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Jeudi 3 septembre 2009
A l’occasion de la rentrée scolaire, Jean-Noël Guérini a visité, hier matin, le collège Jules Ferry dans le 15e arr. de Marseille et le collège de Plan-de-Cuques où il a tenu une conférence de presse. Deux réponses résument son propos :
Comment abordez-vous cette rentrée ?
Jean-Noël Guérini : Sereinement, mais aussi avec réalisme. J’entends bien les voix qui nous annoncent la sortie de la crise, souvent les mêmes qui l’an dernier ne l’ont pas vue arriver.
Toutefois, sans céder au pessimisme, je mesure, comme l’ensemble des familles, le nombre de difficultés que nous devons affronter. Des plans de licenciements sont annoncés et le chômage reste trop élevé.
Et même si les prix semblent calmes, le coût de la rentrée est une ardoise qu’il est difficile d’assumer pour les foyers qui ont plusieurs enfants scolarisés. À cela s’ajoute l’inquiétude diffuse liée au risque d’épidémie de grippe H1N1, que nous ne pouvons pas sous-estimer.
Mais comment, dans ce contexte, va se dérouler la rentrée scolaire ?
J.-N. Guérini : Loin des discours, je privilégie les actes. Je suis fier de présider le Département qui investit le plus en France pour assurer la réussite de ses collégiens.
1 800 euros pour chaque collégien, c’est ce que nous dépensons afin d’assurer la réussite de tous. Nous le faisons en accentuant nos politiques sociales en direction des enfants et des familles, sans coupe claire dans le domaine éducatif.
Un seul exemple : 15 000 enfants bénéficient du chèque resto collège, qui diminue de 60 % le coût de la demi-pension. 17 000 collégiens perçoivent des bourses, pour un montant de 6,5 millions d’euros.
À cela s’ajoutent des initiatives nouvelles, dans le domaine des actions éducatives, ou encore avec l’ouverture vers la culture scientifique, dans la perspective de 2013, avec l’exposition “l’espace au secours de la Terre”, organisée au Conseil général en octobre.
Pour nous, il n’est pas question de baisser la garde. Malgré la crise, malgré les freins qu’elle provoque et les retards qu’elle engendre, je refuse que des logiques comptables viennent prendre le pas sur des politiques vitales pour l’avenir. L’éducation en fait partie.
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Lundi 31 août 2009
Chers amis,
Enfin ! Le mot ne vaut pas seulement pour le plaisir de vous retrouver sur ce blog, à l’heure de la rentrée. Il pourrait être aussi l’un des commentaires que j’apporte aux travaux de l’université d’été du Parti socialiste. La Rochelle a été utile et je suis rassuré de voir que le mouvement de rénovation, vital pour le parti socialiste qui avait pris des allures de Titanic au printemps dernier, semble être sur les rails.
Enfin, disais-je ! Depuis des mois, ce chantier je l’appelais des mes vœux avec un certain nombre de mes amis. Je suis heureux de voir que les idées que j’avançais, sur les alliances, sur la primaire ouverte, sur le cumul ont été reprises par Martine Aubry.
Ces propositions seront soumises au vote des militants dans quelques semaines et cette consultation devra être l’occasion de diffuser l’esprit de La Rochelle sur tout le territoire. Encore faut-il tenir le cap et faire en sorte que l’on tourne réellement la page des jeux malsains qui ont ruiné notre crédibilité ces derniers mois.
Querelle des égos, concours de petites phrases, course à l’échalote pour tirer la couverture à soi sans respect de la discipline et surtout, au mépris des militants ! Ce n’est pas ainsi que je conçois la politique et ce n’est pas cela que nos concitoyens attendent du parti et de ses élus.
Bien sûr, une hirondelle, en Poitou-Charentes comme dans les Bouches-du-Rhône, ne fait pas forcément le printemps. Je sais, hélas, que les micros font chavirer bien des têtes, notamment, chez ceux qui cèdent avec gourmandise à une boulimie que les médias alimentent eux–mêmes et qui ne font pas nécessairement de la discrétion leur ligne de conduite !
