Ce matin, en compagnie du Président de la Communauté Urbaine de Marseille, Eugène Caselli, du Sénateur-Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et du Président de Région, Michel Vauzelle, j’ai posé la 1ère pierre symbolique des travaux de rénovation du Vieux-Port.
Avec le Maire de Marseille, nous avions rivalisé d’inventivité, en 2008, pour offrir à notre calanque originelle une perspective d’avenir, à la hauteur de l’immense place qu’elle occupe dans notre cœur et dans celui de tous les marseillais. En 2009, l’adoption d’un plan quinquennal de lutte contre la crise par le Conseil général a donné l’impulsion décisive à cette idée en y affectant 30 millions d’euros.
Le Projet Vieux-Port recouvre une ambition forte, celle de la reconquête de la cité par les piétons avec une réouverture de Marseille sur la mer, c’est une attractivité retrouvée autant qu’une qualité de vie restaurée. C’est l’ambition du changement que de doter Marseille des moyens d’accompagner les mutations profondes de notre mode de vie. Lire le reste de cet article »
Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.
Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.
Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.
D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.
La santé de nos concitoyens a toujours été, pour moi, une priorité. Ce n’est pourtant pas une mission officielle dévolue aux Départements. Elle est pour moi essentielle et le restera. C’est pourquoi j’ai souhaité conserver nos compétences de santé publique (lutte contre la tuberculose, les IST, le Sida…) lorsque l’État nous en a laissé le choix en 2004 et créé, d’autre part, le Conseil Départemental de Santé Publique pour financer les grands équipements de pointe dans les hôpitaux (40 millions investis en 10 ans).
Pas plus tard qu’hier, j’ai demandé au Dr Michel Amiel, Vice-Président du Conseil général, délégué à la santé de me représenter à l’occasion de l’inauguration du nouveau bloc opératoire de l’Institut du Mouvement et de l’appareil Locomoteur (IML) à l’Hôpital Sainte Marguerite.
Ce bloc opératoire sera utilisé en priorité pour l’activité ambulatoire, couplée au secteur de l’imagerie. Les salles opératoires intégrées sont destinées à créer un environnement chirurgical optimal pour le chirurgien, son équipe et le patient. Ce concept permet une transition douce entre les techniques chirurgicales standard et les techniques sous-arthroscopie réalisées en ambulatoire. L’ensemble étant en liaison étroite avec l’imagerie ostéo-articulaire et les techniques radio-guidées.
L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille a bénéficié d’un soutien financier important du Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur de 250 000 € pour la création de ce bloc.
J’ai donc, naturellement, été sollicité pour que le Département délibère, ce vendredi 16 décembre, sur le Projet Régional de Santé proposé par l’Agence Régionale de Santé. Ce projet est un document général qui se propose de définir l’organisation stratégique des soins en région PACA. Lire le reste de cet article »
Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires,je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.
Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.
Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.
Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.
Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.
J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.
J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.
Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.
J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.
Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.
Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.
Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.
Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.
Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.
La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.
Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.
Le Premier ministre était mardi à Marseille pour participer au débat national sur la réforme de la dépendance. Il y a annoncé que « l’heure des choix » approchait, précisant que « toutes les pistes évoquées » restaient « sur la table », à l’exception notable d’une « augmentation générale de la CSG » et du recours obligatoire aux assurances privées.
Cette mise au point laisse certes la porte ouverte au débat mais ne manque pas de susciter chez moi nombre d’inquiétudes et de doutes.
Je m’interroge tout d’abord sur le calendrier. La grande réforme annoncée semble de plus en plus compromise et limitée à des mesures qui ne feront certainement pas l’objet d’une loi spécifique. J’en éprouve une grande déception, d’autant qu’il y a urgence : la charge du maintien des personnes âgées dans l’autonomie se fait de plus en plus pesante pour les familles, les services d’aide à domicile et les établissements d’accueil.
De plus, je suis loin d’être rassuré par les pistes évoquées régulièrement dans l’actualité par les ministres et les élus de la majorité. Je fais tout d’abord référence à la question des assurances privées. Je serai particulièrement vigilant sur ce point car le maintien de l’autonomie doit prioritairement être prise en charge par la solidarité nationale.
Même si François Fillon a affirmé que le recours aux assurances privées ne serait pas obligatoire, nous connaissons déjà les conséquences néfastes qu’aurait la prédominance d’un tel système dans la prise en charge de la dépendance : un financement public de moins en moins assuré, et un reste à charge de plus en plus insupportable pour les familles les plus modestes. Lire le reste de cet article »
Le mois dernier je vous avais fait partager mon indignation à propos des déclarations choquantes de Laurent Wauquiez concernant les allocataires du RSA. Hélas, je constate aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas d’ une simple prise de position individuelle, car c’est bien l’ensemble du parti majoritaire qui s’engage sur la voie de la stigmatisation des plus défavorisés.
