Jean-Noël Guérini a été interviewé ce matin par Pascale Clark dans le 7/9 de France Inter. A cette occasion il a abordé tous les sujets d’actualité le concernant :
- Les primaires socialistes : « elles sont tout à fait légales. Organisons les primaires telles qu’elles ont été conçues par le parti socialiste. Il a toutes les autorisations, y compris de la CNIL » ;
- Le rapport Montebourg : « totalement grossier, mensonger et diffamatoire », rappelant avoir porté plainte contre son auteur ;
- L’organisation de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône : « je demande aux instances nationales du PS d’organiser l’élection du prochain premier secrétaire départemental, comme ça, il ne pourra pas y avoir de contestation » , « quant à la fédération, il y a une commission d’enquête présidée par Alain Richard qui arrivera dans quelques jours. Cette commission a été diligentée à ma demande. Les portes et les fenêtres de la fédération sont ouvertes » ;
- L’instruction judiciaire concernant son frère Alexandre : « il n’y a pas d’affaire Jean-Noël Guérini. Si mon frère a commis des infractions, il devra en rendre compte. Pour ma part, je fournirai toutes les explications et toutes les précisions au juge en charge de cette affaire, s’il souhaite m’entendre. »
Quelques minutes après sa réélection à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini livre quelques commentaires à la presse.
Jean-Noël Guérini a été réélu ce matin à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône au premier tour avec 40 voix contre 17 à la candidate U.M.P.
A la suite de son élection, Jean-Noël Guérini a prononcé le discours suivant :
» Mesdames, messieurs, Mes chers collègues,
Permettez-moi de remercier très sincèrement et très chaleureusement ceux et celles qui viennent de me renouveler leur confiance en m’élisant à la présidence de notre assemblée.
Je tiens aussi à saluer les 290.816 électeurs, qui, les 20 et 27 mars, ont manifesté leur attachement à notre démocratie en participant aux élections cantonales.
Comme vous, j’ai constaté avec tristesse le très fort taux d’abstention, plus de la moitié des électeurs inscrits dans notre département ayant boudé les urnes.
Je le regrette d’autant plus vivement que nous savons tous ce que représente le droit de vote, essentiel dans nos démocraties, pour lequel des hommes et des femmes se battent toujours dans de nombreux pays.
Ce droit, on en mesure aussi l’importance sur la rive sud de la Méditerranée, où le printemps des libertés est un formidable appel d’air pour ceux et celles qui ne se résignent pas à une marche du monde immuable, où les peuples sont écrasés et exploités.
Ici, en France, dans les Bouches-du-Rhône, dans la responsabilité et la dignité, il nous appartient de tout faire pour endiguer ce lent glissement.
Faisons en sorte d’être dignes de notre histoire, faisons en sorte de répondre, politiquement, aux attentes d’une population désabusée.
C’est l’un des défis que nous aurons à relever durant cette mandature et je veux, à l’occasion de cette première séance publique féliciter les conseillers généraux socialistes qui siègent à mes côtés sur les bancs de la majorité et qui ont été réélus. Lire le reste de cet article »
L’ensemble des candidats de la majorité départementale ont été réélus, soit contre le Front national, soit contre les candidats de l’U.M.P.
Je tiens, tout en saluant l’ensemble des élus qui sont sortis victorieux de cette élection, à féliciter chaleureusement Jeanine Ecochard, Marie-Arlette Carlotti, René Olmeta, Michel Pezet, Christophe Masse et Denis Rossi, qui ont battu les candidats d’extrême–droite à Marseille, alors qu’aucune consigne de vote en leur faveur n’avait été donnée par l’U.M.P.
Je salue également la victoire de Messieurs Alexandre Medvedowsky, Loïc Gachon, Vincent Burroni, Daniel Conte, Jacky Gérard, Jean-Pierre Maggi, Michel Amiel, Richard Eouzan, Mario Martinet, qui ont battu, eux aussi, des candidats du Front national.