Cela dit, cette remarque ne m’empêche pas de savourer la satisfaction que m’inspire ce moment de consensus, qui ne doit pas être une éphémère parenthèse, mais le vrai départ du grand chantier de la rénovation.
Aux questions qui concernent au premier chef les militants socialistes et doivent contribuer à leur remobilisation tout en restaurant une crédibilité mise à mal, s’ajoute également un positionnement qui semble, là aussi, enfin !, tourner la page d’un anti-sarkozisme qui n’a jamais ouvert la moindre perspective politique au P.S et à la gauche.
Car j’ai bien entendu la petite musique qui s’est échappée des travaux de cette université. Sur le chômage des jeunes, sur la décentralisation, sur les excès des dérives financières qui ont accompagné notre économie dans la crise, des propositions novatrices et intelligentes ont été formulées.
Alors que les voix avisées, dit-on, de ceux qui n’avaient pas vu venir la crise nous font miroiter la sortie du tunnel, je constate que le nombre de demandeurs d’emploi reste désespérément à la hausse et les familles, même si les prix restent sages, réduisent leurs achats de rentrée.
C’est sur ce terrain là, celui des propositions et du projet que nous sommes aussi attendus. A nous de prouver que nous sommes capables de nous parler, de nous écouter. Nous serons ainsi plus forts pour nous adresser à tous ceux qui veulent, être les acteurs de l’alternance.
Seulement, après La Rochelle, il faudra tenir le cap !
C’est ainsi que nous tirerons les leçons du désastre des européennes, et bien d’autres échecs ! C’est ainsi que nous nous mettrons dans la meilleur des positions pour préparer les échéances à venir.
Régionales, dans moins de sept mois. Puis ensuite cantonales et bien évidemment, 2012 ! Nous ne pourrons les affronter que si nous créons les conditions du rassemblement, en n’excluant personne a priori.
A l’évidence, le chantier qui est devant nous est immense. Ne pas l’engager c’était se condamner d’avance. Faisons en sorte qu’il soit conduit avec le souci de respecter chacun, et faisons en sorte qu’il soit synonyme de réussite.
Le plus dur commence, mais avec ce travail, s’il est bien fait, ce n’est pas seulement le parti socialiste qui gagnera, mais tous ceux qui souhaitent le changement.
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Vendredi 26 juin 2009
Chers amis,
Depuis le 1er juin, le RMI a été remplacé par le RSA. A cette date, le Revenu de Solidarité Active a remplacé le Revenu Minimum d’Insertion, 20 ans après sa création.
Le RSA, outre la fusion de l’API et du RMI, c’est un complément de revenu qui permet aux bénéficiaires du RMI d’augmenter leurs revenus quand ils recommencent à travailler. C’est aussi un accompagnement social et professionnel offert à chaque bénéficiaire pour accroître ses perspectives d’insertion.
Au-delà du changement d’appellation, le passage du RMI au RSA traduit les difficultés croissantes de nos concitoyens à faire face à leurs besoins de base et à la profonde mutation de la pauvreté dans notre pays. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un paradoxe. Certains travailleurs modestes ont une activité professionnelle à temps partiel, voire à temps complet, qui ne leur permet pas de vivre dignement.
Face à cette situation, que je déplore, le RSA me parait aller dans le bon sens, en contribuant à améliorer le dispositif des minima sociaux et en faisant évoluer les politiques de lutte contre la pauvreté permettant à chaque personne d’avoir des perspectives d’insertion professionnelle.
Je rappelle d’ailleurs que le Département, à mon initiative, s’était porté volontaire pour expérimenter avec pragmatisme le revenu de solidarité active (RSA). Lutter contre la pauvreté c’est être volontariste, et mobilisé. Sans l’action volontariste forte impulsée par le Conseil général, nous n’aurions pas réussi à réduire de près de 30% en 5 ans le nombre des bénéficiaires du RMI dans les Bouches-du-Rhône.
Pour lutter contre la pauvreté, nous avons investi et développé une offre d’insertion innovante. Surtout, nous avons mobilisé les partenaires institutionnels et associatifs autour de notre projet politique d’aide aux plus démunis. Notre détermination qui s’est exprimée dans la gestion du RMI se poursuivra sans faiblesse et avec constance pour la gestion du RSA.
