Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Disparition de Raymond Aubrac

Mercredi 11 avril 2012

J’ai appris ce matin, avec une immense tristesse, la disparition de Raymond Aubrac.

Dans les périodes les plus sombres de l’histoire de notre pays, il fut, avec sa défunte épouse Lucie dont nous célébrerons en juin le centième anniversaire de la naissance, parmi ces justes qui trouvèrent, en eux-mêmes et au creuset des valeurs universelles que porte notre République, la force de résister à la barbarie nazie.

Raymond Aubrac, inlassablement, continuait, à plus de 90 ans, avec modestie et ferveur d’alerter et de mobiliser les jeunes générations qu’il rencontrait régulièrement.

Le 2 avril dernier il cosignait encore une tribune dans Le Monde appelant à l’engagement citoyen et à la nécessité d’une résistance républicaine face à la remise en cause du contrat social écrit après la guerre.

C’est ce message que je veux retenir, car c’était sa manière de dire qu’il y a toujours un chemin là où brille la flamme des indignations justes, là où s’exprime une espérance.

Sa disparition suscite dans le pays une immense tristesse.

Je me souviendrai avec émotion de cet homme et de ce qu’il nous a apporté en termes de courage et de respect de l’autre.

Lesbian & Gaypride de Marseille : « je suis favorable au mariage et au droit à l’adoption pour les homosexuels-les »

Lundi 4 juillet 2011



A l’occasion de la « Marche pour l’égalité » des droits de Marseille, samedi 2 juillet, Jean-Noël Guérini, visiblement « heureux d’être dans cette très belle manifestation de l’amitié pour être solidaire des demandes qui nous sont faites », dans une ambiance très festive, a déclaré :

Sur le droit au mariage :

« Je suis socialiste et, à la veille de l’élection présidentielle, le PS s’est positionné très clairement pour le mariage » des couples de même sexe.

« On aurait dû le faire depuis fort longtemps mais j’espère que que le futur Président (ou Présidente) de la République sera socialiste et qu’enfin une loi officialisera » cette égalité des droits.

Sur l’adoption :

« A une certaine époque, j’étais réservé et puis ma réflexion m’a amené à cette conclusion : on ne peut pas d’un côté être favorable au mariage gay et en même temps être réservé pour l’adoption ». Alors « aujourd’hui je suis favorable au droit à l’adoption » pour les homosexuels-les.

Marche pour l’égalité des droits : j’y serai !

Mercredi 29 juin 2011

tousegoChers amis,

J’ai souhaité au nom du Conseil général des Bouches-du-Rhône renouveler mon soutien à la « Marche pour l’Égalité » de Marseille, fidèle au combat que nous menons depuis des années pour lutter contre les discriminations.

Cet engagement s’exprime au cœur des dispositifs de solidarité qui forment le socle des compétences de l’Institution. Une politique dynamique menée au côtés ceux qui œuvrent pour plus d’égalité et pour marier les différences dans une société respectueuse reconnaissant les droits de chacun.

C’est donc avec grand plaisir que je serai présent au rendez-vous de la « Lesbian & Gaypride » de Marseille samedi prochain, heureux de partager un moment de fête et de revendications avec mes amis.

La lutte contre l’Homophobie : « un combat loin d’être achevé ! »

Mardi 17 mai 2011

222325_147644301970517_100001748452946_245200_6985906_nChers amis,

Pourquoi célébrer une journée internationale de lutte contre l’homophobie ? Après tout, la société semble bienveillante vis-à-vis des minorités, elle paraît évoluer, la représentation même d’un couple homosexuel, dans la rue, dans les séries télévisées, semble pour la majorité, d’une banalité tranquille. Du moins c’est ce qu’on entend souvent ici ou là.

Alors pourquoi relever cette journée ? A Marseille en particulier, où l’on se fait une joie d’accueillir l’Europride en 2013, l’année de Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture, tout un symbole !

Tout simplement, chers amis, parce que le combat pour l’égalité des droits est encore loin d’être achevé. Là où beaucoup de nos voisins européens légalisent le mariage pour les couples de même sexe, la France, après avoir été leader, s’est recroquevillée sur elle-même pour se placer à la traîne des États avancés. Je suis convaincu qu’on ne peut pas lutter contre l’homophobie sans penser à améliorer le droit et le cadre républicain.

