Hier soir, à Allauch, le traditionnel repas républicain de la Fédération des Bouches-du-Rhône a rassemblé plus de 600 militants socialistes.
Jean-Noël Guérini a présenté le projet de la majorité départementale qu’il conduit pour les élections cantonales des 20 et 27 mars. Un projet ambitieux et réaliste, où l’action sociale, le développement des services publics et l’environnement sont très présents.
Il a aussi profité de ce moment fort de la campagne pour revenir sur les affaires qui touchent son frère.
Très offensif, le sénateur et président du Conseil général a annoncé qu’il avait porté plainte pour « violation et recel du secret de l’instruction ». Vous trouverez ici l’intégralité du discours prononcé.
Je tiens à saluer mon ami Roland Povinelli, sénateur maire de cette belle ville d’Allauch. Je salue également les parlementaires socialistes et l’ensemble des élus qui assistent à cette rencontre.
Tout en remerciant Roland pour la qualité de son accueil, je veux aussi saluer les militants et les sympathisants socialistes, du Parti Radical de gauche et du Mouvement Républicain et Citoyen, des hommes et des femmes enthousiastes, dynamiques et mobilisés pour le rendez-vous du 20 mars, pour le rendez-vous du premier tour des cantonales.
Nous avons devant nous 31 jours, pour faire entendre notre voix, pour aller au devant des habitants des Bouches-du-Rhône, pour aller vers la victoire du Parti Socialiste et de la gauche !
Nos candidats sont sur le terrain depuis plusieurs semaines et leur campagne nous laisse espérer une belle moisson.
Dans moins de cinq semaines, lors d’une élection où nous devons d’abord mobiliser notre camp, nous allons permettre aux habitants de Marseille et du département de dire leur attachement à la majorité qui gère le Conseil général.
Ils diront, haut et fort, que les conseillers généraux socialistes et radicaux, et demain du Mouvement Républicain et Citoyen doivent continuer à travailler, pour l’emploi, pour l’éducation, la solidarité, la culture et le mouvement associatif.
Cette majorité qui gère avec justesse et rigueur le Conseil général, elle est forte d’un bon bilan.
Chacun, dans les Bouches du Rhône, peut le mesurer.
Mais elle est aussi et surtout rassemblée autour d’un projet, d’une vision, d’une ambition !
Protéger et agir. Protéger et construire. Protéger et préparer l’avenir. Voilà notre fil rouge.
Notre projet n’est pas celui de la droite qui collectionne les échecs et dresse les Français les uns contre les autres.
Ce projet rassemble, il rappelle nos choix, nos engagements, nos valeurs, tout en ouvrant des perspectives.
Une fois de plus, un article publié ce mardi 15 février, en page 14 du « Parisien – Aujourd’hui en France », repris par de nombreux médias rend publics des éléments d’une instruction judiciaire en cours, au mépris du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence.
Alors que j’ai écrit au Procureur de la République de Marseille il y a plusieurs semaines pour lui demander de prendre toutes les mesures pour que cette affaire cesse d’être exploitée publiquement grâce à des fuites difficilement explicables, je remarque qu’aucune mesure n’a été prise pour que l’instruction judiciaire puisse enfin se dérouler normalement et sereinement.
Je constate qu’une nouvelle fois, des écoutes téléphoniques, dont on nous dit qu’elles viennent « tout juste d’être versées au dossier », sont sorties de leur contexte et publiées sans aucune précaution, ni vérification.
Je souligne que Michel Tonon, maire de Salon de Provence et Président de l’Agglopole a catégoriquement démenti une quelconque intervention de ma part dans ce dossier et il a apporté des précisions sur le fond qui démontrent incontestablement ses propos. De même, le directeur général des services de l’Agglopole a confirmé qu’à aucun moment, je ne suis intervenu dans ce dossier au profit de mon frère.