Le Conseil général, placé au centre du dispositif, se doit d’assurer, avec tous les partenaires locaux, le pilotage de cette nouvelle politique d’insertion. Désignée comme chef de file des politiques d’insertion, la Collectivité a déjà pris la pleine mesure de son rôle.
En concertation avec nos partenaires institutionnels, nous avons défini le cadre général de notre coopération et élaboré des documents de référence pour la mise en œuvre du RSA dans notre département. Il s’agit de la convention d’orientation, outil majeur du dispositif RSA, et de la convention de gestion de l’allocation, signée avec la CAF le 28 mai dernier.
Mais le RSA intervient dans un contexte économique de crise qui entraine une montée du chômage et de toutes les formes de précarité. La période n’est pas ainsi la meilleure pour engager des politiques nouvelles avec un partenaire Pôle Emploi qui connait des difficultés liées à sa nouvelle organisation et à un nombre de demandeurs d’emploi en croissance forte.
La mise en œuvre du RSA nécessitera une coopération étroite entre tous les acteurs du dispositif qui doivent faire face à une augmentation notable du nombre de bénéficiaires par rapport au RMI. Le nombre de bénéficiaires du RSA sera en effet très important, le chiffre de 130 000 est avancé.
Quoiqu’il en soit, nous avons le devoir, comme nous l’avons toujours fait, d’assumer pleinement nos responsabilités. Nous avons à relever ce défi pour faciliter l’accès des citoyens à leurs droits, pour une reprise d’activité la plus rapide et la plus pérenne possible.
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Jeudi 4 juin 2009
Jean-Noël Guérini a accordé une interview hier au quotidien La Marseillaise dans laquelle il revient sur la crise économique et les moyens de sa politique de relance dans les Bouches-du-Rhône.
La Marseillaise : Le 4 décembre dernier le Président Nicolas Sarkozy a présenté, selon ses termes, un très ambitieux plan de relance. Six mois plus tard, quel est votre sentiment ?
Je ne vais pas ici revenir sur les origines de la crise. Chacun les connaît et la croyance naïve dans les possibilités du marché à s’autoréguler ont été cruellement démenties. Face à la récession, il était urgent de réagir. De ce point de vue, il n’y a pas de discussion possible. Il n’était pas question, au moment où tout laissait prévoir un terrible mouvement de ressac, de rester les bras croisés.
Ce que je remarque, ensuite, c’est que ceux qui trouvaient les racines du mal français dans notre système, sont aujourd’hui en première ligne pour les défendre. Il ne faut pas avoir la mémoire courte ! Le gouvernement a annoncé un train de mesures qui se sont déployées au cours de ces derniers mois. Seulement, il faut faire plus et il faut faire mieux.
C’est à l’échelle de l’Europe qu’il est nécessaire d’agir… Un grand emprunt, la défense de l’emploi, la défense des services publics, des avancées démocratiques…
La Marseillaise : Sur les sommes promises par Nicolas Sarkozy, 2,5 milliards étaient à la charge des collectivités. Comment le Conseil général des Bouches-du-Rhône a-t-il réagit ?
Avec courage et avec volonté. En visant l’efficacité. J’ai proposé un plan d’action contre la crise qui va se déployer sur les cinq années à venir. D’un montant de 500 millions d’euros, il est divisé en deux volets et doit favoriser la mise en œuvre de nouveaux projets pour la Communauté Urbaine de Marseille et pour le reste du Département des Bouches-du-Rhône.
Dans le même temps, sans augmenter les impôts, ce qui est essentiel pour défendre le pouvoir d’achat des habitants du département, nous maintenons nos investissements à hauteur de 500 millions d’euros. cela représente en moyenne le maintien ou la création de quelque 10 000 emplois.
C’est ainsi, en privilégiant l’investissement, en étant aux avants postes pour le développement et le rayonnement, que nous pouvons mettre en place des politiques qui permettront à notre département de sortir plus forts et plus justes de la période critique que nous traversons. Et nous avançons sur ce chemin en maintenant nos politiques sociales, alors que la crise ampute très largement nos marges de manœuvre.
