Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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La Provence du 22/09 – Jean-Noël Guerini : « je mourrai socialiste »

Lundi 24 septembre 2012

Entretien publié dans le journal La Provence du samedi 22 septembre 2012

 

Après un an de mise en  retrait, avez-vous vécu votre rencontre avec le Premier ministre à  Marseille comme un « retour en grâce » ?

Jean-Noël Guérini :  Certains voulaient effectivement m’éliminer. Mais j’étais, je suis et je  serai président du Conseil général au moins jusqu’en mars 2015. Et  puis, ma situation est-elle un sujet d’importance pour les Marseillais  qui souffrent ou sont sans emploi ? Ce sont eux qui comptent. J’ai pris  un certain recul, une distance il y a un an. D’aucuns en ont profité  pour faire comme si je n’existais plus. Ainsi sont les hommes et les  femmes avec leurs calculs, leur petitesse, leurs ambitions. J’ai  continué à travailler et le Conseil général ne s’est jamais arrêté de  fonctionner. C’est donc normal d’avoir pu participer aux consultations  avec le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault aurait pu vous ignorer comme l’ont fait les socialistes depuis plus d’un an…

J.-N.G. :  J’y reviendrai. Nous avons discuté cinquante minutes. J’ai donné mon  accord pour un contrat d’objectifs sur les emplois d’avenir. J’adhère  totalement à la démarche sur la priorité des priorités qui est l’emploi  des jeunes. J’ai rappelé au Premier ministre que l’État doit prendre  toute sa part dans les politiques de solidarité. Le volet social coûte  1,2 milliard d’euros au Conseil général, dont 67 % à destination des  Marseillais. Dire que Marseille est une question d’intérêt national est  juste. Le Premier ministre a tendu la main. Mais attention à ne pas trop  discréditer l’image de Marseille.

En engageant 100  millions d’euros pour Marseille au lendemain du comité interministériel,  que vouliez-vous montrer ? Qu’il faudrait compter avec vous ? J.-N.G. :

Il  y a quatre ans, j’avais anticipé en engageant un plan quinquennal de  500 millions d’euros, dont la moitié pour la communauté urbaine. Depuis  deux mois, j’étais en discussion avec le maire Jean-Claude Gaudin pour  définir une aide globale en matière d’investissements. Il y a eu le  comité interministériel. J’ai devancé l’événement en faisant cette  annonce. Je propose un partenariat sur trois ans. Il concerne la  sécurité via la vidéo surveillance, l’investissement avec le bataillon  des marins pompiers, la rénovation avec les équipements culturels et  sportifs. Nous pouvons le faire, parce que le Conseil général n’est pas  endetté. Il est bien géré.

Cette proposition n’est-elle pas d’abord un effet d’annonce ? J.-N.G. :

Cette  aide complétera un plan quinquennal engagé à 60 %. Il n’y a pas d’effet  d’annonce. Ceux qui voudraient voir dans ce partenariat des intentions  cachées ou des visées secrètes pour les municipales 2014 se trompent. La  crise est là et fait des dégâts énormes. Et on ne va rien faire sous  prétexte qu’on aurait des visées politiques ?

Vous ne serez donc pas candidat en 2014 ?

J.-N.G. : Marseille  est un sujet d’intérêt national. Dans ce contexte, ma situation n’est  pas une urgence. D’ici 2014, 18 mois se seront écoulés. Nous avons le  temps d’y penser. Je n’ai jamais fermé de portes. Et puis la question du  cumul des mandats va naturellement se poser.

Vous privilégiez le Sénat ? J.-N.G. :

Chaque  chose en son temps. J’appliquerai les lois de la République. Je ne sais  pas. Je ne serai en aucun cas absent de la vie politique locale.

Vous sentez-vous seul aujourd’hui ?