Je remarque qu’une nouvelle fois les bénéficiaires du RSA sont présentés comme des individus profitant complaisamment d’une allocation individuelle de solidarité pour rester volontairement en dehors du marché de l’emploi. Cette description ne correspond pourtant en rien avec la réalité que j’observe quotidiennement dans le département des Bouches-du-Rhône, où une large majorité des allocataires vit dans la précarité et fait preuve d’une volonté active de trouver un travail.
L’UMP, une nouvelle fois, nous surprend par sa méconnaissance totale du dispositif. A titre d’exemple, Marc-Philippe Daubresse, son secrétaire général adjoint, déclarait le 7 juin dans la presse qu’ « il y a encore des fraudes importantes [aux minima sociaux], notamment sur l’allocation de parent isolé ». Allocation qui pourtant n’existe plus depuis 2009, remplacée par le RSA !
Les solutions avancées par l’UMP sont tout aussi peu sérieuses, car inapplicables. Comment déterminer quels allocataires devront s’acquitter des travaux d’intérêt public et lesquels en seront exemptés? Comment les collectivités pourront elles financer ces contrats supplémentaires alors qu’elles doivent déjà supporter une charge grandissante de financement des contrats d’insertion existants du fait du désengagement de l’État ?
Je rappelle ainsi que j’ai dû me battre pour maintenir en 2011 un nombre élevé de contrats uniques d’insertion dans les Bouches-du-Rhône alors que l’État souhaitait les diminuer de moitié. Lire le reste de cet article »
Ce budget a été élaboré dans un contexte dégradé par l’environnement socio-économique et l’incertitude née des réformes en cours. Les fermetures d’entreprises, la montée du chômage, la précarité concernent au premier chef les élus de proximité que sont les maires et les conseillers généraux.
Une situation économique et sociale difficile
En plus de la crise, qui accroît mécaniquement les dépenses notamment sociales et pèse sur les ressources, l’Etat a engagé, par la suppression de la taxe professionnelle, une réforme déséquilibrée de la fiscalité qui porte atteinte à la liberté des collectivités territoriales.
Désormais, notre autonomie fiscale ne repose plus exclusivement que sur les taxes ménages (taxe d’habitation, taxes foncières). De surcroît, pour 2011 et les années suivantes, le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne nous a donné aucune visibilité sur les conséquences de cette réforme fiscale.
Malgré ce contexte difficile, teinté de fortes incertitudes, nous maintiendrons les politiques auxquelles nos administrés sont attachés. Tirant partie d’une situation financière particulièrement saine, ce budget 2010 sera un budget d’action et d’espoir au service de nos concitoyens. Les taux d’imposition du Conseil général seront stables pour la sixième année consécutive et les dépenses de fonctionnement n’augmenteront qu’à la marge.
Un budget d’action et d’espoir
Les politiques sociales, en hausse de près de 9%, représenteront plus de 60% du budget de fonctionnement. Elles concernent principalement des charges transférées par l’Etat comme l’ensemble des allocations de solidarité nationale (Allocation Personnalisée d’Autonomie, Revenu de Solidarité Active, Prestation de Compensation du Handicap…), alors que les compensations que l’Etat nous doit fondent au fil des ans.
L’investissement local est l’un des moteurs de l’économie et de l’emploi. C’est pourquoi, depuis longtemps et davantage encore en 2009 par le vote unanime d’un plan quinquennal d’investissement, j’ai toujours souhaité privilégier ce mode d’action. En 2010, j’entends le conforter grâce à un budget d’investissement de près de 550 millions d’euros. C’est un plan résolument anti crise, porteur d’une vision d’avenir et accélérateur de partenariats.
Un plan anti crise et porteur d’avenir
Le Conseil général souhaite pouvoir démarrer sans délai, ce qui signifie qu’il doit reprendre pour partie des projets suffisamment avancés pour être mis en œuvre, par exemple sur la construction de logements sociaux. 2011 devrait être l’année de l’accélération au niveau des projets, ce qui entendra, je l’espère, de nombreuses embauches.
Résolument tourné vers l’avenir, le Conseil général mobilisera le syndicat mixte des transports afin d’accélérer la coopération et clarifier l’offre de transports publics.
Le budget du Conseil général des Bouches-du-Rhône est offensif, au profit de tous, sans mettre en danger ses ressources. Il nous protège et a pour vocation de soulever un peu la chape de difficultés et de morosité posée par la crise et l’action néfaste du gouvernement, en attendant 2012 et, je l’espère, un vent d’espoir porté par le/la candidat(e) socialiste.
A l’occasion de la journée mondiale contre le sida, je tiens à réaffirmer mon soutien sans faille à toutes les personnes vivant avec le VIH et à tous les acteurs de la lutte contre le sida.
Information, prévention et dépistage, telle est mon ambitionpour leConseil général des Bouches-du-Rhône qui doit sans relâche poursuivre son engagement auprès des populations, des associations, des bénévoles, et des personnels qui œuvrent chaque jour aux cotés des personnes atteintes.
Le Département s’est très tôt engagé à lutter contre cette maladie en adaptant continuellement son intervention pour informer, prévenir, mais aussi pour inciter au dépistage.
