Hier, les Français ont exprimé leurs inquiétudes sur les retraites, notamment à Marseille où la mobilisation a été forte. Alors que le chômage, la santé, l’éducation et la sécurité sont pour nos concitoyens des sujets prioritaires, pourquoi choisir d’aborder la réforme territoriale ?
C’est très simple : nous le faisons parce qu’il s’agit d’une même cause, du même sujet, d’un même combat. Quand nous nous mobilisons contre des textes rétrogrades, nous le faisons parce que les collectivités territoriales agissent dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas d’un côté, ce qui se passe dans les départements, les mairies ou les régions, et de l’autre, la politique nationale.
Dans ce combat, j’ai souhaité inviter Laurent Fabius à venir passer une journée dans les Bouches-du-Rhône. une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges. Depuis des mois, à l’Assemblée, sur le terrain et dans les médias Laurent a été un intervenant essentiel. Il a pris une part déterminante, en homme d’État qu’il est, pour mesurer avec finesse et précision, les dangers de ce mauvais projet de loi.
Comme lui, je pense qu’il ne s’agit pas d’une réforme, mais d’une régression dangereuse. Et, si d’aventure les projets du gouvernement n’étaient pas amendés, nous assisterions à un grand bon en arrière pour nos territoires, un grand bon en arrière pour les services publics de proximité. Ne tournons pas le dos à l’histoire ! Ne signons pas l’arrêt de mort de la décentralisation chère à Gaston Defferre !
C’est pourquoi j’ai souhaité organiser, hier matin, une rencontre avec les acteurs culturels du département à la Friche de la Belle de Mai afin de débattre ensemble des conséquence de cette « régression » sur le financement des associations culturelles, sur celui de la création artistique aussi. Car, faute de moyens, d’ambition, le pays va perdre son identité culturelle. Cette réforme va briser net 25 ans de travail et de prise de conscience.
Dans un deuxième temps, nous nous sommes rendu à la Mini-Halte Vallier pour une rencontre avec le personnel et aborder les conséquences de la réforme Morano sur les services publics de la petite enfance. A la suite de quoi nous avons dialogué avec les employés de La Poste du 8e arrondissement de Marseille. Là aussi, un service public gravement menacé…
Plus tard, à Miramas, c’est avec plaisir que nous avons rencontré les militants PS de la ville autour d’un pot de l’amitié, avant de conclure la journée à Salon-de-Provence par un grand débat avec les élus locaux des Bouches-du-Rhône sur la réforme territoriale elle-même.
Il en ressort que cette recentralisation s’accompagne du gel des dotations et de l’étranglement financier des collectivités à travers la suppression de la Taxe professionnelle. Or, ce sont elles qui assurent plus de 70% de l’investissement public. C’est donc la fin d’un certain modèle de démocratie locale qui organisait une relation privilégiée entre les élus et les citoyens.
Par ailleurs, ce texte prépare l’émergence de nouvelles inégalités fiscales qui risquent, demain, de peser sur les ménages. Enfin, loin d’une simplification supposée du « mille-feuille », le projet de loi le rend encore plus illisible et plus complexe.
Une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges disais-je. Une journée de mobilisation bien nécessaire !
Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.
Voici son discours in extenso.
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Chers amis,
Chers camarades,
C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.
Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.
Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.
Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.
Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !
Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.
Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.
Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.
Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…
En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?
Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !
Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !
Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.
Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.
D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !
Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.
Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.
Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »
Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.
Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.
Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.
Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?
Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.
Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.
Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »
Mardi prochain, cinq sénateurs de gauche effectueront leur rentrée parlementaire au Sénat.
La liste que j’ai eu l’honneur et le plaisir de conduire a rassemblé 1686 suffrages des grands électeurs des Bouches-du-Rhône sur les 3061 que comptent le département.
Je veux remercier les citoyennes et les citoyens qui m’ont accordé leur confiance et qui ont voté pour faire gagner les Bouches-du-Rhône.
Ce résultat, qui vient ponctuer une bonne année électorale pour la gauche dans le département des Bouches-du-Rhône, est d’autant plus remarquable que depuis 1998, les mairies d’Aix-en-Provence, La Ciotat et Trets ont basculé à droite.