La Marseillaise : Le plan gouvernemental prévoyait notamment de renforcer les entreprises, stimuler l’emploi, investir dans le logement et soutenir les ménages modestes. Où en sommes nous réellement ?
Mais ce que vous évoquez c’est ce qu’il faut faire. C’est d’ailleurs les axes sur lesquels le Conseil général, dans le cadre de ses compétences et de part ses choix volontaristes œuvre avec constance. Seulement, dans le plan gouvernemental, il y a loin de la coupe aux lèvres.
C’est d’ailleurs une des marques de fabrique de la majorité actuelle. On communique beaucoup et à l’arrivée on se retrouve avec des choix insuffisants. Quand j’entends le montant des sommes qui pourraient être débloquées pour le Grand Paris, je me dis que décidément on doit pouvoir faire davantage pour la seconde ville de France et son territoire.
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Jeudi 2 avril 2009
Chers amis,
J’ai signé, cet après-midi, une convention entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille, présidée par Eugène Caselli. Il s’agit d’un plan exceptionnel d’action contre la crise de 250 millions d’euros, pour soutenir et « co-produire » les projets qui participeront de l’attractivité économique de Marseille et de son agglomération : les transports, les routes et le cadre de vie en sont les priorités.
En présence de tous les maires de l’agglomération marseillaise, dont celui de la cité phocéenne, la signature de cette convention va permettre d’écrire un nouveau chapitre de la longue histoire de Marseille et des communes associées.
Cette signature est, à l’évidence, singulière. Elle est pourtant un élément qui s’inscrit dans la chronique, quelque-fois monotone, parfois tumultueuse et fréquemment méfiante de notre vie démocratique locale.
Mais le temps du débat et de la confrontation des projets est désormais derrière nous et l’élu que je suis est constamment confronté aux exigences de la gestion, dans un contexte où les difficultés s’accumulent.
La crise est là. Sévère et durable, comme nous pouvions le craindre. Provoquant un immense gâchis. Elle est synonyme, pour un grand nombre de nos concitoyens, de chômage, de privations et d’angoisse. Il n’est plus temps de chercher les coupables, même si l’on peut regretter l’aveuglement de ceux et celles qui font comme si de rien n’était !
En revanche, je l’ai dit et le réaffirme avec gravité, ici sur mon blog, il n’est pas question de rester les bras croisés face à la récession. En quelques semaines, des milliers d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi dans les Bouches-du-Rhône.
Les Marseillais s’inquiètent de leur avenir et de celui de leurs enfants. Dans le même temps, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants évoquent clairement leurs difficultés. La dernière réunion du Comité de veille économique en témoigne. Elle n’incite guère, je l’avoue, à l’optimisme.
C’est en décembre dernier que j’ai proposé aux conseillers généraux de mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour lutter contre la crise. Tout en maintenant nos investissements annuels à un très haut niveau, le plus élevé de France pour un Département (551 millions d’euros), nous avons adopté, à l’unanimité, ce plan d’action supplémentaire anti-crise de 500 millions équitablement réparti sur l’ensemble du territoire :
250 millions pour le département (hors Communauté urbaine de Marseille) pour favoriser les investissements stratégiques : les transports, avec la création d’un syndicat mixte, le logement et les infrastructures routières.
250 millions pour les 18 communes de la Communauté urbaine de Marseille. Avec, pour priorités, les transports urbains, les routes et le cadre de vie, dont la semi-piétonnisation de l’hyper centre-ville autour du Vieux-Port..
A juste titre vous exigez de nous l’efficacité. Il faut donc inscrire rapidement ces financements dans notre vie quotidienne sans confondre pour autant action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations sans effets, sans prises sur la réalité.
Ces projets, je vous le dit ici avec fermeté, nous les financerons et nous en assumerons, à part égale avec nos partenaires, la co-production ! Car, voyez-vous, il n’y pas d’un côté, le Conseil général qui se verrait réduit au rôle de payeur, et de l’autre des collectivités qui les réaliseraient, sans dialogue et sans concertation !
