Jean-Noël Guérini a été réélu ce matin à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône au premier tour avec 40 voix contre 17 à la candidate U.M.P.
A la suite de son élection, Jean-Noël Guérini a prononcé le discours suivant :
» Mesdames, messieurs, Mes chers collègues,
Permettez-moi de remercier très sincèrement et très chaleureusement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre assemblée.
Je tiens aussi à saluer les 290.816 électeurs, qui, les 20 et 27 mars, ont manifesté leur attachement à notre démocratie en participant aux élections cantonales.
Comme vous, j’ai constaté avec tristesse le très fort taux d’abstention, plus de la moitié des électeurs inscrits dans notre département ayant boudé les urnes.
Je le regrette d’autant plus vivement que nous savons tous ce que représente le droit de vote, essentiel dans nos démocraties, pour lequel des hommes et des femmes se battent toujours dans de nombreux pays.
Ce droit, on en mesure aussi l’importance sur la rive sud de la Méditerranée, où le printemps des libertés est un formidable appel d’air pour ceux et celles qui ne se résignent pas à une marche du monde immuable, où les peuples sont écrasés et exploités.
Ici, en France, dans les Bouches-du-Rhône, dans la responsabilité et la dignité, il nous appartient de tout faire pour endiguer ce lent glissement.
Faisons en sorte d’être dignes de notre histoire, faisons en sorte de répondre, politiquement, aux attentes d’une population désabusée.
C’est l’un des défis que nous aurons à relever durant cette mandature et je veux, à l’occasion de cette première séance publique féliciter les conseillers généraux socialistes qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et qui ont été réélus. Lire le reste de cet article »
L’ensemble des candidats de la majorité départementale ont été réélus, soit contre le Front national, soit contre les candidats de l’U.M.P.
Je tiens, tout en saluant l’ensemble des élus qui sont sortis victorieux de cette élection, à féliciter chaleureusement Jeanine Ecochard, Marie-Arlette Carlotti, René Olmeta, Michel Pezet, Christophe Masse et Denis Rossi, qui ont battu les candidats d’extrême–droite à Marseille, alors qu’aucune consigne de vote en leur faveur n’avait été donnée par l’U.M.P.
Je salue également la victoire de Messieurs Alexandre Medvedowsky, Loïc Gachon, Vincent Burroni, Daniel Conte, Jacky Gérard, Jean-Pierre Maggi, Michel Amiel, Richard Eouzan, Mario Martinet, qui ont battu, eux aussi, des candidats du Front national.
Je constate que les électeurs n’ont pas été dupes des manœuvres et des outrances de MM. Muselier et Gilles. Leurs attaques incessantes, leur volonté sans cesse répétée d’entonner l’air de la calomnie et d’en faire une arme de campagne, n’a pas permis de cacher la pauvreté et l’insignifiance de leurs propositions politiques.
Ils incarnent ce que les électeurs rejettent.
Ce comportement politique qui nourrit le vote en faveur de l’extrême–droite est ce soir sévèrement sanctionné.
Comment ne pas souligner aussi que ces deux élus U.M.P. viennent d’imposer à leur parti une très sévère défaite. Ils vont claironner partout qu’ils gagnent deux sièges dans le centre–ville de Marseille, dans deux cantons redécoupés sur mesure par la droite en 2004.
Mais où est aujourd’hui le parti de Nicolas Sarkozy dans le reste du département ? André Guinde, Roger Tassy et Hervé Chérubini ont largement battu les candidats U.M.P. qui leur étaient opposés.
Je me félicite de ces succès, tout comme je suis heureux des victoires d’Hervé Schiavetti et Jean-Marc Charrier, qui, eux aussi, retrouveront leur siège au Conseil général.
Fort de la confiance témoignée par les électeurs, et déterminé à prolonger et approfondir le travail engagé depuis 13 ans avec l’ensemble des conseillers généraux de gauche, je soumets ma candidature au vote des socialistes.
Plus que jamais, je suis convaincu de la justesse de nos objectifs et je suis persuadé qu’il est indispensable, face à la crise économique et sociale, de privilégier la justice sociale.
Aujourd’hui, les élus, tous les élus, quelle que soit leur étiquette, sont confrontés à une situation d’urgence. Le vote pour le Front national, massif dans tout le sud de la France, est une sanction et un avertissement.
Même s’il n’a pas d’élus dans les Bouches du Rhône, à la différence du Vaucluse et du Var, le vote en faveur de l’extrême–droite est alimenté par les échecs de la droite qui nourrit le ressentiment, l’amertume et les désillusions.
Il est temps, il est grand temps, en étant à l’écoute de chacun, en étant respectueux de tous, d’apporter une réponse concrète à la souffrance de nos concitoyens. Nous devons, nous socialistes, mesurer l’importance des responsabilités qui sont les nôtres.
Nous venons de vivre une campagne d’une incroyable dureté, une campagne délétère, violente et anti-démocratique. Les élus socialistes du Conseil général ont été critiqués, salis et diffamés.
