Comme vous l’avez peut-être lu dans la presse, j’ai décidé de mettre en place au Conseil général des Bouches-du-Rhôneune nouvelle méthode de travail fondée sur l’ouverture et la transversalité.
Au moment où l’Etat presse le pas pour redessiner les contours de la carte intercommunale, à l’heure où de sérieuses interrogations se posent sur les conséquences de la réforme territoriale, tandis que certains envisagent la création d’une métropole s’inscrivant dans les frontières de la communauté urbaine de Marseille, nous devons tous nous mettre en mouvement afin de garder en main les clés de notre destin.
C’est un combat de chaque jour que de répondre avec rapidité aux attentes de nos concitoyens.
Cela signifie d’intégrer plus fortement les conseillers généraux de ma majorité, socialistes, communistes et citoyens, au processus de décision et de responsabilité politique.
Car pour faire plus, il faut que nous soyons plus nombreux à prendre des responsabilités et à les assumer.
Pour faire mieux il faut se parler plus souvent, échanger non plus sur des dossiers précis, ce que nous faisons chaque jour depuis des années, mais bien sur les orientations à donner aux grandes thématiques qui engagent fortement la politique du Conseil général.
Concrètement, nous avons créé deux nouvelles instances de gouvernance.
Un conseil politique départemental et des Comités de suivi viseront à améliorer les prises de décision, tout en mettant en œuvre une transversalité indispensable pour le traitement de dossiers structurants.
Le Conseil politique départemental se réunira toutes les 15 jours. Constitué d’élus référents des chantiers prioritaires, il nous permettra de préparer, pour chaque commission permanente et séance publique, des dossiers bâtis selon une approche concertée et transversale, tout en apportant des réponses précises et audacieuses aux attentes de nos concitoyens.
Les Comités de suivi seront thématiques, autour de six chantiers prioritaires : coopération métropolitaine, transport, éducation / sécurité, investissement / aménagement du territoire, agenda 21 / solidarité / santé, culture / Marseille Provence 2013).
C’est dans ce cadre, avec cette méthode, en privilégiant l’échange, le travail d’équipe, et en étant concret, que nous engagerons un travail qui permettra au Conseil général d’évoluer, de garder le mouvement, à l’image d’un département qui bouge, qui innove, d’un département qui entend concrétiser, à court et à long terme, le désir de mieux vivre ensemble qui anime les habitants des Bouches-du-Rhône.
Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.
Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).
Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.
Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.
Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.
Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.
Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.
Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.
Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.
Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec 2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.
Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.
Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.
Au plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.
Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.
J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.
j’ai été heureux de retrouver mes camarades socialistes, samedi midi aux Pennes-Mirabeau, à l’occasion d’un banquet républicain qui était aussi le premier événement de la campagne des européennes. Ce rendez-vous a été un succès, puisqu’il a réuni plus de 400 personnes, preuve de la mobilisation sans faille de la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et du rôle majeur de nos secrétaires de sections.
En présence de Vincent Peillon, notre tête de liste aux élections européennes dans le grand Sud-Est, d’Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral du PS 13 et Président de la Communauté urbaine de Marseille et de Michel Vauzelle, le Président de la Région PACA et notre tête de liste aux prochaines élections régionales, entre autres.
Ce rendez-vous était important car, contrairement à ce que certains peuvent imaginer, le scrutin européen ne sera pas sans effet sur le cours d’une construction européenne en panne. Il aura aussi des conséquences directes sur la vie politique locale, régionale et nationale.
C’est pourquoi j’ai tenu, devant les secrétaires de section sans qui nos initiatives et nos messages resteraient lettre morte, » à apporter quelques précisions :
Elles touchent, vous pouvez l’imaginer, à la vie de notre parti et aux difficultés que nous éprouvons à retrouver une crédibilité après le désastreux congrès de Reims. Je l’ai dit, et je le redis aujourd’hui, j’assume l’ensemble des choix qui ont été les miens et que vous avez partagé au cours de ces derniers mois.
J’assume la liste des européennes, toute la liste, et je suis fier de me retrouver au côté de Vincent Peillon, qui va mener un combat difficile dans une grande région composée de seize départements. Et, pour être clair, je ne lui demande pas de faire aussi bien qu’en 2004 qui fut une année électorale remarquable pour les socialistes.
