Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Elections européennes avec Vincent Peillon :  » Nous avons 70 jours pour aller au-devant de 11 millions de citoyens « 

Lundi 30 mars 2009

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Cher amis,

j’ai été heureux de retrouver mes camarades socialistes, samedi midi aux Pennes-Mirabeau, à l’occasion d’un banquet républicain qui était aussi le premier événement de la campagne des européennes. Ce rendez-vous a été un succès, puisqu’il a réuni plus de 400 personnes, preuve de la mobilisation sans faille de la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et du rôle majeur de nos secrétaires de sections.

En présence de Vincent Peillon, notre tête de liste aux élections européennes dans le grand Sud-Est, d’Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral du PS 13 et Président de la Communauté urbaine de Marseille et de Michel Vauzelle, le Président de la Région PACA et notre tête de liste aux prochaines élections régionales, entre autres.

Ce rendez-vous était important car, contrairement à ce que certains peuvent imaginer, le scrutin européen ne sera pas sans effet sur le cours d’une construction européenne en panne. Il aura aussi des conséquences directes sur la vie politique locale, régionale et nationale.

C’est pourquoi j’ai tenu, devant les secrétaires de section sans qui nos initiatives et nos messages resteraient lettre morte,  » à apporter quelques précisions :

Elles touchent, vous pouvez l’imaginer, à la vie de notre parti et aux difficultés que nous éprouvons à retrouver une crédibilité après le désastreux congrès de Reims. Je l’ai dit, et je le redis aujourd’hui, j’assume l’ensemble des choix qui ont été les miens et que vous avez partagé au cours de ces derniers mois.

J’assume la liste des européennes, toute la liste, et je suis fier de me retrouver au côté de Vincent Peillon, qui va mener un combat difficile dans une grande région composée de seize départements. Et, pour être clair, je ne lui demande pas de faire aussi bien qu’en 2004 qui fut une année électorale remarquable pour les socialistes.

Je lui demande, et vous vous associez, j’en suis certain, à cette requête, de faire aussi bien en défendant nos idées du lac de Genève à Bonifacio. Je me suis expliqué avec lui sur certaines de ses déclarations et sachez qu’il n’y a pas, entre nous, le moindre désaccord. J’assume l’ouverture et le rassemblement qui constituent son ossature et sont un message adressé à l’ensemble de nos concitoyens. Lire le reste de cet article »

Le temps des tergiversations est révolu. Priorité au rassemblement dans le respect des diversités pour mettre le PS en ordre de marche

Vendredi 28 novembre 2008

Chers amis, camarades,

« Notre pire ennemi est souvent notre propre langue », m’a appris un jour un vieux sage. Je ne l’ai jamais oublié. C’est heureux en cette période troublée pour notre famille politique. Réagir à chaud est souvent un piège, une agitation qui nuit à l’ensemble et dessert la seule cause qui compte pour notre démocratie : la rénovation d’un grand parti d’opposition qui prépare l’alternance avec des chances de l’emporter à la prochaine présidentielle.

Voilà que nous y voyons plus clair désormais. Martine Aubry a donc été élue par le Conseil national, au poste de première secrétaire du parti socialiste à une large majorité. Je peux, à titre personnel, le regretter tant il me semblait important de profiter de la conjonction du temps, des lieux et des personnes pour réformer en profondeur le PS. Les défenseurs de « la ligne claire », puis de la motion « E », dont je suis, sont évidemment déçus. Mais nous sommes, comme nous l’avons toujours été, au service du parti sur le chemin des idées et du projet politique.

