Après de longs mois de travaux, le Vieux-Port est de retour : semi-piétonnier, vaste et de nouveau attractif pour les Marseillaises et les Marseillais qui se sont ré-appropriés cet espace. Ce « nouveau » Vieux-Port est une réussite et son ouverture sur la mer paraît elle aussi restaurée.
Comme je l’ai rappelé lors de l’inauguration, je suis fier d’avoir le premier proposé de rendre le Vieux-Port aux piétons, et heureux que ce rêve est pu se concrétiser avec l’aide déterminante du Conseil général des Bouches-du-Rhône.
J’ai recu ce matin à l’hôtel du Département, le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pour la signature du contrat de partenariat entre le Conseil Général des Bouches du Rhône et la Ville de Marseille.
Je suis fier d’engager ce nouveau partenariat : une aide exceptionnelle de 100 millions d’euros sur trois ans qui permettra à la Ville de Marseille de réaliser des investissements attendus par les Marseillaises et les Marseillais.
Entretien publié dans le journal La Provence du samedi 22 septembre 2012
Après un an de mise en retrait, avez-vous vécu votre rencontre avec le Premier ministre à Marseille comme un « retour en grâce » ?
Jean-Noël Guérini : Certains voulaient effectivement m’éliminer. Mais j’étais, je suis et je serai président du Conseil général au moins jusqu’en mars 2015. Et puis, ma situation est-elle un sujet d’importance pour les Marseillais qui souffrent ou sont sans emploi ? Ce sont eux qui comptent. J’ai pris un certain recul, une distance il y a un an. D’aucuns en ont profité pour faire comme si je n’existais plus. Ainsi sont les hommes et les femmes avec leurs calculs, leur petitesse, leurs ambitions. J’ai continué à travailler et le Conseil général ne s’est jamais arrêté de fonctionner. C’est donc normal d’avoir pu participer aux consultations avec le Premier ministre.
Jean-Marc Ayrault aurait pu vous ignorer comme l’ont fait les socialistes depuis plus d’un an…
J.-N.G. : J’y reviendrai. Nous avons discuté cinquante minutes. J’ai donné mon accord pour un contrat d’objectifs sur les emplois d’avenir. J’adhère totalement à la démarche sur la priorité des priorités qui est l’emploi des jeunes. J’ai rappelé au Premier ministre que l’État doit prendre toute sa part dans les politiques de solidarité. Le volet social coûte 1,2 milliard d’euros au Conseil général, dont 67 % à destination des Marseillais. Dire que Marseille est une question d’intérêt national est juste. Le Premier ministre a tendu la main. Mais attention à ne pas trop discréditer l’image de Marseille.
En engageant 100 millions d’euros pour Marseille au lendemain du comité interministériel, que vouliez-vous montrer ? Qu’il faudrait compter avec vous ?J.-N.G. :
Il y a quatre ans, j’avais anticipé en engageant un plan quinquennal de 500 millions d’euros, dont la moitié pour la communauté urbaine. Depuis deux mois, j’étais en discussion avec le maire Jean-Claude Gaudin pour définir une aide globale en matière d’investissements. Il y a eu le comité interministériel. J’ai devancé l’événement en faisant cette annonce. Je propose un partenariat sur trois ans. Il concerne la sécurité via la vidéo surveillance, l’investissement avec le bataillon des marins pompiers, la rénovation avec les équipements culturels et sportifs. Nous pouvons le faire, parce que le Conseil général n’est pas endetté. Il est bien géré.
Cette proposition n’est-elle pas d’abord un effet d’annonce ?J.-N.G. :
Cette aide complétera un plan quinquennal engagé à 60 %. Il n’y a pas d’effet d’annonce. Ceux qui voudraient voir dans ce partenariat des intentions cachées ou des visées secrètes pour les municipales 2014 se trompent. La crise est là et fait des dégâts énormes. Et on ne va rien faire sous prétexte qu’on aurait des visées politiques ?
Vous ne serez donc pas candidat en 2014 ?
