Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘opposition’

Conseil général des Bouches-du-Rhône : budget 2012 adopté à une majorité absolue

Vendredi 23 mars 2012

Mes chers amis,

Aujourd’hui, le Conseil général s’est réuni en séance publique pour voter le Budget 2012. A la demande de l’opposition UMP, le budget a été voté à bulletins secrets et approuvé à la majorité absolue (32 voix sur 57).

Avec un budget de 2.5 milliards d’euros, en augmentation, le Conseil général des Bouches-du-Rhône se met en capacité d’assumer son rôle de « bouclier social ». Ainsi, et comme je l’ai souhaité, nous allons renforcer les politiques de solidarité, celles au profit de l’emploi mais aussi du développement durable.

En cette période d’incertitude, le Conseil général reste plus que jamais le partenaire du quotidien et de la proximité.

Conseil municipal : « agir clairement pour que Marseille sorte plus forte des épreuves que la crise nous impose « 

Mardi 26 mai 2009

Chers amis,

Hier matin j’ai vécu avec émotion mon dernier Conseil municipal de cette mandature. Lors du prochain Conseil, je ne serais pas assis aux côtés des élus de mon groupe. En respectant la loi sur le cumul des fonctions électives, je rendais mon mandat et Antoine Rouzaud prendra place au sein du groupe  » Faire gagner Marseille. « 

Cette décision n’est pas une surprise et je l’ai d’ailleurs évoqué à de nombreuses reprises ces derniers mois. Si, pour moi, ce choix est simple, clair et évident, je vous avoue qu’il n’efface pas d’un coup de baguette magique les souvenirs qui sont liés aux années qui ont rythmé mon parcours politique. Car je n’oublie pas, bien entendu, le mois de mars 1977, qui a marqué mon entrée au sein de cette assemblée.

Il y a 32 ans, j’étais le benjamin du Conseil municipal, et cette année là, j’ai eu l’immense privilège de prendre place aux côtés de très fortes personnalités, quelle que soit leur famille politique. Nombre de ces élus qui m’étaient chers nous ont quittés et j’ose dire que je garde une certaine nostalgie pour les temps forts vécus à cette période.

J’évoque tout cela sans tristesse et avec humilité parce que je n’oublie pas ce que j’ai été. Je crois qu’il est nécessaire de s’ancrer dans cette histoire commune que nous devons savoir partager. Comment ne pas redire en effet que la vie et l’action municipales sont l’un des éléments essentiels de notre démocratie. Je sais l’attachement de nos concitoyens au fonctionnement du Conseil municipal. Il reste le lieu où peuvent s’exprimer leurs espoirs, où se forgent des projets et se concrétisent des engagements.

Je tiens néanmoins à préciser que la finalité d’un mandat, quel qu’il soit, n’est pas pour moi son renouvellement, mais l’accomplissement de l’intérêt général. Car un élu, quelles que soient ses responsabilités, remplit avant tout une mission de service public, une mission au service du public.

C’est là toute la noblesse de l’action politique et croyez que je m’irrite, souvent, des discours préfabriqués ou des jugements hâtifs qui réduisent le travail des assemblées délibérantes à la simple fonction de chambre d’enregistrement. Ce n’est pas vrai car l’action se nourrit toujours du débat et de la confrontation, et nous savons aussi que ce débat se construit autour de groupes et de majorités qui doivent être en phase et en paix avec leur conscience.

C’est ainsi que nos concitoyens conçoivent leur rapport à l’action publique. Ils attendent de nous efficacité, rigueur et responsabilité. De même, ils demandent de ne pas confondre action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations qui restent sans effet et sans prise sur la réalité.

Avec le maire de Marseille, malgré nos différences et nos combats, je crois que nous avons su, au cours de ces dernières semaines, éviter bien des pièges et bien des écueils. Nous avons eu l’occasion de le prouver en prenant les décisions qui doivent permettre à Marseille et à son agglomération de continuer leur marche en avant. Quoi de plus naturel ?