Je tiens à réaffirmer ce que je j’ai dit lors de la séance publique de la Communauté urbaine du 26 mars dernier : » Il n’y a pas d’un côté l’élève studieux, qui gère rigoureusement et de l’autre, les cigales, qui cherchent à séduire en présentant, trop rapidement, des projets qui n’ont pas été discutés ! »
Ce plan d’action n’a pas l’ambition de tout régler, de tout résoudre. Il a pour objectif, en revanche, d’impulser rapidement un surcroît d’activité pour les entreprises et de doter la métropole marseillaise, tout comme le département, d’équipements à même d’augmenter leur attractivité. C’est ainsi que l’on soutient l’emploi en amortissant la crise.
Concernant la voirie et le cadre de vie, les maires de la Communauté urbaine ont sélectionné une liste de projets qui devront être réalisés rapidement. 30 millions d’euros de subventions du Conseil général les y aideront, c’est à dire un taux de subvention égal à 80% de leur coût hors taxe.
Le volet transports s’élève à un montant de 150 millions d’euros. Il est principalement centré sur Marseille. Son objectif est de promouvoir l’utilisation des transports collectifs en améliorant l’offre de service.
Sans entrer dans le détail, je voudrais insister sur le prolongement du Métro jusqu’au Boulevard Capitaine Gèze et sur la création de parkings relais aux abords des gares SNCF afin de désengorger la ville du flot de voitures qui rend la circulation difficile. De même, je voudrais citer le désenclavement de Luminy et des sites universitaires, projets essentiels au moment où nos universités s’apprêtent à fusionner.
Enfin, j’insiste sur les décisions qui pourront renforcer la sécurité sur le réseau. C’est une nécessité. Elle correspond à une réelle et légitime attente des usagers.
Lorsque je mets l’accent sur l’attractivité et le rayonnement de la ville de Marseille, des projets spécifiques sont concernés par le plan signé aujourd’hui. Au premier rang desquels, la propreté. Elle est indispensable pour la réussite du rendez-vous collectif de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, mais aussi pour l’aménagement du centre-ville et la semi-piétonnisation du Vieux-Port.
Là-aussi, j’ai souhaité lancer des initiatives qui ne peuvent se concevoir que dans un cadre collectif, dans leur préparation et dans leur réalisation. c’est à nous de travailler le cadre de partenariats respectueux de chacun, à la hauteur des exigences, sans céder à la piètre tentation du chacun pour soi.
Ce plan, est assurément un accélérateur de projets. Il est animé d’intentions généreuses mais surtout porté par une volonté sans failles. Ses perspectives ambitieuses, les réalisations audacieuses qu’il entend soutenir doivent stimuler les imaginations et inspirer nos coopérations futures.
Nous avons le devoir de décider et d’agir pour que notre ville, la Communauté urbaine et les Bouches-du-Rhône traversent la crise sans trop de dommages mais surtout pour que les habitants de cette terre que nous aimons sortent plus forts des épreuves qu’elle nous impose.
Car il est temps d’agir, il est temps d’initier les projets qu’il faut mettre en œuvre dès maintenant pour que, demain, Marseille et son agglomération occupent la juste place qui est la leur, au Sud de l’Europe au cœur de la Méditerranée.
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Vendredi 20 février 2009
Samedi 21 février à 11h35 Jean-Noël Guérini sera interviewé en direct sur France 3 Méditerranée dans l’émission « La Voix est Libre« , par Hugues Girard et Yves Gerbeau.
Thème : Les départements anti-crise avec Jean-Noël Guérini
Comment les département peuvent-ils redistribuer du pouvoir d’achat ?
Quel rôle d’amortisseur de la crise pour la population, à travers l’aide sociale, la gratuité des services départementaux, l’aide aux familles des collégiens par exemple ?
La crise immobilière et la réforme des droits de mutation (qui représentent 1/3 du coût des transactions), la réforme de la taxe professionnelle (1/3 des revenus des départements) permettront-elles encore aux départements de jouer leur rôle d’aide auprès d’une population ciblée ?
La réforme des institutions locales et « l’échelon de trop » entre les régions et les départements : comment réformer sans dégâts ?
