Articles taggés avec ‘conseil municipal’
Mardi 26 mai 2009
Chers amis,
Hier matin j’ai vécu avec émotion mon dernier Conseil municipal de cette mandature. Lors du prochain Conseil, je ne serais pas assis aux côtés des élus de mon groupe. En respectant la loi sur le cumul des fonctions électives, je rendais mon mandat et Antoine Rouzaud prendra place au sein du groupe » Faire gagner Marseille. «
Cette décision n’est pas une surprise et je l’ai d’ailleurs évoqué à de nombreuses reprises ces derniers mois. Si, pour moi, ce choix est simple, clair et évident, je vous avoue qu’il n’efface pas d’un coup de baguette magique les souvenirs qui sont liés aux années qui ont rythmé mon parcours politique. Car je n’oublie pas, bien entendu, le mois de mars 1977, qui a marqué mon entrée au sein de cette assemblée.
Il y a 32 ans, j’étais le benjamin du Conseil municipal, et cette année là, j’ai eu l’immense privilège de prendre place aux côtés de très fortes personnalités, quelle que soit leur famille politique. Nombre de ces élus qui m’étaient chers nous ont quittés et j’ose dire que je garde une certaine nostalgie pour les temps forts vécus à cette période.
J’évoque tout cela sans tristesse et avec humilité parce que je n’oublie pas ce que j’ai été. Je crois qu’il est nécessaire de s’ancrer dans cette histoire commune que nous devons savoir partager. Comment ne pas redire en effet que la vie et l’action municipales sont l’un des éléments essentiels de notre démocratie. Je sais l’attachement de nos concitoyens au fonctionnement du Conseil municipal. Il reste le lieu où peuvent s’exprimer leurs espoirs, où se forgent des projets et se concrétisent des engagements.
Je tiens néanmoins à préciser que la finalité d’un mandat, quel qu’il soit, n’est pas pour moi son renouvellement, mais l’accomplissement de l’intérêt général. Car un élu, quelles que soient ses responsabilités, remplit avant tout une mission de service public, une mission au service du public.
C’est là toute la noblesse de l’action politique et croyez que je m’irrite, souvent, des discours préfabriqués ou des jugements hâtifs qui réduisent le travail des assemblées délibérantes à la simple fonction de chambre d’enregistrement. Ce n’est pas vrai car l’action se nourrit toujours du débat et de la confrontation, et nous savons aussi que ce débat se construit autour de groupes et de majorités qui doivent être en phase et en paix avec leur conscience.
C’est ainsi que nos concitoyens conçoivent leur rapport à l’action publique. Ils attendent de nous efficacité, rigueur et responsabilité. De même, ils demandent de ne pas confondre action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations qui restent sans effet et sans prise sur la réalité.
Avec le maire de Marseille, malgré nos différences et nos combats, je crois que nous avons su, au cours de ces dernières semaines, éviter bien des pièges et bien des écueils. Nous avons eu l’occasion de le prouver en prenant les décisions qui doivent permettre à Marseille et à son agglomération de continuer leur marche en avant. Quoi de plus naturel ?
La chronique politique locale est rarement monotone. Elle est même fréquemment tumultueuse et souvent méfiante. Elle est toujours singulière. Mais n’est ce pas naturel dans cette ville que nous aimons tous passionnément ? La période du débat est derrière nous. Elle reviendra, c’est inéluctable ! C’est même logique et nécessaire.
Mais pour l’heure, il importe de gérer le bien commun dans le respect de chacun. Le faire comme nous le faisons aujourd’hui, ce n’est pas oublier la réalité du débat politique ! C’est au contraire répondre aux immenses attentes des habitants de cette ville, alors qu’une crise profonde, sévère et durable aggrave les inégalités et menace de renforcer les exclusions.
Pour cela, il était de notre devoir de concrétiser la ferme volonté d’associer nos efforts pour donner à cette ville la place qui doit être la sienne, sa juste place au sud de l’Europe et au cœur du bassin méditerranéen.
Sachez en tout cas, que dans le cadre de mes mandats, à la présidence du Conseil général et au Sénat, j’agirai clairement pour que notre ville sorte plus forte des épreuves que la crise nous impose.
Je sais que ce chemin est difficile, qu’il exige de la lucidité et des efforts.
Mais je n’oublierai jamais que mon devoir est de travailler patiemment à ce que demain soit plus juste qu’aujourd’hui et que les solidarités nécessaires qui nous unissent soient le ciment de nouvelles espérances et de nouvelles conquêtes, pour Marseille et pour ses habitants.
