Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Fusillade de Toulouse : « C’est la France qui est blessée dans son cœur par cette violence aveugle et barbare »

Lundi 19 mars 2012

Chers amis,

J’ai été très choqué ce matin en apprenant la fusillade qui a provoqué la mort de quatre personnes, dont trois enfants, devant le collège-lycée juif Ozar Hatorah à Toulouse. Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et exprime ma solidarité à l’ensemble de la communauté juive.

Je m’associe pleinement à l’émotion ressentie par la population toulousaine, par le corps enseignant, par les camarades des innocentes victimes. Je les assure de mon entier soutien dans cette cruelle épreuve et souhaite un prompt rétablissement à l’adolescent très grièvement blessé dans cet acte odieux.

C’est la France qui est blessée dans son cœur par cette violence aveugle et barbare et j’espère que le responsable d’un acte aussi abject, dont la lâcheté n’a d’égale que la haine, sera arrêté et puni par une sanction exemplaire car le racisme et l’antisémitisme n’ont pas leur place en France.

Visite du Président Sarkozy à l’ENSOSP

Jeudi 17 mars 2011

Chers amis,

Je participais aujourd’hui à l’inauguration de l’ENSOSP, l’École Nationale Supérieure des Officiers des Sapeurs-Pompiers, célébrée par le Chef de l’État à Aix-en-Provence.

C’est une grande fierté d’accueillir dans notre département cette école dévolue à la formation initiale et continue des officiers des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires.

Le Président a annoncé ce matin l’installation à l’ENSOSP d’un « Centre civilo-militaire de formation et d’entraînement au risque nucléaire, radioactif, bactériologique et chimique ». Cette décision me satisfait pleinement. A l’heure où le Japon lutte de toutes ses forces pour réduire la portée de la catastrophe nucléaire de Fukushima, il est primordial de mieux considérer, voire reconsidérer, les risques inhérents à la production d’énergie, à l’industrie également. Je vous renvoie sur ce sujet à la position prise par le PS13.

L’autre grande déclaration du président a été l’annonce du rétablissement de la participation financière de l’Etat dans cette école. Pour information, cette subvention était de 3.3 M€ en 2011 et devait passer à 1.3 M€ en 2012 avant de disparaître complètement en 2013.

Il n’était pas acceptable que seules les collectivités territoriales assument la charge complète du fonctionnement de l’école. En particulier pour le Conseil général des Bouches-du-Rhône, premier partenaire, qui manifestement apporte son soutien à la hauteur de l’enjeu, soit de 30.5 millions d’euros.

Rien n’a été précisé quant au montant des crédits réaffectés. Je reste toutefois prudent à plusieurs titres.

D’abord, cette école fonctionne depuis maintenant plus d’un an et le Président a décidé de son inauguration aujourd’hui, à trois jours des élections cantonales. Il en a profité pour annoncer qu’il réinjecterait des crédits dans le programme, sans dire quand ni combien.

Je me rappelle parfaitement qu’il a déjà fait le même genre de promesses, entre les deux tours de l’élection municipale de 2008 à Marseille. Notre capitale départementale attend toujours les millions d’euros alors promis.

Au-delà de cette péripétie, dont l’importance, quoique réelle, est somme toute locale, je mesure que l’inauguration de L’ENSOSP intervient à un moment particulier de l’histoire du monde qui marquera, je l’espère, un tournant dans l’évaluation et la prise en considération des risques.

De notre environnement s’épanouit la vie.

J’adresse à l’ENSOSP mon attachement, mon soutien constant et tous mes vœux de réussite.

Avec Ingrid Betancourt, ne pas rompre le combat incessant pour la liberté

Vendredi 4 juillet 2008

m58_0025-b.JPGChers amis,

Ingrid Betancourt est enfin libre. Son calvaire, celui de ses enfants, de sa famille, de ses proches est terminé au terme de 2401 jours de captivité.

Je veux, simplement et chaleureusement, redire ici l’émotion et le bonheur que j’ai ressenti quand j’ai découvert les premières images, mercredi soir, des images qui nous la montraient en bonne santé, effectuant ses premiers pas de femme libre au terme d’une opération militaire menée par l’armée colombienne.

Ingrid n’était pas la seule otage de la guérilla des F.A.R.C. Elle n’était pas la seule victime d’un pays écrasé par les trafiquants de drogue. Elle n’a pas été la seule à être libérée jeudi. Il reste encore beaucoup d’otages anonymes, parfois oubliés….

Mais Ingrid était devenue un symbole. Un symbole de liberté, de courage, de résistance à l’oppression pour tous ceux qui n’acceptent pas l’injustice, le racket et la terreur de guérilleros devenus narco-trafiquants.

Je suis heureux d’avoir, ce matin, procéder au démontage de cette image qui est installée dans l’Hôtel du département depuis le mois de septembre 2003. Ingrid sera très certainement des nôtres dans quelques semaines, mais je ne voulais pas attendre sa visite pour procéder à ce geste important.

Cinq années durant, les milliers de visiteurs qui circulent dans cet atrium, l’ensemble des agents du Conseil général, ont participé, à leur manière, avec nous, avec vous, à cette chaîne de l’espoir.

L’opération qui a favorisé la libération des quinze otages, est une double leçon.
La première, est terriblement importante dans notre société où nos valeurs et nos certitudes vacillent souvent : l’engagement, la volonté et le courage ne sont jamais inutiles.

La seconde est tout aussi importante, mais ô combien évidente : il ne faut jamais chercher à pactiser avec les ennemis de la liberté et les adversaires de la démocratie.

Ces deux leçons, ces deux certitudes, je l’avoue, sont les axes sur lesquels je fonde mon action et mes engagements.

Alors, permettez-moi de le redire : le goût de la liberté, cette liberté que doivent aussi recouvrer celles et ceux qui restent prisonniers est le plus beau message l’on peut adresser à ceux qui se laissent parfois tenter par le découragement.

Avec le Club de la Presse, qui a été un des fers de lance de la mobilisation en faveur d’Ingrid et avec qui nous nous étions aussi mobilisés pour Florence Aubenas, avec les comités locaux que nous avons reçus à de nombreuses reprises dans ces murs, avec Astrid Betancourt qui a été à l’honneur de la journée de la femme en 2005, saluons le retour parmi nous d’une combattante.

La Colombie est à reconstruire et je suis certain qu’Ingrid entend, très vite, jouer pleinement le rôle que de faux révolutionnaires l’ont empêché de jouer.

Et continuons, ensemble, à nous mobiliser pour les idéaux que porte cette femme courageuse.

Nous avons gagné une bataille, mais la mobilisation doit continuer.

En Colombie, au Proche-Orient, en Afrique, aux marges de la Russie et dans certains des anciens pays du bloc communiste, notre vigilance ne doit pas être prise en défaut.

Sachez, mes amis, que je serai toujours aux avants postes pour ce combat incessant, exigeant, mais ô combien passionnant et toujours nécessaire.

Le combat pour la liberté et les droits de l’homme.

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