Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘jn guerini’

Budget 2013 : « La lucidité n’empêche pas la responsabilité »

Vendredi 29 mars 2013

Ce matin, les conseillers généraux ont voté le budget 2013 du Conseil général des Bouches-du-Rhône : pour un département solidaire !

Et cette année encore, nos choix budgétaires témoignent de cette volonté  de travailler, d’innover, d’avancer, en ne perdant pas de vue ces objectifs qui, plus que jamais, nous guident : le développement solidaire des territoires, l’assurance que chacun trouvera une place digne et entière au sein de la société, l’évolution inéluctable du tissu économique et industriel, l’adaptation du cadre de vie à des enjeux inédits de mobilité, d’habitat et d’économie des ressources.

Lire le reste de cet article »

Une base pour un projet métropolitain

Vendredi 15 février 2013

 

Une base pour un projet métropolitain

Le projet métropolitain se construit chaque jour. Il ne se décrète pas ! C’est pour cela que j’ai signé la charte d’engagement en faveur de la création d’un réseau de transport départemental métropolitain qui desservira l’ensemble des bassins de vie du territoire.

Cette résolution commune a été signée par 106 maires dont 8 présidents d’EPCI lors de la première conférence territoriale qui se tenait jeudi 14 février aux Docks des Suds de Marseille.

Cet engagement préfigure un travail du fond sur la question des transports et de la mobilité dans les Bouches-du-Rhône. Elle s’inscrit également dans le prolongement des initiatives prises par le Conseil général depuis de nombreuses années. J’ai été, effectivement, à l’origine du syndicat mixte des transports, en 2009, n’en déplaise à ceux qui ont la mémoire courte !

Les constats restent aujourd’hui identiques. Nous devons, plus encore, harmoniser les transports collectifs,  créer une offre de transport homogène et attractive sur l’ensemble du territoire, pour simplifier les déplacements des usagers et offrir une alternative efficace au tout – voiture.

D’ici le 30 juin 2013, c’est à dire demain, les signataires s’engagent à lancer ce réseau de transport intégré dans le département.

Cette initiative montre, une fois de plus, que les maires et les Présidents d’EPCI ne privilégient pas le statu quo. Ils sont force de proposition pour nos territoires et privilégient l’opérationnel, afin de répondre aux attentes de leurs concitoyens.

Comme eux, je suis convaincu que c’est en renforçant nos échanges, en travaillant ensemble que nous parviendrons à construire collectivement un projet métropolitain, durable et solidaire, pour les Bouches-du-Rhône.

 

 

Rencontre avec Jean-Marc Ayrault : un entretien positif et constructif

Lundi 10 septembre 2012

 

Cher amis,

Au cours d’un entretien de 50 minutes avec le Premier ministre,  j’ai réaffirmé à Jean-Marc Ayrault la ferme volonté d’engager l’Assemblée départementale au côté du gouvernement dans le plan de bataille présenté à l’issue du conseil interministériel du 6 septembre.

Tout en rappelant que le partenariat de 100 millions d’euros sur trois ans proposé à la Ville de Marseille était d’ores et déjà orienté vers des propositions précises,  ce tour d’horizon complet m’a permis de préciser que le Conseil général n’entendait pas limiter son soutien à ce seul projet.

Ainsi un accord de principe a été donné sur la participation du Conseil général aux contrats d’avenir, dont l’application sera soumise à la signature d’un contrat d’objectif. Cette question m’a permis de rappeler que  l’Etat devait prendre toute sa place dans le cadre des politiques publiques de solidarité qui mobilisent des financements importants à Marseille.

J’ai par ailleurs  réaffirmé l’impérieuse nécessité d’aboutir rapidement sur l’achèvement de la L2, pour laquelle les enveloppes attendues de la part de l’Assemblée départementale sont d’ores et déjà budgétées.

