Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘emploi’

SNCM : « Personne, ici, ne peut accepter un deuxième Seafrance »

Jeudi 31 janvier 2013

Lors de mes voeux à la presse, j’ai tenu à m’exprimer une nouvelle fois sur la situation extrêmement préoccupante de la Société Corse Méditerranée.

je suis inquiet et je l’ai dit à tous ceux qui peuvent encore agir ! 

Son avenir est suspendu à la volonté de ses actionnaires, d’une poignée de personnes qui sont à des années lumières de ce que nous vivons tous les jours ici.

 

On parle là tout de même d’une menace sur plus de 3800 emplois directs à Marseille et en Corse. 2000 emplois à Marseille !

Lire le reste de cet article »

Le conseil général met tout en oeuvre pour favoriser l’insertion par l’emploi !

Mardi 4 décembre 2012

 

Avec une courbe du chômage en hausse constante, les politiques de retour à l’emploi doivent consacrer plus d’efforts de formation professionnelle aux populations les plus en risque de chômage, plus d’investissements d’accompagnement des chômeurs…

C’est ce que nous faisons au Conseil général qui vient de voter un rapport de principe sur les Emplois d’avenir et lance une « convention entreprise » pour dynamiser les parcours des bénéficiaires du RSA vers la reprise d’activité.

Lire le reste de cet article »

Rencontre avec Jean-Marc Ayrault : un entretien positif et constructif

Lundi 10 septembre 2012

 

Cher amis,

Au cours d’un entretien de 50 minutes avec le Premier ministre,  j’ai réaffirmé à Jean-Marc Ayrault la ferme volonté d’engager l’Assemblée départementale au côté du gouvernement dans le plan de bataille présenté à l’issue du conseil interministériel du 6 septembre.

Tout en rappelant que le partenariat de 100 millions d’euros sur trois ans proposé à la Ville de Marseille était d’ores et déjà orienté vers des propositions précises,  ce tour d’horizon complet m’a permis de préciser que le Conseil général n’entendait pas limiter son soutien à ce seul projet.

Ainsi un accord de principe a été donné sur la participation du Conseil général aux contrats d’avenir, dont l’application sera soumise à la signature d’un contrat d’objectif. Cette question m’a permis de rappeler que  l’Etat devait prendre toute sa place dans le cadre des politiques publiques de solidarité qui mobilisent des financements importants à Marseille.

J’ai par ailleurs  réaffirmé l’impérieuse nécessité d’aboutir rapidement sur l’achèvement de la L2, pour laquelle les enveloppes attendues de la part de l’Assemblée départementale sont d’ores et déjà budgétées.

Tout en soulignant la vocation industrielle et commerciale du Grand Port Maritime qui ne peut être occultée par une conversion unilatérale vers le tourisme de croisière et l’immobilier, j’ai rappelé au Premier ministre mes positions en faveur à l’extension du périmètre d’Euroméditerranée, à la condition sine qua non que l’Etat conserve toute sa place dans le financement de l’opération.

Cet échange positif et constructif m’a également permis de souligner l’importance du projet de Ligne à Grande Vitesse, pièce maîtresse pour faire de Marseille une capitale de l’Europe du Sud.

Quant à l’ouverture de la discussion sur le processus institutionnel de métropolisation, tout en indiquant que la métropole n’était pas la réponse unique aux nombreux problèmes de notre territoire en matière d’emploi, d’exclusion et d’insécurité, j’ai entendu avec satisfaction que rien n’était figé .

L’ouverture de la concertation avec l’ensemble des partenaires et des forces vives impliquées sur ce sujet devra permettre de faire entendre tous les points de vue dans le cadre d’un débat apaisé.

Bouclier fiscal : les mensonges répétés ne font pas une vérité

Mardi 26 juin 2012

Chers amis,

Souvenez-vous. Il n’y a pas si longtemps, jusqu’en mai dernier, pendant l’élection présidentielle, on en a parlé. Le Parti socialiste avait chiffré à 500 millions d’euros par an le coût du bouclier fiscal instauré par Nicolas Sarkozy pour empêcher les plus riches de nos concitoyens d’être taxés à plus de 50% de leurs revenus.

François Hollande avait alors annoncé son intention du supprimer cet avantage inconvenant qui, de surcroît, grève fortement le budget de l’État.

Cris d’orfraie de la droite. Nous serions des inconscients, une remise en cause du bouclier fiscal ferait fuir les grandes fortunes, nous aurions largement surévalué son coût… Las. Une note confidentielle du fisc, parue aujourd’hui dans le quotidien Le Parisien, estime à 735 millions d’euros le manque à gagner dû au bouclier fiscal en 2011 et l’estimerait à 120 millions supplémentaires (soit 850 millions) en 2012 et 2013

Nous avions donc raison, ils avaient tort.