Après l’échec de la Communauté Urbaine de Marseille, ces résultats confirment le déclin du sénateur maire de Marseille qui n’a mobilisé que 1182 grands électeurs.
C’est un avertissement clair et net pour la droite et le gouvernement dont la politique renforce les inégalités et les injustices sociales.
Les 504 voix d’avance de ma liste, qui a transcendé les clivages politiques, récompensent le travail accompli au cours de ces dernières années.
Je suis heureux de saluer Isabelle Pasquet, Roland Povinelli, Samia Ghali et Serge Andréoni qui sont désormais sénateurs des Bouches-du-Rhône.
Au terme de ce long marathon électoral, je remarque que le rassemblement, le dynamisme et le travail ont payé.
Nous avons beaucoup à faire pour ce département.
Dès demain, nous nous efforcerons d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des habitants des Bouches-du-Rhône.
Elles sont compréhensibles, dans une époque troublée.
Plus que jamais nous devons être aux côtés de ceux qui s’interrogent sur leur avenir.
Plus que jamais, j’entends me mobiliser pour faire gagner Marseille et les Bouches-du-Rhône, pour faire gagner tous les habitants de ce département.
A l’occasion du dépôt officiel en Préfecture de sa liste pour les Sénatoriales, ce matin, jean-Noël Guérini a tenu à rencontrer la presse. Avant de se soumettre au traditionnel jeu des questions/réponses, il leur a tenu ces propos :
» Mesdames, Messieurs les journalistes,
Dans neuf jours exactement, 3062 grands électeurs désigneront les huit sénateurs qui représenteront les Bouches-du-Rhône au Palais du Luxembourg durant les six prochaines années. Huit sénateurs, six ans…
Ces chiffres résument rapidement deux modifications de cette élection, qui a été repoussée d’un an, en raison du calendrier électoral de l’année 2007. Il y aura, en raison des évolutions démographiques, un sénateur de plus dans notre département, et la durée du mandat a été réduite de trois ans.
Bien évidemment, je reviendrai dans quelques instants sur le contexte politique dans lequel se déroule ce scrutin. Mais avant toute chose, permettez-moi d’insister sur les véritables enjeux de l’élection.
Je tiens à rappeler que, selon les termes de la Constitution de 1958, elle assure la représentation des collectivités territoriales de la République. Mais il est aussi une assemblée où se discutent et se votent les lois de la République.
Au cours de mes dix premières années de mandature, j’ai mesuré l’importance de cette mission. Et je sais aussi que le Sénat est une tribune où bien des causes peuvent être défendues, tant dans les domaines de l’aménagement du territoire, que du développement économique et de la protection de l’environnement.
C’est en étant sur cette ligne que je conduis, pour l’élection du 21 septembre, une liste de rassemblement, composée à parité d’hommes et de femmes, maires, élus, attentifs aux préoccupations des habitants du département et soucieux de défendre notre identité et le développement harmonieux de notre territoire.
L’expérience, la sagesse, le dynamisme et l’innovation, ces hommes et ces femmes ont prouvé, ici, quelles étaient leur ligne de conduite. Il en ira de même à Paris pour mes colistiers que je suis heureux de vous présenter :
-Isabelle Pasquet,
-Roland Povinelli,
-Samia Ghali,
-Serge Andreoni
-Janine Ecochard
-Michel Amiel
-Magali Giovannangeli
et
Jean-Pierre Maggi et Florence Masse comme suppléants.
Notre souci, notre combat, notre engagement, ce sont les Bouches–du– Rhône et les 119 communes qui composent un département qui a connu de nombreux changements ces dernières années.
A nous de les accompagner intelligemment, tout en sachant rester à l’écoute de ceux et celles qui s’interrogent sur les effets de ces évolutions.
Notre engagement sur le terrain est le meilleur des gages que nous pouvons apporter aux électeurs et nous avons prouvé, depuis des années, que nous sommes véritablement à l’écoute des maires, des élus locaux et de l’ensemble de la population.
Je tiens donc à dire clairement que cette élection n’est pas un troisième round des municipales et des cantonales. Et la campagne que nous menons, d’ailleurs, ne se place pas sur ce terrain.
Je prends acte de la division des Verts qui ont décidé finalement de présenter une liste séparée aux prochaines sénatoriales.