Tout en soulignant la vocation industrielle et commerciale du Grand Port Maritime qui ne peut être occultée par une conversion unilatérale vers le tourisme de croisière et l’immobilier, j’ai rappelé au Premier ministre mes positions en faveur à l’extension du périmètre d’Euroméditerranée, à la condition sine qua non que l’Etat conserve toute sa place dans le financement de l’opération.

Cet échange positif et constructif m’a également permis de souligner l’importance du projet de Ligne à Grande Vitesse, pièce maîtresse pour faire de Marseille une capitale de l’Europe du Sud.

Quant à l’ouverture de la discussion sur le processus institutionnel de métropolisation, tout en indiquant que la métropole n’était pas la réponse unique aux nombreux problèmes de notre territoire en matière d’emploi, d’exclusion et d’insécurité, j’ai entendu avec satisfaction que rien n’était figé .

L’ouverture de la concertation avec l’ensemble des partenaires et des forces vives impliquées sur ce sujet devra permettre de faire entendre tous les points de vue dans le cadre d’un débat apaisé.

Un mémorial contre toutes les intolérances, d’hier et d’aujourd’hui

Lundi 10 septembre 2012

Chers amis,

 

Le Mémorial du camp des Milles à Aix-en-Provence a ouvert ses portes pour ne plus les fermer. Demain, des familles passeront de nouveau le portique de l’ancien camp. Des enfants, semblables aux enfants d’autrefois, découvriront quel sort fut ici réservé à d’autres. Derrière la brique, le camp des milles restitue, par son état de conservation, unique et troublant, une histoire de France, une histoire d’hommes, que l’humanité ne peut se permettre d’ignorer.

C’était hier, septembre 1939, la tuilerie des Milles, située en zone libre, était réquisitionnée sous commandement militaire français, puis, par le gouvernement de Vichy. Parce qu’ils étaient différents d’origines, de religions, de moeurs ou d’opinions politiques, 10 000 personnes connurent l’enfermement au camp. En 1942, 2000 d’entre eux, femmes et enfants confondus, furent déportés vers Auschwitz. Ils y seront éliminés en masse.

Depuis, l’ancienne tuilerie des Milles conservait intact ce fragment inconcevable de notre passé. Les survivants témoignaient et quelques-uns se démenaient pour transformer ce site en mémorial. Pour avoir rencontré nombre d’entre eux, je sais qu’il n’a jamais été question de créer un musée mais, bien au contraire, de libérer la mémoire présente en ces lieux pour servir le présent. La mémoire est le souffle vital de l’humanité. Ici, des anonymes et des artistes de renom, Max Ernst, Hans Bellmer et Karl Bodek, notamment, ont peint et gravé sur la pierre des oeuvres que l’on cachait, qui nous disaient leurs souffrances et l’espoir qu’on ne les oublies pas.

Il est aujourd’hui un devoir moral pour chacun de s’y rendre, pour voir et comprendre.

Au mémorial du camp des Milles, j’ai touché du doigt une vérité qui, en dehors de ces murs, peut encore paraître abstraite.

Au mémorial du camp des Milles, c’est l’engrenage tout entier qui vous saute au visage et vous éclaire. Il vous aide à comprendre ce mécanisme de la pensée collective ou comment, d’une idéologie fondée sur l’intolérance, la xénophobie et la haine, on en vient à planifier l’extinction de tout un peuple.

Le conseil général, partenaire principal du mémorial, participera activement à la promotion de ce lieu d’échange, de culture et d’ouverture sur le monde. J’en suis très fier. C’est pour moi la même démarche qui chaque année me conduit à accompagner des collégiens au mémorial d’Auschwitz.

La mémoire est un rempart contre toutes les intolérances, d’hier et d’aujourd’hui.


Le Camp des Milles par Marseille-Provence2013

Fête de l’Aïd el-Fitr : j’adresse à tous les musulmans mes vœux sincères de santé et de bonheur.

Dimanche 19 août 2012

Chers amis,

Le mois de Ramadan se termine.

En toute amitié, permettez-moi de m’associer à ce moment de réjouissance que célèbre pour tous les musulmans l’Aïd el-Fitr.

