Comme vous l’avez peut-être lu dans la presse, j’ai décidé de mettre en place au Conseil général des Bouches-du-Rhôneune nouvelle méthode de travail fondée sur l’ouverture et la transversalité.
Au moment où l’Etat presse le pas pour redessiner les contours de la carte intercommunale, à l’heure où de sérieuses interrogations se posent sur les conséquences de la réforme territoriale, tandis que certains envisagent la création d’une métropole s’inscrivant dans les frontières de la communauté urbaine de Marseille, nous devons tous nous mettre en mouvement afin de garder en main les clés de notre destin.
C’est un combat de chaque jour que de répondre avec rapidité aux attentes de nos concitoyens.
Cela signifie d’intégrer plus fortement les conseillers généraux de ma majorité, socialistes, communistes et citoyens, au processus de décision et de responsabilité politique.
Car pour faire plus, il faut que nous soyons plus nombreux à prendre des responsabilités et à les assumer.
Pour faire mieux il faut se parler plus souvent, échanger non plus sur des dossiers précis, ce que nous faisons chaque jour depuis des années, mais bien sur les orientations à donner aux grandes thématiques qui engagent fortement la politique du Conseil général.
Concrètement, nous avons créé deux nouvelles instances de gouvernance.
Un conseil politique départemental et des Comités de suivi viseront à améliorer les prises de décision, tout en mettant en œuvre une transversalité indispensable pour le traitement de dossiers structurants.
Le Conseil politique départemental se réunira toutes les 15 jours. Constitué d’élus référents des chantiers prioritaires, il nous permettra de préparer, pour chaque commission permanente et séance publique, des dossiers bâtis selon une approche concertée et transversale, tout en apportant des réponses précises et audacieuses aux attentes de nos concitoyens.
Les Comités de suivi seront thématiques, autour de six chantiers prioritaires : coopération métropolitaine, transport, éducation / sécurité, investissement / aménagement du territoire, agenda 21 / solidarité / santé, culture / Marseille Provence 2013).
C’est dans ce cadre, avec cette méthode, en privilégiant l’échange, le travail d’équipe, et en étant concret, que nous engagerons un travail qui permettra au Conseil général d’évoluer, de garder le mouvement, à l’image d’un département qui bouge, qui innove, d’un département qui entend concrétiser, à court et à long terme, le désir de mieux vivre ensemble qui anime les habitants des Bouches-du-Rhône.
Hier, les Français ont exprimé leurs inquiétudes sur les retraites, notamment à Marseille où la mobilisation a été forte. Alors que le chômage, la santé, l’éducation et la sécurité sont pour nos concitoyens des sujets prioritaires, pourquoi choisir d’aborder la réforme territoriale ?
C’est très simple : nous le faisons parce qu’il s’agit d’une même cause, du même sujet, d’un même combat. Quand nous nous mobilisons contre des textes rétrogrades, nous le faisons parce que les collectivités territoriales agissent dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas d’un côté, ce qui se passe dans les départements, les mairies ou les régions, et de l’autre, la politique nationale.
Dans ce combat, j’ai souhaité inviter Laurent Fabius à venir passer une journée dans les Bouches-du-Rhône. une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges. Depuis des mois, à l’Assemblée, sur le terrain et dans les médias Laurent a été un intervenant essentiel. Il a pris une part déterminante, en homme d’État qu’il est, pour mesurer avec finesse et précision, les dangers de ce mauvais projet de loi.
Comme lui, je pense qu’il ne s’agit pas d’une réforme, mais d’une régression dangereuse. Et, si d’aventure les projets du gouvernement n’étaient pas amendés, nous assisterions à un grand bon en arrière pour nos territoires, un grand bon en arrière pour les services publics de proximité. Ne tournons pas le dos à l’histoire ! Ne signons pas l’arrêt de mort de la décentralisation chère à Gaston Defferre !
C’est pourquoi j’ai souhaité organiser, hier matin, une rencontre avec les acteurs culturels du département à la Friche de la Belle de Mai afin de débattre ensemble des conséquence de cette « régression » sur le financement des associations culturelles, sur celui de la création artistique aussi. Car, faute de moyens, d’ambition, le pays va perdre son identité culturelle. Cette réforme va briser net 25 ans de travail et de prise de conscience.