Je constate que les électeurs n’ont pas été dupes des manœuvres et des outrances de MM. Muselier et Gilles. Leurs attaques incessantes, leur volonté sans cesse répétée d’entonner l’air de la calomnie et d’en faire une arme de campagne, n’a pas permis de cacher la pauvreté et l’insignifiance de leurs propositions politiques.
Ils incarnent ce que les électeurs rejettent.
Ce comportement politique qui nourrit le vote en faveur de l’extrême–droite est ce soir sévèrement sanctionné.
Comment ne pas souligner aussi que ces deux élus U.M.P. viennent d’imposer à leur parti une très sévère défaite. Ils vont claironner partout qu’ils gagnent deux sièges dans le centre–ville de Marseille, dans deux cantons redécoupés sur mesure par la droite en 2004.
Mais où est aujourd’hui le parti de Nicolas Sarkozy dans le reste du département ? André Guinde, Roger Tassy et Hervé Chérubini ont largement battu les candidats U.M.P. qui leur étaient opposés.
Je me félicite de ces succès, tout comme je suis heureux des victoires d’Hervé Schiavetti et Jean-Marc Charrier, qui, eux aussi, retrouveront leur siège au Conseil général.
Fort de la confiance témoignée par les électeurs, et déterminé à prolonger et approfondir le travail engagé depuis 13 ans avec l’ensemble des conseillers généraux de gauche, je soumets ma candidature au vote des socialistes.
Plus que jamais, je suis convaincu de la justesse de nos objectifs et je suis persuadé qu’il est indispensable, face à la crise économique et sociale, de privilégier la justice sociale.
Aujourd’hui, les élus, tous les élus, quelle que soit leur étiquette, sont confrontés à une situation d’urgence. Le vote pour le Front national, massif dans tout le sud de la France, est une sanction et un avertissement.
Même s’il n’a pas d’élus dans les Bouches du Rhône, à la différence du Vaucluse et du Var, le vote en faveur de l’extrême–droite est alimenté par les échecs de la droite qui nourrit le ressentiment, l’amertume et les désillusions.
Il est temps, il est grand temps, en étant à l’écoute de chacun, en étant respectueux de tous, d’apporter une réponse concrète à la souffrance de nos concitoyens. Nous devons, nous socialistes, mesurer l’importance des responsabilités qui sont les nôtres.
Nous venons de vivre une campagne d’une incroyable dureté, une campagne délétère, violente et anti-démocratique. Les élus socialistes du Conseil général ont été critiqués, salis et diffamés.
Ces épreuves que nous avons traversées, et qui ont frappé l’ensemble des socialistes, tout comme les épreuves qui sont à venir ne font que décupler mon énergie pour mener, ici et ailleurs, le combat pour nos idéaux.
Pour la première fois depuis près de 20 ans, les élections cantonales n’étaient pas adossées à un autre scrutin.
La participation est en baisse, c’est un fait. C’est avant tout une mauvaise nouvelle pour la démocratie. Je rappelle toutefois que la participation était proche de 45% lors des dernières élections régionales.
Toujours est-il qu’avec ce premier tour, les électeurs ont signifié, brutalement, un rejet de la politique de la droite au pouvoir depuis 2002. Cela dit, comment ne pas remarquer que l’abstention est d’abord une manière pour certains électeurs de dire leur désaccord avec la politique menée par le gouvernement?
Ensuite, cette élection est un sondage grandeur nature. Il montre que le Front national est, dans les Bouches-du-Rhône, la première force politique, à droite.
Cette situation est inquiétante et nous devons, avant 2012, tout mettre en œuvre pour faire reculer l’extrême-droite. C’est un danger pour la démocratie, c’est un danger pour la République.
A l’évidence, le virage à droite de Nicolas Sarkozy n’aboutit qu’à une seule chose : crédibiliser le Front national.
Face à une crise sociale sans précédent, les habitants des Bouches-du-Rhône comme l’ensemble des Français sont désespérés.