J.-N.G. : Marseille est un sujet d’intérêt national. Dans ce contexte, ma situation n’est pas une urgence. D’ici 2014, 18 mois se seront écoulés. Nous avons le temps d’y penser. Je n’ai jamais fermé de portes. Et puis la question du cumul des mandats va naturellement se poser.
Vous privilégiez le Sénat ?J.-N.G. :
Chaque chose en son temps. J’appliquerai les lois de la République. Je ne sais pas. Je ne serai en aucun cas absent de la vie politique locale.
Vous sentez-vous seul aujourd’hui ?
J.-N.G. : J’ai subi des comportements qui m’ont affecté. Des regards qui se détournent. Des amis qui s’en vont, même si certains reviennent aujourd’hui. J’en ai vu qui m’accompagnaient se mêler à la meute sans discernement. Que mon nom soit sali, que ma famille ait subi un tel déferlement de haine et de violence a été dur à supporter. J’ai vécu de beaux exemples de trahison en ces périodes agitées. Ce qui m’a le plus choqué, c’est le manque de lucidité de ceux qui ont cru transformer le succès du PS en rampe de lancement local en n’ayant pas d’autre programme que l’anti-guérinisme. Mais cela me rend plus fort.
Avez-vous un esprit de revanche ?
J.-N.G. : Ni haine, ni esprit de revanche. La haine se transforme en déraison.
À vous écouter, tout cela serait-il derrière vous. Mais le calendrier judiciaire n’est pas clos et vos adversaires sont bien là…
J.-N.G. : Il a fallu que j’arrive à un certain âge pour faire des procès à certains médias. Je ne pense même plus à mon affaire. Je travaille beaucoup. Ce qui m’a fait mal, c’est de ne pas participer à la campagne électorale des présidentielle et législatives. Être mis en examen, c’est très dur, surtout pour des chefs d’accusation aussi infamants. Je ne souhaite cela à personne. Un mauvais roman-feuilleton s’est écrit, laissant croire que j’aurais trahi pour des faits bassement matériels. J’ai fait l’objet d’une mise à mort. Certains ont ouvert une chasse à l’homme, mis ma tête à prix.
Vous n’avez pas l’impression d’y aller un peu fort ?
J.-N.G. : Je ne suis pas comme Saint-Sébastien, je me défends. Je suis un citoyen et je veux faire éclater la vérité. J’ai ma conscience pour moi. Beaucoup me savent intègre et me font totalement confiance. J’ai des valeurs, le soutien de ma famille et de mes amis.
Avez-vous commis des erreurs ?
J.-N.G. : J’ai commis des erreurs, comme tout le monde. Mais c’est surtout la jalousie des uns qui s’est transformée en haine.
Il y a un an, Harlem Désir était particulièrement vindicatif à votre égard. Or, le voilà patron du PS national…
J.-N.G. : Il a pour feuille de route le rassemblement des socialistes et la modernisation. Diriger le PS n’est pas facile et mon cas n’est pas la priorité pour Solférino.
Les adversaires de Jean-David Ciot au PS des Bouches-du-Rhône l’accusent d’être trop proche de vous…
J.-N.G. : Jean-David Ciot a fait un travail formidable en suivant à la lettre les recommandations du rapport Richard. Trop proche de moi ? Tous ont été proches de moi. Je les ai tous faits. Que l’on ne vienne pas me dire que je manoeuvre en sous-main comme on l’a dit pendant les législatives. Alors que j’ai soutenu tous les candidats PS. Certains se sont sentis pousser des ailes ces derniers mois. Ils se sont servi de mes tourments pour soigner leur notoriété. Qu’ils sachent qu’au prochain congrès fédéral, je ne postulerai à aucune fonction dans les Bouches-du-Rhône. Je veux être un simple militant socialiste. Plus personne ne pourra dire que Jean-David Ciot est sous ma tutelle. J’aspire à d’autres orientations politiques.
Si jamais le PS vous retirait son investiture, continueriez-vous en indépendant ?