Dans un monde trop souvent déchiré où les libertés individuelles et celles de certains peuples  subissent injustice, misère et violence, ce mois de solidarité et de partage est précieux.

Nous réalisons en ces moments particuliers combien il est important de transmettre. Car l’Aïd el-Fitr est une fête spirituelle et familiale où les anciens ont à coeur de transmettre aux plus jeunes le sens du partage, de la solidarité, de l’hospitalité et des valeurs que je partage.

J’adresse à tous les musulmans mes vœux sincères de santé et de bonheur.

Bonne fête de l’Aïd el-Fitr

Un remaniement forcé

Lundi 28 février 2011

Chers amis,

Le Président de la République a annoncé hier soir un remaniement qui touche les postes régaliens de son gouvernement : l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères.

Si le Président a tenté de donner un ton solennel à ce remaniement, le fait que les trois ministres nommés hier soir soient trois hommes d’expérience souligne que le Président a pris conscience des échecs de sa politique de sécurité intérieure et de la politique étrangère de la France.

Au plan international particulièrement, les dernières semaines ont fait de la France un objet de curiosité dans le monde entier avec les erreurs à répétition de la ministre des affaires étrangères : proposition de coopération policière au régime tunisien, félicitations à Moubarak pour sa décision «courageuse» de quitter le pouvoir, crise diplomatique avec le Mexique sur fond de dossier Cassez…

Au passage, le chef de l’État a implicitement reconnu les errements de sa diplomatie face aux révoltes qui ont fait chuter les régimes «amis» en Tunisie et en Égypte en promettant une «ère nouvelle dans nos relations avec ces pays.»

Sur ce sujet, je suis heureux que le Président ait salué, mais un peu tard, «l’immense espérance» soulevée par les révolutions populaires qui ont fait tomber les régimes de Tunisie et d’Égypte. Nous espérons tous désormais que suivra rapidement celle du peuple libyen et la fin du régime de Mouammar Kadhafi.

Tunisie : un désir de démocratie

Mercredi 19 janvier 2011

drapeau-tunisieChers amis,

Le peuple tunisien vient d’exprimer, ces dernières semaines, un formidable et courageux désir de démocratie.

La révolution du jasmin a précipité la fin d’un régime devenu l’ombre de lui-même et s’ouvre sur la création, encore hésitante, d’un gouvernement d’unité nationale avant l’organisation de nouvelles élections.

Je souhaite pour la Tunisie une transition démocratique pacifique, porteuse de cohésion sociale et garante d’un développement équitable.

Les Tunisiens aspirent légitimement à partager les fruits d’un développement économique qui fait de la Tunisie un pays essentiel au sein de l’espace méditerranéen, ce qui est particulièrement vrai pour le Département des Bouches-du-Rhône et la Ville de Marseille.

J’encourage les Tunisiens à tourner cette page de leur histoire dans la paix et la sérénité : la démocratie est un long chemin qui se déroule à force de raison, de conviction et de sagesse.

Rentrée scolaire : l’avenir de nos enfants est prioritaire.

Vendredi 3 septembre 2010



Chers amis,

A l’occasion de la rentrée scolaire, j’ai visité hier matin le Collège Fraissinet dans le 5e arrondissement de Marseille en compagnie du recteur d’Académie, M. de Gaudemar et, hier après-midi, celui des « Bartavelles » dans le 10e.

Je n’ai pas choisi ces deux collèges par hasard. Ils symbolisent à mes yeux la manière dont une collectivité territoriale peut, en concertation avec tous les acteurs, changer concrètement le cours des choses en refusant la fatalité des quartiers dits « sensibles ». Ils ont redonné confiance aux équipes éducatives mais aussi aux parents. Au final, les résultats scolaires des enfants a gagné en qualité. C’est un travail de longue haleine.

L’exemple du Collège Fraissinet est particulièrement éloquent pour moi. Il y a deux ans, ce collège avait mauvaise réputation, les parents hésitaient à faire scolariser leurs enfants dans cet établissement qui ne dépassait guère les 300 collégiens.