Je suis avant tout un socialiste et, à ce titre, ce qui m’importe, c’est que nous puissions nous retrouver après ces moments de déchirements. Je prends donc acte de cette élection et, je vous le dis pour éviter toute ambiguïtés, je ne ferai rien qui puisse nuire au travail de notre première secrétaire. Elle doit néanmoins nous présenter rapidement des propositions.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner combien la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dirigée par Eugène Caselli, qui a été stigmatisée ces dernières semaines par un certains nombre de nos camarades, locaux et nationaux, dont les graves propos ont été largement relayés par la presse et sur Internet, a été lavée de tout soupçons. Pas moins d’une cinquantaine d’observateurs sont venus vérifier, souvent avec zèle, la bonne tenue des scrutins chez nous. Tout a été passé au peigne fin et, je vous le dis avec force, voilà que le temps de l’opprobre et de l’opportunisme est maintenant révolu ! Que ceux qui ont voulu salir notre fédération unie en soient pour leur compte… de conscience, le matin venu, devant leur miroir. Les militants, eux, sauront s’en souvenir…On ne jette pas l’anathème impunément.

Reste qu’il faut désormais construire l’avenir. Pas celui de 2012, encore très lointain, mais celui de demain. En cela je rejoins les propos de Vincent Peillon avec qui j’irai rencontrer Martine Aubry demain. La priorité est d’abord de rassembler le parti socialiste, de travailler à sa cohérence et de tout faire pour que les idées que nous avons portées, celles de la rénovation, prennent une tournure concrète, identifiable et partagée. Il en va de notre crédibilité politique, franchement mise à mal ces dernières semaines.

C’est pourquoi j’en appelle au bon sens de la nouvelle équipe dirigeante. La bonne gouvernance de notre famille politique ne pourra se mettre en place, si elle veut être efficace, qu’en rassemblant. C’est à dire, pour commencer, inclure dans les instances nationales, en gage d’ouverture et de sérieux, certains de ceux qui représentent la moitié d’entre-nous… Je ne veux et ne peux croire, qu’il n’en sera pas ainsi.

Chers amis, nous ne pouvons plus tergiverser, le temps presse pour regagner la confiance de nos concitoyens et je mettrai toute mon énergie pour réussir au plan national ce que nous avons su faire dans les Bouches-du-Rhône : un pilote clairement identifié, l’unité dans le respect de la diversité, une organisation en ordre de marche prête à relever les défis des prochaines échéances électorales. Vous pouvez compter sur moi !

Parti socialiste : « Si nous ratons le rendez-vous de Reims, nous serons condamnés à rester dans l’impasse »

Mardi 4 novembre 2008

congres-de-reims.jpgChers amis,

Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.

Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.

Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.

Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?

Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.

Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.

Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »

Elections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : 5 sénateurs sur 8, une vraie belle victoire collective

Dimanche 21 septembre 2008

senatoriales-jng-5.JPGChers amis,

Mardi prochain, cinq sénateurs de gauche effectueront leur rentrée parlementaire au Sénat.

La liste que j’ai eu l’honneur et le plaisir de conduire a rassemblé 1686 suffrages des grands électeurs des Bouches-du-Rhône sur les 3061 que comptent le département.

Je veux remercier les citoyennes et les citoyens qui m’ont accordé leur confiance et qui ont voté pour faire gagner les Bouches-du-Rhône.

Ce résultat, qui vient ponctuer une bonne année électorale pour la gauche dans le département des Bouches-du-Rhône, est d’autant plus remarquable que depuis 1998, les mairies d’Aix-en-Provence, La Ciotat et Trets ont basculé à droite.

Après l’échec de la Communauté Urbaine de Marseille, ces résultats confirment le déclin du sénateur maire de Marseille qui n’a mobilisé que 1182 grands électeurs.

C’est un avertissement clair et net pour la droite et le gouvernement dont la politique renforce les inégalités et les injustices sociales.

Les 504 voix d’avance de ma liste, qui a transcendé les clivages politiques, récompensent le travail accompli au cours de ces dernières années.

jng-5-senatoriales-et-lequipe.JPGJe suis heureux de saluer Isabelle Pasquet, Roland Povinelli, Samia Ghali et Serge Andréoni qui sont désormais sénateurs des Bouches-du-Rhône.

Au terme de ce long marathon électoral, je remarque que le rassemblement, le dynamisme et le travail ont payé.

Nous avons beaucoup à faire pour ce département.

Dès demain, nous nous efforcerons d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des habitants des Bouches-du-Rhône.

Elles sont compréhensibles, dans une époque troublée.

