Après de longs mois de travaux, le Vieux-Port est de retour : semi-piétonnier, vaste et de nouveau attractif pour les Marseillaises et les Marseillais qui se sont ré-appropriés cet espace. Ce « nouveau » Vieux-Port est une réussite et son ouverture sur la mer paraît elle aussi restaurée.
Comme je l’ai rappelé lors de l’inauguration, je suis fier d’avoir le premier proposé de rendre le Vieux-Port aux piétons, et heureux que ce rêve est pu se concrétiser avec l’aide déterminante du Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Au cours d’un entretien de 50 minutes avec le Premier ministre, j’ai réaffirmé à Jean-Marc Ayrault la ferme volonté d’engager l’Assemblée départementale au côté du gouvernement dans le plan de bataille présenté à l’issue du conseil interministériel du 6 septembre.
Tout en rappelant que le partenariat de 100 millions d’euros sur trois ans proposé à la Ville de Marseille était d’ores et déjà orienté vers des propositions précises, ce tour d’horizon complet m’a permis de préciser que le Conseil général n’entendait pas limiter son soutien à ce seul projet.
Ainsi un accord de principe a été donné sur la participation du Conseil général aux contrats d’avenir, dont l’application sera soumise à la signature d’un contrat d’objectif. Cette question m’a permis de rappeler que l’Etat devait prendre toute sa place dans le cadre des politiques publiques de solidarité qui mobilisent des financements importants à Marseille.
J’ai par ailleurs réaffirmé l’impérieuse nécessité d’aboutir rapidement sur l’achèvement de la L2, pour laquelle les enveloppes attendues de la part de l’Assemblée départementale sont d’ores et déjà budgétées.
Tout en soulignant la vocation industrielle et commerciale du Grand Port Maritime qui ne peut être occultée par une conversion unilatérale vers le tourisme de croisière et l’immobilier, j’ai rappelé au Premier ministre mes positions en faveur à l’extension du périmètre d’Euroméditerranée, à la condition sine qua non que l’Etat conserve toute sa place dans le financement de l’opération.
Cet échange positif et constructif m’a également permis de souligner l’importance du projet de Ligne à Grande Vitesse, pièce maîtresse pour faire de Marseille une capitale de l’Europe du Sud.
Quant à l’ouverture de la discussion sur le processus institutionnel de métropolisation, tout en indiquant que la métropole n’était pas la réponse unique aux nombreux problèmes de notre territoire en matière d’emploi, d’exclusion et d’insécurité, j’ai entendu avec satisfaction que rien n’était figé .
L’ouverture de la concertation avec l’ensemble des partenaires et des forces vives impliquées sur ce sujet devra permettre de faire entendre tous les points de vue dans le cadre d’un débat apaisé.
Ce matin, le maire de Marseille, invité de Patrick Cohen sur France Inter, a pris une position incompréhensible au sujet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) PACA.
Alors qu’après beaucoup de tergiversations du gouvernement le projet était enfin lancé, au stade de la concertation avec la population, M. Gaudin a jugé le projet « trop cher » et « très compromis« , ajoutant même que « devant toutes les oppositions, il devrait être renvoyé à plus tard« .
Une fois de plus M. Gaudin considère qu’il peut prendre les décisions à la place de l’ensemble de ses collègues élus, et une fois de plus sa décision est un terrible renoncement pour Marseille.
La LGV PACA doit être une priorité absolue, plus encore dans ces temps de crise : le chantier créera de l’activité et donc de l’emploi, pendant une durée déterminée certes, mais conséquente. Surtout, si l’on veut bien réfléchir à l’influence stratégique de Marseille, la LGV PACA replace notre ville dans l’arc latin Gênes – Barcelone ce qui est indispensable en termes de développement économique et de rayonnement des Bouches-du-Rhône.
Depuis 2008, je me bats pour faire avancer ce dossier sur lequel j’ai pris de nombreuses fois positions sur ce blog. Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a déjà engagé 8 millions d’euros en études de faisabilité et nous avons prévu une enveloppe entre 20 et 30 millions pour aider à financer les études jusqu’à la Déclaration d’Utilité Publique.
J’ai porté cette démarche parce que la LGV placerait Marseille au confluent de l’arc latin et de l’axe rhodanien. Notre capitale redeviendrait le pôle d’échanges commerciaux majeur qu’elle était encore voilà quelques années.