Les échecs de la droite en matière d’emploi, de sécurité, d’éducation ont créé une situation intenable. Elle se traduit aujourd’hui par une forte poussée électorale du Front national.
Pour moi, comme pour tous les Républicains, c’est une vraie menace. Il est vital de tout mettre en œuvre pour faire barrage à l’extrême-droite.
A Marseille et dans le département, je remarque que les candidats du Parti socialiste et des l’ensemble des formations de gauche, qu’il s’agisse du Front de Gauche ou d’Europe Écologie-Les Verts, obtiennent de bons résultats.
L’objectif, c’est qu’ils sortent victorieux du deuxième tour et continuent et approfondissent le travail engagé depuis plusieurs années au Conseil général.
Les électeurs sont très lucides et ils ont choisi, avant toute chose, de défendre le bouclier social qu’est le Conseil général. Ils ont prouvé leur attachement aux politiques publiques mises en œuvre par la majorité qui gère le Conseil général.
Tout doit être fait dans les jours qui précèdent le deuxième tour pour conforter la majorité départementale.
Je m’y emploierai avec l’ensemble des candidats qui vont être activement soutenus par les militants socialistes, des partis de gauche et l’ensemble des Républicains.
Ce soir, j’appelle tous les électeurs, y compris ceux qui ne se sont pas déplacés lors du premier tour, à voter pour les candidats de gauche.
Dans les cantons où se dérouleront des duels entre la droite républicaine et le Front national, ma consigne de vote et la consigne de vote de la Fédération socialiste sont claires : Il faut faire barrage au Front national !
À deux jours du premier tour des élections cantonales, dimanche 20 mars, je vous invite à participer massivement à ce rendez-vous démocratique.
Face à un gouvernement sourd aux souffrances des Français, face aussi au risque d’explosion du vote Front national tant l’exaspération est grande, le vote socialiste est le bon choix car il vous permettra d’envoyer un double message, local et national.
Dans les Bouches-du-Rhône, notre majorité socialiste gère scrupuleusement et efficacement le Conseil général. Nous avons bien travaillé, et nous souhaitons poursuivre notre œuvre.
Au niveau national, les élections cantonales des 20 et 27 mars, c’est aussi la dernière fois avant l’élection présidentielle de 2012 que les Français auront la possibilité de dire par leur vote qu’ils :
- rejettent la politique de l’UMP et de Nicolas Sarkozy ;
- veulent pour la France plus de justice sociale et des services publics proches d’eux ;
- refusent la division, la haine et la xénophobie incarnés par le Front national ;
Dès le premier tour des cantonales, dimanche 20 mars, le vote en faveur des candidats socialistes du « 13 en Action », par sa détermination et sa clarté, sera le premier signal d’une volonté de redressement de notre pays.
J’ai été le 27 janvier, l’invité politique de la matinale de France Bleu Provence. L’occasion pour moi de revenir sur les sujets qui font l’actualité mais aussi de rappeler ma détermination à travailler pour l’intérêt public de nos concitoyens.
Jean-Noël Guérini a présenté ce matin au New Hotel of Marseille, les candidats du « 13 en action » pour les prochaines élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, dans les Bouches-du-Rhône.
Face à la crise économique et sociale de traverse notre pays, il a rappelé la nécessité de conserver à gauche le Conseil général des Bouches-du-Rhône, véritable bouclier social contre les injustices.
« Il faut impulser une vraie politique des solidarités dans notre pays. Il est grand temps que nous fassions un bilan contre bilan, entre la gauche et la droite au plan national.Qu’a fait l’UMP depuis 10 ans dans notre pays ? » s’interroge Jean-Noël Guérini qui estime que cette campagne devra être celle de la proximité mais aussi celle d’un enjeu de politique nationale.
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Élections cantonales 2011 : la campagne du PS est lancée :
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Élections cantonales : un enjeu de politique nationale :