Ce matin, le maire de Marseille, invité de Patrick Cohen sur France Inter, a pris une position incompréhensible au sujet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) PACA.
Alors qu’après beaucoup de tergiversations du gouvernement le projet était enfin lancé, au stade de la concertation avec la population, M. Gaudin a jugé le projet « trop cher » et « très compromis« , ajoutant même que « devant toutes les oppositions, il devrait être renvoyé à plus tard« .
Une fois de plus M. Gaudin considère qu’il peut prendre les décisions à la place de l’ensemble de ses collègues élus, et une fois de plus sa décision est un terrible renoncement pour Marseille.
La LGV PACA doit être une priorité absolue, plus encore dans ces temps de crise : le chantier créera de l’activité et donc de l’emploi, pendant une durée déterminée certes, mais conséquente. Surtout, si l’on veut bien réfléchir à l’influence stratégique de Marseille, la LGV PACA replace notre ville dans l’arc latin Gênes – Barcelone ce qui est indispensable en termes de développement économique et de rayonnement des Bouches-du-Rhône.
Depuis 2008, je me bats pour faire avancer ce dossier sur lequel j’ai pris de nombreuses fois positions sur ce blog. Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a déjà engagé 8 millions d’euros en études de faisabilité et nous avons prévu une enveloppe entre 20 et 30 millions pour aider à financer les études jusqu’à la Déclaration d’Utilité Publique.
J’ai porté cette démarche parce que la LGV placerait Marseille au confluent de l’arc latin et de l’axe rhodanien. Notre capitale redeviendrait le pôle d’échanges commerciaux majeur qu’elle était encore voilà quelques années.
Non, nous n’avons plus le temps. Les Marseillaises et les Marseillais n’ont plus le temps d’attendre. Nous nous sommes engagés avec passion dans cette aventure parce que c’est l’une des clés importantes pour ramener Marseille à la prospérité. N’attendons plus. Je suis prêt, le Conseil général est prêt. Nous avons fait notre part du travail. Que le gouvernement, RFF et les autres collectivités fassent la leur.
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Relire mes articles sur le sujet ici sur mon blog :
Le Président de la République a annoncé hier soir un remaniement qui touche les postes régaliens de son gouvernement : l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères.
Si le Président a tenté de donner un ton solennel à ce remaniement, le fait que les trois ministres nommés hier soir soient trois hommes d’expérience souligne que le Président a pris conscience des échecs de sa politique de sécurité intérieure et de la politique étrangère de la France.
Au plan international particulièrement, les dernières semaines ont fait de la France un objet de curiosité dans le monde entier avec les erreurs à répétition de la ministre des affaires étrangères : proposition de coopération policière au régime tunisien, félicitations à Moubarak pour sa décision «courageuse» de quitter le pouvoir, crise diplomatique avec le Mexique sur fond de dossier Cassez…
Au passage, le chef de l’État a implicitement reconnu les errements de sa diplomatie face aux révoltes qui ont fait chuter les régimes «amis» en Tunisie et en Égypte en promettant une «ère nouvelle dans nos relations avec ces pays.»
Sur ce sujet, je suis heureux que le Président ait salué, mais un peu tard, «l’immense espérance» soulevée par les révolutions populaires qui ont fait tomber les régimes de Tunisie et d’Égypte. Nous espérons tous désormais que suivra rapidement celle du peuple libyen et la fin du régime de Mouammar Kadhafi.
Le peuple tunisien vient d’exprimer, ces dernières semaines, un formidable et courageux désir de démocratie.
La révolution du jasmin a précipité la fin d’un régime devenu l’ombre de lui-même et s’ouvre sur la création, encore hésitante, d’un gouvernement d’unité nationale avant l’organisation de nouvelles élections.
Je souhaite pour la Tunisie une transition démocratique pacifique, porteuse de cohésion sociale et garante d’un développement équitable.
Les Tunisiens aspirent légitimement à partager les fruits d’un développement économique qui fait de la Tunisie un pays essentiel au sein de l’espace méditerranéen, ce qui est particulièrement vrai pour le Département des Bouches-du-Rhône et la Ville de Marseille.
J’encourage les Tunisiens à tourner cette page de leur histoire dans la paix et la sérénité : la démocratie est un long chemin qui se déroule à force de raison, de conviction et de sagesse.
