Marseille : Forum mondial de l’eau
Vendredi 4 juin 2010Chers amis,
L’initiative d’organiser à Marseille en 2012 le 6e Forum Mondial de l’eau a trouvé naturellement mon appui et, dès la première heure, le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône. En effet, au-delà de l’événement international, bénéfique pour la ville que nous aimons, la question politique est déjà brûlante.
Si le développement économique est au cœur de nos préoccupations, il doit s’accompagner d’un souci constant de préservation d’un environnement très précieux, mais aussi très fragile. Ce n’est d’ailleurs pas incompatible, à condition de raisonner à long terme. Le déclin de la biodiversité signifie perte de substances utiles, de ressources génétiques, de médicaments potentiels.
En 50 ans, la consommation de l’eau a été multipliée par trois, provoquant la réduction en quantité et en qualité des flux d’eau et l’amoindrissement de nombre d’écosystèmes terrestres, aquatiques et côtiers.
Chacun sait que si rien n’est fait, dans 20 ans seulement, 40% de la population mondiale n’aura pas accès à une eau propre et à l’horizon de la fin du siècle, entre un et trois milliards de personnes souffriront du manque d’eau sur notre planète. Dans les pays riches, le manque d’eau implique réduction de la qualité de vie et la perte de compétitivité. Et dans les pays pauvres, famine et conflits.
Nous devons progresser, ensemble. Chacun de nous, à son échelle, doit contribuer à la redéfinition d’un modèle économique, dont la crise récente, violente, a mis en lumière la nécessité absolue. Un modèle économique fondé sur la mesure et l’équilibre, de nouveaux modes de production, de consommation et d’échanges. Un modèle économique qui doit systématiquement offrir une évaluation fiable et quasi immédiate des impacts de ces politiques, afin d’assurer la préservation des ressources naturelles.
A ce titre j’ai eu hier matin en prononçant mon discours au Palais du Pharo, une pensée émue pour Mme Danielle Mitterrand qui depuis plus de 20 ans œuvre avec sa Fondation France Libertés à « construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre », notamment dans le domaine de l’eau avec beaucoup d’actions de proximité. Dans mon approche de la politique, je garde à l’esprit parmi d’autres, son modèle, cette capacité d’action puissante et déterminée au service d’un mieux vivre pour tous sur notre planète.