Je lui demande, et vous vous associez, j’en suis certain, à cette requête, de faire aussi bien en défendant nos idées du lac de Genève à Bonifacio. Je me suis expliqué avec lui sur certaines de ses déclarations et sachez qu’il n’y a pas, entre nous, le moindre désaccord. J’assume l’ouverture et le rassemblement qui constituent son ossature et sont un message adressé à l’ensemble de nos concitoyens. Lire le reste de cet article »
Pour compléter le billet que j’ai publié ce matin concernant l’organisation de ce grand événement que sera Marseille-Provence 2013, je tiens à vous informer de la lettre ouverte que nous avons fait parvenir aujourd’hui à Jean-Claude Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille.
Vous l’aurez noté, le titre de ce blog est « Donnons-nous la parole » et, dès son lancement, voilà plus de deux ans, l’édito donnait le ton. Je titrais : « Ensemble!« . Non sans ajouter, dès la première phrase, « je ne crois pas que l’on a raison tout seul, parce que l’action politique est faite de dialogues permanents ». Nous y voilà.
Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous avons gagné la candidature de capitale européenne de la culture. Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous réussirons à faire de ce projet une réussite internationale. Je dis « nous », parce que c’est d’abord un projet de territoires.
C’est d’ailleurs pourquoi Michel Vauzelle (président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur), Eugène Caselli (président de la Communauté urbaine Marseille Provence métropole), Hervé Schiavetti (maire d’Arles), Daniel Fontaine (maire d’Aubagne), Roger Meï (maire de Gardanne), Paul Lombard (maire de Martigues), Michel Tonon (maire de Salon-de-Provence), et moi-même avons décidé, ensemble, de l’adresser au sénateur-maire de Marseille.
En voici la teneur :
» Ensemble, nous avons travaillé pour le succès de la candidature de «Marseille Provence 2013» et cette unité a été l’élément déterminant favorisant l’attribution du label de «capitale européenne de la culture» à un territoire.
La Ville de Marseille, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, les intercommunalités, plus de 120 communes allant de Toulon à Arles, auxquelles se sont associés les responsables culturels, économiques et universitaires, se sont retrouvés dans le projet défendu par Bernard Latarjet.
Nous avons prolongé cette démarche en décidant, à l’unanimité, du financement de cet événement et en confiant son organisation à l’association «Marseille Provence 2013», présidée par Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence.
Cette démarche, consensuelle, que les instances européennes ont souhaitée et recommandée, a été la clé de la réussite de «Lille 2004» ou de «Liverpool 2008». Elle sera celle de «Marseille Provence 2013.»
L’indépendance et l’autonomie de l’association, dans le respect des droits de chaque partenaire, demeure la seule garantie pour la mise en œuvre intelligente de ce projet.
Nul n’ignore les difficultés que nous devrons affronter pour relever les défis de 2013, qui sont autant l’affaire de la Provence que de Marseille. Dans ce contexte, comment ne pas s’inquiéter des récentes
déclarations publiques du conseiller municipal que vous avez charge? de la coordination, pour la Ville de Marseille, de cet événement? Comment accepter qu’il envisage, unilatéralement, de rompre avec la méthode de travail suivie depuis plus d’un an?
Il n’est pas envisageable que soit créé un «guichet unique» de la Ville de Marseille qui se substituerait au travail de l’association, et qui excluerait l’ensemble des partenaires qui portent désormais ce projet.
Si tel était le cas, le projet «Marseille Provence 2013» serait totalement dénaturé et le rôle de l’association, tout comme la compétence des équipes qui ont commencé à travailler, gravement remis en cause.
Face à cette situation, nous demandons au président Jacques Pfister de surseoir à toute initiative et de convoquer, le plus rapidement possible, un conseil d’administration exceptionnel de «Marseille Provence 2013» afin d’obtenir, clairement, que les règles fixées par tous soient respectées et définitivement avalisées : un seul projet, une seule gouvernance. Ce projet ne mérite pas de polémiques stériles et nous sommes tous conscients des enjeux qu’il porte pour le développement et le rayonnement de Marseille et de la Provence.
C’est avec impatience que nous attendons les explications que vous pourrez nous apporter et qui, nous le souhaitons, devront rassurer l’ensemble des partenaires et acteurs culturels qui croient et espérent en «Marseille Provence 2013».
Ensemble, continuons à assurer le succès de Marseille-Provence 2013
Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer, notamment le 12 janvier dernier, lors des vœux à la presse, je réitère mon entière confiance à Bernard Latarjet pour mener à bien le grand événement que sera Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.