J.-N.G. : J’ai  subi des comportements qui m’ont affecté. Des regards qui se  détournent. Des amis qui s’en vont, même si certains reviennent  aujourd’hui. J’en ai vu qui m’accompagnaient se mêler à la meute sans  discernement. Que mon nom soit sali, que ma famille ait subi un tel  déferlement de haine et de violence a été dur à supporter. J’ai vécu de  beaux exemples de trahison en ces périodes agitées. Ce qui m’a le plus  choqué, c’est le manque de lucidité de ceux qui ont cru transformer le  succès du PS en rampe de lancement local en n’ayant pas d’autre  programme que l’anti-guérinisme. Mais cela me rend plus fort.

Avez-vous un esprit de revanche ?

J.-N.G. : Ni haine, ni esprit de revanche. La haine se transforme en déraison.

À vous écouter, tout cela serait-il derrière vous. Mais le calendrier  judiciaire n’est pas clos et vos adversaires sont bien là…

J.-N.G. : Il  a fallu que j’arrive à un certain âge pour faire des procès à certains  médias. Je ne pense même plus à mon affaire. Je travaille beaucoup. Ce  qui m’a fait mal, c’est de ne pas participer à la campagne électorale  des présidentielle et législatives. Être mis en examen, c’est très dur,  surtout pour des chefs d’accusation aussi infamants. Je ne souhaite cela  à personne. Un mauvais roman-feuilleton s’est écrit, laissant croire  que j’aurais trahi pour des faits bassement matériels. J’ai fait l’objet  d’une mise à mort. Certains ont ouvert une chasse à l’homme, mis ma  tête à prix.

Vous n’avez pas l’impression d’y aller un peu fort ?

J.-N.G. : Je  ne suis pas comme Saint-Sébastien, je me défends. Je suis un citoyen et  je veux faire éclater la vérité. J’ai ma conscience pour moi. Beaucoup  me savent intègre et me font totalement confiance. J’ai des valeurs, le  soutien de ma famille et de mes amis.

Avez-vous commis des erreurs ?

J.-N.G. : J’ai commis des erreurs, comme tout le monde. Mais c’est surtout la jalousie des uns qui s’est transformée en haine.

Il y a un an, Harlem Désir était particulièrement vindicatif à votre égard. Or, le voilà patron du PS national…

J.-N.G. : Il  a pour feuille de route le rassemblement des socialistes et la  modernisation. Diriger le PS n’est pas facile et mon cas n’est pas la  priorité pour Solférino.

Les adversaires de Jean-David Ciot au PS des Bouches-du-Rhône l’accusent d’être trop proche de vous…

J.-N.G. : Jean-David  Ciot a fait un travail formidable en suivant à la lettre les  recommandations du rapport Richard. Trop proche de moi ? Tous ont été  proches de moi. Je les ai tous faits. Que l’on ne vienne pas me dire que  je manoeuvre en sous-main comme on l’a dit pendant les législatives.  Alors que j’ai soutenu tous les candidats PS. Certains se sont sentis  pousser des ailes ces derniers mois. Ils se sont servi de mes tourments  pour soigner leur notoriété. Qu’ils sachent qu’au prochain congrès  fédéral, je ne postulerai à aucune fonction dans les Bouches-du-Rhône.  Je veux être un simple militant socialiste. Plus personne ne pourra dire  que Jean-David Ciot est sous ma tutelle. J’aspire à d’autres  orientations politiques.

Si jamais le PS vous retirait son investiture, continueriez-vous en indépendant ?

J.-N.G. : Je  suis un homme libre dans mes positionnements tout en restant  socialiste. Je suis né socialiste, je mourrai socialiste. Il y a six  mois, certains ont signé mon acte de décès politique. Je suis toujours  là. Et pour de nombreuses années.

François TONNEAU

 

http://www.laprovence.com/article/actualites/jean-noel-guerini-je-mourrai-socialiste

 

 

 

Semaine Européenne de la Mobilité : le Conseil général avance !

Mercredi 19 septembre 2012

 

 

Chers amis,

A l’occasion de la « semaine européenne de la mobilité« , je veux rappeler l’implication constante du Conseil général des Bouches-du-Rhône en matière de transport innovant.