Vous avez pu lire hier dans les journaux qu’un grand élu des Alpes-Maritimes a menacé de supprimer sa participation financière à la LGV Paca si une desserte de l’Italie n’était pas intégrée dans le projet initial.
Si le procédé manque d’élégance, c’est sur le fond que cette prise de position m’inquiète.
Dès la première heure, j’ai soutenu le projet de LGV Paca et notamment le tracé dit des « Métropoles du sud ». Je tiens à rappeler l’absolue nécessité que revêt ce projet pour l’aménagement et le développement de la région et, partant, des départements et métropoles qui la composent. Les avantages que nous en retirerons sont nombreux :
- La LGV facilitera les déplacements au sein de la région, en accélérant les déplacements entre les différentes métropoles et en favorisant l’interconnexion entre LGV et lignes classiques, à commencer par le TER.
- Elle rompra l’isolement de la région Paca en l’insérant dans l’arc méditerranéen Barcelone-Gênes.
- Elle mettra l’accent sur le ferroviaire afin de désengorger routes et autoroutes qui font de Paca l’une des régions les plus polluées de France.
C’est à cette aune qu’il faut envisager la question du financement du projet dont les contours sont connus.
Quel serait le coût du maintien de la région et des départements dans une position d’isolement, encore aggravé par le vieillissement des infrastructures existantes ?
Et d’ailleurs, combien coûterait la simple mise à niveau de l’existant compte tenu de l’accroissement des flux ?
Je suis heureux qu’en dépit des mauvais augures, le comité de pilotage du 17 janvier ait permis d’entériner les objectifs de desserte (fréquence et rythme des trains) qui conditionnent le dimensionnement des futures infrastructures et permettent de travailler avec une plus grande visibilité sur les questions d’interconnexion avec le réseau existant.
De même, la validation, lors de cette même réunion, de la Charte d’information et de concertation du public, constitue un pas important afin que chacun puisse s’approprier les enjeux de la future LGV.
Les postures politiciennes ne doivent pas entraver les responsabilités politiques. Notre responsabilité, c’est de favoriser le développement de notre région, nos départements, nos communes.
La LGV Paca nous permet d’aller de l’avant. Notre responsabilité est de tout faire pour qu’elle voie le jour le plus vite possible.
Avec l’ensemble des présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône nous avons eu cet après-midi une séance de travail à l’Hôtel du Département destinée à poser les bases du développement de la coopération métropolitaine.
Je ne vais pas ici revenir sur le projet de loi de réforme territoriale qui va être soumis à l’appréciation des parlementaires. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire mon avis, et mes désaccords.
Je n’entends pas non plus insister sur les inquiétudes qui se sont manifestées après la suppression de la taxe professionnelle, suivie aujourd’hui par l’annonce d’un gel, ou d’une diminution des crédits de l’Etat.
Toutefois, nul n’ignore ce contexte et je pense que l’initiative que nous avons prise, au travers de cette discussion autour de la coopération métropolitaine est une façon novatrice de répondre à la crise.
Pour nous, il n’est pas question de commencer notre travail en traçant un périmètre. C’est certainement la plus mauvaise façon de traiter un dossier complexe, qui exige de l’intelligence, de la prudence et de la patience.
Au terme de périmètre, je préfère celui de projets. C’est la seule façon de rechercher une nécessaire solidarité entre les territoires dans le respect de l’identité et de la culture de chacun. L’heure n’est plus à l’égoïsme, l’isolement et le repli sur soi ne peuvent être des solutions d’avenir.
Pour vous donner un exemple de la méthode que nous privilégions, c’est la création du syndicat mixte des transports qui doit servir de base à notre travail. Cette approche nous permettra également de dépasser les clivages politiques, tout en associant le monde économique à notre démarche.
C’est la meilleure des manières d’apporter des réponses novatrices, de proximité, aux attentes de nos concitoyens.
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A l’issue de cette rencontre un communiqué commun a été présenté à la presse :
Coopération métropolitaine : Une volonté commune, une ambition d’avenir partagée
La réforme territoriale contestée qui va être débattue au Parlement dessine les contours d’une nouvelle organisation pour nos territoires. Dans ce contexte, nous avons décidé d’initier une coopération sur la base de la responsabilité collective et de la confiance mutuelle.
Nous savons que l’isolement et le repli sur soi sont des solutions à courte vue. Nous refusons également de réduire la question métropolitaine à un enjeu politicien.