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Jeudi 16 octobre 2008
Chers amis,
Lundi matin devait se tenir la réunion du comité des financeurs (Codor) de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) en région Provence – Alpes, Côte-d’Azur. Mais, pour la quatrième fois, elle a été reportée pour un « problème d’agenda des partenaires » nous fait savoir la Préfecture. Voilà donc que nous piétinons encore sur un dossier vital quant au développement de Marseille, des Bouches-du-Rhône et, plus avant, de la région Paca. Au moment où nous devrions faire montre d’une totale unité marseillaise, au-delà des clivages politiques, voilà que nous n’arrivons pas même à nous réunir. Avant que cette situation ne devienne dramatiquement pathétique, j’en appelle à la raison de tous les acteurs de cet enjeu, vital pour notre avenir, je le répète.
Pour ma part, vous le savez, j’ai toujours défendu le « tracé des métropoles », celui dit « du Sud » qui passe par Marseille, Toulon et Nice. Dès le mois de mars, je m’inquiétais publiquement du gel de ce dossier, c’est à dire de voir Marseille et son agglomération, rayées d’un trait de plume du tracé Paris-Nice et, dans un deuxième temps, de la ligne à grande vitesse Madrid-Rome.
Pourtant, en ces temps de campagne, Nicolas Sarkozy nous avait fort opportunément rassuré dans une lettre, brandie par le candidat Jean-Claude Gaudin dans l’entre-deux tour de la campagne municipale. Que disait alors le Président Sarkozy ? “Le scénario de référence est celui de ‘la ligne des grandes métropoles’. Au-delà des questions techniques qui pourront se poser, ce tracé a ma préférence parce qu’il serait impensable que l’arc latin appelé à relier Madrid à Rome laisse Marseille à l’écart. Ce serait sans doute une faute au regard de l’histoire et du rôle que la France veut jouer dans l’avenir de la Méditerranée.” On ne pouvait être plus clair.
La polémique autour du tracé de cette LGV semblait alors derrière nous et le consensus marseillais, acquis. Vint ensuite le temps des tergiversations, peu compréhensibles, du maire de Marseille qui déclarait dans un communiqué, en juin dernier, qu’un tracé de la LGV par Aix-en-Provence « serait le choix du réalisme, de la rapidité » qui répondrait aussi « au cahier des charges de la desserte de la métropole marseillaise » si la gare de l’Arbois était rebaptisée « Aix-Marseille-Provence ». Il réitérait cette position lors du Conseil municipal du 30 juin, se calant ainsi sur les positions favorables de M. Michel Sappin, préfet de région, au tracé dit « de Côte d’Azur » évitant Marseille. Lire le reste de cet article »
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Lundi 6 octobre 2008
Ce matin, lors du Conseil municipal, j’ai tenu à revenir sur la candidature de Marseille-Provence, finalement retenue par le jury international pour devenir capitale européenne de la culture en 2013.
Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision qui reconnaît, au fond, le rôle d’interface que doit jouer le territoire de la métropole marseillaise entre l’ensemble méditerranéen et l’Europe.
En effet, choisir la candidature de Marseille-Provence avec la forte identité méditerranéenne de son programme, c’était vouloir que l’accent soit mis sur le dialogue entre les civilisations, sur les échanges qui doivent s’intensifier entre les différentes rives de la Méditerranée, conditions indispensables pour parvenir à bâtir dans cette partie du monde si souvent troublée, un avenir durable de paix et de prospérité.
Le choix de Marseille-Provence, c’était aussi une belle reconnaissance pour toutes les collectivités publiques, pour tous les acteurs de la société civile, pour le monde associatif, le monde économique, le monde universitaire, le monde de la culture, qui de Toulon à Arles, de Marseille à Aix-en-Provence, portent depuis des décennies la cause méditerranéenne avec un militantisme méritoire.
Nous pouvons leur dédier cette victoire qui est d’abord celle de tous ces gens de bonne volonté, qui n’ont jamais mis leur conviction dans leur poche, et qui ont entretenu souvent avec beaucoup de passion, cette idée d’une Méditerranée unie et réconciliée avec elle-même, il faut les saluer.
Mais la victoire de cette candidature qui nous place face à d’importantes responsabilités, elle a été rendue possible grâce à l’intelligence et à la finesse d’esprit de Bernard LATARJET. Il a su, avec un talent exceptionnel, ramener à la surface, cette problématique méditerranéenne si présente dans le territoire de la candidature. Il a su rendre lisible les aspirations de tous, il a su dialoguer avec les acteurs culturels, agréger les énergies, respecter et comprendre le travail accompli par les nombreuses structures et institutions culturelles du territoire de la candidature, pour bâtir ce programme d’actions. Il a su mettre en évidence les enjeux économiques, artistiques ou symboliques, je souhaite qu’il en soit pour cela publiquement félicité.
Mais surtout, et je voudrai insister sur ce point, cette victoire nous la devons à l’unité qui s’est créée autour de ce projet. Les villes, les communautés de communes, le Département, la Région, tous associés dès les prémices de ce projet ont su parler d’une même voix, ont su se mobiliser et montrer leur volonté commune de faire réussir ce projet dont nous avons tant besoin. Tous, réunis dans le même désir de faire réussir cette candidature, voilà comment et pourquoi nous avons réussi à l’emporter.