Non, nous n’avons plus le temps. Les Marseillaises et les Marseillais n’ont plus le temps d’attendre. Nous nous sommes engagés avec passion dans cette aventure parce que c’est l’une des clés importantes pour ramener Marseille à la prospérité. N’attendons plus. Je suis prêt, le Conseil général est prêt. Nous avons fait notre part du travail. Que le gouvernement, RFF et les autres collectivités fassent la leur.
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Relire mes articles sur le sujet ici sur mon blog :
A l’occasion de la « Marche pour l’égalité » des droits de Marseille, samedi 2 juillet, Jean-Noël Guérini, visiblement « heureux d’être dans cette très belle manifestation de l’amitié pour être solidaire des demandes qui nous sont faites », dans une ambiance très festive, a déclaré :
Sur le droit au mariage :
« Je suis socialiste et, à la veille de l’élection présidentielle, le PS s’est positionné très clairement pour le mariage » des couples de même sexe.
« On aurait dû le faire depuis fort longtemps mais j’espère que que le futur Président (ou Présidente) de la République sera socialiste et qu’enfin une loi officialisera » cette égalité des droits.
Sur l’adoption :
« A une certaine époque, j’étais réservé et puis ma réflexion m’a amené à cette conclusion : on ne peut pas d’un côté être favorable au mariage gay et en même temps être réservé pour l’adoption ». Alors « aujourd’hui je suis favorable au droit à l’adoption » pour les homosexuels-les.
J’ai souhaité au nom du Conseil général des Bouches-du-Rhône renouveler mon soutien à la « Marche pour l’Égalité » de Marseille, fidèle au combat que nous menons depuis des années pour lutter contre les discriminations.
Cet engagement s’exprime au cœur des dispositifs de solidarité qui forment le socle des compétences de l’Institution. Une politique dynamique menée au côtés ceux qui œuvrent pour plus d’égalité et pour marier les différences dans une société respectueuse reconnaissant les droits de chacun.
C’est donc avec grand plaisir que je serai présent au rendez-vous de la « Lesbian & Gaypride » de Marseille samedi prochain, heureux de partager un moment de fête et de revendications avec mes amis.
Pourquoi célébrer une journée internationale de lutte contre l’homophobie ? Après tout, la société semble bienveillante vis-à-vis des minorités, elle paraît évoluer, la représentation même d’un couple homosexuel, dans la rue, dans les séries télévisées, semble pour la majorité, d’une banalité tranquille. Du moins c’est ce qu’on entend souvent ici ou là.
Alors pourquoi relever cette journée ? A Marseille en particulier, où l’on se fait une joie d’accueillir l’Europride en 2013, l’année de Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture, tout un symbole !
Tout simplement, chers amis, parce que le combat pour l’égalité des droits est encore loin d’être achevé. Là où beaucoup de nos voisins européens légalisent le mariage pour les couples de même sexe, la France, après avoir été leader, s’est recroquevillée sur elle-même pour se placer à la traîne des États avancés. Je suis convaincu qu’on ne peut pas lutter contre l’homophobie sans penser à améliorer le droit et le cadre républicain.
Tout simplement aussi parce que l’homophobie et la transphobie se développent et s’expriment dans le monde, en France aussi, d’une façon dramatiquement préoccupante.
Le rapport 2011 de l’association « SOS Homophobie » fait état d’une hausse historique de l’homophobie, la plus forte depuis 15 ans, notamment dans les lieux publics et sur internet qui libère une parole homophobe décomplexée : diffamations, insultes, discriminations, chantage, harcèlements, menaces… Les chiffres explosent : + 43 % !
Le Conseil général des Bouches-du-Rhône peut et doit agir, en commençant d’abord par lui-même. En proposant par exemple une formation spécifique à la lutte contre les discriminations à son personnel et notamment les agents d’accueil, avec un dispositif d’alerte et de médiation qui pourrait être ouvert aux usagers, partout où le public est reçu.
Sur l’adoption, le Cg 13 sera vigilant et fera respecter la loi et les engagements collectifs du Parti socialiste : l’homosexualité ne saurait être retenue comme un critère faisant obstacle à l’agrément d’un(e) célibataire pour l’adoption.
D’une manière plus générale, le Cg 13 soutient activement l’ensemble des associations LGBT et de lutte contre toute forme de discrimination, pour accompagner des actions concrètes afin de faire progresser les mentalités sur ces questions : campagne d’affichage, utilisation des moyens d’information du département, diffusion de documents, organisation de manifestations, mise à disposition de nos moyens techniques dont les cars-podium, partenariat avec des médias (notamment avec Têtu, le magazine national des gays et des lesbiennes)…
La lutte contre les discriminations devrait systématiquement être inscrite dans les projets d’établissements scolaires. Les dotations du Conseil général peuvent être assorties de programmes d’action éducatifs qui encouragent l’ouverture des établissements à l’intervention d’associations, lesquelles sont malheureusement trop peu nombreuses à recevoir l’agrément des rectorats.