J.-N.G. : Je suis un homme libre dans mes positionnements tout en restant socialiste. Je suis né socialiste, je mourrai socialiste. Il y a six mois, certains ont signé mon acte de décès politique. Je suis toujours là. Et pour de nombreuses années.
J’ai annoncé, ce vendredi, dans la matinale de France Bleu Provence, ma volonté de soumettre aux conseillers généraux un projet de partenariat de 100 millions d’euros avec la ville de Marseille.
Ce plan est destiné à améliorer, rapidement, les conditions de vie des Marseillaises et des Marseillais en dégageant des moyens qui viendront accompagner les annonces effectuées par le Premier ministre, à l’issue du conseil interministériel du jeudi 6 septembre, consacré à Marseille et l’agglomération marseillaise.
Prenant en compte les questions de sécurité et de vie quotidienne, il appuiera fortement la politique actuellement initiée à Marseille en matière de vidéo surveillance. Il intègrera aussi une aide au bataillon des marins pompiers et comprendra également un plan de rénovation des équipements sportifs et culturels.
Ce plan prolonge et renforce la politique active du Conseil général en faveur de Marseille. Elle permet déjà le financement des travaux de semi-piétonisation du Vieux-Port, le prolongement du métro, la L 2, la couverture du stade Vélodrome ou encore le soutien dynamique de l’ensemble des projets liés au rendez-vous de Marseille-Provence 2013.
Pragmatique et concret, ce partenariat, préparé depuis plusieurs semaines, entend, très rapidement, favoriser l’avancement de dossiers précis, afin de répondre aux attentes des Marseillaises et des Marseillais confrontés à une crise profonde et durable.
Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.
Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.
Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »
Ce matin, le maire de Marseille, invité de Patrick Cohen sur France Inter, a pris une position incompréhensible au sujet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) PACA.
Alors qu’après beaucoup de tergiversations du gouvernement le projet était enfin lancé, au stade de la concertation avec la population, M. Gaudin a jugé le projet « trop cher » et « très compromis« , ajoutant même que « devant toutes les oppositions, il devrait être renvoyé à plus tard« .
Une fois de plus M. Gaudin considère qu’il peut prendre les décisions à la place de l’ensemble de ses collègues élus, et une fois de plus sa décision est un terrible renoncement pour Marseille.
La LGV PACA doit être une priorité absolue, plus encore dans ces temps de crise : le chantier créera de l’activité et donc de l’emploi, pendant une durée déterminée certes, mais conséquente. Surtout, si l’on veut bien réfléchir à l’influence stratégique de Marseille, la LGV PACA replace notre ville dans l’arc latin Gênes – Barcelone ce qui est indispensable en termes de développement économique et de rayonnement des Bouches-du-Rhône.
Depuis 2008, je me bats pour faire avancer ce dossier sur lequel j’ai pris de nombreuses fois positions sur ce blog. Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a déjà engagé 8 millions d’euros en études de faisabilité et nous avons prévu une enveloppe entre 20 et 30 millions pour aider à financer les études jusqu’à la Déclaration d’Utilité Publique.
J’ai porté cette démarche parce que la LGV placerait Marseille au confluent de l’arc latin et de l’axe rhodanien. Notre capitale redeviendrait le pôle d’échanges commerciaux majeur qu’elle était encore voilà quelques années.
Non, nous n’avons plus le temps. Les Marseillaises et les Marseillais n’ont plus le temps d’attendre. Nous nous sommes engagés avec passion dans cette aventure parce que c’est l’une des clés importantes pour ramener Marseille à la prospérité. N’attendons plus. Je suis prêt, le Conseil général est prêt. Nous avons fait notre part du travail. Que le gouvernement, RFF et les autres collectivités fassent la leur.
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Relire mes articles sur le sujet ici sur mon blog :
Avec le Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Eugène Caselli, et le Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin ; Jean-Noël Guérini a lancé aujourd’hui, au Palais du Pharo, la concertation publique sur le projet de requalification du Vieux-Port de Marseille.