Ce n’était pas chose facile, ce n’était pas gagné d’avance, mais je voudrai déjà tirer de cette démarche la leçon que rassemblés, nous pouvons faire face au plus grand des enjeux. C’est une leçon pour l’avenir.
Enfin, sachez que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône jouera pleinement son rôle pour que ce projet réussisse et qu’il soit pour ce territoire, un élément saillant de son développement.
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Vendredi 21 mars 2008
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Lundi 4 février 2008
Chers amis,
Au regard de la manière dont le maire sortant s’est emparé d’un certain nombre de mes idées ces derniers jours en jouant la surenchère, comme on le fait dans un casino lorsqu’on a plus un sou en poche mais que l’on joue le tout pour le tout, dans l’énergie du désespoir, assurérement jusqu’à l’extrême, est pour moi, le plus grand signe de la fin d’un règne. Je dois bien avouer que j’en suis désolé pour nous tous car le temps c’est de l’argent et la ville n’en a plus. Le dernier budget voté, celui de l’an prochain laisse apparaître en effet une dette supérieure au budget primitif de la ville : 1,752 milliard d’euros de dettes pour un budget de 1,6 milliard d’euros et, miracle, 245 millions d’euros d’investissement, que devront payer nos enfants ou nos petits-enfants un jour ou l’autre… Avec Patrick Mennucci, mon directeur de campagne et chef de file de l’opposition municipale, je n’ai qu’un mot en tête, la consternation.
Une gestion apaisée, un dialogue démocratique ouvert
Cela me donne d’ailleurs l’occasion de répondre à toutes ces attaques violentes sur le net mais aussi en ville, comme un leitmotiv, sur ma non présence aux conseils municipaux. Alors disons les choses telles que je les pense : j’ai assisté aux premiers conseils et j’ai pu constater que la gestion des micros par le maire sortant était très orientée. Que sa mise en scène démocratique était réalisée par et pour lui-même et ressemblait à la pire image que je peux me faire du dialogue politique, qui frise l’absurde en l’occurence. La presse ne retient que le bon mot du moment et rien des millions qui sont engagés. Il faut que cela cesse ! Honnêtement, je dois vous avouer que j’avais bien d’autres choses à faire et, notamment, gérer un budget supérieur à celui de la Mairie comme Président du Conseil général. Entre-nous soit dit, jamais je n’aurais pu et jamais je ne pourrai m’arroger le droit de contrôler, de maîtriser le dialogue démocratique de façon univoque.
Mon opposition au Département, ses amis donc, me remercient d’ailleurs de mon sens du dialogue. Ont-ils le sentiment de me croire plus faible pour autant ? Je n’en crois rien… La vraie force ne provient pas de la sentence reprise par ses amis journalistes, ni même par la gestion du micro, mais de la véracité des idées et de l’honnêteté des bilans chiffrés, voire de la gestion rigoureuse des dossiers. Nous voilà bien au coeur même de ma démarche électorale. Je propose les dossiers, sérieusement traités, loin des formules qui nous font sombrer dans l’abyme du copinage, des coquins et du clientélisme. Lire le reste de cet article »
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Mardi 11 décembre 2007
Chers amis,
Je suis venu aujourd’hui prendre connaissance sur le terrain de la réalité du fonctionnement du port. Ce n’est pas, vous vous en doutez, un terrain nouveau pour moi. Elu de ces quartiers portuaires qui ont abrité des générations de marins et des centaines d’entreprises portuaires, le port est pour moi un paysage familier. Mais le transport maritime a changé et va encore changer de manière spectaculaire et ces retours aux sources sont toujours très instructifs.
Marseille s’est créée autour de son port, c’est le fondement de sa culture, ce sont les racines de son économie.
40.000 emplois, dont la moitié à Marseille, c’est cela aujourd’hui le port de Marseille. Et, à l’heure d’une croissance mondiale forte, d’un développement extraordinaire des échanges dont 80% ont lieu par voie maritime, le Port est un potentiel de développement économique très important qu’on doit encourager et accompagner. Bien des villes aimeraient avoir un espace portuaire comme le nôtre, qui est un bien inestimable.
Le maire sortant a découvert que la ville avait un port lors du conseil municipal du 12 novembre et qu’il était une réalité économique, mais les tentations d’occuper les espaces portuaires pour permettre à l’urbanisation de s’étendre au bord de mer sont toujours là. Parallèlement, Jean Claude Gaudin veut conserver les ressources générées par le port et faire main basse sur les ressources des intercommunalités voisines sièges d’unités du port, le SAN, la CAOEB. Je m’oppose pour ma part à cette vision immobilière qui ne voit que les avantages d’être au bord de mer en laissant supposer qu’on peut transférer l’essentiel de l’activité industrielle à FOS. Lire le reste de cet article »
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