La chronique politique locale est rarement monotone. Elle est même fréquemment tumultueuse et souvent méfiante. Elle est toujours singulière. Mais n’est ce pas naturel dans cette ville que nous aimons tous passionnément ? La période du débat est derrière nous. Elle reviendra, c’est inéluctable ! C’est même logique et nécessaire.

Mais pour l’heure, il importe de gérer le bien commun dans le respect de chacun. Le faire comme nous le faisons aujourd’hui, ce n’est pas oublier la réalité du débat politique ! C’est au contraire répondre aux immenses attentes des habitants de cette ville, alors qu’une crise profonde, sévère et durable aggrave les inégalités et menace de renforcer les exclusions.

Pour cela, il était de notre devoir de concrétiser la ferme volonté d’associer nos efforts pour donner à cette ville la place qui doit être la sienne, sa juste place au sud de l’Europe et au cœur du bassin méditerranéen.

Sachez en tout cas, que dans le cadre de mes mandats, à la présidence du Conseil général et au Sénat, j’agirai clairement pour que notre ville sorte plus forte des épreuves que la crise nous impose.
Je sais que ce chemin est difficile, qu’il exige de la lucidité et des efforts.

Mais je n’oublierai jamais que mon devoir est de travailler patiemment à ce que demain soit plus juste qu’aujourd’hui et que les solidarités nécessaires qui nous unissent soient le ciment de nouvelles espérances et de nouvelles conquêtes, pour Marseille et pour ses habitants.

Elections européennes avec Vincent Peillon :  » Nous avons 70 jours pour aller au-devant de 11 millions de citoyens « 

Lundi 30 mars 2009

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Cher amis,

j’ai été heureux de retrouver mes camarades socialistes, samedi midi aux Pennes-Mirabeau, à l’occasion d’un banquet républicain qui était aussi le premier événement de la campagne des européennes. Ce rendez-vous a été un succès, puisqu’il a réuni plus de 400 personnes, preuve de la mobilisation sans faille de la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et du rôle majeur de nos secrétaires de sections.

En présence de Vincent Peillon, notre tête de liste aux élections européennes dans le grand Sud-Est, d’Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral du PS 13 et Président de la Communauté urbaine de Marseille et de Michel Vauzelle, le Président de la Région PACA et notre tête de liste aux prochaines élections régionales, entre autres.

Ce rendez-vous était important car, contrairement à ce que certains peuvent imaginer, le scrutin européen ne sera pas sans effet sur le cours d’une construction européenne en panne. Il aura aussi des conséquences directes sur la vie politique locale, régionale et nationale.

C’est pourquoi j’ai tenu, devant les secrétaires de section sans qui nos initiatives et nos messages resteraient lettre morte,  » à apporter quelques précisions :

Elles touchent, vous pouvez l’imaginer, à la vie de notre parti et aux difficultés que nous éprouvons à retrouver une crédibilité après le désastreux congrès de Reims. Je l’ai dit, et je le redis aujourd’hui, j’assume l’ensemble des choix qui ont été les miens et que vous avez partagé au cours de ces derniers mois.

J’assume la liste des européennes, toute la liste, et je suis fier de me retrouver au côté de Vincent Peillon, qui va mener un combat difficile dans une grande région composée de seize départements. Et, pour être clair, je ne lui demande pas de faire aussi bien qu’en 2004 qui fut une année électorale remarquable pour les socialistes.

Je lui demande, et vous vous associez, j’en suis certain, à cette requête, de faire aussi bien en défendant nos idées du lac de Genève à Bonifacio. Je me suis expliqué avec lui sur certaines de ses déclarations et sachez qu’il n’y a pas, entre nous, le moindre désaccord. J’assume l’ouverture et le rassemblement qui constituent son ossature et sont un message adressé à l’ensemble de nos concitoyens. Lire le reste de cet article »

Le temps des tergiversations est révolu. Priorité au rassemblement dans le respect des diversités pour mettre le PS en ordre de marche

Vendredi 28 novembre 2008

Chers amis, camarades,

« Notre pire ennemi est souvent notre propre langue », m’a appris un jour un vieux sage. Je ne l’ai jamais oublié. C’est heureux en cette période troublée pour notre famille politique. Réagir à chaud est souvent un piège, une agitation qui nuit à l’ensemble et dessert la seule cause qui compte pour notre démocratie : la rénovation d’un grand parti d’opposition qui prépare l’alternance avec des chances de l’emporter à la prochaine présidentielle.