Voilà quelques-unes des réponses concrètes que nous pouvons apporter à ce qui reste pour moi un déni d’humanité, le rejet de l’autre au prétexte qu’il est différent.
Le Président de la République a annoncé hier soir un remaniement qui touche les postes régaliens de son gouvernement : l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères.
Si le Président a tenté de donner un ton solennel à ce remaniement, le fait que les trois ministres nommés hier soir soient trois hommes d’expérience souligne que le Président a pris conscience des échecs de sa politique de sécurité intérieure et de la politique étrangère de la France.
Au plan international particulièrement, les dernières semaines ont fait de la France un objet de curiosité dans le monde entier avec les erreurs à répétition de la ministre des affaires étrangères : proposition de coopération policière au régime tunisien, félicitations à Moubarak pour sa décision «courageuse» de quitter le pouvoir, crise diplomatique avec le Mexique sur fond de dossier Cassez…
Au passage, le chef de l’État a implicitement reconnu les errements de sa diplomatie face aux révoltes qui ont fait chuter les régimes «amis» en Tunisie et en Égypte en promettant une «ère nouvelle dans nos relations avec ces pays.»
Sur ce sujet, je suis heureux que le Président ait salué, mais un peu tard, «l’immense espérance» soulevée par les révolutions populaires qui ont fait tomber les régimes de Tunisie et d’Égypte. Nous espérons tous désormais que suivra rapidement celle du peuple libyen et la fin du régime de Mouammar Kadhafi.
Le peuple tunisien vient d’exprimer, ces dernières semaines, un formidable et courageux désir de démocratie.
La révolution du jasmin a précipité la fin d’un régime devenu l’ombre de lui-même et s’ouvre sur la création, encore hésitante, d’un gouvernement d’unité nationale avant l’organisation de nouvelles élections.
Je souhaite pour la Tunisie une transition démocratique pacifique, porteuse de cohésion sociale et garante d’un développement équitable.
Les Tunisiens aspirent légitimement à partager les fruits d’un développement économique qui fait de la Tunisie un pays essentiel au sein de l’espace méditerranéen, ce qui est particulièrement vrai pour le Département des Bouches-du-Rhône et la Ville de Marseille.
J’encourage les Tunisiens à tourner cette page de leur histoire dans la paix et la sérénité : la démocratie est un long chemin qui se déroule à force de raison, de conviction et de sagesse.
Vous avez pu lire hier dans les journaux qu’un grand élu des Alpes-Maritimes a menacé de supprimer sa participation financière à la LGV Paca si une desserte de l’Italie n’était pas intégrée dans le projet initial.
Si le procédé manque d’élégance, c’est sur le fond que cette prise de position m’inquiète.
Dès la première heure, j’ai soutenu le projet de LGV Paca et notamment le tracé dit des « Métropoles du sud ». Je tiens à rappeler l’absolue nécessité que revêt ce projet pour l’aménagement et le développement de la région et, partant, des départements et métropoles qui la composent. Les avantages que nous en retirerons sont nombreux :
- La LGV facilitera les déplacements au sein de la région, en accélérant les déplacements entre les différentes métropoles et en favorisant l’interconnexion entre LGV et lignes classiques, à commencer par le TER.
- Elle rompra l’isolement de la région Paca en l’insérant dans l’arc méditerranéen Barcelone-Gênes.
- Elle mettra l’accent sur le ferroviaire afin de désengorger routes et autoroutes qui font de Paca l’une des régions les plus polluées de France.
C’est à cette aune qu’il faut envisager la question du financement du projet dont les contours sont connus.
Quel serait le coût du maintien de la région et des départements dans une position d’isolement, encore aggravé par le vieillissement des infrastructures existantes ?
Et d’ailleurs, combien coûterait la simple mise à niveau de l’existant compte tenu de l’accroissement des flux ?
Je suis heureux qu’en dépit des mauvais augures, le comité de pilotage du 17 janvier ait permis d’entériner les objectifs de desserte (fréquence et rythme des trains) qui conditionnent le dimensionnement des futures infrastructures et permettent de travailler avec une plus grande visibilité sur les questions d’interconnexion avec le réseau existant.