Nous avions trouvé, il y a quelques heures de cela, un partenariat avec nos amis écologistes. Ce matin même, lors de ma conférence de Presse, Marianne Moukomel, présidente des Verts des Bouches-du-Rhône, était présente et a pris la parole pour dire combien ce partenariat était sérieux et durable.
Il était fondé aussi sur un constat politique simple : le maintien de leur liste comportait, au vu des résultats qui s’annoncent très serrés, un risque de donner un siège supplémentaire au vice-président du Sénat.
Malgré cela, la direction nationale des Verts a décidé de déposer une liste autonome dans les Bouches-du-Rhône.
J’ai bien pris note de ce revirement de dernière minute et des propos de bon sens de Marianne Moukomel à l’AFP : « Donner un siège en plus à Gaudin, je trouve cela dommageable. C’était le sens de notre retrait sur lequel un certain nombre de personnes locales et au national sont revenues. Je me mets en retrait. »
Malheureusement, les Verts sont divisés, j’en prends acte. Pourtant, je voudrais m’adresser aux grands électeurs écologistes pour qu’ils sachent que cette décision parisienne risque de donner un siège supplémentaire à la droite, puisque l’élection se jouera à quinze voix !
Je n’avais rien demandé aux Verts, je les ai rencontrés à leur demande.
Dont acte…
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20h 05, vendredi 12 septembre. (posté par l’administrateur)
Nous venons de recevoir la lettre de Marianne Moukomel adressée aux grands électeurs écologistes du département et soutenant clairement la liste « Faire gagner les Bouches-du-Rhône » de Jean-Noël Guérini. En voici le contenu :
Aux Grandes Électrices,
Aux Grands Electeurs des Bouches-du-Rhône.
Madame, Monsieur,
Comme vous le savez, en tant que Présidente départementale des Verts des Bouches du Rhône, j’avais accepté de conduire la liste des Verts pour les élections sénatoriales du 21 septembre.
La présentation de cette liste résultait d’un désaccord entre les formations politiques de gauche au niveau national.
Or, à Marseille et dans notre département, le réalisme plaidait pour un large rassemblement afin de ne pas courir le risque d’offrir un siège de sénateur supplémentaire à Jean-Claude Gaudin, qui entend faire de ce scrutin un référendum de soutien à la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy.
Cette unité, ce rassemblement, s’inscrivaient dans la droite ligne de la dynamique initiée lors des dernières élections municipales et s’imposaient d’autant plus que le vote du 21 septembre s’annonce particulièrement serré.
Aussi, au terme d’une concertation avec mes colistiers, j’ai rencontré, en présence de Bruno Cocaign et de Jean-Paul Charton, Jean-Noël Guérini, tête de liste de la liste d’union « faire gagner les Bouches du Rhône ».
Au terme d’une discussion responsable, nous avons considéré que le programme et la volonté de Jean-Noël Guérini s’inscrivaient largement dans les priorités et les valeurs que nous défendons avec les Verts : développement durable, soutien accru aux transports collectifs, défense et maintien des services publics dans le cadre d’une politique de développement équilibré des territoires respectueuse de l’environnement et attentive aux besoins concrets de nos concitoyens.
Ce dialogue et ces échanges nous ont conduit à choisir, lucidement et en toute conscience, de ne pas déposer notre liste et à prendre date pour les futures échéances locales, régionales et nationales. Nous avons alors, avec Bruno et Jacques prévenu nos colistiers qui, très majoritairement, nous ont apporté leur soutien.
Il a été décidé de privilégier une logique locale et d’annoncer par un communiqué notre volonté de ne pas déposer notre liste, ce qui a été fait vendredi matin.
Je regrette qu’au nom d’un réflexe identitaire et partisan, la direction nationale des Verts ait décidé de maintenir une liste.
J’ai donc décidé de me mettre en retrait.
Fidèle à nos engagements qui ont permis à la gauche d’enregistrer de bons résultats dans le passé, je continue à voir, au plan local, des raisons d’espérer.
Je souscris par ailleurs à la volonté de Jean-Noël Guérini, clairement exprimée, de privilégier les enjeux locaux et de dépasser dans un très large rassemblement les clivages politiques.