Ces épreuves que nous avons traversées, et qui ont frappé l’ensemble des socialistes, tout comme les épreuves qui sont à venir ne font que décupler mon énergie pour mener, ici et ailleurs, le combat pour nos idéaux.
Pour la première fois depuis près de 20 ans, les élections cantonales n’étaient pas adossées à un autre scrutin.
La participation est en baisse, c’est un fait. C’est avant tout une mauvaise nouvelle pour la démocratie. Je rappelle toutefois que la participation était proche de 45% lors des dernières élections régionales.
Toujours est-il qu’avec ce premier tour, les électeurs ont signifié, brutalement, un rejet de la politique de la droite au pouvoir depuis 2002. Cela dit, comment ne pas remarquer que l’abstention est d’abord une manière pour certains électeurs de dire leur désaccord avec la politique menée par le gouvernement?
Ensuite, cette élection est un sondage grandeur nature. Il montre que le Front national est, dans les Bouches-du-Rhône, la première force politique, à droite.
Cette situation est inquiétante et nous devons, avant 2012, tout mettre en œuvre pour faire reculer l’extrême-droite. C’est un danger pour la démocratie, c’est un danger pour la République.
A l’évidence, le virage à droite de Nicolas Sarkozy n’aboutit qu’à une seule chose : crédibiliser le Front national.
Face à une crise sociale sans précédent, les habitants des Bouches-du-Rhône comme l’ensemble des Français sont désespérés.
Les échecs de la droite en matière d’emploi, de sécurité, d’éducation ont créé une situation intenable. Elle se traduit aujourd’hui par une forte poussée électorale du Front national.
Pour moi, comme pour tous les Républicains, c’est une vraie menace. Il est vital de tout mettre en œuvre pour faire barrage à l’extrême-droite.
A Marseille et dans le département, je remarque que les candidats du Parti socialiste et des l’ensemble des formations de gauche, qu’il s’agisse du Front de Gauche ou d’Europe Écologie-Les Verts, obtiennent de bons résultats.
L’objectif, c’est qu’ils sortent victorieux du deuxième tour et continuent et approfondissent le travail engagé depuis plusieurs années au Conseil général.
Les électeurs sont très lucides et ils ont choisi, avant toute chose, de défendre le bouclier social qu’est le Conseil général. Ils ont prouvé leur attachement aux politiques publiques mises en œuvre par la majorité qui gère le Conseil général.
Tout doit être fait dans les jours qui précèdent le deuxième tour pour conforter la majorité départementale.
Je m’y emploierai avec l’ensemble des candidats qui vont être activement soutenus par les militants socialistes, des partis de gauche et l’ensemble des Républicains.
Ce soir, j’appelle tous les électeurs, y compris ceux qui ne se sont pas déplacés lors du premier tour, à voter pour les candidats de gauche.
Dans les cantons où se dérouleront des duels entre la droite républicaine et le Front national, ma consigne de vote et la consigne de vote de la Fédération socialiste sont claires : Il faut faire barrage au Front national !
Je me félicite de la victoire de Michel Vauzelle qui sera réélu, vendredi prochain, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La liste qui rassemblait les forces de gauche arrive en tête dans les Bouches-du-Rhône, comme dans la Région, confirmant ainsi les résultats du premier tour. L’alliance avec Europe Écologie et le Front de Gauche va permettre, je l’espère, de prolonger les politiques engagées depuis de nombreuses années.
La participation, plus forte que dimanche dernier n’a pas modifié les rapports de force, et la droite subit un désaveu cinglant.
En France, les listes d’union conduites par les socialistes l’emportent très nettement, tant dans les duels que dans les triangulaires. C’est un vote de confiance pour les équipes qui gèrent depuis six ans un grand nombre de régions, avec une ferme volonté de défendre l’emploi et les services publics de proximité.
Comment, cependant, ne pas souligner les résultats du Front National, qui dans notre région et dans les Bouches-du-Rhône, progresse encore par rapport au premier tour. Un grand nombre de nos concitoyens, durement frappés par la crise, ont effectué un vote de protestation qu’il faudra savoir interpréter pour préparer l’avenir et les prochaines échéances.
Le parti socialiste n’a peut-être pas réalisé le grand chelem, mais ces élections régionales rappellent que sa reconstruction est désormais bien engagée.
Il faut cependant raison garder et nous devons tous avoir en mémoire le précédent de 2004 pour que ce vote d’espérance ne se traduise pas, demain, en nouvelles désillusions.
Il appartient à l’ensemble de ceux et celles qui veulent travailler pour l’alternance de se rassembler, de travailler ensemble, afin de forger le projet qui permettra, demain, de l’emporter.
Dimanche dernier, les électeurs des Bouches-du-Rhône et de Marseille ont clairement exprimé leur volonté de voir Michel Vauzelle prolonger son travail à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
A l’occasion du second tour, ce dimanche 21 mars, l’élan qui s’est traduit lors du premier tour doit trouver une traduction concrète avec la victoire de la liste qui rassemble l’ensemble des forces de gauche.
