Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Développement économique : un bon bilan pour l’agence « Provence Promotion »

Vendredi 24 juin 2011

imagesChers amis,

Il y a quinze ans, le Conseil général des Bouches-du-Rhône a fondé en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence, l’agence de développement économique « Provence Promotion ».

Le président de la CCIMP et le président du Conseil général en assurent la présidence tournante, tous les trois ans. Hier, j’ai donc naturellement passé le relai au Président Jacques Pfister au terme des trois années de mon mandat.

Malgré la crise économique qui a gravement secoué le monde, « Provence Promotion » affiche un bilan très honorable : 180 entreprises implantées représentant 6 767 emplois sur les trois dernières années dans le département des Bouches-du-Rhône.

L’agence de développement économique suit chaque année plus de 300 entreprises et, bien que les opérations de promotion et de prospection soient de plus en plus complexes, 60% des dossiers de création aboutissent, ce qui montre que notre territoire reste attractif et que « Provence Promotion » a acquis une expertise et un savoir-faire adaptés aux réalités économiques du moment.

L’an dernier, 68% des dossiers aboutis étaient Français même si un certain nombre d’entreprises françaises arrivant en Provence sont en fait des filiales d’entreprises étrangères. Pour les autres 32%, en provenance de l’étranger, ce sont surtout des entreprises espagnoles, italiennes et américaines qui ont choisi notre département.

Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) représentent le secteur le plus pourvoyeur d’entreprises (24% des projets en 2010 et 25% du nombre d’emplois) suivi de la logistique (15% des projets) et des énergies (10%).

Les TIC et l’énergie sont des secteurs novateurs, porteurs incessants d’innovation. J’ai fortement insisté, durant ma présidence de l’agence, sur la nécessité de toujours innover, surtout en temps de crise. L’innovation est un signe de confiance en l’avenir. Il faut savoir anticiper l’évolution des secteurs stratégiques. C’est ce que je me suis attaché à faire.

Feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône : bilan d’étape 2009

Vendredi 4 septembre 2009

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Chers amis,

Tout au long de l’été, l’actualité nous a rappelé combien les feux de forêts pouvaient être dévastateurs. C’est pourquoi il me paraissait important d’établir, aujourd’hui même, un bilan d’étape avec nos sapeurs-pompiers. Car chacun garde en mémoire le feu qui a ravagé plus de 1000 hectares autour de la Gineste, à la suite d’une imprudence inqualifiable de l’armée. En Corse, au Portugal, en Espagne, en Grèce… ce sont des milliers d’hectares de végétation qui cette année encore sont partis en fumée.

Des soldats du feu ont également, une fois encore, payé de leur vie le combat souvent inégal face à des murs de flammes, et il y a quelques jours, dans l’immense incendie de Californie, 2 pompiers américains ont trouvé la mort. Je rappelle ce fait car je sais combien ce drame a touché les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône étant donné les liens tissés avec leurs collègues d’outre-Atlantique, notamment avec l’US Forest Service dont l’une des missions est la lutte contre les feux de forêts. J’ai d’ailleurs pu saluer en décembre dernier, à l’occasion de la Sainte-Barbe, la délégation américaine venue se mesurer à ses homologues du SDIS 13 sur le simulateur des feux de forêts.

L’an dernier, à la même époque, j’avais rappelé que notre département était, avec le Var et la Corse, celui qui, tous les ans, est le plus sujet aux risques feux de forêts. Cette année encore, une sécheresse persistante, des journées avec des risques météo très sévères, ont transformé nos massifs forestiers en véritables poudrières.

Pourtant, si l’on s’en tient au simple bilan chiffré, on note que sur les 1200 hectares de forêts partis en fumées dans notre département, plus de 1000 hectares concernent le seul feu de Marseille. Hors Marseille il n’y a donc à cette heure que 170 hectares qui ont été dévastés. Et je croise les doigts pour que ce bilan ne s’aggrave pas.

S’agissant du feu de Marseille, je connais et j’admire le rôle essentiel joué par les sapeurs-pompiers et, notamment, par ceux des Bouches-du-Rhône. Malgré d’importants départs de feu qui se sont succédé tout au long de cette journée du 22 juillet, ils ont pu mettre à disposition du bataillon des marins-pompiers, au plus fort du sinistre, 28 engins et 140 sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône sur un total engagé de 470 pompiers.

S’il faut toujours être modeste en matière de bilan feux de forêts, la saison n’étant toujours pas terminée, je souhaite dire d’ores et déjà qu’un bilan de 170 hectares est acceptable eu égard à certaines saisons.