Dans un deuxième temps, nous nous sommes rendu à la Mini-Halte Vallier pour une rencontre avec le personnel et aborder les conséquences de la réforme Morano sur les services publics de la petite enfance. A la suite de quoi nous avons dialogué avec les employés de La Poste du 8e arrondissement de Marseille. Là aussi, un service public gravement menacé…
Plus tard, à Miramas, c’est avec plaisir que nous avons rencontré les militants PS de la ville autour d’un pot de l’amitié, avant de conclure la journée à Salon-de-Provence par un grand débat avec les élus locaux des Bouches-du-Rhône sur la réforme territoriale elle-même.
Il en ressort que cette recentralisation s’accompagne du gel des dotations et de l’étranglement financier des collectivités à travers la suppression de la Taxe professionnelle. Or, ce sont elles qui assurent plus de 70% de l’investissement public. C’est donc la fin d’un certain modèle de démocratie locale qui organisait une relation privilégiée entre les élus et les citoyens.
Par ailleurs, ce texte prépare l’émergence de nouvelles inégalités fiscales qui risquent, demain, de peser sur les ménages. Enfin, loin d’une simplification supposée du « mille-feuille », le projet de loi le rend encore plus illisible et plus complexe.
Une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges disais-je. Une journée de mobilisation bien nécessaire !
A l’invitation de Samia Ghali, maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, je suis allé hier passer la journée sur le terrain à la rencontre des habitants, des commerçants, des associations, des entrepreneurs.
Comme président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, il est important pour moi d’aller vérifier concrètement l’état d’avancement des travaux engagés ou financés par le Département. Ce n’est pas en restant assis dans son bureau que l’on impulse avec efficacité une dynamique, que l’on sent les choses.
A titre plus personnel, j’aime ces moments de dialogues francs, parfois animés, toujours directs, sur le terrain, au plus près de nos concitoyens. Je sais d’où je viens et je n’ai jamais oublié le sens de mon engagement politique.
Selon moi, rien d’efficace ne peut s’engager sans cet échange permanent avec les forces vives des quartiers, celles qui bénéficieront des investissements réalisés par une institution. C’est ma manière de voir et de faire les choses : aller à la rencontre, être à l’écoute, dialoguer et agir concrètement.
C’est pourquoi cette visite des 15e et 16e arrondissements m’a permis de faire le point sur les projets de requalification des places Susini et Goudard à Saint Louis, tout comme celle des Abattoirs devant l’école de la 2e chance.
Ladite école, dont le Cg 13 est membre fondateur, dans laquelle nous avons pu déjeuner avec l’ensemble des présidents des Comités d’intérêt de quartiers, la fédération des commerçants et les élus locaux. Occasion d’un long moment de dialogue avant de repartir rencontrer les riverains du futur giratoire de Graveleau.
Plus tard, à Corbières, une présentation de la mise en sécurité de la route des plages et, plus avant, de la requalification globale de la RD 568 (entre le Tunnel du Resquiadou et l’avenue André Roussin) a été l’occasion d’un échange avec les représentants des CIQ de l’Estaque. Là aussi, rien ne se fera sans une concertation permanente.
Après une visite de l’espace Senior de Verduron, la rencontre avec les habitants et les associations des cités Bourrely et Perrin, au centre social, au cœur de la cité, a été particulièrement constructive. Ascenseurs, insalubrité, insécurité… Les problèmes du quotidien ont pu être traités en présence des responsables de 13 habitat, le bailleur. Je serai vigilant quant à la suite concrète donnée aux décisions prises hier.
En fin de journée, à la maison d’arrondissement du Chalet, l’ensemble des associations du secteur, qui font un travail formidable dans ces quartiers, ont pu dire leurs attentes et expliquer leurs projets. Dans la difficulté, elles savent tisser les liens sociaux nécessaires au vivre et au savoir-vivre ensemble, notamment auprès des plus jeunes.
Cette visite d’hier n’est qu’un exemple de la vie d’un élu de proximité, ce n’était pas la première, ce ne sera assurément pas la dernière. Je le dis d’autant plus facilement que je ne suis pas en campagne électorale, en quête d’aucun mandat : j’irai, dans les semaines qui viennent, visiter tous les quartiers de Marseille, comme j’ai l’habitude de le faire dans l’ensemble du département.