C’est parce que nous étions rassemblés que notre candidature a été retenue à l’unanimité du jury. Cette nécessaire unité, loin des calculs politiciens, est et sera le seul gage qui fera de ce projet une réussite.
L’heure est désormais au travail, à l’action, à la mise en relais de tous les acteurs, de toutes les initiatives. Il n’y a donc qu’un seul « guichet », c’est celui piloté par Bernard Latarjet, Directeur de Marseille-Provence 2013.
Pour sa part, le Conseil général tiendra ses engagements, apportera sa contribution, sa réflexion et ses propositions pour que 2013 soit un événement à la hauteur de nos espérances.
Avec ces quelques lignes, j’entends revenir sur un séjour à Alger dont je tiens à souligner l’importance. Les quarante huit heures que la délégation des Bouches-du-Rhône a passé dans la capitale algérienne ont permis de constater l’efficacité et la rigueur qui préside à l’application des accords de coopération décentralisée que le Conseil général et la Wilaya d’Alger ont signé en 2005.
Par ailleurs, j’ai eu le privilège de m’entretenir avec le président Bouteflika durant plus de trois heures, après avoir été invité, avec Samia Ghali, au repas officiel servi en l’honneur de Raul Castro, qui était, lui aussi à Alger.
Mais avant tout, permettez – moi de revenir, simplement et très directement, sur les liens que ce blog a créé entre nous. Plutôt que de céder à la pression de l’information, j’ai décidé, régulièrement, selon les disponibilités que me laisse mon emploi du temps, de faire un point sur des sujets d’actualité qui nous concernent tous.
Cet emploi du temps, parlons en… A peine avais–je atterri à l’aéroport Marseille–Provence, que je devais repartir à Paris, pour un mardi et un mercredi de travail au Sénat, journées conclues par un rendez-vous avec Jean Louis Borloo consacré à la Ligne à Grande Vitesse Paca.
Dois–je ici, commenter cette séance de travail, à laquelle je me suis rendu avec un esprit constructif ? Elle s’est avérée nécessaire. Favorable au tracé des métropoles, je n’ai jamais changé de position et j’espère sincèrement que des informations concrètes sur la construction de cette ligne, dont le passage par Marseille est vital pour le développement de la ville, nous arriveront d’ici la fin du mois de juin.
En arrivant à Alger, le samedi 7 février, je savais que j’aurai la chance d’être reçu par le président de la république. Mais où et quand, mystère ! C’est lors d’un rendez-vous avec Mohamed Kedir Addou, le samedi après midi, que j’ai appris l’invitation au déjeuner officiel.
L’entretien, qui a suivi ce repas, s’est prolongé durant plus de trois heures. Je n’ai pas pour habitude de trahir le secret de ces conversations, d’autant plus quand elles se déroulent à l’étranger. Il va de soi que la politique, la situation internationale et la crise, tout comme l’Union pour la Méditerranée ont rythmé cet échange.
Mais au-delà de cet honneur qui m’a permis d’être reçu très longuement, sans attente, alors que la règle est plutôt l’inverse, –on attend longtemps pour des entretiens très brefs–, je tiens à souligner l’importance des relations entre les deux rives.
Alors que nos coopérations en matière de santé et d’environnement se déroulent normalement, j’ai eu le plaisir, lundi dernier, de rencontrer Monseigneur Teissier, qui a été archevêque d’Alger durant plus de 20 ans.
Sur le terrain, en surplombant la baie d’Alger, il a été possible de juger sur pièce la contribution du Conseil général aux travaux de réhabilitation de Notre Dame d’Afrique et nous ne manquerons pas de fêter la fin des travaux, en 2010. Lire le reste de cet article »
Le choix de Marseille Provence comme capitale européenne de la culture au mois de septembre 2008 a été une victoire collective. L’élan et l’espoir qui sont nés de ce succès ne doivent pas s’effilocher.
C’est pour cela que nous pouvons, sereinement et tranquillement, nous féliciter des résultats du conseil d’administration qui s’est tenu il y a quelques jours.
Il a notamment permis de voter le budget de l’association Marseille – Provence 2013 pour l’année qui vient, tout en précisant les règles de gouvernance de l’association et son organigramme.
Dans le même temps, il a posé les bases du travail collectif qui permettra, dans les deux années qui viennent, d’élaborer le programme de 2013.