Plus que jamais nous devons être aux côtés de ceux qui s’interrogent sur leur avenir.

Plus que jamais, j’entends me mobiliser pour faire gagner Marseille et les Bouches-du-Rhône, pour faire gagner tous les habitants de ce département.

Sénatoriales 2008 : Jean-Noël Guérini a voté ce matin à Marseille

Dimanche 21 septembre 2008

Jean-Noël Guérini, tête de la liste « faire gagner les Bouches-du-Rhône » a voté ce matin à 11h15 en Préfecture à Marseille.

A cette occasion, il décrit son bonheur d’avoir mené une longue campagne conviviale, sérieuse et active.

Sénatoriales 2008. J.-N. Guérini : « quand je mène un combat, je le fais pour gagner ! »

Vendredi 12 septembre 2008

A l’occasion du dépôt officiel en Préfecture de sa liste pour les Sénatoriales, ce matin, jean-Noël Guérini a tenu à rencontrer la presse. Avant de se soumettre au traditionnel jeu des questions/réponses, il leur a tenu ces propos :

 » Mesdames, Messieurs les journalistes,

Dans neuf jours exactement, 3062 grands électeurs désigneront les huit sénateurs qui représenteront les Bouches-du-Rhône au Palais du Luxembourg durant les six prochaines années. Huit sénateurs, six ans…

Ces chiffres résument rapidement deux modifications de cette élection, qui a été repoussée d’un an, en raison du calendrier électoral de l’année 2007. Il y aura, en raison des évolutions démographiques, un sénateur de plus dans notre département, et la durée du mandat a été réduite de trois ans.

Bien évidemment, je reviendrai dans quelques instants sur le contexte politique dans lequel se déroule ce scrutin. Mais avant toute chose, permettez-moi d’insister sur les véritables enjeux de l’élection.

Je tiens à rappeler que, selon les termes de la Constitution de 1958, elle assure la représentation des collectivités territoriales de la République. Mais il est aussi une assemblée où se discutent et se votent les lois de la République.

Au cours de mes dix premières années de mandature, j’ai mesuré l’importance de cette mission. Et je sais aussi que le Sénat est une tribune où bien des causes peuvent être défendues, tant dans les domaines de l’aménagement du territoire, que du développement économique et de la protection de l’environnement.

C’est en étant sur cette ligne que je conduis, pour l’élection du 21 septembre, une liste de rassemblement, composée à parité d’hommes et de femmes, maires, élus, attentifs aux préoccupations des habitants du département et soucieux de défendre notre identité et le développement harmonieux de notre territoire.

L’expérience, la sagesse, le dynamisme et l’innovation, ces hommes et ces femmes ont prouvé, ici, quelles étaient leur ligne de conduite. Il en ira de même à Paris pour mes colistiers que je suis heureux de vous présenter :
-Isabelle Pasquet,
-Roland Povinelli,
-Samia Ghali,
-Serge Andreoni
-Janine Ecochard
-Michel Amiel
-Magali Giovannangeli
et
Jean-Pierre Maggi et Florence Masse comme suppléants.

Notre souci, notre combat, notre engagement, ce sont les Bouches–du– Rhône et les 119 communes qui composent un département qui a connu de nombreux changements ces dernières années.

A nous de les accompagner intelligemment, tout en sachant rester à l’écoute de ceux et celles qui s’interrogent sur les effets de ces évolutions.

Notre engagement sur le terrain est le meilleur des gages que nous pouvons apporter aux électeurs et nous avons prouvé, depuis des années, que nous sommes véritablement à l’écoute des maires, des élus locaux et de l’ensemble de la population.

Je tiens donc à dire clairement que cette élection n’est pas un troisième round des municipales et des cantonales. Et la campagne que nous menons, d’ailleurs, ne se place pas sur ce terrain.

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Congrès PS de Reims : les priorités pour un rassemblement majoritaire

Vendredi 11 juillet 2008

congres-clarification.pngCette liste de conditions constitue les priorités de la contribution « la ligne claire » dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims.