Voilà que nous y voyons plus clair désormais. Martine Aubry a donc été élue par le Conseil national, au poste de première secrétaire du parti socialiste à une large majorité. Je peux, à titre personnel, le regretter tant il me semblait important de profiter de la conjonction du temps, des lieux et des personnes pour réformer en profondeur le PS. Les défenseurs de « la ligne claire », puis de la motion « E », dont je suis, sont évidemment déçus. Mais nous sommes, comme nous l’avons toujours été, au service du parti sur le chemin des idées et du projet politique.

Je suis avant tout un socialiste et, à ce titre, ce qui m’importe, c’est que nous puissions nous retrouver après ces moments de déchirements. Je prends donc acte de cette élection et, je vous le dis pour éviter toute ambiguïtés, je ne ferai rien qui puisse nuire au travail de notre première secrétaire. Elle doit néanmoins nous présenter rapidement des propositions.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner combien la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dirigée par Eugène Caselli, qui a été stigmatisée ces dernières semaines par un certains nombre de nos camarades, locaux et nationaux, dont les graves propos ont été largement relayés par la presse et sur Internet, a été lavée de tout soupçons. Pas moins d’une cinquantaine d’observateurs sont venus vérifier, souvent avec zèle, la bonne tenue des scrutins chez nous. Tout a été passé au peigne fin et, je vous le dis avec force, voilà que le temps de l’opprobre et de l’opportunisme est maintenant révolu ! Que ceux qui ont voulu salir notre fédération unie en soient pour leur compte… de conscience, le matin venu, devant leur miroir. Les militants, eux, sauront s’en souvenir…On ne jette pas l’anathème impunément.

Reste qu’il faut désormais construire l’avenir. Pas celui de 2012, encore très lointain, mais celui de demain. En cela je rejoins les propos de Vincent Peillon avec qui j’irai rencontrer Martine Aubry demain. La priorité est d’abord de rassembler le parti socialiste, de travailler à sa cohérence et de tout faire pour que les idées que nous avons portées, celles de la rénovation, prennent une tournure concrète, identifiable et partagée. Il en va de notre crédibilité politique, franchement mise à mal ces dernières semaines.

C’est pourquoi j’en appelle au bon sens de la nouvelle équipe dirigeante. La bonne gouvernance de notre famille politique ne pourra se mettre en place, si elle veut être efficace, qu’en rassemblant. C’est à dire, pour commencer, inclure dans les instances nationales, en gage d’ouverture et de sérieux, certains de ceux qui représentent la moitié d’entre-nous… Je ne veux et ne peux croire, qu’il n’en sera pas ainsi.

Chers amis, nous ne pouvons plus tergiverser, le temps presse pour regagner la confiance de nos concitoyens et je mettrai toute mon énergie pour réussir au plan national ce que nous avons su faire dans les Bouches-du-Rhône : un pilote clairement identifié, l’unité dans le respect de la diversité, une organisation en ordre de marche prête à relever les défis des prochaines échéances électorales. Vous pouvez compter sur moi !

Congrès PS de Reims : « Il est temps de décréter l’état d’urgence ! »

Jeudi 4 septembre 2008

Discours de Jean-Noël Guérini, prononcé hier soir à Allauch devant plusieurs centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de l’Assemblée générale de « La ligne claire« .

« Chers camarades,

C’est avec plaisir que je vous retrouve ce soir, dans une salle où résonnent encore les échos de moments forts de notre histoire collective.

Ici, à Allauch, vibre encore l’enthousiasme qui nous a conduit vers de bien belles victoires.
C’est pour cela que je ne doutais que vous seriez nombreux, mais votre mobilisation prouve que nous nous approchons de rendez-vous déterminants.

Pourquoi le cacherai-je ? C’est avec gravité que je m’adresse à vous. Avec gravité, avec solennité, mais aussi avec fermeté et avec détermination..