Le projet est désormais sur de bons rails et le Conseil général tiendra ses engagements en apportant sa contribution, sa réflexion et ses propositions.
Autour de Bernard Latarjet, nous avons cinq ans pour arriver à bon port et faire en sorte que le défi que nous avons relevé, ensemble, soit un succès que nous aurons bâti, ensemble.
Dans le respect des identités de chacun, à nous de faire en sorte que des propositions concrètes émergent et permettent à notre territoire d’être à la hauteur des enjeux de ce titre de capitale européenne de la culture.
Maintenant, place au travail ! Place à l’imagination ! Il faut inventer, il faut proposer, il faut innover pour que 2013 soit à la hauteur de nos espérances.
« Notre pire ennemi est souvent notre propre langue », m’a appris un jour un vieux sage. Je ne l’ai jamais oublié. C’est heureux en cette période troublée pour notre famille politique. Réagir à chaud est souvent un piège, une agitation qui nuit à l’ensemble et dessert la seule cause qui compte pour notre démocratie : la rénovation d’un grand parti d’opposition qui prépare l’alternance avec des chances de l’emporter à la prochaine présidentielle.
Voilà que nous y voyons plus clair désormais. Martine Aubry a donc été élue par le Conseil national, au poste de première secrétaire du parti socialiste à une large majorité. Je peux, à titre personnel, le regretter tant il me semblait important de profiter de la conjonction du temps, des lieux et des personnes pour réformer en profondeur le PS. Les défenseurs de « la ligne claire », puis de la motion « E », dont je suis, sont évidemment déçus. Mais nous sommes, comme nous l’avons toujours été, au service du parti sur le chemin des idées et du projet politique.
Je suis avant tout un socialiste et, à ce titre, ce qui m’importe, c’est que nous puissions nous retrouver après ces moments de déchirements. Je prends donc acte de cette élection et, je vous le dis pour éviter toute ambiguïtés, je ne ferai rien qui puisse nuire au travail de notre première secrétaire. Elle doit néanmoins nous présenter rapidement des propositions.
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner combien la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dirigée par Eugène Caselli, qui a été stigmatisée ces dernières semaines par un certains nombre de nos camarades, locaux et nationaux, dont les graves propos ont été largement relayés par la presse et sur Internet, a été lavée de tout soupçons. Pas moins d’une cinquantaine d’observateurs sont venus vérifier, souvent avec zèle, la bonne tenue des scrutins chez nous. Tout a été passé au peigne fin et, je vous le dis avec force, voilà que le temps de l’opprobre et de l’opportunisme est maintenant révolu ! Que ceux qui ont voulu salir notre fédération unie en soient pour leur compte… de conscience, le matin venu, devant leur miroir. Les militants, eux, sauront s’en souvenir…On ne jette pas l’anathème impunément.
Reste qu’il faut désormais construire l’avenir. Pas celui de 2012, encore très lointain, mais celui de demain. En cela je rejoins les propos de Vincent Peillon avec qui j’irai rencontrer Martine Aubry demain. La priorité est d’abord de rassembler le parti socialiste, de travailler à sa cohérence et de tout faire pour que les idées que nous avons portées, celles de la rénovation, prennent une tournure concrète, identifiable et partagée. Il en va de notre crédibilité politique, franchement mise à mal ces dernières semaines.
C’est pourquoi j’en appelle au bon sens de la nouvelle équipe dirigeante. La bonne gouvernance de notre famille politique ne pourra se mettre en place, si elle veut être efficace, qu’en rassemblant. C’est à dire, pour commencer, inclure dans les instances nationales, en gage d’ouverture et de sérieux, certains de ceux qui représentent la moitié d’entre-nous… Je ne veux et ne peux croire, qu’il n’en sera pas ainsi.
Chers amis, nous ne pouvons plus tergiverser, le temps presse pour regagner la confiance de nos concitoyens et je mettrai toute mon énergie pour réussir au plan national ce que nous avons su faire dans les Bouches-du-Rhône : un pilote clairement identifié, l’unité dans le respect de la diversité, une organisation en ordre de marche prête à relever les défis des prochaines échéances électorales. Vous pouvez compter sur moi !
Nous pouvons être satisfaits du consensus trouvé autour de la mise en place effective d’une gouvernance pour l’Union pour la Méditerranée. C’est dans sa capacité à rassembler tous les acteurs du pourtour méditerranéen que cette nouvelle structure prendra sa force.