Ces points ont pour objectif d’être le socle d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.

C’est forts de notre expérience du pouvoir qu’il nous faut désormais «penser le monde en mouvement» si nous voulons reprendre le leadership dans le débat des idées. Lui seul nous permettra de gagner les batailles politiques futures.

Nous voulons que le Parti socialiste redevienne le parti de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous.

C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste.

Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de « réforme ».

Nous vous proposons qu’une majorité se dégage dans le Parti socialiste autour de quinze orientations.

1/ Défendre les libertés individuelles dans une société qui favorise les autonomies, mais en luttant pour l’égalité des chances et des droits car la liberté de quelques-uns ne peut limiter les chances de tous. L’égalité réelle femme / homme doit être un de nos objectifs prioritaires.

2/ Favoriser la créativité que permet l’économie de marché, mais en veillant à l’établissement de règles équitables dans le partage des profits entre travail, investissement et actionnaires. Renforcer la place des Etats et des services publics en France et en Europe pour le développement des biens publics (éducation, santé, sécurité, culture, nature).

3/ Réformer profondément l’Etat – Providence et les services publics pour y intégrer l’autonomie croissante des individus et la diversité des trajets; se mobiliser et se battre contre les nouvelles inégalités, sociales, générationnelles et territoriales sans jamais sacrifier les droits des minorités.

4/ Comprendre l’urgence écologique face aux défis du réchauffement climatique, de la crise énergétique et des mutations urbaines. Et chercher les opportunités de développement inscrites dans le développement durable.

5/ Affronter la mondialisation en maîtrisant la dérive financière de l’économie internationale grâce à de nouvelles régulations des échanges et des mouvements de capitaux. Assumer les responsabilités historiques de l’Europe vis-à-vis de l’Afrique.

6/ Soutenir la recherche et l’innovation et une stratégie économique offensive en affirmant le caractère essentiel des entreprises, y compris industrielles, pour l’avenir de notre pays.

7/ Construire le modèle social d’une société du travail et du plein emploi apte à accompagner chacun tout au long de sa vie, y compris dans les changements d’emploi et de métiers.

8/ Reconnaître la richesse des diversités locales. Pour cela, il faut franchir une nouvelle étape pour une véritable décentralisation, en simplifiant le « mille feuilles » institutionnel grâce, notamment, à une autonomie fiscale retrouvée et la clarification des compétences et un assainissement des compétences entre Etat et collectivités locales.

Les collectivités constituent l’outil premier d’investissement public. Ces évolutions permettront de dynamiser l’économie française, assureront un aménagement cohérent, équilibré et stratégique des territoires. Ce sont là les conditions d’un triptyque gagnant : Territoires locaux, Nations, Europe.

9/ Redonner du sens et un contenu politique concret et compréhensible à l’Europe en développant des politiques qui lui permettront de reprendre l’offensive dans le domaine économique pour préserver un modèle social de haut niveau. Cela passe par un soutien clair à la ratification du traité de Lisbonne. Relancer le parti socialiste européen pour en faire un acteur majeur de la vie de tous les Etats et de l’Union.

10/ Le congrès de Reims n’a pas pour objet de désigner un premier secrétaire qui serait le futur présidentiable. A l’heure actuelle, nul ne peut revendiquer ce statut.

11/ Renforcer les structures locales du PS sur une base régionale. Si les fédérations gardent leur importance, elles doivent êtres réunies dans des comités régionaux, dotés de véritables et nouvelles compétences.

12/ Mettre en place une direction nationale resserrée autour d’un premier secrétaire qui devra animer notre réflexion programmatique et notre travail d’opposition.

13/ Développer un parti de masse renouvelé par des propositions simples et pratiques :
- Généralisation de la carte à 20 euros pour ouvrir le PS au plus grand nombre.
- Organisation de conventions thématiques (regroupant militants, sympathisants, intellectuels et forces vives) correspondant à chaque délégation du secrétariat national.
- Préparation d’un programme de travail d’élaboration du projet du PS.