Car cette assemblée générale de « La ligne Claire » n’est pas une rencontre formelle, un simple meeting de rentrée que nous imposerait la routine du calendrier d’avant – congrès.

Dans dix semaines, nous serons, je l’espère, je le crois, rassemblés pour le congrès de Reims.

Oui, je le dis : nous serons rassemblés parce que « la ligne claire » que nous défendons, que nous avons forgée et que nous renforçons, nous pourrons la porter sur les fonts baptismaux d’une majorité solide, homogène et dynamique.

Ne croyez pas, mes chers camarades, que je me berce d’illusions. Plus que jamais, je suis sur cette ligne claire, une ligne juste, la ligne de la franchise et de la clarté, de la rigueur et du courage, la ligne de l’audace et de l’imagination. C’est elle, et elle seule qui favorisera le rassemblement et sauvera notre parti des maux qui le minent depuis trop longtemps.

J’ai fait des choix au printemps dernier et ces choix vous les avez partagés avec un grand nombre de militants et d’élus.

Ces choix, précis, refusaient la facilité et le laisser – faire ! C’est en continuant sur cette voie, avec nos qualités et notre force de conviction que nous allons dans les jours qui viennent, les faire partager et les transformer en une démarche raisonnée et partagée, en démarche majoritaire !

Avec Pierre Moscovici, avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls, Alain Rousset, Jean Germain, Michel Vauzelle et tous ceux qui veulent tourner la page d’un parti immobile et fragmenté, nous serons, vous serez, le moteur du renouveau. Lire le reste de cet article »

Congrès PS de Reims : les priorités pour un rassemblement majoritaire

Vendredi 11 juillet 2008

congres-clarification.pngCette liste de conditions constitue les priorités de la contribution « la ligne claire » dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims.

Ces points ont pour objectif d’être le socle d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.

C’est forts de notre expérience du pouvoir qu’il nous faut désormais «penser le monde en mouvement» si nous voulons reprendre le leadership dans le débat des idées. Lui seul nous permettra de gagner les batailles politiques futures.

Nous voulons que le Parti socialiste redevienne le parti de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous.

C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste.

Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de « réforme ».

Nous vous proposons qu’une majorité se dégage dans le Parti socialiste autour de quinze orientations.

1/ Défendre les libertés individuelles dans une société qui favorise les autonomies, mais en luttant pour l’égalité des chances et des droits car la liberté de quelques-uns ne peut limiter les chances de tous. L’égalité réelle femme / homme doit être un de nos objectifs prioritaires.

2/ Favoriser la créativité que permet l’économie de marché, mais en veillant à l’établissement de règles équitables dans le partage des profits entre travail, investissement et actionnaires. Renforcer la place des Etats et des services publics en France et en Europe pour le développement des biens publics (éducation, santé, sécurité, culture, nature).

3/ Réformer profondément l’Etat – Providence et les services publics pour y intégrer l’autonomie croissante des individus et la diversité des trajets; se mobiliser et se battre contre les nouvelles inégalités, sociales, générationnelles et territoriales sans jamais sacrifier les droits des minorités.

4/ Comprendre l’urgence écologique face aux défis du réchauffement climatique, de la crise énergétique et des mutations urbaines. Et chercher les opportunités de développement inscrites dans le développement durable.

5/ Affronter la mondialisation en maîtrisant la dérive financière de l’économie internationale grâce à de nouvelles régulations des échanges et des mouvements de capitaux. Assumer les responsabilités historiques de l’Europe vis-à-vis de l’Afrique.

6/ Soutenir la recherche et l’innovation et une stratégie économique offensive en affirmant le caractère essentiel des entreprises, y compris industrielles, pour l’avenir de notre pays.

7/ Construire le modèle social d’une société du travail et du plein emploi apte à accompagner chacun tout au long de sa vie, y compris dans les changements d’emploi et de métiers.

8/ Reconnaître la richesse des diversités locales. Pour cela, il faut franchir une nouvelle étape pour une véritable décentralisation, en simplifiant le « mille feuilles » institutionnel grâce, notamment, à une autonomie fiscale retrouvée et la clarification des compétences et un assainissement des compétences entre Etat et collectivités locales.