Pour ma part, j’y vois un signe encourageant, même si Barcelone a été préféré à Marseille pour en accueillir le siège. Au-delà de cette première étape, c’est dans la capacité à faire avancer des dossiers à fort enjeu pour les populations des deux rives de la Méditerranée que sera apprécié le rôle de cette nouvelle organisation.
Nous ne pouvons pas rater cette opportunité de bâtir ensemble une destinée commune.
Hier soir, à Allauch, devant plus d’un millier de socialistes des Bouches-du-Rhône enthousiastes, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre sur l’avenir de la France et du Parti socialiste en vue du prochain congrès de Reims.
Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS ont pu aussi expliquer aux militants pourquoi ils avaient choisi la motion E : « L’espoir à gauche. Fier(e)s d’être socialistes. »
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» Chers amis,
C’est un plaisir pour moi de vous retrouver ce soir, dans une ville où résonnent toujours les moments forts de notre histoire collective. Votre mobilisation prouve que chacun mesure l’importance de ce rendez-vous et je constate, qu’une fois de plus, Roland Povinelli et ses équipes ont bien fait les choses. Je vous demande de saluer le maire d’Allauch, nouveau sénateur des Bouches du Rhône, avec Samia Ghali et Serge Andréoni.
Un mois nous sépare du congrès de Reims et comme moi, comme vous, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Vincent Peillon, et François Rebsamen ont conscience que rarement les défis qu’il nous impose n’ont été aussi difficiles à relever.
Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu’il est impératif d’aborder avec courage, avec force et avec détermination.
Nous devons le faire dans un contexte d’inquiétude nourri par une crise d’une extrême gravité. Elle ne sera pas sans effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat et elle nous oblige à faire preuve de dignité, de responsabilité et d’imagination.
Solennellement, j’affirme que dans cette situation, les socialistes, je dis bien tous les socialistes, doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence.
Cette réunion, qui rassemble les partisans d’une ligne claire pour le parti socialiste, les militants et militantes qui affirment qu’aujourd’hui, l’espoir est à gauche, des militants et militantes qui sont fiers d’être socialistes.
La volonté et l’ambition qui nous animent ont pour seul objectif de réussir le rassemblement autour d’une nouvelle équipe qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui permettra l’alternance dans notre pays.
Il est temps, grand temps, de tourner la page des guerres inutiles, bien dérisoires face à l’angoisse de nos concitoyens.
Avant la crise, le combat des chefs m’exaspérait. Pendant la crise, j’avoue que par moment, la préparation du congrès m’inquiète, parce que le débat que nous avons engagé semble être à des années lumière des préoccupations des Français.
Comme vous, comme de nombreux militants, comme bon nombre de nos concitoyens, je sens l’immense décalage entre la réalité et ce que nous déclarons. Pourtant, ce fossé ne tient pas à ce que nous affirmons, à ce que nous proposons, à ce que nous imaginons.
Depuis cinq ans, nous n’avons pas cessé de mettre en garde les partisans du néo–libéralisme, creuset d’une politique cynique. Depuis un an et demi, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les choix du gouvernement, fondés sur l’évangile des apôtres de la dérégulation. Depuis plus longtemps encore, nous appelons à la défense des services publics, et à la présence régulatrice d’un état fort, d’un état protecteur.
Mais ces discours, ces idées, ces propositions, nous n’avons pas su les faire partager parce que nous avons été, collectivement, aveuglés par les ambitions personnelles.
Orphelins de projet, nous nous sommes abandonnés au petit jeu des phrases assassines et des querelles de personne, et la réalité, qui se venge toujours, nous présente l’addition !
A l’évidence, nous ne sommes pas prêts. Il n’y a pas que les médias qui nous le disent. Les sondages, dont il faut se méfier, bien sûr, soulignent notre absence de crédibilité. Ils nous disent que nous ne ferions pas mieux que le Président de la République et nous rappellent qu’il nous faut travailler, travailler, travailler, encore et toujours, ce que nous n’avons pas fait au cours de ces dernières années.
Pourtant, l’heure n’est pas aux regrets, bien au contraire. L’heure est à la lucidité, au courage et à l’audace.
La crise que nous redoutions, une crise aggravée un gouvernement imprévoyant, la crise d’un système dur et injuste avec les plus fragiles est là. A nous d’y apporter les réponses et à nous de faire entendre notre voix ! Lire le reste de cet article »