Face à la droite, face à l’extrême droite, pas une voix ne doit manquer à l’Alliance de l’Olivier qui réunit les forces qui gèrent la région depuis de nombreuses années.
Pour l’emploi, pour le logement, pour des transports collectifs de qualité, pour la justice sociale et la défense des services publics de proximité, le choix est clair : il faut voter et faire voter pour Michel Vauzelle.
S’abstenir, croire que la bataille est gagnée, c’est donner une marge de manœuvre à nos adversaires.
La mobilisation doit être à la hauteur de l’espérance de tous ceux et toutes celles qui veulent garder le cap, dans notre département, à Marseille, et entendent construire, avec le succès du 21 mars, d’autres succès, d’autres victoires.
Au lendemain du premier tour des élections régionales, je me réjouis du résultat de la liste que conduit Michel Vauzelle en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Notre candidat se retrouve ainsi en position idéale pour réunir les forces de gauche, dans le respect de chacun, en toute transparence, et les amener à la victoire dimanche prochain.
Je tiens à remercier les 162 264 électeurs du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône qui ont permis à Michel Vauzelle de frôler les 30% au premier tour (29,46%). Avec plus de 7% d’avance sur le candidat de la majorité présidentielle, ce score est encore plus net à Marseille (29,60%).
Même si le Parti socialiste est redevenu la première force politique de France, et c’est heureux, il faut toutefois raison garder. Ce premier tour est un encouragement, nous pourrons seulement parler de victoire dans la nuit du dimanche 21 mars. En attendant, il faut continuer à faire campagne.
La mobilisation de toutes et de tous est plus que jamais nécessaire, d’autant qu’un bien funeste souvenir se réveille : l’extrême droite retrouve son niveau de 2004. Le débat sur l’identité nationale y aura, j’en suis convaincu, largement contribué. Cela pose de graves interrogations aux démocrates que nous sommes.
Autre chiffre préoccupant, celui de l’abstention. S’il s’agit d’un phénomène national, il est particulièrement élevé dans notre région (55,12%). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie.
Chacun y trouvera une explication (le retour des beaux jours, l’ouverture de la pêche…). Pour moi, la raison est bien plus profonde : les citoyens ont décidé d’envoyer un message fort au président de la République et au gouvernement, non plus par l’acte du vote mais par le non usage de l’expression électorale.
C’est aussi une leçon à retenir pour l’ensemble de la classe politique : être toujours au plus proche de nos concitoyens, ne jamais perdre le lien. C’est enfin, me semble-t-il, une réponse populaire, franche et nette, à la réforme territoriale proposée par le gouvernement qui verra disparaître les élus de proximité.
C’est toujours un plaisir pour moi de vous retrouver sur Internet et de répondre à vos questions. J’aime l’exercice. Je l’avais déjà expérimenté avec bonheur sur le site de laprovence.com le 14 septembre dernier, juste après ma déclaration de candidature à la mairie de Marseille. Aujourd’hui encore j’ai pu, pendant une heure et demie, dialoguer en direct avec les internautes marseillais, sans éluder, me semble-t-il, les questions qui dérangent. Le style est toujours très direct et il faut aller, comme au football, droit au but. L’immédiateté est parfois ardue mais ça me convient tout à fait. Quand on est sûr de ses convictions et du projet que l’on défend, c’est même plutôt plaisant.
Voilà la retranscription in extenso de cet échange :
« Jean-Noël Guérini : Bonjour à tous. Je suis heureux de vous retrouver et de dialoguer avec vous sur guerini2008.fr mais avant toute chose permettez moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Des voeux de bonheur, de santé et de prospérité.
Julie Diare : Votre proposition de supprimer le fini-parti me parait très ambitieuse. Mais ne craignez-vous pas de devoir affronter une grève de la part des éboueurs, très syndiqués ?
Jean-Noël Guérini : Julie, je l’ai dit, le dossier numéro 1, c’est la propreté. Je serai intransigent et ne dérogerai pas à mes engagements. Ensuite, il faudra s’attaquer à la question de la circulation et des transports. Il n’est pas possible que les Marseillais continuent à perdre du temps dans les embouteillages. Mais la priorité des priorités, c’est le dossier de la propreté. J’ai pris un engagement solennel devant les Marsellais : je réglerai le problème de la propreté à Marseille en six mois. Evidemment, la position que j’ai prise dans le domaine du fini-parti, c’est une décision que je prendrai immédiatement. Le fini-parti, ce sera terminé, dès mon élection. Mais ça nécessitera une réorganisation de fond de l’ensemble du service du nettoiement. Qui dit propreté, dit en même temps hygiène.
Désire Clary : Et la L2 ???? Marseille suffoque! On ne peut plus circuler dans notre ville… Mais quand va-t-on ENFIN désengorger l’axe quartiers Sud-Nord ?Lire le reste de cet article »