Si Marseille doit être confortée dans son rôle de capitale euroméditerranéenne, nous affirmons que le développement d’une coopération métropolitaine, respectueuse des territoires et des communes, ne peut pas passer par la création autoritaire d’une superstructure aux pouvoirs exorbitants.
C’est pour cela que les présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône, et le président du Conseil général, entendent fédérer compétences et énergies, mutualiser savoirs et savoir faire et regrouper des moyens pour traiter des dossiers structurants.
Nous avons su le faire en créant le syndicat mixte des transports, ou bien en participant, ensemble, au projet de Marseille – Provence, capitale européenne de la culture.
Continuons, dans le cadre du volontariat, en prenant en compte les identités et la culture qui font la richesse de nos territoires, en privilégiant la recherche constante de l’efficacité au service de l’intérêt public. Ainsi, nous posons les bases d’une aire métropolitaine multipolaire de projets.
C’est notre volonté commune, c’est l’ambition que nous partageons !
L’économie et le tourisme, l’université et la recherche, l’aménagement du territoire, le logement, l’agriculture, le cadre de vie et les espaces naturels, la culture, le sport et les loisirs : ce sont les thèmes sur lesquels nous travaillons. Ils sont au cœur des projets qui nous aiderons à initier cette coopération métropolitaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens.
Cette coopération se construira en partageant une même ambition, dans le respect de chacun, au profit de tous.
Pour aboutir à ce projet concerté, et surtout partagé, il est important de mettre en place une gouvernance plurielle, qui rassemblera les exécutifs et les forces vives du département, organisée autour d’une conférence des exécutifs à présidence tournante.
Ainsi, avec pragmatisme et réalisme, nous concrétiserons une volonté commune, garante du respect de nos territoires, de nos concitoyens, pour réaliser dans le cadre d’une ambition partagée des projets d’avenir.
Jean-Noël Guérini, a exprimé cet après-midi son « désaccord de fond » avec un éventuel « tracé nord » de la future ligne de train à grande vitesse (LGV) reliant Nice à Paris, qui pourrait éviter Marseille. « Cette décision unilatérale, si elle est confirmée, serait surprenante. Si ce choix est confirmé, je me retire de la table de négociations et le conseil général des Bouches-du-Rhône ne financera rien, ni les études, ni la réalisation », a-t-il déclaré.
Il s’agirait pour lui d’une « erreur historique » car, précise-t-il, « Comment Marseille sans des équipements structurants modernes, adaptés à ce 21e siècle, pourra demain devenir une capitale euro-méditerranéenne? ».
« Si la LGV oublie Marseille, c’est un véritable un coup d’arrêt pour notre ville, notre département, qui resteront en dehors des grands axes de circulation du sud de l’Europe, entre la Catalogne et la Lombardie », a-t-il déploré, rappelant que le conseil général des Bouches-du-Rhône s’était engagé à donner 8 millions d’euros. « On les utilisera pour autre chose », prévient-il.
« Pas question de payer pour un tracé qui est un contresens économique en termes d’aménagement du territoire et de développement durable! Pas question non plus de payer pour des études qui apparemment ne servent à rien! Pas question d’accepter que l’on raye d’un trait de plume les possibilités de développement de Marseille et du département! »
Par ailleurs, il a souligné que le tracé des métropoles » passant par Marseille et Toulon représenterait 2 millions de voyageurs de plus par an que le tracé nord. Enfin, le tracé nord abîmerait « les paysages uniques au monde de la Sainte-Victoire », près d’Aix-en-Provence.
Désolé de ne pouvoir être présent à son meeting de campagne, Eric Cantona remercie de New-York Jean-Noël Guérini pour son action en faveur du sport à Marseille (le début de la liaison satellitaire enregistrée à partir du téléphone cellulaire du célèbre footballeur est de mauvaise qualité, le message s’améliore ensuite pour devenir limpide)
S’il n’était pas si attaché à sa ville de Lyon, Gérard Collomb, son maire, serait devenu Marseillais, il déclare : « Jean-Noël Guérini, mon ami, est capable de faire de Marseille la grande métropole européenne dont nous avons besoin ». « C’est un rassembleur, seul à même de créer l’exemple marseillais » précise-t-il.