De même, la validation, lors de cette même réunion, de la Charte d’information et de concertation du public, constitue un pas important afin que chacun puisse s’approprier les enjeux de la future LGV.
Les postures politiciennes ne doivent pas entraver les responsabilités politiques. Notre responsabilité, c’est de favoriser le développement de notre région, nos départements, nos communes.
La LGV Paca nous permet d’aller de l’avant. Notre responsabilité est de tout faire pour qu’elle voie le jour le plus vite possible.
Avec l’ensemble des présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône nous avons eu cet après-midi une séance de travail à l’Hôtel du Département destinée à poser les bases du développement de la coopération métropolitaine.
Je ne vais pas ici revenir sur le projet de loi de réforme territoriale qui va être soumis à l’appréciation des parlementaires. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire mon avis, et mes désaccords.
Je n’entends pas non plus insister sur les inquiétudes qui se sont manifestées après la suppression de la taxe professionnelle, suivie aujourd’hui par l’annonce d’un gel, ou d’une diminution des crédits de l’Etat.
Toutefois, nul n’ignore ce contexte et je pense que l’initiative que nous avons prise, au travers de cette discussion autour de la coopération métropolitaine est une façon novatrice de répondre à la crise.
Pour nous, il n’est pas question de commencer notre travail en traçant un périmètre. C’est certainement la plus mauvaise façon de traiter un dossier complexe, qui exige de l’intelligence, de la prudence et de la patience.
Au terme de périmètre, je préfère celui de projets. C’est la seule façon de rechercher une nécessaire solidarité entre les territoires dans le respect de l’identité et de la culture de chacun. L’heure n’est plus à l’égoïsme, l’isolement et le repli sur soi ne peuvent être des solutions d’avenir.
Pour vous donner un exemple de la méthode que nous privilégions, c’est la création du syndicat mixte des transports qui doit servir de base à notre travail. Cette approche nous permettra également de dépasser les clivages politiques, tout en associant le monde économique à notre démarche.
C’est la meilleure des manières d’apporter des réponses novatrices, de proximité, aux attentes de nos concitoyens.
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A l’issue de cette rencontre un communiqué commun a été présenté à la presse :
Coopération métropolitaine : Une volonté commune, une ambition d’avenir partagée
La réforme territoriale contestée qui va être débattue au Parlement dessine les contours d’une nouvelle organisation pour nos territoires. Dans ce contexte, nous avons décidé d’initier une coopération sur la base de la responsabilité collective et de la confiance mutuelle.
Nous savons que l’isolement et le repli sur soi sont des solutions à courte vue. Nous refusons également de réduire la question métropolitaine à un enjeu politicien.
Si Marseille doit être confortée dans son rôle de capitale euroméditerranéenne, nous affirmons que le développement d’une coopération métropolitaine, respectueuse des territoires et des communes, ne peut pas passer par la création autoritaire d’une superstructure aux pouvoirs exorbitants.
C’est pour cela que les présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône, et le président du Conseil général, entendent fédérer compétences et énergies, mutualiser savoirs et savoir faire et regrouper des moyens pour traiter des dossiers structurants.
Nous avons su le faire en créant le syndicat mixte des transports, ou bien en participant, ensemble, au projet de Marseille – Provence, capitale européenne de la culture.
Continuons, dans le cadre du volontariat, en prenant en compte les identités et la culture qui font la richesse de nos territoires, en privilégiant la recherche constante de l’efficacité au service de l’intérêt public. Ainsi, nous posons les bases d’une aire métropolitaine multipolaire de projets.
C’est notre volonté commune, c’est l’ambition que nous partageons !
L’économie et le tourisme, l’université et la recherche, l’aménagement du territoire, le logement, l’agriculture, le cadre de vie et les espaces naturels, la culture, le sport et les loisirs : ce sont les thèmes sur lesquels nous travaillons. Ils sont au cœur des projets qui nous aiderons à initier cette coopération métropolitaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens.
Cette coopération se construira en partageant une même ambition, dans le respect de chacun, au profit de tous.
Pour aboutir à ce projet concerté, et surtout partagé, il est important de mettre en place une gouvernance plurielle, qui rassemblera les exécutifs et les forces vives du département, organisée autour d’une conférence des exécutifs à présidence tournante.
Ainsi, avec pragmatisme et réalisme, nous concrétiserons une volonté commune, garante du respect de nos territoires, de nos concitoyens, pour réaliser dans le cadre d’une ambition partagée des projets d’avenir.