Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘Congrès de Reims’

Congrès PS de Reims :  » La parole est maintenant aux militants, je fais confiance à leur intelligence « 

Dimanche 16 novembre 2008

Chers amis,

Au sortir de cet éprouvant congrès de Reims, je constate que les motions portées par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoit Hamon ont refusé le dialogue et la main tendue par Ségolène Royal.

Comme le veut la tradition, la motion portée en tête par les militants a tout mis en œuvre pour rassembler.

Elle s’est vu signifier une fin de non recevoir au point que les autres motions ont même refusé de faire le moindre amendement sur le texte qui leur a été présenté avec, je dois le regretter, beaucoup de mépris et de condescendance dans leur attitude.

La conséquence de tout cela est l’absence de synthèse.

Ce n’est pas une bonne chose, mais ce n’est pas non plus une tragédie, puisque la parole est maintenant aux militants.

Ils trancheront jeudi 20 novembre au soir entre deux conceptions du parti. D’un côté, la rénovation, le changement autour d’une équipe rajeunie et soudée. De l’autre, il convient de le reconnaître, des forces disparates, qui ont tendance à croire que le parti leur appartient et qui veulent que rien ne change.

Oui, mes amis, il faut être clair et dire les choses sans langue de bois.

Ce qui nous sépare n’est pas fondamental. Le débat, l’enjeu, ce n’est pas un match entre la droite et la gauche du parti. Nous sommes socialistes, nous sommes tous de gauche.

Ce qui est en cause, c’est le changement porté par une équipe, rassemblée autour de Ségolène Royal, contre le statu quo porté par des ambitions contradictoires et des leaders incapables de s’entendre.

Le vrai clivage politique se trouve là.

Les militants devront choisir pour que le parti socialiste ne donne plus l’image de divisions qui aura été celle du Congrès de Reims.

Il faut tourner la page de ces divisions qui existent depuis plusieurs années et que le congrès de Reims a fait apparaître une fois de plus.

La parole est maintenant aux militants. L’échec de ce Congrès leur donne une immense responsabilité, celle de définir la ligne du parti.

Je fais confiance à leur intelligence.

———————————-

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, la délégation de la motion E ressort de la commission des résolutions en dressant un constat sévère de la situation non sans en appeler à la mobilisation de tous les militants pour réformer le parti socialiste.

Jean-Noël Guérini au Congrès de Reims : « Le choix est simple, modernisme ou retour à l’ancien Parti socialiste »

Samedi 15 novembre 2008

A l’issue d’une longue, très longue journée où tous les ténors du Parti socialiste ont défilé à la tribune du Congrès de Reims, dans une ambiance surchauffée et quelques-fois peu respectueuse, Jean-Noël Guérini nous livre son sentiment. Il nous explique ses positions avant d’entamer avec ses amis de la motion E, une nuit de négociation dans la commission des résolutions dont l’objet est de trouver un texte de synthèse.

Congrès PS de Reims : une arrivée animée pour Jean-Noël Guérini

Vendredi 14 novembre 2008

Jean-Noël Guérini est arrivé en milieu d’après-midi au Palais des expositions de Reims. Il était accompagné de Gérard Collomb, maire de Lyon et d’Eugène Caselli, le 1er secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et Président de la Communauté urbaine de Marseille.

Il se fraye difficilement un chemin dans la nuée de journalistes voulant connaître son sentiment en ce début de congrès. L’engouement de la presse, plus d’une heure et demie d’interviews non stop, témoigne du fait que Jean-Noël Guérini est incontestablement devenu un homme clef au parti socialiste, central même quant à la préparation de son avenir.

Dans cette cohue, il nous a consacré quelques minutes en exclusivité. Durant ce congrès, nous vous tiendrons régulièrement informé de l’actualité de Jean-Noël Guérini.

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

————————————-

Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »

Parti socialiste : « Si nous ratons le rendez-vous de Reims, nous serons condamnés à rester dans l’impasse »

Mardi 4 novembre 2008

congres-de-reims.jpgChers amis,

Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.

Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.

Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.

Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?

Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.

Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.

Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »

« J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter »

Vendredi 24 octobre 2008

Chers amis,

La tension monte dans la famille socialiste. La préparation du Congrès de Reims, dans une vingtaine de jours, réanime de bien mauvaises pulsions. Précisément celles que nous voulions éviter en lançant notre « ligne claire » avec mes amis Gérard Collomb, Vincent Feltesse et Manuel Valls, entre autres. Nous pressentions qu’un combat de présidentiables putatifs envenimerait le nécessaire travail de réforme dont a tant besoin le Parti socialiste. Les faits nous donnent, une fois de plus, raison.

Hier soir, le journal télévisé de France 2 diffusait un reportage dans lequel un candidat au poste de premier secrétaire du parti, qui ne cache pas, par ailleurs, ses intentions présidentielles, n’avait que peu d’estime pour les militants de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Il semblait mettre en question leur liberté, leur faculté de libre arbitre, leur sens de la démocratie. C’est triste.

