Après avoir assisté au Conseil national du Parti socialiste, samedi 27 mars 2010, Jean-Noël Guérini, Sénateur et Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a rejoint une forte délégation d’élus du département pour participer au rassemblement organisé par le PS : « Mobilisés pour l’avenir de nos territoires », à la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris.
A cette occasion, il a pu redire son opposition à la réforme gouvernementale, « une vraie régression territoriale » qui « signe la fin de la décentralisation, des élus et des services publics de proximité ». Ce projet va « donner l’autorité aux Préfets et ça, nous ne le voulons pas ! » affirme-t-il sans ambages.
Poursuivant son propos, il cite Alain Rousset (Président de l’Association des Régions de France) qui a raison « quand il dit que le gouvernement est en train d’assécher financièrement l’ensemble des collectivités territoriales », tout comme Martine Aubry qui, au-delà des critiques de la réforme, analyse avec justesse « la situation économique et sociale grave de notre pays, qui a de fortes répercussions dans le domaine des solidarités » par une aggravation des injustices, « ce qui est une véritable catastrophe ! » insiste-t-il.
Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, « les dépenses de Solidarité représentent un milliard d’euros dans le budget du Conseil général, soit 16% d’augmentation en un an, avec moins de ressources fiscales et une dotation globale en diminution. »
« Quid de la suppression de la taxe professionnelle ? » s’interroge-t-il avant de conclure : « Pensons d’abord aux Français qui souffrent, qui sont sans emploi, quelque-fois dans la misère« , « oui, nous devons être à leur écoute », c’est primordial, « c’est pourquoi je me félicite de l’initiative de Martine Aubry qui nous a immédiatement remis au travail après les élections régionales, au service des Français. »
En marge de la présentation à la presse du budget 2010 du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini a tenu à aborder deux sujets avec les journalistes : le projet de recherche mondial sur la fusion thermonucléaire ITER et la réforme territoriale.
Sur le projet ITER, « qui est une priorité », il a rappelé les engagements du Conseil général des Bouches-du-Rhône : 152 millions d’investissements dont 70 millions pour l’adaptation du réseau routier départemental (déjà réalisés en décembre 2009) et 80 millions pour le projet lui-même qui seront réalisés jusqu’en 2011.
« Si on nous démontre qu’il faut aller au-delà financièrement et si cela est justifié, alors nous continuerons à financer ITER. Pourquoi? Parce que ce projet international est essentiel pour l’avenir et la recherche, il va permettre de créer des milliers d’emplois et assurer la pérennité du Centre de recherche de Cadarache » précise-t-il.
Très offensif sur la réforme des collectivités territoriales, le président du Département des Bouches-du-Rhône s’interroge sur le flou de l’action gouvernementale : « Je ne sais à quelle sauce nous allons être mangés. On nous dit tout et son contraire. »
Prenant l’exemple des communes, il constate : « avoir des compétences générales ne sert à rien si elles n’ont plus les moyens financiers » pour les réaliser.
« Pensez-vous que si l’ensemble des collectivités territoriales étaient de droite, il y aurait-eu une réforme ? » interroge-t-il directement les internautes. Pour sa part, la réponse est claire : « moi, je ne le pense pas », non sans ajouter : « je vous démontre demain que cette réforme coûtera deux fois plus cher aux français » que les supposées économies présentées par le gouvernement.
Au moment où le débat sur la réforme des collectivités territoriales s’engage au Sénat, Jean-Noël Guérini (Sénateur et président du Conseil général des Bouches-du-Rhône) a tenu a redire son opposition au projet gouvernemental. Il s’explique :
Chaque jour, vos conseillers généraux sont présents sur le terrain, à votre écoute, attentifs à vos préoccupations, soucieux d’apporter les réponses appropriées à vos attentes.
Retour à l’emploi, aides aux collégiens et à leurs familles, lutte contre le cancer, développement durable, protection de la petite enfance, actions en faveur des personnes handicapées, aide au mouvement associatif, au monde culturel et sportif…
Le Conseil général est à votre service, dans le cadre de ses compétences et par les politiques audacieuses qu’il a initiées, pour maintenir et renforcer les solidarités entre les territoires, entre les générations.
Le Conseil général ce sont surtout des services publics de proximité répartis sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône, où travaillent des agents dont les métiers permettent de répondre au mieux aux besoins de la population.