14/ Organiser une primaire de masse en prenant en compte les effets du quinquennat pour désigner le candidat de la gauche, les électeurs devant être inscrits sur les listes électorales.

De même, pour les scrutins locaux, sur la base des listes électorales, les sympathisants déclarés choisiront leur candidat aux élections uninominales, ainsi que les têtes de liste aux municipales ou régionales.

15/ Engager des négociations avec tous les partis de gouvernement qui souhaitent former une coalition électorale autour d’une plate-forme programmatique pour représenter une alternative à l’UMP.

La ligne claire
Gérard Collomb – Jean Yves Le Drian – Vincent Feltesse – Jean Noël Guerini – Jean Germain – Manuel Valls.

La LGV Paris-Nice évitant Marseille : « Je ne peux cautionner une grave erreur historique ! »

Jeudi 26 juin 2008

vignette-lgv.jpgChers amis,

Ce matin, lors de la séance publique (DM1) du Conseil général, j’ai tenu à exprimer aux élus présents mon point de vue sur les récentes évolutions du dossier ferroviaire de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui doit relier Paris à Nice et, plus tard, être un axe central de l’arc latin reliant Madrid à Rome en évitant, semble-t-il… Marseille !

J’avais prévenu pendant la campagne électorale des municipales ce que nous sommes en train de vivre. On brandissait alors, entre les deux tours, une lettre rassurante du Président Sarkozy. Mais voilà, j’ai sûrement eu raison trop tôt et la réalité semble prendre des formes dangereuses, selon-moi, pour Marseille.

Je respecte trop les habitants de la ville, une ville qui m’a beaucoup donné, pour accepter que le mépris des technocrates, dicté par de cyniques considérations financières, hypothèque son avenir.

Je tiens à vous faire partager ma réaction tant elle me tient à coeur (voir aussi la vidéo de mon intervention) :

« Mes chers collègues,

Après le vote de ce rapport, je tiens, solennellement, à vous faire part de mes inquiétudes quant aux déclarations qui concernent le projet de Ligne à grande vitesse Provence – Alpes – Côte-d’Azur laissant penser que le tracé des métropoles ne serait certainement pas retenu par le gouvernement. Lire le reste de cet article »

Jean-Noël Guérini, réélu Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône : « La majorité que je conduis est renforcée. J’en suis fier et heureux. »

Vendredi 21 mars 2008

Jean-Noël Guérini a été réélu, hier, à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône. A cette occasion, il a prononcé ce discours cadre, (vous pouvez retrouver ses propos en vidéo en cliquant ici) :

« Mesdames et messieurs,
Mes chers collègues,

Permettez–moi de remercier très chaleureusement et très sincèrement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre Assemblée. Je tiens aussi à remercier les quelques 360.000 électeurs, qui, les 9 et 16 mars, ont manifesté, par leur vote aux élections cantonales, leur attachement à notre démocratie. Le taux de participation dans les cantons renouvelables, proche des 60%, témoigne d’un fort attachement au Département. Pour cela, plus que jamais, les élus que nous sommes doivent être dignes de la confiance des habitants des Bouches-du-Rhône.

A l’occasion de cette première séance publique de la nouvelle mandature, je tiens à féliciter les conseillers généraux qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et ont été réélus. Mme Lisette NARDUCCI, messieurs Henri JIBRAYEL, Claude VULPIAN, Félix WEYGAND.
La majorité que j’ai le plaisir de diriger est également renforcée par ceux qui nous rejoignent dans cet hémicycle : Mme Danielle GARCIA, Mme Josette SPORTIELLO, Messieurs Rebia BENARIOUA, Denis BARTHELEMY, Jean–François NOYES, René RAIMONDI, Michel TONON, Frédéric VIGOUROUX.

Je veux également féliciter Mme Evelyne SANTORU et M. Daniel FONTAINE, qui ont été réélus et siègent aux côtés de MM. Gaby CHARROUX et Claude JORDA, qui rejoignent le groupe
communiste.