Trouver à chacun le bon moyen de transport, s’inscrivant à la fois dans une logique de développement durable et respectueux de l’environnement social et professionnel des usagers, est une priorité.

L’extension des lignes de tramway, de métro, l’aménagement de voies de bus en site propre, de pôles d’échanges, la créations de parcs-relais et la mise en circulation de bus à haut niveau de service (BHNS) permettront à terme une nette amélioration du service en fréquence, en temps de parcours et en accessibilité. Tout ces projets sont financés à hauteur de 150 millions d’euros par le Conseil général dans le cadre d’un partenariat avec la Régie des transports de Marseille et la communauté urbaine MPM.

Il faut continuer !

Je rappelle qu’avec plus de 9 millions de passagers annuels, le réseau CARTREIZE est un réseau de transport moderne, rapide et accessible à tous. De Marseille à Aix-en-Provence, d’Aubagne à la Ciotat, en passant par Vitrolles, Martigues, Salon-de-Provence ou bien Arles, le réseau départemental comprend 38 lignes régulières, dont une dizaine de navettes par autoroutes.

Enfin, j’ai souhaité mener un véritable travail de fond sur la question des transport et de la mobilité dans les Bouches-du-Rhône. Dès 2009, j’ai pris l’initiative de créer un Syndicat Mixte des Transports pour fédérer les principales autorités organisatrices de transport.

L’objectif était clair : harmoniser les transports collectifs, l’information et la billetterie pour simplifier la vie des usagers.

En effet, la vie moderne appelle et impose la mobilité. Il n’est donc pas concevable d’accumuler sur un trajet plusieurs titres de transport entraînant chacun un coût majoré.

Réunir autour d’une même table, à intervalles réguliers, tous les acteurs du transport collectif dans le département n’a pas été facile. Cela nous a permis néanmoins de converger progressivement vers un modèle de ticket unique : un seul ticket, un seul prix, pour un réseau unique de transport.

Deux ans après la carte Transpass, j’aurais le plaisir de lancer bientôt la nouvelle carte TICKETREIZE qui permettra de voyager sur tout le réseau CARTREIZE mais aussi sur l’ensemble des réseaux de transport public du Département : RTM, Transmétropôle, Aix-en-Bus, CPA, Ulysse, Libérius, Envia&Vous, Bus de l’Etang-de-Berre, Bus de l’Agglo.

Cette avancée conséquente vers une uniformisation des tickets et des prix est le fruit de trois années de travail. En définitive, je suis fier d’avoir été, d’une certaine façon, précurseur sur ce qui constitue l’un des axes majeurs du fait métropolitain. Reste à transformer l’essai, en évitant, si possible, les constructions technocratiques éloignées de la vie quotidienne de chacun.

Ce travail a été doublement utile, d’abord par les améliorations qu’il apporte aux usagers des transports collectifs, ensuite parce qu’il corrobore l’idée qu’une coopération efficace entre différents organismes de coopérations intercommunales ne peut se concevoir sans méthode, persévérance et confiance mutuelle.

Demain, cet exemple devra être étendu à d’autre secteurs clés.

J’en suis convaincu : encourager toutes initiatives allant dans le sens de la mutualisation et de l’efficacité des services rendus aux populations est le défi que les collectivités locales du large périmètre marseillais ont à étudier ensemble, sérieusement et intelligemment.

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Noël Guerini : « Ce qui compte, ce sont les marseillaises et les marseillais.

Vendredi 14 septembre 2012

Cher amis,

J’intervenais en début de semaine dans la matinale d’Europe 1, interviewé  par Bruce Toussaint.

Je vous propose de découvrir cet échange.

 


Guérini: 100 millions d'euros pour Marseille par Europe1fr

Jean-Noël Guérini : « 100 millions d’euros pour Marseille »

Vendredi 7 septembre 2012

 

Chers amis,

J’ai annoncé, ce vendredi, dans la matinale de France Bleu Provence, ma volonté de soumettre aux conseillers généraux un projet de partenariat de 100 millions d’euros avec la ville de Marseille.