Depuis sa complète réhabilitation par le Conseil général, la confiance est revenue et « Fraissinet » bénéficie désormais d’une image positive, d’une bonne notoriété. Le collège compte désormais plus de 400 élèves et atteindra le seuil maximal des 500 collégiens à la rentrée prochaine.

J’ai pu vérifier hier matin combien les moyens matériels et financiers donnés par le Département à la communauté pédagogique pour mener à bien sa mission portaient leurs fruits. C’est vrai pour l’informatisation des collèges avec, notamment, l’opération Ordin@13 (don d’un ordinateur portable à tous les collégiens de 4e et de 3e), sans précédent en Europe, mais aussi le câblage, les connexions réseaux, le bornage wi-fi de la totalité des établissements. C’est vrai aussi des actions éducatives : épanouissement artistique et culturel des enfants, apprentissage de la citoyenneté, éducation au goût et à une alimentation saine etc.

Je pourrais dérouler nos satisfactions : 8 collèges neufs depuis 1999, 6 réhabilitations et reconstructions, 13 SEGPA, qui accueillent des élèves présentant des difficultés d’apprentissage graves et durables et 38 demi-pensions…

Pourtant, dans un contexte économique et social difficile, qui voit le Gouvernement réduire les effectifs de l’éducation nationale, et menacer les collectivités territoriales dans leur capacité d’investissement, j’ai tenu à réaffirmer publiquement hier ma volonté de poursuivre notre politique de construction, de réhabilitation et de modernisation des établissements. Nous continuerons aussi à favoriser les initiatives des collèges car c’est par là, selon moi, que commence l’égalité des chances, élément indispensable d’une intégration sociale réussie. Lire le reste de cet article »

Seul le travail de terrain compte

Vendredi 9 juillet 2010

Chers amis,

J’ai appris hier soir, en sortant d’une séance au Sénat, la mise en examen de Sylvie Andrieux, députée des Bouches-du-Rhône. Comme je le disais au téléphone à un journaliste qui voulait une réaction, Sylvie est une amie, une élue de terrain remarquable et je tiens ici à lui renouveler avec force toute ma confiance et mon respect.

Reste que ma ligne de conduite a toujours été de ne pas commenter une instruction judiciaire en cours et ce n’est pas sur mon blog que je vais commencer. En attendant, Sylvie Andrieux doit bénéficier, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence. In fine, c’est la justice qui tranchera.

Pour autant, et c’est mon rôle de parlementaire que de le rappeler, rien ne doit faire oublier que les Français subissent une grave crise économique et sociale face à laquelle le gouvernement a été jusqu’à présent inopérant.

C’est vrai des retraites où le gouvernement tente de passer en force contre l’avis de millions de Français. Ça l’est aussi voire plus encore en ce qui concerne la réforme territoriale où les sénateurs ont eu un rôle exemplaire de travail législatif et de contre-propositions.

Passablement agacés par les méthodes d’un gouvernement qui manifeste peu de considération pour les élus de sa propre majorité, même les députés UMP ont rejeté avant-hier un article de loi sur les très petites entreprises.

Mardi 6 juillet, le Sénat a repoussé, quasiment à l’unanimité, l’article du projet de loi de réforme des collectivités territoriales qui prévoyait de supprimer la clause de compétence générale des Départements et des Régions. C’est cette clause qui permet à nos collectivités locales d’aider les associations sportives et culturelles que l’Etat a progressivement délaissé depuis des années.

La nuit suivante, le Sénat a aussi rejeté, pour la deuxième fois, le mode d’élection du conseiller territorial. L’acte III de la décentralisation initiée par Gaston Defferre au début des années 80 mérite mieux que ce texte insuffisamment préparé.