Hélène Mandroux, maire de Montpellier, affirme : » Je suis à tes côtés Jean-Noël. Il faut que tu gagnes pour que, demain, les deux grandes villes du Sud que sont Marseille et Montpellier travaillent enfin main dans la main ! »
C’est toujours un plaisir pour moi de vous retrouver sur Internet et de répondre à vos questions. J’aime l’exercice. Je l’avais déjà expérimenté avec bonheur sur le site de laprovence.com le 14 septembre dernier, juste après ma déclaration de candidature à la mairie de Marseille. Aujourd’hui encore j’ai pu, pendant une heure et demie, dialoguer en direct avec les internautes marseillais, sans éluder, me semble-t-il, les questions qui dérangent. Le style est toujours très direct et il faut aller, comme au football, droit au but. L’immédiateté est parfois ardue mais ça me convient tout à fait. Quand on est sûr de ses convictions et du projet que l’on défend, c’est même plutôt plaisant.
Voilà la retranscription in extenso de cet échange :
« Jean-Noël Guérini : Bonjour à tous. Je suis heureux de vous retrouver et de dialoguer avec vous sur guerini2008.fr mais avant toute chose permettez moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Des voeux de bonheur, de santé et de prospérité.
Julie Diare : Votre proposition de supprimer le fini-parti me parait très ambitieuse. Mais ne craignez-vous pas de devoir affronter une grève de la part des éboueurs, très syndiqués ?
Jean-Noël Guérini : Julie, je l’ai dit, le dossier numéro 1, c’est la propreté. Je serai intransigent et ne dérogerai pas à mes engagements. Ensuite, il faudra s’attaquer à la question de la circulation et des transports. Il n’est pas possible que les Marseillais continuent à perdre du temps dans les embouteillages. Mais la priorité des priorités, c’est le dossier de la propreté. J’ai pris un engagement solennel devant les Marsellais : je réglerai le problème de la propreté à Marseille en six mois. Evidemment, la position que j’ai prise dans le domaine du fini-parti, c’est une décision que je prendrai immédiatement. Le fini-parti, ce sera terminé, dès mon élection. Mais ça nécessitera une réorganisation de fond de l’ensemble du service du nettoiement. Qui dit propreté, dit en même temps hygiène.
Désire Clary : Et la L2 ???? Marseille suffoque! On ne peut plus circuler dans notre ville… Mais quand va-t-on ENFIN désengorger l’axe quartiers Sud-Nord ?Lire le reste de cet article »
Je suis né en corse en 1951, un 1er Janvier. Arrivé à Marseille 5 ans plus tard, j’ai grandi et aimé cette ville-carrefour de toutes les cultures. Sur les listes de Gaston Defferre, je suis élu en 1977 dans le quartier du Panier, comme Conseiller municipal, puis comme maire en 1983.
Socialiste, je me suis toujours investi dans le combat contre les intolérances, ce qui, à mon sens, nécessite un investissement quotidien. Je suis pragmatique, ce qui m’a permis, avec rigueur, ténacité et volonté d’être élu en 1998 à la tête du 2ème département de France, les Bouches-du-Rhône et, la même année, Sénateur.
Je conduis avec succès la liste socialiste aux élections municipales de Marseille (2ème secteur) en mars 2001 et, en respect de la loi sur le cumul des mandats, je cède mon fauteuil de maire de secteur à ma colistière Lisette Narducci.
Le 8 septembre 2007, je me déclare officiellement candidat à la mairie de Marseille. Entouré d’une équipe rassemblée et ouverte à tous les talents et après une campagne de plus de six mois, menée tambour battant, je suis heureux d’avoir obtenu le meilleur score d’une liste progressiste marseillaise depuis 25 ans avec près de 48% des suffrages.
Frôlant la victoire, cette campagne de conviction a permis à la nouvelle opposition d’obtenir 49 élus pour 51 à la majorité et 1 élu FN.
Ma réélection dans mon canton des Grands carmes, au 1er tour avec 57% des voix, m’a permis d’être reconduit avec bonheur à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône, le jeudi 20 mars 2008.
Le 21 septembre 2008, je suis réélu Sénateur à la tête d’une liste, « Faire gagner les Bouches-du-Rhône », qui emporte 5 sénateurs sur 8 dans le département.
Le 31 mars 2011, suite aux élections cantonales, je suis réélu Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône à une large majorité