Ce plan est destiné à améliorer, rapidement, les conditions de vie des Marseillaises et des Marseillais en dégageant des moyens qui viendront accompagner les annonces effectuées par le Premier ministre, à l’issue du conseil interministériel du jeudi 6 septembre, consacré à Marseille et l’agglomération marseillaise.

Prenant en compte les questions de sécurité et de vie quotidienne, il appuiera fortement la politique actuellement initiée à Marseille en matière de vidéo surveillance. Il intègrera aussi une aide au bataillon des marins pompiers et comprendra également un plan de rénovation des équipements sportifs et culturels.

Ce plan prolonge et renforce la politique active du Conseil général en faveur de Marseille. Elle permet déjà le financement des travaux de semi-piétonisation du Vieux-Port, le prolongement du métro, la L 2, la couverture du stade Vélodrome ou encore le soutien dynamique de l’ensemble des projets liés au rendez-vous de Marseille-Provence 2013.

Pragmatique et concret, ce partenariat, préparé depuis plusieurs semaines, entend, très rapidement, favoriser l’avancement de dossiers précis, afin de répondre aux attentes des Marseillaises et des Marseillais confrontés à une crise profonde et durable.

Politique générale du gouvernement Ayrault : la France est sur les bons rails

Mercredi 4 juillet 2012

Chers amis,

J’ai assisté hier, au Sénat, à la déclaration de politique générale du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lue par le numéro deux du Gouvernement, Laurent Fabius. Je veux vous dire brièvement que la feuille de route que s’est fixée le Gouvernement est d’une grande rigueur et ne manque pas d’ambitions.

Dans un contexte de croissance revue à la baisse (0,3% pour 2012 et environ 1,2% pour 2013, contre 0,7% et 1,7% auparavant prévus), la lutte contre la dette, qui atteint près de 1.800 milliards d’euros, est érigée au rang de priorité, au même titre que l’emploi, car selon Jean-Marc Ayrault  « une France endettée est une France dépendante« . La dette, c’est moins d’écoles, moins de crèches, moins d’hôpitaux, moins de transports publics…

C’est une bonne chose. On ne peut pas développer des mesures de développement économique et d’aide sociale si on n’a pas de solides et saines bases financières.

Il a aussi déclaré vouloir  « installer le changement dans la durée, (…) prendre le temps d’écouter, d’évaluer, de décider, de faire partager, condition même du changement« . C’est la bonne méthode, après l’agitation de ces dernières années, et l’immobilisme des années précédentes, la France doit avancer, avec fermeté et vigueur, tout en associant les partenaires sociaux, les élus et les corps constitués aux discussions importantes.

Concernant la réforme territoriale, il a annoncé l’abrogation de la loi instituant le conseiller territorial et la réforme du mode d’élection des conseillers généraux. C’est heureux et je m’en réjouis. Je n’ai cessé, ces derniers mois, de démontrer combien la réforme des collectivités locales portée tambour battant par le gouvernement Fillon était en réalité « une régression territoriale. »

Il a appelé de ses vœux « que l’État et les collectivités locales mènent une action plus lisible, plus efficace, et moins coûteuse« . Les collectivités prendront naturellement leur part de l’effort national de redressement des comptes publics, avec davantage d’autonomie et de responsabilité, dans le cadre d’un pacte financier négocié avec l’État.

C’est une nouvelle preuve de la constance du président de la République et de son gouvernement qui ont toujours annoncé vouloir donner davantage d’autonomie aux collectivités locales dans le cadre d’une grande réforme de décentralisation négociée.

Or, les collectivités locales engagent 70% de l’investissement public dans notre pays. Elles doivent être soutenues et j’ai confiance en Marylise Lebranchu pour mener à bien les réformes qui permettront aux collectivités territoriales de trouver une place plus efficace dans l’organisation de la vie publique de notre pays.

C’est le début d’une belle aventure. Difficile mais plus juste, plus durable aussi. Jean-Marc Ayrault et son équipe tiennent le bon cap et proposent les bonnes méthodes pour redresser la France et soutenir les Français.