Aux grandes réformes, je préfère le bon sens et le travail en commun, au-delà des luttes partisanes. C’est la raison pour laquelle j’étais heureux, avant-hier, de voir que la mobilisation des élus des Bouches-du-Rhône ne faiblit pas, d’une part pour la collaboration entre les intercommunalités et, d’autre part, pour le développement du syndicat mixte des transports.

La coopération que nous souhaitons mettre en place est aux antipodes de l’intégration forcée que soutiennent ceux qui ont des visées politiciennes. Au contraire, nous entendons, posément et sérieusement nous rassembler autour de projets qui servent l’intérêt public, en privilégiant la cohérence et l’efficacité.

En particulier le développement des transports collectifs, très attendu par nos concitoyens dont le pouvoir d’achat est rogné par la crise et qui sont très sensibles à la protection de l’environnement.

Avec l’entrée de la Communauté du Pays d’Aix (CPA) dans le syndicat mixte, ainsi que celles, prochaines, du Syndicat Mixte des Transports de l’Est de l’Etang de Berre (SMITEEB) et du Syndicat Intercommunal des Transports Urbains du Bassin Minier de Provence (SITUBMP), nous parachevons le rassemblement des autorités organisatrices de transport du département engagé depuis un an.

Grâce à ce travail en commun, nous allons harmoniser, faciliter et développer les déplacements entre les différents bassins de vie et d’emploi de notre département.

A cet égard nous étudions désormais la possibilité d’expérimenter, pour « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture », des titres uniques regroupant le déplacement et l’entrée aux spectacles.

Loin de l’agitation médiatique, ce sera l’occasion de montrer la capacité des collectivités locales des Bouches-du-Rhône à travailler ensemble pour le bien de tous.

Le temps, une exigence pour une vraie réforme des retraites

Vendredi 30 avril 2010

Chers amis,

Notre modèle social est fondé sur la solidarité entre les générations, c’est-à-dire et avant tout : la retraite par répartition.

Le gouvernement entend soumettre au parlement un projet de loi de réforme des retraites dès le mois de septembre, tablant sur une concertation «consensuelle» dictée par l’urgence.

Cette urgence me paraît suspecte et je rejoins Martine Aubry lorsqu’elle dit : « nous sommes prêts à travailler, mais pas le couteau sous la gorge ». Il ne faut pas, en effet, faire semblant d’avoir du courage. Les regards du gouvernement se portent, naturellement, sur les actifs qui devraient, pour satisfaire à la situation, cotiser plus longtemps.

Pourtant, le gouvernement pourra-t-il mener cette réforme à son terme en maintenant, sur la question spécifique du financement, la pression sur deux paramètres seulement : l’âge et la durée de cotisation ? Si c’est le cas, alors c’est prendre le risque de ne rien solutionner et d’accroître les inégalités !

De toute évidence, au vue des nombreuses modifications structurelles que devraient apporter cette réforme dans notre société, le gouvernement n’envisage pas une simple promenade de santé.

Les partenaires sociaux ne cachent d’ailleurs pas leurs inquiétudes face au court délai de concertation imparti. Il est à craindre un passage en force à la faveur de l’été.

Le positionnement du parti socialiste s’affiche donc stratégique, il propose, en dehors du cadre de la concertation fixé par le premier ministre, un large projet de société répondant à une « crise de civilisation » par une « offensive de civilisation ». Thème cher au philosophe Edgar Morin.

Il est heureux qu’il refuse de se laisser enfermer dans un calendrier devenu fou et bien inspiré d’attendre que le gouvernement avance ses pions avant d’entrer dans le détail des propositions qu’il présentera aux Français dans le cadre d’une réforme fiscale d’ampleur, dont nous connaissons les grandes lignes : élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, taxation des stock-options et autres rémunérations non assujetties…

Reste que ce débat doit surtout permettre de sortir des réflexes conservateurs, c’est la seule voie possible pour trouver une solution consensuelle à une réforme vitale pour l’avenir du pays.

A ce titre, la mobilisation de demain, à l’occasion de la fête du travail, ne sera pas neutre. A Marseille comme partout en France.