Tout simplement aussi parce que l’homophobie et la transphobie se développent et s’expriment dans le monde, en France aussi, d’une façon dramatiquement préoccupante.

Le rapport 2011 de l’association « SOS Homophobie » fait état d’une hausse historique de l’homophobie, la plus forte depuis 15 ans, notamment dans les lieux publics et sur internet qui libère une parole homophobe décomplexée : diffamations, insultes, discriminations, chantage, harcèlements, menaces… Les chiffres explosent : + 43 % !

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône peut et doit agir, en commençant d’abord par lui-même. En proposant par exemple une formation spécifique à la lutte contre les discriminations à son personnel et notamment les agents d’accueil, avec un dispositif d’alerte et de médiation qui pourrait être ouvert aux usagers, partout où le public est reçu.

Sur l’adoption, le Cg 13 sera vigilant et fera respecter la loi et les engagements collectifs du Parti socialiste : l’homosexualité ne saurait être retenue comme un critère faisant obstacle à l’agrément d’un(e) célibataire pour l’adoption.

D’une manière plus générale, le Cg 13 soutient activement l’ensemble des associations LGBT et de lutte contre toute forme de discrimination, pour accompagner des actions concrètes afin de faire progresser les mentalités sur ces questions : campagne d’affichage, utilisation des moyens d’information du département, diffusion de documents, organisation de manifestations, mise à disposition de nos moyens techniques dont les cars-podium, partenariat avec des médias (notamment avec Têtu, le magazine national des gays et des lesbiennes)…

La lutte contre les discriminations devrait systématiquement être inscrite dans les projets d’établissements scolaires. Les dotations du Conseil général peuvent être assorties de programmes d’action éducatifs qui encouragent l’ouverture des établissements à l’intervention d’associations, lesquelles sont malheureusement trop peu nombreuses à recevoir l’agrément des rectorats.

Voilà quelques-unes des réponses concrètes que nous pouvons apporter à ce qui reste pour moi un déni d’humanité, le rejet de l’autre au prétexte qu’il est différent.

Jean-Noël Guérini réélu Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône

Jeudi 31 mars 2011

guerini-elu310311OKJean-Noël Guérini a été réélu ce matin à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône au premier tour avec 40 voix contre 17 à la candidate U.M.P.

A la suite de son élection, Jean-Noël Guérini a prononcé le discours suivant :

 » Mesdames, messieurs, Mes chers collègues,

Permettez-moi de remercier très sincèrement et très chaleureusement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre assemblée.

Je tiens aussi à saluer les 290.816 électeurs, qui, les 20 et 27 mars, ont manifesté leur attachement à notre démocratie en participant aux élections cantonales.

Comme vous, j’ai constaté avec tristesse le très fort taux d’abstention, plus de la moitié des électeurs inscrits dans notre département ayant boudé les urnes.

Je le regrette d’autant plus vivement que nous savons tous ce que représente le droit de vote, essentiel dans nos démocraties, pour lequel des hommes et des femmes se battent toujours dans de nombreux pays.

Ce droit, on en mesure aussi l’importance sur la rive sud de la Méditerranée, où le printemps des libertés est un formidable appel d’air pour ceux et celles qui ne se résignent pas à une marche du monde immuable, où les peuples sont écrasés et exploités.

Ici, en France, dans les Bouches-du-Rhône, dans la responsabilité et la dignité, il nous appartient de tout faire pour endiguer ce lent glissement.

Faisons en sorte d’être dignes de notre histoire, faisons en sorte de répondre, politiquement, aux attentes d’une population désabusée.

C’est l’un des défis que nous aurons à relever durant cette mandature et je veux, à l’occasion de cette première séance publique féliciter les conseillers généraux socialistes qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et qui ont été réélus. Lire le reste de cet article »

Cantonales dans les Bouches-du-Rhône : réaction de Jean-Noël Guérini (PS)

Lundi 28 mars 2011



Chers amis,

L’ensemble des candidats de la majorité départementale ont été réélus, soit contre le Front national, soit contre les candidats de l’U.M.P.