Pire. Ils avaient tort et ils ont menti. La note du patron des Impôts, qui met en avant « une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés », a été délivrée à la ministre UMP du budget Valérie Pécresse le 5 avril, soit presque 3 semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle…

Ils savaient que le bouclier fiscal coûterait dès cette année 200 millions de plus que ce que le PS avait chiffré. L’UMP, et à sa tête le président sortant, ont menti sans vergogne en cachant aux Français cette réalité de leur politique.

Il coûte 735 millions d’euros en 2011, argent qui aurait pu servir aux Français les plus en difficulté dans cette période de crise, ou aux petites et moyennes entreprises pour continuer de créer de la richesse et des emplois.

Dans les Bouches-du-Rhône

Dans notre département, comment peut-on prendre au sérieux Mme Bernasconi qui, hier, en séance plénière du Conseil général demandait des états généraux de la solidarité ? Ce sont les mêmes qui, au sommet de l’État, cachaient la vérité pour continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches, et qui à Marseille donnent… des leçons ?

Je suis heureux de constater que, d’une part la vérité peut triompher et, d’autre part, que le travail et la compétence sont encore respectés. J’en veux pour preuve le vote hier sur le compte administratif et le budget supplémentaire qui salue la saine gestion et la rigueur de ma majorité au Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Hier m’a apporté cette certitude. Aujourd’hui l’actualité me donne raison, en même temps qu’à ma famille politique. Si je me réjouis de cette conjonction de nouvelles qui me confortent, politiquement et intellectuellement, je sais que c’est dans le travail, le travail, le travail, que résident les solutions.

C’est ce que je continuerai de faire, à la tête d’une institution qui est désormais parmi les mieux gérées de France, l’une des moins endettées et qui investit 500 millions d’euros par an en faveur du développement local. Ni plus, ni moins.

Conseil général des Bouches-du-Rhône : budget 2012 adopté à une majorité absolue

Vendredi 23 mars 2012

Mes chers amis,

Aujourd’hui, le Conseil général s’est réuni en séance publique pour voter le Budget 2012. A la demande de l’opposition UMP, le budget a été voté à bulletins secrets et approuvé à la majorité absolue (32 voix sur 57).

Avec un budget de 2.5 milliards d’euros, en augmentation, le Conseil général des Bouches-du-Rhône se met en capacité d’assumer son rôle de « bouclier social ». Ainsi, et comme je l’ai souhaité, nous allons renforcer les politiques de solidarité, celles au profit de l’emploi mais aussi du développement durable.

En cette période d’incertitude, le Conseil général reste plus que jamais le partenaire du quotidien et de la proximité.

Aménagement du Vieux-Port : c’est parti !

Jeudi 22 mars 2012

Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.

Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.

Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »

La disparition des Centres de santé mutualistes serait une catastrophe pour la couverture sanitaire des Bouches-du-Rhône, je ne peux m’y résoudre !

Mercredi 25 janvier 2012


Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.

Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.

Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.

D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.

Lire le reste de cet article »

Projet régional de santé : un manque de moyens et d’ambition

Mardi 20 décembre 2011

Chers amis,

La santé de nos concitoyens a toujours été, pour moi, une priorité.  Ce n’est pourtant pas une mission officielle dévolue aux Départements. Elle est pour moi essentielle et le restera. C’est pourquoi j’ai souhaité conserver nos compétences de santé publique (lutte contre la tuberculose, les IST, le Sida…) lorsque l’État nous en a laissé le choix en 2004 et créé, d’autre part,  le Conseil Départemental de Santé Publique pour financer les grands équipements de pointe dans les hôpitaux (40 millions investis en 10 ans).

Pas plus tard qu’hier, j’ai demandé au Dr Michel Amiel, Vice-Président du Conseil général, délégué à la santé de me représenter à l’occasion de l’inauguration du nouveau bloc opératoire de l’Institut du Mouvement et de l’appareil Locomoteur (IML) à l’Hôpital Sainte Marguerite.

Ce bloc opératoire sera utilisé en priorité pour l’activité ambulatoire, couplée au secteur de l’imagerie. Les salles opératoires intégrées sont destinées à créer un environnement chirurgical optimal pour le chirurgien, son équipe et le patient. Ce concept permet une transition douce entre les techniques chirurgicales standard et les techniques sous-arthroscopie réalisées en ambulatoire. L’ensemble étant en liaison étroite avec l’imagerie ostéo-articulaire et les techniques radio-guidées.

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille a bénéficié d’un soutien financier important du Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur de 250 000 € pour la création de ce bloc.

J’ai donc, naturellement, été sollicité pour que le Département délibère, ce vendredi 16 décembre, sur le Projet Régional de Santé proposé par l’Agence Régionale de Santé.  Ce projet est un document général qui se propose de définir l’organisation stratégique des soins en région PACA. Lire le reste de cet article »

Il faut sauver les centres de santé mutualistes !

Mardi 22 novembre 2011

Chers amis,

Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires, je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.

Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.

Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.

Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.

Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.

J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.

J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.

Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.

J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.

Financement 2012 de la Sécurité Sociale : vers un renforcement des inégalités sociales

Lundi 14 novembre 2011

Chers amis,

Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.

Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.

Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.

Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.

Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.

La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.

Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.