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Mercredi 28 janvier 2009
Chers amis,
La crise économique touche durement une grande partie des Français. Le gouvernement a nettement révisé à la hausse le déficit public de la France pour 2009, à 4,4% du PIB. La Commission européenne prévoit une récession de 1,8% en 2009 pour la France. Dans les Bouches-du-Rhône chaque jour égrène un peu plus les mesures de chômage partiel comme à Arcelor-Mittal, les plans de licenciements drastiques comme à STMicrolelectonics, la sévère baisse d’activité pour le BTP… Et ce n’est malheureusement qu’un début car la crise n’a pas encore produit tous ses néfastes effets.
Les salariés, demandeurs d’emploi et retraités sont les premières victimes de cette crise qui menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités, accroît les inégalités et les risques de précarité.
Pour palier cette crise économique sans précédent, comme j’ai su le faire dans le département des Bouches-du-Rhône, avec un plan anti-crise d’une ampleur exceptionnelle, d’un milliard d’euros ; le gouvernent doit prendre des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques, intégrées dans une politique de relance économique beaucoup plus forte et ciblée que celle qui est proposée aujourd’hui.
Il s’agit en effet de donner la priorité au maintien des emplois ; d’améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités par une politique salariale dynamique ; d’orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat ; de préserver et améliorer les garanties collectives ; de réglementer la sphère financière internationale, entre autres…
Face à cette situation, je tiens à apporter mon entière solidarité aux manifestants de la journée d’action interprofessionnelle unitaire de demain matin à laquelle, cela va de soi, je participerai. Le gouvernement doit entendre le désarroi populaire !
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Manifestation unitaire du jeudi 29 janvier 2009 :
Rendez-vous à 9h30 sur Le Vieux Port devant le Club Pernod
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Mercredi 17 décembre 2008
Jean-Noël Guérini vient tout juste d’achever son premier tchat en direct sur le www.cg13.fr. Retrouvez ci-dessous l’intégralité des échanges avec les internautes :
jnGuerini: Chers amis internautes, je suis très heureux de vous retrouver à l’occasion de ce premier tchat sur le cg13.fr
tof: Monsieur Guérini, vous dites que vous allez investir un milliard d’euros l’an prochain sans augmenter les impôts. Mais d’où vient cet argent ? Christophe F.
jnGuerini: Il ne tombe pas du ciel, mais je tiens à vous préciser que cet argent est votre argent, de l’argent géré par la collectivité. Comme vous devez le savoir et comme l’a précisé la chambre régionale des comptes, dans un rapport rendu public a l’automne, le Conseil général est bien géré.
Ce milliard s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le conseil général depuis de nombreuses années. 480 millions en 2008 et 550 millions en 2009. Il s’agit d’une part, de la redistribution de l’argent collecté grâce à l’impôt, qui n’augmentera pas l’an prochain, je tiens à le préciser, et d’autre part, de l’argent qui vient de l’emprunt. Savez vous que le taux d’endettement du département est l’un des plus faibles de France. 87 euros par habitant. Cela nous permet d’avoir des marges de manoeuvre.
Annick: Quel est votre avis sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy ?
jnGuerini: Un plan de relance était nécessaire. La crise qui frappe à notre porte sera sévère et durable. Je regrette que les mesures du gouvernement négligent la solidarité envers les personnes, mais il était vital de sauver la machine économique. C’est dans cet esprit que j’ai proposé de maintenir le fort niveau d’investissement du Conseil général en 2009, tout en proposant un plan quinquennal de 500 millions d’euros, dont 250 pour la Communauté urbaine de Marseille..
A cela s’ajoute 600.000 euros pour les associations caritatives qui en ont cruellement besoin. Cette aide exceptionnelle s’ajoute aux aides traditionnelles en faveur des restaurants du cœur, de la Banque Alimentaire, du secours catholique…
Elles ont besoin de ce soutien, notamment à Marseille, où près de 30% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Armand: Pouvez vous définir votre vision de l’aide au développement de l’aire métropolitaine Marseillaise. Plus particulièrement en ce qui concerne les transports publics.
jnGuerini: J’ai parlé du plan quinquennal. Il se décompose en deux volets et cherche à stimuler l’économie. Il concernera les secteurs des routes, du cadre de vie, du logement et des transports. Comme moi vous savez que nous souffrons d’un grand retard dans ce domaine. il est urgent de réagir.