M. Maurice BRES, conseiller général non inscrit a été, lui aussi, réélu.

Je salue également Mesdames AYME BERTRAND, Martine VASSAL, Robert ASSANTE, Jean Pierre BOUVET, Roland CHASSAIN, Maurice DI NOCERA, Bruno GENZANA, André MALRAIT, Richard MIRON, également réélus. Ils siègent sur les bancs du groupe U.M.P., où ils ont été rejoints par Mme Sabine BERNASCONI.

Mais au moment où nous nous retrouvons, comment ne pas avoir une pensée pour ceux qui ont décidé de ne pas se représenter, comme Mme Jeanine PORTE, Messieurs Jean BONAT, Marc FRISICANO, Bernardin LAUGIER, Francis PELISSIER et Fortuné SPORTIELLO.

Et nous ne devons pas oublier ceux pour qui le sort des urnes a été défavorable. Je veux parler de MM. Joël DUTTO, Richard MALLIE et Christophe MASSE. Je veux, ce matin, souligner la qualité du travail qu’ils ont effectué au sein de cette assemblée, et dans le respect de leurs différences, la manière dont ils se sont mis, durant leurs mandats, au service de la population des Bouches du Rhône.

Il nous appartient, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la mandature qui commence soit à la hauteur du riche débat démocratique qui s’est déroulé dans nos cantons et dans les communes du département. Lire le reste de cet article »

Quand la majorité UMP sortante chipe les idées de ses concurrents : l’exemple, entre autres, de la piétonisation du Vieux Port

Lundi 4 février 2008

Chers amis,

Au regard de la manière dont le maire sortant s’est emparé d’un certain nombre de mes idées ces derniers jours en jouant la surenchère, comme on le fait dans un casino lorsqu’on a plus un sou en poche mais que l’on joue le tout pour le tout, dans l’énergie du désespoir, assurérement jusqu’à l’extrême, est pour moi, le plus grand signe de la fin d’un règne. Je dois bien avouer que j’en suis désolé pour nous tous car le temps c’est de l’argent et la ville n’en a plus. Le dernier budget voté, celui de l’an prochain laisse apparaître en effet une dette supérieure au budget primitif de la ville : 1,752 milliard d’euros de dettes pour un budget de 1,6 milliard d’euros et, miracle, 245 millions d’euros d’investissement, que devront payer nos enfants ou nos petits-enfants un jour ou l’autre… Avec Patrick Mennucci, mon directeur de campagne et chef de file de l’opposition municipale, je n’ai qu’un mot en tête, la consternation.

Une gestion apaisée, un dialogue démocratique ouvert
Cela me donne d’ailleurs l’occasion de répondre à toutes ces attaques violentes sur le net mais aussi en ville, comme un leitmotiv, sur ma non présence aux conseils municipaux. Alors disons les choses telles que je les pense : j’ai assisté aux premiers conseils et j’ai pu constater que la gestion des micros par le maire sortant était très orientée. Que sa mise en scène démocratique était réalisée par et pour lui-même et ressemblait à la pire image que je peux me faire du dialogue politique, qui frise l’absurde en l’occurence. La presse ne retient que le bon mot du moment et rien des millions qui sont engagés. Il faut que cela cesse ! Honnêtement, je dois vous avouer que j’avais bien d’autres choses à faire et, notamment, gérer un budget supérieur à celui de la Mairie comme Président du Conseil général. Entre-nous soit dit, jamais je n’aurais pu et jamais je ne pourrai m’arroger le droit de contrôler, de maîtriser le dialogue démocratique de façon univoque.

Mon opposition au Département, ses amis donc, me remercient d’ailleurs de mon sens du dialogue. Ont-ils le sentiment de me croire plus faible pour autant ? Je n’en crois rien… La vraie force ne provient pas de la sentence reprise par ses amis journalistes, ni même par la gestion du micro, mais de la véracité des idées et de l’honnêteté des bilans chiffrés, voire de la gestion rigoureuse des dossiers. Nous voilà bien au coeur même de ma démarche électorale. Je propose les dossiers, sérieusement traités, loin des formules qui nous font sombrer dans l’abyme du copinage, des coquins et du clientélisme. Lire le reste de cet article »