Bouclier fiscal : les mensonges répétés ne font pas une vérité

Mardi 26 juin 2012

Chers amis,

Souvenez-vous. Il n’y a pas si longtemps, jusqu’en mai dernier, pendant l’élection présidentielle, on en a parlé. Le Parti socialiste avait chiffré à 500 millions d’euros par an le coût du bouclier fiscal instauré par Nicolas Sarkozy pour empêcher les plus riches de nos concitoyens d’être taxés à plus de 50% de leurs revenus.

François Hollande avait alors annoncé son intention du supprimer cet avantage inconvenant qui, de surcroît, grève fortement le budget de l’État.

Cris d’orfraie de la droite. Nous serions des inconscients, une remise en cause du bouclier fiscal ferait fuir les grandes fortunes, nous aurions largement surévalué son coût… Las. Une note confidentielle du fisc, parue aujourd’hui dans le quotidien Le Parisien, estime à 735 millions d’euros le manque à gagner dû au bouclier fiscal en 2011 et l’estimerait à 120 millions supplémentaires (soit 850 millions) en 2012 et 2013

Nous avions donc raison, ils avaient tort.

Pire. Ils avaient tort et ils ont menti. La note du patron des Impôts, qui met en avant « une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés », a été délivrée à la ministre UMP du budget Valérie Pécresse le 5 avril, soit presque 3 semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle…

Ils savaient que le bouclier fiscal coûterait dès cette année 200 millions de plus que ce que le PS avait chiffré. L’UMP, et à sa tête le président sortant, ont menti sans vergogne en cachant aux Français cette réalité de leur politique.

Il coûte 735 millions d’euros en 2011, argent qui aurait pu servir aux Français les plus en difficulté dans cette période de crise, ou aux petites et moyennes entreprises pour continuer de créer de la richesse et des emplois.

Dans les Bouches-du-Rhône

Dans notre département, comment peut-on prendre au sérieux Mme Bernasconi qui, hier, en séance plénière du Conseil général demandait des états généraux de la solidarité ? Ce sont les mêmes qui, au sommet de l’État, cachaient la vérité pour continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches, et qui à Marseille donnent… des leçons ?

Je suis heureux de constater que, d’une part la vérité peut triompher et, d’autre part, que le travail et la compétence sont encore respectés. J’en veux pour preuve le vote hier sur le compte administratif et le budget supplémentaire qui salue la saine gestion et la rigueur de ma majorité au Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Hier m’a apporté cette certitude. Aujourd’hui l’actualité me donne raison, en même temps qu’à ma famille politique. Si je me réjouis de cette conjonction de nouvelles qui me confortent, politiquement et intellectuellement, je sais que c’est dans le travail, le travail, le travail, que résident les solutions.

C’est ce que je continuerai de faire, à la tête d’une institution qui est désormais parmi les mieux gérées de France, l’une des moins endettées et qui investit 500 millions d’euros par an en faveur du développement local. Ni plus, ni moins.

À ceux qui aiment la vérité

Lundi 16 avril 2012

Chers amis,

Vous avez été nombreux ce week-end à m’alerter sur un article paru sur le site lyoncapitale.fr, daté du 13 avril et qui, sous le titre « Michel Mercier et les magistrats : le divorce est consommé », mettait en cause la tentative de mainmise du gouvernement sur la justice de notre pays.

Un paragraphe a attiré particulièrement l’attention sur mon cas :

Avec Nicolas Sarkozy, les interventions auprès des magistrats s’accélèrent

Ailleurs, heureusement, certains sont plus bavards. Marseille n’a rien à envier à Paris ni à Nanterre. Dans le climat d’interventions politiques dénoncées par l’USM, une magistrate du tribunal de grande instance de Marseille, jointe par téléphone et qui souhaite conserver l’anonymat, confie qu’“il y a eu des interventions téléphoniques du cabinet du ministre de la Justice dans des dossiers mettant en cause Michel Vauzelle ou Jean-Noël Guérini… Ces interventions n’ont rien d’illégal puisqu’il s’agissait d’instructions pour poursuivre et non pour classer…”

Cette nouvelle révélation dans le dossier Guérini, où le sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été mis en examen le 8 septembre pour “association de malfaiteurs, prise illégale d’intérêt, trafic d’influence” dans une affaire de malversations présumées sur des marchés publics, laisse perplexe.