Dans ce but, j’ai poussé à la création d’un syndicat mixte des transports qui réunira les intercommunalités du département. Ce n’est pas une structure de plus. C’est un outil qui travaillera à l’échelle pertinente pour tous les habitants et dont les premiers effets seront visibles rapidement.
Le but, c’est de coordonner la tarification et la billétique sur l’ensemble du territoire départemental. La RTM restera la RTM, la RDT restera la RDT, mais il faut coordonner, coopérer pour faciliter la vie des gens. Lire le reste de cet article »
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Vendredi 5 décembre 2008
Hier soir à 19h30, Jean-Noël Guérini est allé soutenir, lors d’un grand meeting, la candidature du successeur de Roland Povinelli, Richard Eouzan, à l‘élection cantonale partielle d’Allauch et de Plan de Cuques des 7 et 14 décembre prochains. A cette occasion il prononcé ces mots :
———————————-
» Cher Richard Eouzan,
Cher Roland, sénateur, maire d’Allauch
Chers Amis,
Je veux tout d’abord vous dire ma joie d’être parmi vous, nombreux, rassemblés et enthousiastes.
Nous nous retrouvons ce soir autour de Richard Eouzan, qui est notre candidat pour l’élection cantonale partielle qui a lieu dimanche.
Oui, dans trois jours, les habitants du canton vert sont invités à voter et je crois que nous devons, en sortant de cette salle, durant les 48 heures qui viennent, le rappeler, encore et toujours. Cette élection partielle est importante et il faut que la participation soit à la hauteur de l’enjeu. Roland, qui connaît bien le canton où il est élu depuis 1992 a décidé de quitter le Conseil général, pour respecter la loi sur le cumul des mandats.
Je dois vous faire un aveu : je n’imaginais pas le Conseil général sans Roland. Mais comme il a mené une campagne d’enfer pour les sénatoriales, il se retrouve maintenant parlementaire. Et face à un choix cornélien.
C’est ensemble, avec Roland, que nous avons évoqué ta candidature, Richard. Bien sûr, je sais, nous savons tous, qu’il n’est pas simple de se mettre dans le sillage du sénateur maire Roland Povinelli. Mais je pense, et Roland le pense aussi, qu’il n’y a pas de meilleur candidat pour continuer et approfondir le travail engagé ici, a Allauch et Plan de Cuques. Lire le reste de cet article »
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Vendredi 29 août 2008
Il n’est pas question pour moi de faire la fine bouche sur l’intérêt du Revenu de Solidarité Active.
A plusieurs reprises, j’ai plaidé pour l’expérimentation de cette mesure car le R.S.A. me paraît être une forme d’incitation à la reprise d’emploi qu’on ne peut écarter si l’on a le souci de l’efficacité.
Le Président de la république a donc arbitré en faveur de Martin Hirsch et c’est une bonne chose. Toutefois, je tiens à ajouter que je suis conscient des limites de ce nouvel outil qui n’est pas, loin s’en faut, la panacée et nous sommes loin de l’avancée représentée par le RMI en 1988…
Dans le tintamarre médiatique qui fait désormais office d’information, on nous a certes parlé du Revenu de Solidarité Active, mais on s’est aussitôt empressé d’embrayer sur les embarras de la gauche face à une décision qu’elle aurait pu prendre et l’urticaire de la droite face à la mise en place d’un nouvel impôt.
Paroles, paroles, comme d’habitude, serais je tenté d’écrire. Le R.S.A. n’est pas de droite, ni de gauche.
Il est juste, légitime ou il ne l’est pas. C’est à l’aune de l’efficacité que l’on doit juger les choix en matière d’emploi, d’insertion et de lutte contre les exclusions.
Mais si l’on veut être pertinent, il faut tout de même pousser un peu plus loin l’analyse et essayer de voir dans quel cadre politique s’inscrit le choix du locataire de l’Elysée. Et en la matière, il y a loin de la coupe aux lèvres. Lire le reste de cet article »
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