J’ai lu aujourd’hui sur le site Internet de La Provence un article qui m’a réjoui, «Nouvelle immatriculation : le 13 a vraiment la cote», dans lequel on pouvait lire : « Depuis le 15 avril, les propriétaires de véhicules neufs ont la possibilité de choisir le numéro de département sans rapport avec leur domicile [...] Se basant sur les deux millions de véhicules vendus depuis avril et grâce aux informations recueillies auprès des fabricants de plaques d’immatriculation, il est possible de dresser le palmarès des départements et des régions les plus représentés sur les nouvelles plaques.
En tête d’affiche, le Rhône (69), le Nord (59), les Bouches-du-Rhône (13), la Haute-Garonne (31) et la Gironde (33). En revanche, les départements des Hauts-de-Seine (92), de Paris (75), de l’Oise (60) connaissent une certaine désaffection… »
Les Bouches-du-Rhône arriveraient donc en troisième position des départements préférés par les français venant d’acheter une voiture neuve, qu’ils habitent ou non dans le 13. On ne peut rêver meilleur plébiscite. Nul doute que cette médaille de bronze se transformera en or lorsque les véhicules d’occasion seront concernés…
Ce fort sentiment d’appartenance à un territoire ne me surprend pas, je le vis au quotidien à la présidence du Conseil général (se pourrait-il qu’il inspire ceux qui, au sommet de l’État, réfléchissent à l’avenir des Départements?) , mais il conforte ce que je vous écrivais, dès le mois d’octobre 2008 : «Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble». Article dans lequel je m’insurgeais contre la disparition du numéro départemental des plaques minéralogiques, sous prétexte de règlementation bruxelloise.
Enfin, le succès de la campagne institutionnelle «le 13, un amour de numéro» dont on peut voir l’autocollant à l’arrière d’une multitude de voitures et un peu partout dans le département, prouve s’il en est besoin que nous sommes fiers de vivre dans les Bouches-du-Rhône.
Car, de Marseille à Arles, des calanques aux Alpilles, d’Aix-en-Provence à la Camargue, ce qui nous rassemble, c’est un numéro magique, le 13. Il marque notre destinée commune, qui résonne comme un signe de ralliement. Il est bon d’affirmer qui nous sommes !
Chers amis, je vous j’invite toutes et tous à défendre cette identité et à dire la fierté d’un héritage collectif partagé par chacun. Portons haut nos couleurs. Disons au 13 que nous l’aimons !
Hier soir à 19h30, Jean-Noël Guérini est allé soutenir, lors d’un grand meeting, la candidature du successeur de Roland Povinelli, Richard Eouzan, à l‘élection cantonale partielle d’Allauch et de Plan de Cuques des 7 et 14 décembre prochains. A cette occasion il prononcé ces mots :
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» Cher Richard Eouzan,
Cher Roland, sénateur, maire d’Allauch
Chers Amis,
Je veux tout d’abord vous dire ma joie d’être parmi vous, nombreux, rassemblés et enthousiastes.
Nous nous retrouvons ce soir autour de Richard Eouzan, qui est notre candidat pour l’élection cantonale partielle qui a lieu dimanche.
Oui, dans trois jours, les habitants du canton vert sont invités à voter et je crois que nous devons, en sortant de cette salle, durant les 48 heures qui viennent, le rappeler, encore et toujours. Cette élection partielle est importante et il faut que la participation soit à la hauteur de l’enjeu. Roland, qui connaît bien le canton où il est élu depuis 1992 a décidé de quitter le Conseil général, pour respecter la loi sur le cumul des mandats.
Je dois vous faire un aveu : je n’imaginais pas le Conseil général sans Roland. Mais comme il a mené une campagne d’enfer pour les sénatoriales, il se retrouve maintenant parlementaire. Et face à un choix cornélien.
C’est ensemble, avec Roland, que nous avons évoqué ta candidature, Richard. Bien sûr, je sais, nous savons tous, qu’il n’est pas simple de se mettre dans le sillage du sénateur maire Roland Povinelli. Mais je pense, et Roland le pense aussi, qu’il n’y a pas de meilleur candidat pour continuer et approfondir le travail engagé ici, a Allauch et Plan de Cuques. Lire le reste de cet article »
Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.