Je tiens, tout en saluant l’ensemble des élus qui sont sortis victorieux de cette élection, à féliciter chaleureusement Jeanine Ecochard, Marie-Arlette Carlotti, René Olmeta, Michel Pezet, Christophe Masse et Denis Rossi, qui ont battu les candidats d’extrême–droite à Marseille, alors qu’aucune consigne de vote en leur faveur n’avait été donnée par l’U.M.P.

Je salue également la victoire de Messieurs Alexandre Medvedowsky, Loïc Gachon, Vincent Burroni, Daniel Conte, Jacky Gérard, Jean-Pierre Maggi, Michel Amiel, Richard Eouzan, Mario Martinet, qui ont battu, eux aussi, des candidats du Front national.

Je constate que les électeurs n’ont pas été dupes des manœuvres et des outrances de MM. Muselier et Gilles. Leurs attaques incessantes, leur volonté sans cesse répétée d’entonner l’air de la calomnie et d’en faire une arme de campagne, n’a pas permis de cacher la pauvreté et l’insignifiance de leurs propositions politiques.

Ils incarnent ce que les électeurs rejettent.

Ce comportement politique qui nourrit le vote en faveur de l’extrême–droite est ce soir sévèrement sanctionné.

Comment ne pas souligner aussi que ces deux élus U.M.P. viennent d’imposer à leur parti une très sévère défaite. Ils vont claironner partout qu’ils gagnent deux sièges dans le centre–ville de Marseille, dans deux cantons redécoupés sur mesure par la droite en 2004.

Mais où est aujourd’hui le parti de Nicolas Sarkozy dans le reste du département ? André Guinde, Roger Tassy et Hervé Chérubini ont largement battu les candidats U.M.P. qui leur étaient opposés.

Je me félicite de ces succès, tout comme je suis heureux des victoires d’Hervé Schiavetti et Jean-Marc Charrier, qui, eux aussi, retrouveront leur siège au Conseil général.

Fort de la confiance témoignée par les électeurs, et déterminé à prolonger et approfondir le travail engagé depuis 13 ans avec l’ensemble des conseillers généraux de gauche, je soumets ma candidature au vote des socialistes.

Plus que jamais, je suis convaincu de la justesse de nos objectifs et je suis persuadé qu’il est indispensable, face à la crise économique et sociale, de privilégier la justice sociale.

Aujourd’hui, les élus, tous les élus, quelle que soit leur étiquette, sont confrontés à une situation d’urgence. Le vote pour le Front national, massif dans tout le sud de la France, est une sanction et un avertissement.

Même s’il n’a pas d’élus dans les Bouches du Rhône, à la différence du Vaucluse et du Var, le vote en faveur de l’extrême–droite est alimenté par les échecs de la droite qui nourrit le ressentiment, l’amertume et les désillusions.

Il est temps, il est grand temps, en étant à l’écoute de chacun, en étant respectueux de tous, d’apporter une réponse concrète à la souffrance de nos concitoyens. Nous devons, nous socialistes, mesurer l’importance des responsabilités qui sont les nôtres.

Nous venons de vivre une campagne d’une incroyable dureté, une campagne délétère, violente et anti-démocratique. Les élus socialistes du Conseil général ont été critiqués, salis et diffamés.

Ces épreuves que nous avons traversées, et qui ont frappé l’ensemble des socialistes, tout comme les épreuves qui sont à venir ne font que décupler mon énergie pour mener, ici et ailleurs, le combat pour nos idéaux.

Cantonales : «Faire barrage au Front national !»

Lundi 21 mars 2011


Chers amis,

Pour la première fois depuis près de 20 ans, les élections cantonales n’étaient pas adossées à un autre scrutin.

La participation est en baisse, c’est un fait. C’est avant tout une mauvaise nouvelle pour la démocratie. Je rappelle toutefois que la participation était proche de 45% lors des dernières élections régionales.