Chaque jour, depuis le début de l’été, ce sont entre 15 et 25 groupes d’interventions feux de forêts qui sont pré-positionnés dans des endroits stratégiques des massifs forestiers. Cela représente entre 75 à 125 engins et entre 300 et 450 hommes et femmes, qui sont, pour la plupart, sapeurs-pompiers volontaires ou sapeurs-pompiers professionnels, le plus souvent en position de volontaires.

Au moment où je vous parle, en chiffre cumulé, plus de 1200 groupes d’intervention ont été armés dans les Bouches-du-Rhône… Il s’agit là, sur une aussi large période et sur l’ensemble de la façade méditerranéenne, de la plus forte mobilisation de combattants du feu. Lire le reste de cet article »

Face à la crise, place à l’action !

Vendredi 6 février 2009

Ensemble, c’est tout. C’est le titre d’un best-seller d’Anna Gavalda. J’ai aimé ce livre et le message qu’il véhiculait. Mais à des années lumière de la littérature, j’ai envie d’écrire, en pensant au vote unanime du budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône ensemble, c’est essentiel.

Il s’agissait, cela a été souligné, d’une première historique. Elle prouve que la mobilisation contre la crise, quand elle marie l’audace et la solidarité, dépasse les clivages traditionnels. Elle n’efface rien des identités et des choix de chacun. En revanche, elle permet, pour le bien commun, d’associer les bonnes volontés.

Au lendemain de l’exercice télévisuel périlleux du président de la République, il n’est pas question pour moi de revenir sur les causes profondes d’un grand gâchis, ni sur les responsabilités qui l’ont provoqué. Chacun les connaît. En revanche, je sais qu’aujourd’hui, nous sommes en première ligne, au plus près des effets désastreux de la crise dans ses dimensions quotidiennes et locales.

C’est pour cela qu’après une année d’élections, j’ai souhaité engager au plus vite les actions qui nous permettront d’avancer, afin de sortir renforcés d’une très mauvaise passe. Car si dans une période exceptionnelle, il est logique de parer au plus pressé, en veillant aux plus fragiles d’entre nous. Il est impératif de préparer l’avenir, en stimulant l’investissement qui prépare les emplois de demain.

Nous avons les moyens de le faire, notre bonne gestion nous l’autorise.

Ce travail nous a permis, hier, d’accompagner positivement les mutations qui ont transformé les Bouches-du-Rhône. Il serait fatal, maintenant, de baisser les bras. Ce n’est pas mon tempérament ! Ce n’est pas ce que vous souhaitez !

Vous pourrez, dans les mois à venir, me juger sur mes actes. Ils n’ont qu’un seul objectif : Contribuer à la réussite de tous, dans le respect de chacun. Ensemble, nous y parviendrons !

Jean-Noël Guérini participe à son premier « Forum de la presse » sur LCM

Samedi 13 décembre 2008

Jean-Noël Guérini était, hier soir, l’invité de l’émission du Forum de la presse LCM-La Provence-France Bleu, en direct sur La Chaîne Marseille. A cette occasion, il a répondu aux questions de Guillaume Blardone (LCM), Marjory Chouraqui (service politique de La Provence) et de Jean-Laurent Bernard (rédacteur en chef France Bleu Provence).

Voici l’intégralité de de l’émission :

Plan Anti-crise de Jean-Noël Guérini : « Soutenir l’activité, c’est la seule manière de sauver les emplois d’aujourd’hui et préparer ceux de demain »

Vendredi 12 décembre 2008

Le plan anti-crise proposé par Jean-Noël Guérini vient d’être adopté à l’unanimité par les conseillers généraux des Bouches-du-Rhône. Il se décline en deux parties : plan quinquennal d’investissement de 500 millions d’euros supplémentaires et plan d’aide exceptionnel aux associations caritatives.

Voici le discours introductif de présentation du plan tenu par Jean-Noël Guérini :

 » Mes chers collègues,

Les Bouches-du-Rhône, comme la France, sont aujourd’hui plongées dans la crise. Il ne s’agit pas d’une secousse passagère, d’un trou d’air que l’on oublie aussitôt qu’il est ressenti.

Cette crise sera sévère, durable et ses effets commencent à peine à se faire sentir sur notre économie, sur l’emploi, sur notre tissu social.

Cette crise nous devons l’affronter, nous devons y faire face. C’est pour cela que j’ai souhaité que notre session budgétaire l’aborde sans fards, sans faux–fuyants, sans mensonge.

Je l’ai déclaré à plusieurs reprises, dans ces moments critiques, nous devons avoir des réponses, des initiatives et des actes forts.

Il n’est pas dans mon tempérament de croiser les bras et de laisser faire les choses. Je n’ai pas été élu pour ça, nous n’avons pas obtenu la confiance de nos concitoyens pour ça.

Bien des explications ont été apportées sur l’effondrement boursier, qui en cascade, vient perturber notre vie quotidienne, casser des emplois, effacer l’espoir.