Les collectivités constituent l’outil premier d’investissement public. Ces évolutions permettront de dynamiser l’économie française, assureront un aménagement cohérent, équilibré et stratégique des territoires. Ce sont là les conditions d’un triptyque gagnant : Territoires locaux, Nations, Europe.

9/ Redonner du sens et un contenu politique concret et compréhensible à l’Europe en développant des politiques qui lui permettront de reprendre l’offensive dans le domaine économique pour préserver un modèle social de haut niveau. Cela passe par un soutien clair à la ratification du traité de Lisbonne. Relancer le parti socialiste européen pour en faire un acteur majeur de la vie de tous les Etats et de l’Union.

10/ Le congrès de Reims n’a pas pour objet de désigner un premier secrétaire qui serait le futur présidentiable. A l’heure actuelle, nul ne peut revendiquer ce statut.

11/ Renforcer les structures locales du PS sur une base régionale. Si les fédérations gardent leur importance, elles doivent êtres réunies dans des comités régionaux, dotés de véritables et nouvelles compétences.

12/ Mettre en place une direction nationale resserrée autour d’un premier secrétaire qui devra animer notre réflexion programmatique et notre travail d’opposition.

13/ Développer un parti de masse renouvelé par des propositions simples et pratiques :
- Généralisation de la carte à 20 euros pour ouvrir le PS au plus grand nombre.
- Organisation de conventions thématiques (regroupant militants, sympathisants, intellectuels et forces vives) correspondant à chaque délégation du secrétariat national.
- Préparation d’un programme de travail d’élaboration du projet du PS.

14/ Organiser une primaire de masse en prenant en compte les effets du quinquennat pour désigner le candidat de la gauche, les électeurs devant être inscrits sur les listes électorales.

De même, pour les scrutins locaux, sur la base des listes électorales, les sympathisants déclarés choisiront leur candidat aux élections uninominales, ainsi que les têtes de liste aux municipales ou régionales.

15/ Engager des négociations avec tous les partis de gouvernement qui souhaitent former une coalition électorale autour d’une plate-forme programmatique pour représenter une alternative à l’UMP.

La ligne claire
Gérard Collomb – Jean Yves Le Drian – Vincent Feltesse – Jean Noël Guerini – Jean Germain – Manuel Valls.

Jean-Noël Guérini, réélu Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône : « La majorité que je conduis est renforcée. J’en suis fier et heureux. »

Vendredi 21 mars 2008

Jean-Noël Guérini a été réélu, hier, à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône. A cette occasion, il a prononcé ce discours cadre, (vous pouvez retrouver ses propos en vidéo en cliquant ici) :

« Mesdames et messieurs,
Mes chers collègues,

Permettez–moi de remercier très chaleureusement et très sincèrement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre Assemblée. Je tiens aussi à remercier les quelques 360.000 électeurs, qui, les 9 et 16 mars, ont manifesté, par leur vote aux élections cantonales, leur attachement à notre démocratie. Le taux de participation dans les cantons renouvelables, proche des 60%, témoigne d’un fort attachement au Département. Pour cela, plus que jamais, les élus que nous sommes doivent être dignes de la confiance des habitants des Bouches-du-Rhône.

A l’occasion de cette première séance publique de la nouvelle mandature, je tiens à féliciter les conseillers généraux qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et ont été réélus. Mme Lisette NARDUCCI, messieurs Henri JIBRAYEL, Claude VULPIAN, Félix WEYGAND.
La majorité que j’ai le plaisir de diriger est également renforcée par ceux qui nous rejoignent dans cet hémicycle : Mme Danielle GARCIA, Mme Josette SPORTIELLO, Messieurs Rebia BENARIOUA, Denis BARTHELEMY, Jean–François NOYES, René RAIMONDI, Michel TONON, Frédéric VIGOUROUX.

Je veux également féliciter Mme Evelyne SANTORU et M. Daniel FONTAINE, qui ont été réélus et siègent aux côtés de MM. Gaby CHARROUX et Claude JORDA, qui rejoignent le groupe
communiste.