D’autant plus que “le procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Jean-Marie Huet, a choisi de ne pas transmettre la requête de dépaysement présentée par les avocats de l’élu à la Cour de cassation”, selon la magistrate. Coïncidence ? Jean-Noël Guérini, qui est loin d’être un enfant de chœur, a toujours affirmé “être victime d’une manipulation politique de la majorité”.

 

Depuis plusieurs mois, je me suis étonné des fuites et des rumeurs savamment distillées à la presse par des sources proches de l’enquête. J’ai demandé plusieurs fois le dépaysement de l’affaire, ce qui m’a été refusé. Je comprends mieux désormais pourquoi, alors que les violations à répétition du secret de l’instruction plaidaient pour un transfert vers une juridiction moins exposée médiatiquement.

Je le répète depuis le début de l’instruction : je souhaite que la justice fasse son travail de manière sereine et indépendante. Je n’ai rien à cacher, je n’ai pas trahi la confiance de mes concitoyens. J’espère, pour moi mais aussi pour l’ensemble des Français, qu’un nouveau président et un nouveau gouvernement garantiront enfin, d’ici 15 jours, l’indépendance de la justice, la sérénité et la liberté des magistrats.

Pour qu’enfin, comme je le répète inlassablement, la vérité éclate.

Source : http://lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Justice/Michel-Mercier-et-les-magistrats-le-divorce-est-consomme
 
 

Aménagement du Vieux-Port : c’est parti !

Jeudi 22 mars 2012

Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.

Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.

Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »

Jean-Noël Guérini : Levée d’immunité parlementaire, « Une décision sans surprise »

Vendredi 16 mars 2012

Le bureau du Sénat a décidé, ce mercredi 15 mars, de donner une suite favorable à la demande du juge Duchaine et a levé partiellement mon immunité parlementaire.

Cette décision du Sénat ne consiste en rien en un jugement sur le fond du dossier et sur l’exactitude des faits qui pourraient m’être reprochés.

J’indique que je n’ai jamais demandé à être protégé d’une quelconque manière et je souligne que cette demande consistait uniquement à « me contraindre à répondre aux questions du juge » dans la « mesure où cela apparaitrait nécessaire ».

J’ai déjà répondu aux convocations du juge et je continuerai à le faire, sans qu’il soit besoin de m’y contraindre.

Par ailleurs, faut-il rappeler que je  bénéficie de la présomption d’innocence, comme tout citoyen.

C’est bien évidemment au juge que je réserve mes réponses et si, aujourd’hui, je souhaite être immunisé contre quelque chose, c’est bien contre la rumeur, la bêtise et la désinformation qui permettent à certains d’instruire sur la place publique des procès à charge, au mépris du fonctionnement serein de la justice.

Jean-Noël Guérini : «Que la vérité éclate !»

Mardi 13 mars 2012

Chers amis,

Comme je l’avais indiqué lors de mon rendez-vous avec la presse, le 5 mars dernier, je viens d’écrire au ministre de la Justice, Michel Mercier, au ministre de l’Intérieur, Claude Guéant  et au directeur général de la gendarmerie nationale,  Jacques Mignaux.

Ces courriers, je les rends aujourd’hui publics.

J’en attends des réponses claires.

Je n’ai rien à cacher. J’entends, sereinement, tout mettre en œuvre pour que la vérité éclate.

 

Lettre à M. Michel Mercier, Ministre de la Justice et des libertés

 

Lettre à M. Claude Guéant, ministre de l’intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités locales et de l’Immigration

 

 Lettre à M. Jacques Mignaux, Directeur général de la Gendarmerie nationale