Si la suppression de la taxe professionnelle inscrite dans le projet de budget 2010 est votée en l’état, si les différents textes relatifs à la réforme territoriale sont adoptés tels qu’ils ont été rendus publics au mois d’octobre, de nombreux dispositifs, de nombreuses initiatives et de nombreuses actions ne pourront être pérennisés.
Pour défendre des services publics de proximité qui se sont développés dans le cadre de la politique de décentralisation mise en place depuis 1982, nous nous mobilisons.
Discours de Jean-Noël Guérini, prononcé hier soir à Allauch devant plusieurs centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de l’Assemblée générale de « La ligne claire« .
« Chers camarades,
C’est avec plaisir que je vous retrouve ce soir, dans une salle où résonnent encore les échos de moments forts de notre histoire collective.
Ici, à Allauch, vibre encore l’enthousiasme qui nous a conduit vers de bien belles victoires.
C’est pour cela que je ne doutais que vous seriez nombreux, mais votre mobilisation prouve que nous nous approchons de rendez-vous déterminants.
Pourquoi le cacherai-je ? C’est avec gravité que je m’adresse à vous. Avec gravité, avec solennité, mais aussi avec fermeté et avec détermination..
Car cette assemblée générale de « La ligne Claire » n’est pas une rencontre formelle, un simple meeting de rentrée que nous imposerait la routine du calendrier d’avant – congrès.
Dans dix semaines, nous serons, je l’espère, je le crois, rassemblés pour le congrès de Reims.
Oui, je le dis : nous serons rassemblés parce que « la ligne claire » que nous défendons, que nous avons forgée et que nous renforçons, nous pourrons la porter sur les fonts baptismaux d’une majorité solide, homogène et dynamique.
Ne croyez pas, mes chers camarades, que je me berce d’illusions. Plus que jamais, je suis sur cette ligne claire, une ligne juste, la ligne de la franchise et de la clarté, de la rigueur et du courage, la ligne de l’audace et de l’imagination. C’est elle, et elle seule qui favorisera le rassemblement et sauvera notre parti des maux qui le minent depuis trop longtemps.
J’ai fait des choix au printemps dernier et ces choix vous les avez partagés avec un grand nombre de militants et d’élus.
Ces choix, précis, refusaient la facilité et le laisser – faire ! C’est en continuant sur cette voie, avec nos qualités et notre force de conviction que nous allons dans les jours qui viennent, les faire partager et les transformer en une démarche raisonnée et partagée, en démarche majoritaire !
Avec Pierre Moscovici, avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls, Alain Rousset, Jean Germain, Michel Vauzelle et tous ceux qui veulent tourner la page d’un parti immobile et fragmenté, nous serons, vous serez, le moteur du renouveau. Lire le reste de cet article »
Depuis plus de 30 ans Radio Gazelle est l’une des radios les plus écoutées de Marseille. Sur ses ondes, on y entend des accents du Sud et du Nord, de Corse et des Comores, d’Italie et du Sénégal, on y parle arabe et occitan, et français aussi, bien sûr. Or, le CSA, la haute instance audivisuelle, vient tout juste de lui signifier la fin de ses droits d’émettre au profit d’un réseau commercial parisien.
Je m’élève fermement contre cette décision injuste et incompréhensible d’autant que le même CSA n’a rien trouvé à reprocher jusqu’alors à cette radio associative sans but lucratif et écoutée par plus de 40.000 auditeurs/jour (hors mois de Ramadan où le chiffre est mulitiplié par 4).
Cette radio qui a accompagné chaque année depuis des décennies les mois de Ramadan de nos compatriotes musulmans, a rendu des services irremplaçables à la population marseillaise. En matière de démocratie locale, en donnant la parole à toutes les sensibilités politiques républicaines, dans le domaine culturel, en permettant aux jeunes artistes de venir faire connaître leur talent au public de la radio, en étant un espace de liberté pour les jeunes des Quartiers nord si souvent stigmatisés par ailleurs, mais aussi en assurant une incontournable fonction de diversité cultuelle. Pour tout cela elle a été un indispensable facteur de paix sociale pour la cité phocéenne, et bien au-delà.
J’appelle les Marseillaises et les Marseillais à refuser cette décision et à réagir vigoureusement pour que Radio Gazelle reste à Marseille, qui lui a donné sa vie et son succès.
Je vous invite à signer et à faire signer la pétition en ligne : www.radiogazelle.net