Toujours est-il qu’avec ce premier tour, les électeurs ont signifié, brutalement, un rejet de la politique de la droite au pouvoir depuis 2002. Cela dit, comment ne pas remarquer que l’abstention est d’abord une manière pour certains électeurs de dire leur désaccord avec la politique menée par le gouvernement ?

Ensuite, cette élection est un sondage grandeur nature. Il montre que le Front national est, dans les Bouches-du-Rhône, la première force politique, à droite.

Cette situation est inquiétante et nous devons, avant 2012, tout mettre en œuvre pour faire reculer l’extrême-droite. C’est un danger pour la démocratie, c’est un danger pour la République.

A l’évidence, le virage à droite de Nicolas Sarkozy n’aboutit qu’à une seule chose : crédibiliser le Front national.

Face à une crise sociale sans précédent, les habitants des Bouches-du-Rhône comme l’ensemble des Français sont désespérés.

Les échecs de la droite en matière d’emploi, de sécurité, d’éducation ont créé une situation intenable. Elle se traduit aujourd’hui par une forte poussée électorale du Front national.

Pour moi, comme pour tous les Républicains, c’est une vraie menace. Il est vital de tout mettre en œuvre pour faire barrage à l’extrême-droite.

A Marseille et dans le département, je remarque que les candidats du Parti socialiste et des l’ensemble des formations de gauche, qu’il s’agisse du Front de Gauche ou d’Europe Écologie-Les Verts, obtiennent de bons résultats.

L’objectif, c’est qu’ils sortent victorieux du deuxième tour et continuent et approfondissent le travail engagé depuis plusieurs années au Conseil général.

Les électeurs sont très lucides et ils ont choisi, avant toute chose, de défendre le bouclier social qu’est le Conseil général. Ils ont prouvé leur attachement aux politiques publiques mises en œuvre par la majorité qui gère le Conseil général.

Tout doit être fait dans les jours qui précèdent le deuxième tour pour conforter la majorité départementale.

Je m’y emploierai avec l’ensemble des candidats qui vont être activement soutenus par les militants socialistes, des partis de gauche et l’ensemble des Républicains.

Ce soir, j’appelle tous les électeurs, y compris ceux qui ne se sont pas déplacés lors du premier tour, à voter pour les candidats de gauche.

Dans les cantons où se dérouleront des duels entre la droite républicaine et le Front national, ma consigne de vote et la consigne de vote de la Fédération socialiste sont claires : Il faut faire barrage au Front national !

Remaniement ministériel : un nouveau contre-feu

Lundi 15 novembre 2010

Chers amis,

Nombreux sont ceux qui m’ont, ces dernières heures, demandé mon avis sur le remaniement ministériel survenu dimanche soir. Franchement, que peut-on en penser ?

« Tout ça pour ça », de prime abord. Depuis des mois, le Président de la République essayait de faire miroiter de grands changements dans son gouvernement. C’était souvent à des moments clés, pendant les débats et les manifestations contre la réforme injuste des retraites, ou quand les élus de son propre camp faisaient entendre leur mécontentement sur la réforme bâclée des collectivités territoriales.

Finalement, le premier ministre est conforté, alors qu’il était annoncé partant, et le gouvernement est resserré autour des anciens du RPR, et notamment des anciens fidèles de Jacques Chirac. La page de « l’ouverture » est tournée avec le départ de tous les ministres qui pouvaient apporter une voix dissonante à l’UMP.

Pire, alors que Nicolas Sarkozy s’est aliéné les élus avec la réforme territoriale et la suppression de la Taxe professionnelle mais aussi une majorité de citoyens avec la réforme des retraites, ce remaniement montre qu’il est aujourd’hui incapable de maîtriser sa propre majorité.

Il voulait promouvoir Jean-Louis Borloo, il a dû conserver François Fillon. Il voulait garder le contrôle de l’UMP, c’est finalement Jean-François Copé qui va la prendre. Ce gouvernement resserré prouve qu’à force de vouloir toujours s’imposer contre tout le monde, le président est désormais presque seul.

Certains annoncent que c’est plus une équipe de campagne qu’un gouvernement qui vient d’être nommé. Je pense que c’est un contre-feu de plus, pour faire oublier les errements d’une politique dictée de A à Z par l’Élysée depuis des mois.