Faciliter l’utilisation des préservatifs reste capitale, et face à l’augmentation de l’infection chez certaines personnes particulièrement concernées, j’ai voulu que ce dépistage soit le plus accessible possible.
Je suis satisfait de la parution en novembre 2010 du décret autorisant les tests de dépistage rapide, ils sont entrain de se mettre en place dans les CIDAG du département.
Il y a un an, pour s’y préparer, j’avais organisé au Conseil général une table ronde sur ce sujet avec tous les acteurs de la lutte contre le sida du département dont les CIDAG qui participent à un projet de recherche nationale avec Aides, l’INSERM et l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida sur le dépistage Rapide auprès des Gays.
Il ne faut pas hésiter à pousser la porte d’un CIDAG, aller voir son médecin, son laboratoire, ou bientôt une association pour obtenir un renseignement et réaliser un test.
Dès 1988, ces Centres d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit ont été ouvert dans le département avec une volonté de moyens adaptés, humains et techniques. En 2009, près de 20 000 personnes en ont franchi le seuil pour un total de 42 000 consultations et plus de 280 séances d’éducation à la santé.
Le dynamisme de ces centres, reconnu au niveau national, est pour moi une grande satisfaction qui atteste de notre volonté de tout mettre en œuvre pour faciliter et diversifier toujours l’offre de dépistage dans le département pour un public élargi.
Pour cela, j’ai souhaité m’appuyer avec force sur les moyens du Conseil général, ces propres outils et dispositifs, comme la mise en place d’actions de prévention en particulier au sein du milieu éducatif par les équipes des CIDAG-CIDDIST et des 22 centres de planification et d’éducation familiale des Bouches-du-Rhône gérés par le département.
Cette journée mondiale de lutte contre le sida est pour moi l’occasion supplémentaire de marteler mon message de vigilance et d’attention : car si la maladie recule dans le monde de près de 19 % selon l’Onusida, la situation demeure fragile car fortement liée aux efforts de chacun.
Tant qu’il n’existera pas de remède fiable pour enrayer définitivement le virus du VIH, les acteurs de la santé et les pouvoirs publics devront maintenir un niveau élevé de vigilance et d’information pour les populations, face aux risques de contamination mais aussi pour lutter contre les discriminations sociales liées à cette maladie particulièrement.
On sait que le dépistage est un facteur important de la prévention, les personnes qui connaissent leur maladie se protègent plus, mais aussi, soignées tôt, le traitement est plus efficace et plus le traitement est efficace plus le risque de transmettre la maladie diminue.
La journée mondiale de lutte contre le sida c’est l’occasion de reconstituer 25 ans d’un combat qui a définitivement marqué la société, de se mobiliser aux côtés de ceux et celles qui luttent tous les jours contre la maladie.
Avec plus de 35 000 visiteurs, 100 exposants, 300 animaux… TERROIR 13 est une belle fête qui crée du lien entre la ville et cette ruralité si présente et importante dans notre département. La manifestation, qui fête sa 14e édition, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, est devenue le plus grand salon agricole des Bouches-du-Rhône. Durant tout le week-end, je vous invite à venir à l’Hôtel du département pour découvrir ces professionnels épris de qualité dans leur savoir-faire, déguster leurs produits frais qui sentent bon notre terroir de Provence.
Avec clairvoyance les agriculteurs de notre département ont su éviter les débordements productivistes pour se concentrer sur l’authenticité. Le Conseil général a compris depuis longtemps que seuls les agriculteurs qui s’engagent dans un processus de qualité reconnu par les consommateurs garantiront leur avenir. Nous n’hésitons pas à mettre des moyens pour leur permettre d’y parvenir.
La proximité entre producteurs et consommateurs est essentielle : si une relation reposant sur la confiance et les échanges se noue, c’est une micro-économie sociale et solidaire qui se développe. Nous n’avons pas encore exploité toutes les pistes des circuits courts mais, pour les promouvoir, le Conseil général a notamment lancé l’opération « Manger autrement au collège » grâce à laquelle plus de 500 000 repas à base de produits frais issus des Bouches-du-Rhône sont servis chaque année à près de 21 000 élèves.
Bien entendu, ce sont Les agriculteurs qui sont les garants, par leur travail, de notre équilibre nutritionnel et, plus avant, de notre qualité de vie. Ils ont souffert d’une année 2009 difficile. C’est pourquoi avec Claude Vulpian, conseiller général délégué à l’agriculture, nous avons fait adopter un budget agricole en hausse de 6% en 2010 et débloqué une enveloppe de 500 000€ pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés par la neige. Une autre enveloppe de 500 000€ sera débloquée lors de la commission permanente du 18 juin pour venir en aide aux agriculteurs durement touchés par la crise dans les Bouches-du-Rhône. La solidarité avec nos agriculteurs s’avère, plus que jamais, nécessaire.
Ainsi, le Conseil général continuera de les accompagner à travers, notamment, un Projet Départemental Agricole, que je souhaite ambitieux et concret. Ensemble, continuons de développer le lien entre les agriculteurs et les habitants des Bouches-du-Rhône. TERROIR 13 en est un bel exemple !