Pour toutes ces raisons, sans état d’âme, je soutiendrai le 21 septembre, la liste « Faire gagner les Bouches du Rhône avec Jean Noël Guérini ».
Cette liste de conditions constitue les priorités de la contribution « la ligne claire » dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims.
Ces points ont pour objectif d’être le socle d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.
C’est forts de notre expérience du pouvoir qu’il nous faut désormais «penser le monde en mouvement» si nous voulons reprendre le leadership dans le débat des idées. Lui seul nous permettra de gagner les batailles politiques futures.
Nous voulons que le Parti socialiste redevienne le parti de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous.
C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste.
Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de « réforme ».
Nous vous proposons qu’une majorité se dégage dans le Parti socialiste autour de quinze orientations.
1/ Défendre les libertés individuelles dans une société qui favorise les autonomies, mais en luttant pour l’égalité des chances et des droits car la liberté de quelques-uns ne peut limiter les chances de tous. L’égalité réelle femme / homme doit être un de nos objectifs prioritaires.
2/ Favoriser la créativité que permet l’économie de marché, mais en veillant à l’établissement de règles équitables dans le partage des profits entre travail, investissement et actionnaires. Renforcer la place des Etats et des services publics en France et en Europe pour le développement des biens publics (éducation, santé, sécurité, culture, nature).
3/ Réformer profondément l’Etat – Providence et les services publics pour y intégrer l’autonomie croissante des individus et la diversité des trajets; se mobiliser et se battre contre les nouvelles inégalités, sociales, générationnelles et territoriales sans jamais sacrifier les droits des minorités.
4/ Comprendre l’urgence écologique face aux défis du réchauffement climatique, de la crise énergétique et des mutations urbaines. Et chercher les opportunités de développement inscrites dans le développement durable.
5/ Affronter la mondialisation en maîtrisant la dérive financière de l’économie internationale grâce à de nouvelles régulations des échanges et des mouvements de capitaux. Assumer les responsabilités historiques de l’Europe vis-à-vis de l’Afrique.
6/ Soutenir la recherche et l’innovation et une stratégie économique offensive en affirmant le caractère essentiel des entreprises, y compris industrielles, pour l’avenir de notre pays.
7/ Construire le modèle social d’une société du travail et du plein emploi apte à accompagner chacun tout au long de sa vie, y compris dans les changements d’emploi et de métiers.
8/ Reconnaître la richesse des diversités locales. Pour cela, il faut franchir une nouvelle étape pour une véritable décentralisation, en simplifiant le « mille feuilles » institutionnel grâce, notamment, à une autonomie fiscale retrouvée et la clarification des compétences et un assainissement des compétences entre Etat et collectivités locales.
Les collectivités constituent l’outil premier d’investissement public. Ces évolutions permettront de dynamiser l’économie française, assureront un aménagement cohérent, équilibré et stratégique des territoires. Ce sont là les conditions d’un triptyque gagnant : Territoires locaux, Nations, Europe.
9/ Redonner du sens et un contenu politique concret et compréhensible à l’Europe en développant des politiques qui lui permettront de reprendre l’offensive dans le domaine économique pour préserver un modèle social de haut niveau. Cela passe par un soutien clair à la ratification du traité de Lisbonne. Relancer le parti socialiste européen pour en faire un acteur majeur de la vie de tous les Etats et de l’Union.
10/ Le congrès de Reims n’a pas pour objet de désigner un premier secrétaire qui serait le futur présidentiable. A l’heure actuelle, nul ne peut revendiquer ce statut.
11/ Renforcer les structures locales du PS sur une base régionale. Si les fédérations gardent leur importance, elles doivent êtres réunies dans des comités régionaux, dotés de véritables et nouvelles compétences.
12/ Mettre en place une direction nationale resserrée autour d’un premier secrétaire qui devra animer notre réflexion programmatique et notre travail d’opposition.
13/ Développer un parti de masse renouvelé par des propositions simples et pratiques :
- Généralisation de la carte à 20 euros pour ouvrir le PS au plus grand nombre.
- Organisation de conventions thématiques (regroupant militants, sympathisants, intellectuels et forces vives) correspondant à chaque délégation du secrétariat national.