M. Maurice BRES, conseiller général non inscrit a été, lui aussi, réélu.

Je salue également Mesdames AYME BERTRAND, Martine VASSAL, Robert ASSANTE, Jean Pierre BOUVET, Roland CHASSAIN, Maurice DI NOCERA, Bruno GENZANA, André MALRAIT, Richard MIRON, également réélus. Ils siègent sur les bancs du groupe U.M.P., où ils ont été rejoints par Mme Sabine BERNASCONI.

Mais au moment où nous nous retrouvons, comment ne pas avoir une pensée pour ceux qui ont décidé de ne pas se représenter, comme Mme Jeanine PORTE, Messieurs Jean BONAT, Marc FRISICANO, Bernardin LAUGIER, Francis PELISSIER et Fortuné SPORTIELLO.

Et nous ne devons pas oublier ceux pour qui le sort des urnes a été défavorable. Je veux parler de MM. Joël DUTTO, Richard MALLIE et Christophe MASSE. Je veux, ce matin, souligner la qualité du travail qu’ils ont effectué au sein de cette assemblée, et dans le respect de leurs différences, la manière dont ils se sont mis, durant leurs mandats, au service de la population des Bouches du Rhône.

Il nous appartient, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la mandature qui commence soit à la hauteur du riche débat démocratique qui s’est déroulé dans nos cantons et dans les communes du département. Lire le reste de cet article »

Quand la majorité UMP sortante chipe les idées de ses concurrents : l’exemple, entre autres, de la piétonisation du Vieux Port

Lundi 4 février 2008

Chers amis,

Au regard de la manière dont le maire sortant s’est emparé d’un certain nombre de mes idées ces derniers jours en jouant la surenchère, comme on le fait dans un casino lorsqu’on a plus un sou en poche mais que l’on joue le tout pour le tout, dans l’énergie du désespoir, assurérement jusqu’à l’extrême, est pour moi, le plus grand signe de la fin d’un règne. Je dois bien avouer que j’en suis désolé pour nous tous car le temps c’est de l’argent et la ville n’en a plus. Le dernier budget voté, celui de l’an prochain laisse apparaître en effet une dette supérieure au budget primitif de la ville : 1,752 milliard d’euros de dettes pour un budget de 1,6 milliard d’euros et, miracle, 245 millions d’euros d’investissement, que devront payer nos enfants ou nos petits-enfants un jour ou l’autre… Avec Patrick Mennucci, mon directeur de campagne et chef de file de l’opposition municipale, je n’ai qu’un mot en tête, la consternation.

Une gestion apaisée, un dialogue démocratique ouvert
Cela me donne d’ailleurs l’occasion de répondre à toutes ces attaques violentes sur le net mais aussi en ville, comme un leitmotiv, sur ma non présence aux conseils municipaux. Alors disons les choses telles que je les pense : j’ai assisté aux premiers conseils et j’ai pu constater que la gestion des micros par le maire sortant était très orientée. Que sa mise en scène démocratique était réalisée par et pour lui-même et ressemblait à la pire image que je peux me faire du dialogue politique, qui frise l’absurde en l’occurence. La presse ne retient que le bon mot du moment et rien des millions qui sont engagés. Il faut que cela cesse ! Honnêtement, je dois vous avouer que j’avais bien d’autres choses à faire et, notamment, gérer un budget supérieur à celui de la Mairie comme Président du Conseil général. Entre-nous soit dit, jamais je n’aurais pu et jamais je ne pourrai m’arroger le droit de contrôler, de maîtriser le dialogue démocratique de façon univoque.

Mon opposition au Département, ses amis donc, me remercient d’ailleurs de mon sens du dialogue. Ont-ils le sentiment de me croire plus faible pour autant ? Je n’en crois rien… La vraie force ne provient pas de la sentence reprise par ses amis journalistes, ni même par la gestion du micro, mais de la véracité des idées et de l’honnêteté des bilans chiffrés, voire de la gestion rigoureuse des dossiers. Nous voilà bien au coeur même de ma démarche électorale. Je propose les dossiers, sérieusement traités, loin des formules qui nous font sombrer dans l’abyme du copinage, des coquins et du clientélisme. Lire le reste de cet article »