Voici son discours in extenso.
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Chers amis,
Chers camarades,
C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.
Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.
Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.
Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.
Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !
Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.
Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.
Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.
Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…
En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?
Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !
Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !
Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.
Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.
D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !
Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.
Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.
Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »
Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.
Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.
Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.
Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?
Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.
Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.
Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »
On croyait le rapport Attali enterré mais voici que certaines de ces préconisations ressurgissent. La question de la suppression des départements a été relancée récemment, lors des journées parlementaires UMP d’Antibes notamment. A cette occasion, plusieurs élus ont confirmé l’intention du chef de l’Etat de poursuivre ses réformes et notamment celles concernant la fusion des Conseil généraux avec les Régions.
Vous savez combien je suis attaché à notre territoire. Depuis plus de dix ans, je livre des combats à vos côtés et faire de l’échelon départemental une institution obsolète qui n’aurait plus sa place dans le découpage territorial, c’est renier, selon moi, des années de travail auprès de nos concitoyens. Combien de politiques volontaristes et innovantes ont été insufflées par le Conseil général comme Ordina 13 par exemple, pour lutter contre la fracture numérique ? Combien d’initiatives comme le RMI puis le RSA ont été testées et pilotées par notre administration ? Car nous sommes inscrit dans la modernité, nous connaissons plus que quiconque le terrain et les attentes des municipalités.
Loin des clivages politiques, ma volonté a toujours été guidée par l’intérêt de nos populations. Je m’interroge aujourd’hui sur la faisabilité d’un éventuel transfert de compétences entre Conseil général et Conseil régional sans perdre le caractère de proximité auquel je suis attaché. C’est encore la meilleure recette de notre succès. Nous sommes performants car nous sommes proches de la société. Le Département est d’abord et avant tout l’institution des solidarités. Qu’en serait-il de la nécessaire et juste péréquation de l’aide entre communes pauvres et riches ?
Bien sûr, les zones urbaines bénéficient d’une couverture de service publics très dense, mais qu’en est-il des zones rurales ? Cette mesure n’aura pour effet que d’accroître les inégalités déjà exacerbées en cette période de récession économique. Et c’est dans ce climat que l’on voudrait nous faire croire que la suppression des départements est guidée par une logique d’économie d’argent public. Le gouvernement fait de la peur son fonds de commerce en tentant de panser les plaies financières avec un sparadrap ! Lire le reste de cet article »
Hier soir, à Allauch, devant plus d’un millier de socialistes des Bouches-du-Rhône enthousiastes, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre sur l’avenir de la France et du Parti socialiste en vue du prochain congrès de Reims.
Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS ont pu aussi expliquer aux militants pourquoi ils avaient choisi la motion E : « L’espoir à gauche. Fier(e)s d’être socialistes. »
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» Chers amis,
C’est un plaisir pour moi de vous retrouver ce soir, dans une ville où résonnent toujours les moments forts de notre histoire collective. Votre mobilisation prouve que chacun mesure l’importance de ce rendez-vous et je constate, qu’une fois de plus, Roland Povinelli et ses équipes ont bien fait les choses. Je vous demande de saluer le maire d’Allauch, nouveau sénateur des Bouches du Rhône, avec Samia Ghali et Serge Andréoni.
Un mois nous sépare du congrès de Reims et comme moi, comme vous, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Vincent Peillon, et François Rebsamen ont conscience que rarement les défis qu’il nous impose n’ont été aussi difficiles à relever.
Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu’il est impératif d’aborder avec courage, avec force et avec détermination.
Nous devons le faire dans un contexte d’inquiétude nourri par une crise d’une extrême gravité. Elle ne sera pas sans effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat et elle nous oblige à faire preuve de dignité, de responsabilité et d’imagination.
Solennellement, j’affirme que dans cette situation, les socialistes, je dis bien tous les socialistes, doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence.
Cette réunion, qui rassemble les partisans d’une ligne claire pour le parti socialiste, les militants et militantes qui affirment qu’aujourd’hui, l’espoir est à gauche, des militants et militantes qui sont fiers d’être socialistes.