« Requalifier le Vieux-Port est une étape précieuse pour sortir Marseille de l’impasse du tout-voiture » précise-t-il, mais aussi et surtout l’occasion de « repenser l’ensemble de la ville pour les 20 prochaines années. »
C’est pourquoi, insiste-t-il sur ce point, « le Vieux-Port doit être le projet de tous les Marseillais. »
Vous avez pu lire hier dans les journaux qu’un grand élu des Alpes-Maritimes a menacé de supprimer sa participation financière à la LGV Paca si une desserte de l’Italie n’était pas intégrée dans le projet initial.
Si le procédé manque d’élégance, c’est sur le fond que cette prise de position m’inquiète.
Dès la première heure, j’ai soutenu le projet de LGV Paca et notamment le tracé dit des « Métropoles du sud ». Je tiens à rappeler l’absolue nécessité que revêt ce projet pour l’aménagement et le développement de la région et, partant, des départements et métropoles qui la composent. Les avantages que nous en retirerons sont nombreux :
- La LGV facilitera les déplacements au sein de la région, en accélérant les déplacements entre les différentes métropoles et en favorisant l’interconnexion entre LGV et lignes classiques, à commencer par le TER.
- Elle rompra l’isolement de la région Paca en l’insérant dans l’arc méditerranéen Barcelone-Gênes.
- Elle mettra l’accent sur le ferroviaire afin de désengorger routes et autoroutes qui font de Paca l’une des régions les plus polluées de France.
C’est à cette aune qu’il faut envisager la question du financement du projet dont les contours sont connus.
Quel serait le coût du maintien de la région et des départements dans une position d’isolement, encore aggravé par le vieillissement des infrastructures existantes ?
Et d’ailleurs, combien coûterait la simple mise à niveau de l’existant compte tenu de l’accroissement des flux ?
Je suis heureux qu’en dépit des mauvais augures, le comité de pilotage du 17 janvier ait permis d’entériner les objectifs de desserte (fréquence et rythme des trains) qui conditionnent le dimensionnement des futures infrastructures et permettent de travailler avec une plus grande visibilité sur les questions d’interconnexion avec le réseau existant.
De même, la validation, lors de cette même réunion, de la Charte d’information et de concertation du public, constitue un pas important afin que chacun puisse s’approprier les enjeux de la future LGV.
Les postures politiciennes ne doivent pas entraver les responsabilités politiques. Notre responsabilité, c’est de favoriser le développement de notre région, nos départements, nos communes.
La LGV Paca nous permet d’aller de l’avant. Notre responsabilité est de tout faire pour qu’elle voie le jour le plus vite possible.
Dans une société bousculée par des mutations rapides, à l’heure où la crise s’approfondit, il est important de préserver des traditions qui rassemblent, en nous reliant à notre histoire.
Cette période, si importante pour chacun d’entre nous, ne se résume pas à la pression mercantile qui trop souvent dénature la chaleur de Noël.
Ces moments que l’on partage viennent rythmer notre calendrier et font vivre des valeurs que nous devons défendre, parce qu’elles sont des éléments essentiels de notre tissu social.
Ces valeurs, au-delà de l’indispensable amour familial, sont le socle des indispensables solidarités qui constituent l’ingrédient primordial de notre « vivre ensemble ».
Cette solidarité, c’est également l’échange et l’entraide entre les générations, ou encore l’attention pour celui qui est dans la peine.
Il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour que ces valeurs ne restent pas à l’état de mots, mais se traduisent quotidiennement en actes.
Nous nous efforçons de le faire, chaque jour, grâce aux politiques publiques que nous avons initiées au Conseil général des Bouches-du-Rhône. C’est ainsi que nous inscrivons dans la réalité un message universel de tolérance et de fraternité que symbolise ce moment particulier de l’année où l’on passe un cap de bonne espérance.
Chacun garde en son coeur une part d’enfance et j’espère que cette période continuera, longtemps, à inspirer des milliers de gestes d’amour et de solidarité.