Je le répète, en ce qui me concerne je ne me suis jamais mêlé de cette affaire, ni de près, ni de loin.
Je regrette les approximations et les amalgames relayés par la presse.
Je note également que Mme Violette Lazard, journaliste au « Parisien », avait déjà dans un article publié le 3 février, annoncé, à tort, la mise en examen de fonctionnaires du Département.
J’en arrive à m’interroger aujourd’hui sur l’utilisation médiatique et politique de cette instruction et sur les objectifs poursuivis par ceux qui n’hésitent pas à bafouer les règles qui président au bon fonctionnement de la justice afin d’essayer d’influer sur le choix des citoyens, alors que nous sommes à six semaines des élections cantonales
Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.
Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).
Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.
Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.
Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.
Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.
Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.
Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.
Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.
Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec 2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.
Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.
Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.
Au plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.
Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.
J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.
Pour compléter le billet que j’ai publié ce matin concernant l’organisation de ce grand événement que sera Marseille-Provence 2013, je tiens à vous informer de la lettre ouverte que nous avons fait parvenir aujourd’hui à Jean-Claude Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille.
Vous l’aurez noté, le titre de ce blog est « Donnons-nous la parole » et, dès son lancement, voilà plus de deux ans, l’édito donnait le ton. Je titrais : « Ensemble!« . Non sans ajouter, dès la première phrase, « je ne crois pas que l’on a raison tout seul, parce que l’action politique est faite de dialogues permanents ». Nous y voilà.
Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous avons gagné la candidature de capitale européenne de la culture. Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous réussirons à faire de ce projet une réussite internationale. Je dis « nous », parce que c’est d’abord un projet de territoires.
C’est d’ailleurs pourquoi Michel Vauzelle (président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur), Eugène Caselli (président de la Communauté urbaine Marseille Provence métropole), Hervé Schiavetti (maire d’Arles), Daniel Fontaine (maire d’Aubagne), Roger Meï (maire de Gardanne), Paul Lombard (maire de Martigues), Michel Tonon (maire de Salon-de-Provence), et moi-même avons décidé, ensemble, de l’adresser au sénateur-maire de Marseille.
En voici la teneur :
» Ensemble, nous avons travaillé pour le succès de la candidature de «Marseille Provence 2013» et cette unité a été l’élément déterminant favorisant l’attribution du label de «capitale européenne de la culture» à un territoire.
La Ville de Marseille, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, les intercommunalités, plus de 120 communes allant de Toulon à Arles, auxquelles se sont associés les responsables culturels, économiques et universitaires, se sont retrouvés dans le projet défendu par Bernard Latarjet.
Nous avons prolongé cette démarche en décidant, à l’unanimité, du financement de cet événement et en confiant son organisation à l’association «Marseille Provence 2013», présidée par Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence.
Cette démarche, consensuelle, que les instances européennes ont souhaitée et recommandée, a été la clé de la réussite de «Lille 2004» ou de «Liverpool 2008». Elle sera celle de «Marseille Provence 2013.»
L’indépendance et l’autonomie de l’association, dans le respect des droits de chaque partenaire, demeure la seule garantie pour la mise en œuvre intelligente de ce projet.
Nul n’ignore les difficultés que nous devrons affronter pour relever les défis de 2013, qui sont autant l’affaire de la Provence que de Marseille. Dans ce contexte, comment ne pas s’inquiéter des récentes
déclarations publiques du conseiller municipal que vous avez charge? de la coordination, pour la Ville de Marseille, de cet événement? Comment accepter qu’il envisage, unilatéralement, de rompre avec la méthode de travail suivie depuis plus d’un an?
Il n’est pas envisageable que soit créé un «guichet unique» de la Ville de Marseille qui se substituerait au travail de l’association, et qui excluerait l’ensemble des partenaires qui portent désormais ce projet.
Si tel était le cas, le projet «Marseille Provence 2013» serait totalement dénaturé et le rôle de l’association, tout comme la compétence des équipes qui ont commencé à travailler, gravement remis en cause.