Il va de soi que je ne réagirai pas aux propos qui ont été tenus pendant ce reportage, ni même à l’angle journalistique choisi, qui est pourtant largement sujet à caution et ce, dès son introduction. Le sujet était à charge, c’est entendu. Je ne me suis jamais prêté au jeu suicidaire des petites phrases entre amis, je l’ai tellement stigmatisé que j’aurais mauvaise grâce à en rajouter. Je n’en ai pas le goût, c’est ma nature.

Pour autant, ce n’est pas en confondant, avec mauvaise foi, confiance et pression, que l’on éclaire les militants sur un projet. Attention aux amalgames dangereux qui consistent à considérer les militants comme des robots ! C’est aussi injuste qu’irrespectueux voire blessant. Il y a certains réflexes parisianistes qui passent décidément très mal ici…

Alors oui, ce que la rue de Solferino n’a pas réussi à faire, avec les échecs que l’on connaît, les Bouches-du-Rhône l’ont réussit. Ici, les militants se sont reconnus dans mon combat, dans la démarche et la méthode que je leur proposais. Ils me l’ont prouvé au fil des nombreux combats électoraux que nous avons menés ensemble. C’est un honneur pour moi que de les avoir amené à la victoire et de préparer, toujours ensemble, les futures échéances dès aujourd’hui.

J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter. Sans quoi rien de sain, rien de grand ne pourra s’entreprendre.

Discours d’Allauch : « dans une situation de grave crise, les socialistes doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence »

Mardi 14 octobre 2008

Hier soir, à Allauch, devant plus d’un millier de socialistes des Bouches-du-Rhône enthousiastes, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre sur l’avenir de la France et du Parti socialiste en vue du prochain congrès de Reims.

Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS ont pu aussi expliquer aux militants pourquoi ils avaient choisi la motion E : « L’espoir à gauche. Fier(e)s d’être socialistes. »

————————————————————–

 » Chers amis,

C’est un plaisir pour moi de vous retrouver ce soir, dans une ville où résonnent toujours les moments forts de notre histoire collective. Votre mobilisation prouve que chacun mesure l’importance de ce rendez-vous et je constate, qu’une fois de plus, Roland Povinelli et ses équipes ont bien fait les choses. Je vous demande de saluer le maire d’Allauch, nouveau sénateur des Bouches du Rhône, avec Samia Ghali et Serge Andréoni.

Un mois nous sépare du congrès de Reims et comme moi, comme vous, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Vincent Peillon, et François Rebsamen ont conscience que rarement les défis qu’il nous impose n’ont été aussi difficiles à relever.
Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu’il est impératif d’aborder avec courage, avec force et avec détermination.

Nous devons le faire dans un contexte d’inquiétude nourri par une crise d’une extrême gravité. Elle ne sera pas sans effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat et elle nous oblige à faire preuve de dignité, de responsabilité et d’imagination.

Solennellement, j’affirme que dans cette situation, les socialistes, je dis bien tous les socialistes, doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence.

Cette réunion, qui rassemble les partisans d’une ligne claire pour le parti socialiste, les militants et militantes qui affirment qu’aujourd’hui, l’espoir est à gauche, des militants et militantes qui sont fiers d’être socialistes.

La volonté et l’ambition qui nous animent ont pour seul objectif de réussir le rassemblement autour d’une nouvelle équipe qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui permettra l’alternance dans notre pays.

Il est temps, grand temps, de tourner la page des guerres inutiles, bien dérisoires face à l’angoisse de nos concitoyens.

Avant la crise, le combat des chefs m’exaspérait. Pendant la crise, j’avoue que par moment, la préparation du congrès m’inquiète, parce que le débat que nous avons engagé semble être à des années lumière des préoccupations des Français.

Comme vous, comme de nombreux militants, comme bon nombre de nos concitoyens, je sens l’immense décalage entre la réalité et ce que nous déclarons. Pourtant, ce fossé ne tient pas à ce que nous affirmons, à ce que nous proposons, à ce que nous imaginons.

Depuis cinq ans, nous n’avons pas cessé de mettre en garde les partisans du néo–libéralisme, creuset d’une politique cynique. Depuis un an et demi, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les choix du gouvernement, fondés sur l’évangile des apôtres de la dérégulation. Depuis plus longtemps encore, nous appelons à la défense des services publics, et à la présence régulatrice d’un état fort, d’un état protecteur.

Mais ces discours, ces idées, ces propositions, nous n’avons pas su les faire partager parce que nous avons été, collectivement, aveuglés par les ambitions personnelles.

Orphelins de projet, nous nous sommes abandonnés au petit jeu des phrases assassines et des querelles de personne, et la réalité, qui se venge toujours, nous présente l’addition !
A l’évidence, nous ne sommes pas prêts. Il n’y a pas que les médias qui nous le disent. Les sondages, dont il faut se méfier, bien sûr, soulignent notre absence de crédibilité. Ils nous disent que nous ne ferions pas mieux que le Président de la République et nous rappellent qu’il nous faut travailler, travailler, travailler, encore et toujours, ce que nous n’avons pas fait au cours de ces dernières années.