La volonté et l’ambition qui nous animent ont pour seul objectif de réussir le rassemblement autour d’une nouvelle équipe qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui permettra l’alternance dans notre pays.
Il est temps, grand temps, de tourner la page des guerres inutiles, bien dérisoires face à l’angoisse de nos concitoyens.
Avant la crise, le combat des chefs m’exaspérait. Pendant la crise, j’avoue que par moment, la préparation du congrès m’inquiète, parce que le débat que nous avons engagé semble être à des années lumière des préoccupations des Français.
Comme vous, comme de nombreux militants, comme bon nombre de nos concitoyens, je sens l’immense décalage entre la réalité et ce que nous déclarons. Pourtant, ce fossé ne tient pas à ce que nous affirmons, à ce que nous proposons, à ce que nous imaginons.
Depuis cinq ans, nous n’avons pas cessé de mettre en garde les partisans du néo–libéralisme, creuset d’une politique cynique. Depuis un an et demi, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les choix du gouvernement, fondés sur l’évangile des apôtres de la dérégulation. Depuis plus longtemps encore, nous appelons à la défense des services publics, et à la présence régulatrice d’un état fort, d’un état protecteur.
Mais ces discours, ces idées, ces propositions, nous n’avons pas su les faire partager parce que nous avons été, collectivement, aveuglés par les ambitions personnelles.
Orphelins de projet, nous nous sommes abandonnés au petit jeu des phrases assassines et des querelles de personne, et la réalité, qui se venge toujours, nous présente l’addition !
A l’évidence, nous ne sommes pas prêts. Il n’y a pas que les médias qui nous le disent. Les sondages, dont il faut se méfier, bien sûr, soulignent notre absence de crédibilité. Ils nous disent que nous ne ferions pas mieux que le Président de la République et nous rappellent qu’il nous faut travailler, travailler, travailler, encore et toujours, ce que nous n’avons pas fait au cours de ces dernières années.
Pourtant, l’heure n’est pas aux regrets, bien au contraire. L’heure est à la lucidité, au courage et à l’audace.
La crise que nous redoutions, une crise aggravée un gouvernement imprévoyant, la crise d’un système dur et injuste avec les plus fragiles est là. A nous d’y apporter les réponses et à nous de faire entendre notre voix ! Lire le reste de cet article »
Mardi prochain, cinq sénateurs de gauche effectueront leur rentrée parlementaire au Sénat.
La liste que j’ai eu l’honneur et le plaisir de conduire a rassemblé 1686 suffrages des grands électeurs des Bouches-du-Rhône sur les 3061 que comptent le département.
Je veux remercier les citoyennes et les citoyens qui m’ont accordé leur confiance et qui ont voté pour faire gagner les Bouches-du-Rhône.
Ce résultat, qui vient ponctuer une bonne année électorale pour la gauche dans le département des Bouches-du-Rhône, est d’autant plus remarquable que depuis 1998, les mairies d’Aix-en-Provence, La Ciotat et Trets ont basculé à droite.
Après l’échec de la Communauté Urbaine de Marseille, ces résultats confirment le déclin du sénateur maire de Marseille qui n’a mobilisé que 1182 grands électeurs.
C’est un avertissement clair et net pour la droite et le gouvernement dont la politique renforce les inégalités et les injustices sociales.
Les 504 voix d’avance de ma liste, qui a transcendé les clivages politiques, récompensent le travail accompli au cours de ces dernières années.
Je suis heureux de saluer Isabelle Pasquet, Roland Povinelli, Samia Ghali et Serge Andréoni qui sont désormais sénateurs des Bouches-du-Rhône.
Au terme de ce long marathon électoral, je remarque que le rassemblement, le dynamisme et le travail ont payé.
Nous avons beaucoup à faire pour ce département.
Dès demain, nous nous efforcerons d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des habitants des Bouches-du-Rhône.
Elles sont compréhensibles, dans une époque troublée.
Plus que jamais nous devons être aux côtés de ceux qui s’interrogent sur leur avenir.
Plus que jamais, j’entends me mobiliser pour faire gagner Marseille et les Bouches-du-Rhône, pour faire gagner tous les habitants de ce département.