J’ai reçu, jeudi dernier, trois journalistes du quotidien La Provence qui souhaitaient me poser des questions afin de faire un tour d’horizon de l’actualité avant les fêtes de fin d’année.
L’entretien s’est déroulé en trois parties : d’abord l’actualité judiciaire liée à la mise en examen de mon frère, ensuite l’actualité politique, notamment celle du Parti socialiste et, enfin, l’actualité institutionnelle avec la réforme gouvernementale des collectivités territoriales et ses conséquences sur les grands projets marseillais et départementaux.
Comme je m’y étais engagé auprès de vous à l’ouverture de mon blog, je tenais à vous faire partager mes propos publiés ce matin dans le quotidien régional :
« Pas plus aujourd’hui qu’hier je ne rougis de porter le nom de Guérini »
La Provence : comment réagissez-vous à l’incarcération de votre frère ?
Cette situation est pour moi d’une grande tristesse. Je vis et subis l’actualité avec émotion. Mon frère cadet est impliqué dans une procédure pénale, mis en examen. Avant toute chose, c’est mon frère et les liens de fraternité ne disparaissent pas avec les épreuves.
Mais je veux rappeler que l’on n’est punissable qu’en raison de son fait personnel. Il n’existe pas de responsabilité pénale collective. Il est clair que ce sont les affaires de mon frère qui sont aux mains de la justice et non pas celles du Conseil général des Bouches-du-Rhône, ni de son président.
Cela dit, la présomption d’innocence est un principe cardinal de nos procédures pénales. Elle s’applique à tous les justiciables, y compris mon frère. Et seul son respect impérieux peut permettre l’organisation d’un procès équitable dans l’avenir. Je constate que la presse la combat depuis maintenant des mois avec une terrifiante décontraction.
Faites-vous le procès de la presse ou de la justice ?
Je ne fais le procès de personne. Ce sont des constats de situation. Mais pour l’ordre public et pour une bonne administration de la justice, je déplore la violation constante du secret de l’instruction. De larges extraits de procès verbaux supportant les déclarations de mon frère ont été diffusées. C’est inquiétant et surprenant. Qui peut y avoir intérêt et favoriser la publication de pièces de procédure sur la place publique?
Plus troublant encore, comment une telle manière de procéder peut avoir cours sans entraîner la réaction de l’institution judiciaire? Cette impunité apparemment consentie favorise les pires excès et autorise le développement d’un feuilleton quasi quotidien au préjudice du fonctionnement de la justice qui se trouve ainsi discréditée.
Mais les journalistes ne sont pas soumis au secret de l’instruction. Ils font leur travail…
Je suis pour une presse libre et indépendante, responsable. Je n’accuse personne.
Comment réagissez-vous au rôle présumé que votre frère est censé tenir auprès d’institutions comme la vôtre, concernant notamment l’attribution de logements et de marchés publics?
Je ne vais pas commenter ce mauvais roman-feuilleton qui dure depuis 22 mois, date de l’ouverture de l’enquête et développe les pires suspicions comme autant d’informations objectives. Quelle est l’origine de ces informations? Sont-elles issues du dossier pénal?
Si oui, elles caractérisent une violation éhontée du secret de l’instruction. Si non, elles relèvent de mensonges nuisibles. S’il y a fautes, elles doivent être sanctionnées par une justice sereine et indépendante.
Mais il n’est pas question pour moi de laisser, en raison de ce lien de fraternité, discréditer la politique du Conseil général. L’institution que je dirige est soumis à de très sérieux contrôles. Et ces contrôles nous ont tous valus des félicitations de la part de la Chambre régionale des comptes en 2009 et du Trésorier général pas plus tard que jeudi dernier. Le Conseil général est assujetti à des mécanismes de contrôle dont il pourra être rapidement vérifié qu’ils n’ont jamais été transgressés.
Eugène Caselli a le même discours à MPM et il a porté plainte au cas où…
A chacun sa collectivité. Que la justice passe dans son indépendance.
Lorsqu’on évoque un système Guérini, cela vous choque-t-il?