Pourtant, l’heure n’est pas aux regrets, bien au contraire. L’heure est à la lucidité, au courage et à l’audace.

La crise que nous redoutions, une crise aggravée un gouvernement imprévoyant, la crise d’un système dur et injuste avec les plus fragiles est là. A nous d’y apporter les réponses et à nous de faire entendre notre voix ! Lire le reste de cet article »

Réunion de la motion E, « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes », lundi 13 octobre à Allauch

Vendredi 10 octobre 2008

Chers amis,

J’invite les militants socialistes des Bouches-du-Rhône à assister à la réunion de la motion E, « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes », autour d’Eugène Caselli (mandataire) et de moi-même.

Lundi 13 octobre à 19h00 à Allauch
Complexe sportif Jacques Gaillard
Quartier de Pié d’Autry

Nous recevrons, à cette occasion : Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Julien DRAY, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS.

Venez nombreux pour soutenir le choix du changement lors du prochain congrès de Reims.

« La ligne claire » et « combattre et proposer » se rassemblent et proposeront une motion commune au congrès PS de Reims

Vendredi 19 septembre 2008

Chers amis,

Les animateurs de « La ligne Claire » et de « Combattre et proposer » ont constaté la proximité et la convergence des textes qu’ils ont déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims qui se tiendra début novembre 2008.

Rejoints par de nombreux autres militants et responsables socialistes nous avons décidé d’en prendre acte en rédigeant une motion commune qui sera soumise au vote des adhérents.

Ce choix du rassemblement autour d’orientations proches traduit la volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique qui doit être la règle dans le déroulement d’un congrès capital.

Tout autre attitude est porteuse de lourdes menaces et contribuerait, une fois de plus, à réduire en cendres la crédibilité du parti socialiste dont l’image s’est considérablement détériorée aux yeux de nos concitoyens.

Afin de répondre à leurs attentes, l’heure est venue de refonder notre parti et de bâtir, collectivement, un projet à la hauteur des défis du monde moderne.

Cette volonté s’exprime au travers d’une motion unique qui est un signe fort pour tous les socialistes et pour tous ceux qui leur font confiance car elle doit permettre de poser les bases d’une majorité forte et cohérente au congrès de Reims.

Elle a guidé les initiatives prises par Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls et moi-même, soucieux de ne pas faire de Reims le congrès de désignation d’un présidentiable, mais bien le lieu où commencera la mise en forme d’un projet, indispensable à l’alternance tant attendue. Lire le reste de cet article »

Congrès PS de Reims : « Il est temps de décréter l’état d’urgence ! »

Jeudi 4 septembre 2008

Discours de Jean-Noël Guérini, prononcé hier soir à Allauch devant plusieurs centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de l’Assemblée générale de « La ligne claire« .

« Chers camarades,

C’est avec plaisir que je vous retrouve ce soir, dans une salle où résonnent encore les échos de moments forts de notre histoire collective.

Ici, à Allauch, vibre encore l’enthousiasme qui nous a conduit vers de bien belles victoires.
C’est pour cela que je ne doutais que vous seriez nombreux, mais votre mobilisation prouve que nous nous approchons de rendez-vous déterminants.

Pourquoi le cacherai-je ? C’est avec gravité que je m’adresse à vous. Avec gravité, avec solennité, mais aussi avec fermeté et avec détermination..

Car cette assemblée générale de « La ligne Claire » n’est pas une rencontre formelle, un simple meeting de rentrée que nous imposerait la routine du calendrier d’avant – congrès.

Dans dix semaines, nous serons, je l’espère, je le crois, rassemblés pour le congrès de Reims.

Oui, je le dis : nous serons rassemblés parce que « la ligne claire » que nous défendons, que nous avons forgée et que nous renforçons, nous pourrons la porter sur les fonts baptismaux d’une majorité solide, homogène et dynamique.

Ne croyez pas, mes chers camarades, que je me berce d’illusions. Plus que jamais, je suis sur cette ligne claire, une ligne juste, la ligne de la franchise et de la clarté, de la rigueur et du courage, la ligne de l’audace et de l’imagination. C’est elle, et elle seule qui favorisera le rassemblement et sauvera notre parti des maux qui le minent depuis trop longtemps.

J’ai fait des choix au printemps dernier et ces choix vous les avez partagés avec un grand nombre de militants et d’élus.

Ces choix, précis, refusaient la facilité et le laisser – faire ! C’est en continuant sur cette voie, avec nos qualités et notre force de conviction que nous allons dans les jours qui viennent, les faire partager et les transformer en une démarche raisonnée et partagée, en démarche majoritaire !

Avec Pierre Moscovici, avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls, Alain Rousset, Jean Germain, Michel Vauzelle et tous ceux qui veulent tourner la page d’un parti immobile et fragmenté, nous serons, vous serez, le moteur du renouveau. Lire le reste de cet article »