai-je ? C’est avec gravité que je m’adresse à vous. Avec gravité, avec solennité, mais aussi avec fermeté et avec détermination..
Car cette assemblée générale de « La ligne Claire » n’est pas une rencontre formelle, un simple meeting de rentrée que nous imposerait la routine du calendrier d’avant – congrès.
Dans dix semaines, nous serons, je l’espère, je le crois, rassemblés pour le congrès de Reims.
Oui, je le dis : nous serons rassemblés parce que « la ligne claire » que nous défendons, que nous avons forgée et que nous renforçons, nous pourrons la porter sur les fonts baptismaux d’une majorité solide, homogène et dynamique.
Ne croyez pas, mes chers camarades, que je me berce d’illusions. Plus que jamais, je suis sur cette ligne claire, une ligne juste, la ligne de la franchise et de la clarté, de la rigueur et du courage, la ligne de l’audace et de l’imagination. C’est elle, et elle seule qui favorisera le rassemblement et sauvera notre parti des maux qui le minent depuis trop longtemps.
J’ai fait des choix au printemps dernier et ces choix vous les avez partagés avec un grand nombre de militants et d’élus.
Ces choix, précis, refusaient la facilité et le laisser – faire ! C’est en continuant sur cette voie, avec nos qualités et notre force de conviction que nous allons dans les jours qui viennent, les faire partager et les transformer en une démarche raisonnée et partagée, en démarche majoritaire !
Avec Pierre Moscovici, avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls, Alain Rousset, Jean Germain, Michel Vauzelle et tous ceux qui veulent tourner la page d’un parti immobile et fragmenté, nous serons, vous serez, le moteur du renouveau. Lire le reste de cet article »
Ce matin, lors de la séance publique (DM1) du Conseil général, j’ai tenu à exprimer aux élus présents mon point de vue sur les récentes évolutions du dossier ferroviaire de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui doit relier Paris à Nice et, plus tard, être un axe central de l’arc latin reliant Madrid à Rome en évitant, semble-t-il… Marseille !
J’avais prévenu pendant la campagne électorale des municipales ce que nous sommes en train de vivre. On brandissait alors, entre les deux tours, une lettre rassurante du Président Sarkozy. Mais voilà, j’ai sûrement eu raison trop tôt et la réalité semble prendre des formes dangereuses, selon-moi, pour Marseille.
Je respecte trop les habitants de la ville, une ville qui m’a beaucoup donné, pour accepter que le mépris des technocrates, dicté par de cyniques considérations financières, hypothèque son avenir.
Après le vote de ce rapport, je tiens, solennellement, à vous faire part de mes inquiétudes quant aux déclarations qui concernent le projet de Ligne à grande vitesse Provence – Alpes – Côte-d’Azur laissant penser que le tracé des métropoles ne serait certainement pas retenu par le gouvernement. Lire le reste de cet article »
Jean-Noël Guérini a été réélu, hier, à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône. A cette occasion, il a prononcé ce discours cadre, (vous pouvez retrouver ses propos en vidéo en cliquant ici) :
« Mesdames et messieurs,
Mes chers collègues,
Permettez–moi de remercier très chaleureusement et très sincèrement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre Assemblée. Je tiens aussi à remercier les quelques 360.000 électeurs, qui, les 9 et 16 mars, ont manifesté, par leur vote aux élections cantonales, leur attachement à notre démocratie. Le taux de participation dans les cantons renouvelables, proche des 60%, témoigne d’un fort attachement au Département. Pour cela, plus que jamais, les élus que nous sommes doivent être dignes de la confiance des habitants des Bouches-du-Rhône.
A l’occasion de cette première séance publique de la nouvelle mandature, je tiens à féliciter les conseillers généraux qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et ont été réélus. Mme Lisette NARDUCCI, messieurs Henri JIBRAYEL, Claude VULPIAN, Félix WEYGAND.
La majorité que j’ai le plaisir de diriger est également renforcée par ceux qui nous rejoignent dans cet hémicycle : Mme Danielle GARCIA, Mme Josette SPORTIELLO, Messieurs Rebia BENARIOUA, Denis BARTHELEMY, Jean–François NOYES, René RAIMONDI, Michel TONON, Frédéric VIGOUROUX.