Face à cette situation, nous demandons au président Jacques Pfister de surseoir à toute initiative et de convoquer, le plus rapidement possible, un conseil d’administration exceptionnel de «Marseille Provence 2013» afin d’obtenir, clairement, que les règles fixées par tous soient respectées et définitivement avalisées : un seul projet, une seule gouvernance. Ce projet ne mérite pas de polémiques stériles et nous sommes tous conscients des enjeux qu’il porte pour le développement et le rayonnement de Marseille et de la Provence.
C’est avec impatience que nous attendons les explications que vous pourrez nous apporter et qui, nous le souhaitons, devront rassurer l’ensemble des partenaires et acteurs culturels qui croient et espérent en «Marseille Provence 2013».
Ensemble, continuons à assurer le succès de Marseille-Provence 2013
Jean-Noël Guérini a été réélu, hier, à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône. A cette occasion, il a prononcé ce discours cadre, (vous pouvez retrouver ses propos en vidéo en cliquant ici) :
« Mesdames et messieurs,
Mes chers collègues,
Permettez–moi de remercier très chaleureusement et très sincèrement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre Assemblée. Je tiens aussi à remercier les quelques 360.000 électeurs, qui, les 9 et 16 mars, ont manifesté, par leur vote aux élections cantonales, leur attachement à notre démocratie. Le taux de participation dans les cantons renouvelables, proche des 60%, témoigne d’un fort attachement au Département. Pour cela, plus que jamais, les élus que nous sommes doivent être dignes de la confiance des habitants des Bouches-du-Rhône.
A l’occasion de cette première séance publique de la nouvelle mandature, je tiens à féliciter les conseillers généraux qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et ont été réélus. Mme Lisette NARDUCCI, messieurs Henri JIBRAYEL, Claude VULPIAN, Félix WEYGAND.
La majorité que j’ai le plaisir de diriger est également renforcée par ceux qui nous rejoignent dans cet hémicycle : Mme Danielle GARCIA, Mme Josette SPORTIELLO, Messieurs Rebia BENARIOUA, Denis BARTHELEMY, Jean–François NOYES, René RAIMONDI, Michel TONON, Frédéric VIGOUROUX.
Je veux également féliciter Mme Evelyne SANTORU et M. Daniel FONTAINE, qui ont été réélus et siègent aux côtés de MM. Gaby CHARROUX et Claude JORDA, qui rejoignent le groupe
communiste.
M. Maurice BRES, conseiller général non inscrit a été, lui aussi, réélu.
Je salue également Mesdames AYME BERTRAND, Martine VASSAL, Robert ASSANTE, Jean Pierre BOUVET, Roland CHASSAIN, Maurice DI NOCERA, Bruno GENZANA, André MALRAIT, Richard MIRON, également réélus. Ils siègent sur les bancs du groupe U.M.P., où ils ont été rejoints par Mme Sabine BERNASCONI.
Mais au moment où nous nous retrouvons, comment ne pas avoir une pensée pour ceux qui ont décidé de ne pas se représenter, comme Mme Jeanine PORTE, Messieurs Jean BONAT, Marc FRISICANO, Bernardin LAUGIER, Francis PELISSIER et Fortuné SPORTIELLO.
Et nous ne devons pas oublier ceux pour qui le sort des urnes a été défavorable. Je veux parler de MM. Joël DUTTO, Richard MALLIE et Christophe MASSE. Je veux, ce matin, souligner la qualité du travail qu’ils ont effectué au sein de cette assemblée, et dans le respect de leurs différences, la manière dont ils se sont mis, durant leurs mandats, au service de la population des Bouches du Rhône.
Il nous appartient, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la mandature qui commence soit à la hauteur du riche débat démocratique qui s’est déroulé dans nos cantons et dans les communes du département. Lire le reste de cet article »