Pendant que les éditorialistes font de belles phrases sur le « Remaniement », ils ne parlent pas du budget de rigueur discuté en ce moment même au Parlement…

L’hyper présidence a ses limites, et les Français sauront se rappeler du bouclier fiscal, des retraites, de la fin des services publics de proximité, de la démocratie locale mise à mal, etc.

Le vrai changement aura lieu, je l’espère, en 2012. A nous d’être à la hauteur de l’enjeu.

Journée nationale du souvenir : la déportation homosexuelle enfin reconnue

Samedi 24 avril 2010

Chers amis,

A Marseille demain matin, à l’occasion des cérémonies du souvenir des victimes et des héros de la déportation marquant le 65e anniversaire de la libération des camps nazis, les associations homosexuelles seront enfin associées officiellement au recueillement collectif.

Cette journée commémorative rappelle à tous la souffrance de celles et ceux qui furent déportés dans les camps, condamnés à l’humiliation et promis le plus souvent à une mort certaine, planifiée.

Elle nous rassemble contre l’oubli pour réaffirmer la volonté des peuples à combattre, sans relâche, toutes les résurgences d’une idéologie qui, dans notre histoire récente, plongeait la France et l’Europe dans l’horreur et le reniement absolu des valeurs républicaines et humanistes.

Refuser l’oubli c’est ouvrir les yeux de la jeunesse, ne pas perdre de vue qu’aujourd’hui encore, dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants souffrent et meurent du fait de leur origine, de leur religion, de leurs orientations sexuelles ou politiques.

Jusqu’à présent, à Marseille notamment, les associations homosexuelles n’étaient pas associées à la cérémonie officielle. Elles étaient assignées au dépôt d’une gerbe spécifique, seulement après le départ des officiels.

Je me réjouis de cette évolution car, bien plus qu’une question de protocole, il s’agit-là de la reconnaissance pleine et entière des milliers d’homosexuel(le)s déporté(e)s au seul prétexte de leur sexualité par la barbarie nazie.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’associe pleinement à cette commémoration et remercie le Mémorial de la Déportation homosexuelle et la Mémoire des sexualités Marseille d’avoir accepté que le Département leur offre cette année la gerbe de fleurs qu’ils déposeront demain matin.

Régionales : « Tirer tous les enseignements de cette victoire »

Dimanche 21 mars 2010

Chers amis,

Je me félicite de la victoire de Michel Vauzelle qui sera réélu, vendredi prochain, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La liste qui rassemblait les forces de gauche arrive en tête dans les Bouches-du-Rhône, comme dans la Région, confirmant ainsi les résultats du premier tour. L’alliance avec Europe Écologie et le Front de Gauche va permettre, je l’espère, de prolonger les politiques engagées depuis de nombreuses années.

La participation, plus forte que dimanche dernier n’a pas modifié les rapports de force, et la droite subit un désaveu cinglant.

En France, les listes d’union conduites par les socialistes l’emportent très nettement, tant dans les duels que dans les triangulaires. C’est un vote de confiance pour les équipes qui gèrent depuis six ans un grand nombre de régions, avec une ferme volonté de défendre l’emploi et les services publics de proximité.

Comment, cependant, ne pas souligner les résultats du Front National, qui dans notre région et dans les Bouches-du-Rhône, progresse encore par rapport au premier tour. Un grand nombre de nos concitoyens, durement frappés par la crise, ont effectué un vote de protestation qu’il faudra savoir interpréter pour préparer l’avenir et les prochaines échéances.

Le parti socialiste n’a peut-être pas réalisé le grand chelem, mais ces élections régionales rappellent que sa reconstruction est désormais bien engagée.

Il faut cependant raison garder et nous devons tous avoir en mémoire le précédent de 2004 pour que ce vote d’espérance ne se traduise pas, demain, en nouvelles désillusions.

Il appartient à l’ensemble de ceux et celles qui veulent travailler pour l’alternance de se rassembler, de travailler ensemble, afin de forger le projet qui permettra, demain, de l’emporter.