Je veux également féliciter Mme Evelyne SANTORU et M. Daniel FONTAINE, qui ont été réélus et siègent aux côtés de MM. Gaby CHARROUX et Claude JORDA, qui rejoignent le groupe
communiste.
M. Maurice BRES, conseiller général non inscrit a été, lui aussi, réélu.
Je salue également Mesdames AYME BERTRAND, Martine VASSAL, Robert ASSANTE, Jean Pierre BOUVET, Roland CHASSAIN, Maurice DI NOCERA, Bruno GENZANA, André MALRAIT, Richard MIRON, également réélus. Ils siègent sur les bancs du groupe U.M.P., où ils ont été rejoints par Mme Sabine BERNASCONI.
Mais au moment où nous nous retrouvons, comment ne pas avoir une pensée pour ceux qui ont décidé de ne pas se représenter, comme Mme Jeanine PORTE, Messieurs Jean BONAT, Marc FRISICANO, Bernardin LAUGIER, Francis PELISSIER et Fortuné SPORTIELLO.
Et nous ne devons pas oublier ceux pour qui le sort des urnes a été défavorable. Je veux parler de MM. Joël DUTTO, Richard MALLIE et Christophe MASSE. Je veux, ce matin, souligner la qualité du travail qu’ils ont effectué au sein de cette assemblée, et dans le respect de leurs différences, la manière dont ils se sont mis, durant leurs mandats, au service de la population des Bouches du Rhône.
Il nous appartient, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la mandature qui commence soit à la hauteur du riche débat démocratique qui s’est déroulé dans nos cantons et dans les communes du département. Lire le reste de cet article »
La circulation à Marseille, les embouteillages quotidiens sont devenus insupportables. Facteurs de fatigue, de stress, ils ont un coût humain. Ils ont un coût économique ; les heures perdues inutilement s’ajoutent aux heures de travail. Plus grave, ils ont un coût écologique pour la santé de notre population et pour notre environnement.
Je remercie tous nos amis écologistes d’être présents, Noël Mamère, frappé d’une forte fièvre n’a malheureusement pas pu être présent parmi nous, mais Marianne Moukoumel est là (Présidente des Verts 13), tout comme Victor-Hugo Espinosa (Ecoforum) et vous tous, sensibles, comme je le suis, aux questions environnementales et de bien-être. Je vous remercie d’être à nos côtés pour se rendre compte de cette situation particulière sur la rocade du Jarret. Vous nous invitez, en votre qualité de militants infatigables de l’écologie, à soutenir les projets que je souhaite mettre en œuvre pour notre ville.
La circulation et les transports sont des sujets particulièrement sensibles chez nos concitoyens. Je leur accorde une importance et une priorité particulières qui méritent quelques développements.
On circule mal à Marseille, d’abord parce qu’il y a trop de véhicules dans nos avenues, nos rues, nos quartiers. Chaque jour 190 000 véhicules pénètrent dans la ville.
Ces conditions de circulation désastreuses se traduisent par des vitesses de bus les plus lentes de France (12,9 km/heure contre 15,2 km/heure à Lille ou Lyon).
Certes, la municipalité sortante a réalisé un tramway, mais ce tramway n’a rien résolu de fondamental. Comment le pourrait-il, puisqu’il se contente de doubler, dans le centre, les lignes de métro existantes ? Et, je ne parlerai pas de la joyeuse facétie du tunnel de Noailles, tunnel que l’on ne peut emprunter (je le rappelle pour les non-initiés, et sur lequel le tramway vient terminer sa course !)
Les projets annoncés par le maire sortant (prolongement du tramway entre la Canebière vers Castellane et la place du 4 septembre, et du métro de Bougainville vers le boulevard du Capitaine Gèze) restent incertains et, en tout état de cause, largement insuffisants.
Ils ne concernent, une fois de plus, pour l’essentiel, que le centre ville. Le seul projet structurant, le tramway vers Saint-Antoine vient, en effet, d’être abandonné.
Pour répondre aux attentes de nos concitoyens, je conduirai, dans la durée, de manière déterminée, la construction d’un réseau de transports en commun et d’un nouveau plan de déplacements.
Pour alléger la circulation dans le centre de Marseille, il faut en priorité régler le problème de la rocade L2, ce périphérique permettant de relier les autoroutes A7 et A50. Lire le reste de cet article »