- Préparation d’un programme de travail d’élaboration du projet du PS.
14/ Organiser une primaire de masse en prenant en compte les effets du quinquennat pour désigner le candidat de la gauche, les électeurs devant être inscrits sur les listes électorales.
De même, pour les scrutins locaux, sur la base des listes électorales, les sympathisants déclarés choisiront leur candidat aux élections uninominales, ainsi que les têtes de liste aux municipales ou régionales.
15/ Engager des négociations avec tous les partis de gouvernement qui souhaitent former une coalition électorale autour d’une plate-forme programmatique pour représenter une alternative à l’UMP.
La ligne claire Gérard Collomb – Jean Yves Le Drian – Vincent Feltesse – Jean Noël Guerini – Jean Germain – Manuel Valls.
Nous avons annoncé il y a plusieurs semaines notre intention de rédiger et déposer, une contribution générale dans le cadre de la préparation du congrès de Reims : « La ligne claire« .
Ce projet est né d’un constat et d’une inquiétude que je partage avec Gérard Collomb, maire de Lyon et Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux.
Et je suis heureux de voir que notre idée a fait son chemin, puisque nous sommes aujourd’hui rejoints par Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, Jean Germain, maire de Tours, Jean Besson, sénateur de la Drôme et de nombreux élus et militants.
Tout d’abord, que les choses soient très claires. Si nous nous sommes retrouvés, avec Gérard et Vincent, c’est bien parce que nous considérons que le parti socialiste est en danger : absence de ligne politique crédible, absence de discours audible, divisions, combat des chefs, querelles de personnes.
Je regrette, et le mot est faible, le décalage qui s’approfondit entre le local et le national et je m’inquiète de l’incapacité chronique du parti socialiste à être crédible et audible dans le débat politique, alors que nous gérons une majorité de communes, de départements et de régions.
Je l’ai dit à de nombreuses reprises au cours de ces derniers mois et je le réaffirme avec force cet après midi. Il n’est pas question pour nous de nous affilier à une quelconque écurie présidentielle.
L’heure est venue de construire un socle majoritaire, centrée sur nos valeurs de solidarité, de justice sociale, à l’écoute des changements du monde.
C’est pour cela qu’il n’y a pas de sujet tabou !
Notre démarche n’exclut personne.
Mais en même temps, je veux dire devant vous et devant témoins, ce que j’ai dit à de nombreuses reprises ces dernières semaines.
Pour moi, comme pour ceux qui nous rejoignent, il n’est plus question de chercher à faire croire que tout change pour que rien ne change.
Ce que je veux, c’est du courage, du dynamisme et de l’audace parce que le temps de l’immobilisme est révolu.
Il est évident que nous sommes face à un immense défi.
C’est notre ambition de le relever. Et notre contribution, qui sera déposée le 2 juillet, participera de ce mouvement.
La plupart d’entre vous savent que nous avons décidé, avec quelques camarades, de rédiger et déposer, ensemble, une contribution générale dans le cadre de la préparation du congrès de Reims : « La ligne claire« .
C’est un projet qui est né d’un constat et d’une inquiétude que je partage avec Gérard Collomb, maire de Lyon et Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux.
Mais avant d’évoquer le contexte dans lequel s’inscrit notre démarche, je précise que de nombreux élus et de nombreux militants se sont retrouvés dans notre initiative, notamment en Bretagne, dans le Var, les Hautes-Alpes, le Rhône, la Gironde, les Bouches-du-Rhône… Manuel Valls, Michel Vauzelle, Robert Alfonsi, Jean Germain par exemple nous ont rejoints, mais la liste de celles et ceux avec qui nous sommes en contact et avec qui nous travaillons serait trop longue à dresser ici.
Aucun d’entre-nous n’est candidat au poste de premier secrétaire du parti, ni même candidat putatif à celui de président de la République, ce qui nous donne une liberté de parole et d’initiatives sans égale. C’est dans cet esprit que j’ai rencontré ces derniers jours les prétendants « présidentiables » au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal entres autres, avec qui j’ai eu des explications très franches et directes, comme il convient entres amis, pour leur indiquer quel était le sens, l’objet et le projet de notre « Ligne claire« . Lire le reste de cet article »