Je n’y reviendrai pas, tout en me demandant, quand même, comment une telle folie a-t-elle pu saisir le monde des banques, outre-atlantique, au point de nous pousser vers le précipice ? Lire le reste de cet article »

Pour faire face à la crise financière, Jean-Noël Guérini propose un plan quinquennal d’investissement supplémentaire de 500 millions d’euros par le Conseil général des Bouches-du-Rhône

Jeudi 11 décembre 2008

Jean-Noël Guérini a annoncé, ce matin, lors de la présentation du budget 2009 du Conseil général à la presse, le maintien d’un fort niveau d’investissement. Dans un budget de 2, 2 milliards d’euros, l’investissement s’élèvera à 551 millions d’euros, afin de soutenir l’activité économique et l’emploi.

Cette politique qui s’inscrit dans le droit fil des budgets des années précédentes est complétée par la présentation, demain, aux conseillers généraux réunis en séance publique, d’un plan quinquennal exceptionnel d’un montant de 500 millions d’euros.

L’un des volets de ce plan, a-t-il précisé, s’accompagnera de la signature d’un partenariat avec la Communauté urbaine de Marseille, s’élevant à 250 millions d’€.

Le Président du Conseil général Jean Noël Guérini, associe cet effort contre la crise par la maîtrise des dépenses de fonctionnement d’une institution qui emploie 7500 personnes après la nouvelle étape de décentralisation.

Dans un département qui compte plus de 20% de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, le Conseil général proposera une subvention exceptionnelle de 600 000 € en faveur des associations caritatives. Elle sera soumise demain au vote des conseillers généraux.

Voici, en résumé les 5 principales questions qui ont été posées à Jean-Noël Guérini ce matin :

Vous avez souhaité que la séance du vote du budget primitif 2009 du 12 décembre soit ouverte par un débat sur la crise. Pourquoi ?

Les Bouches-du-Rhône, comme la France, sont aujourd’hui plongées dans la crise. Il ne s’agit pas d’une secousse passagère, d’un trou d’air. Cette crise sera sévère, durable et ses effets commencent à peine à se faire sentir sur notre économie, sur l’emploi, sur notre tissu social.

Cette crise nous devons l’affronter, nous devons y faire face. C’est pour cela que j’ai souhaité que notre session budgétaire l’aborde sans fards, sans faux–fuyants, sans mensonges. Je l’ai déclaré à plusieurs reprises, dans ces moments critiques, nous devons avoir des réponses, des initiatives et des actes forts.

Même si certains veulent encore se bercer d’illusions, les effets sur l’économie locale du ralentissement économique sont pourtant perceptibles depuis plusieurs mois. Lire le reste de cet article »

Jean-Noël Guérini : présentation du budget 2009 au Conseil départemental de concertation (CDC)

Vendredi 5 décembre 2008

Jean-Noël Guérini à présenté hier les principaux axes du budget 2009 du Conseil général au Conseil départemental de concertation. Le Cg 13 a été l’un des premiers Départements de France a se doter d’une instance consultative, en 1994, qui réunit les principales forces vives des Bouches-du-Rhône car, comme l’explique Jean-Noël Guérini : « les politiques publiques doivent sans cesse être étudiées, enrichies, renouvelées. La création du Conseil départemental de concertation répond à ce souci, en donnant aux acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de notre département, les moyens d’analyser et d’expertiser les actions du Conseil général des Bouches-du-Rhône. »

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 » Les années passent, Monsieur le Président, mais savez-vous que c’est toujours avec le même plaisir que je réponds à votre invitation ?

J’attache en effet, Mesdames et Messieurs, beaucoup d’importance à nos rencontres : trop rares à mes yeux, elles n’en restent pas moins une opportunité essentielle d’échanges, dans cet esprit d’ouverture et de concertation qui est l’essence même du CDC.

Politiques publiques dynamiques, investissements ambitieux, fiscalité stable, frais généraux maîtrisés,…vous devez penser que chaque année, Hervé CHERUBINI et moi vous tenons le même discours.

Et pourtant, cet exercice 2009 s’annonce bien particulier.

Il y a près d’un an, j’avais annoncé que nous allions vivre une crise économique et sociale terrible. J’aurais préféré me tromper.

Si personne n’est d’accord sur sa durée, le constat est unanime sur sa gravité : la crise que nous traversons, financière, économique, sociale mais aussi morale, est, et sera d’une grande violence.

L’emploi est redevenu la préoccupation numéro un des Français et comment s’en étonner ? Près de 47 000 chômeurs ont été enregistrés le mois dernier. Le secteur de l’immobilier et de la construction s’enfonce chaque jour un peu plus (la construction de logements a baissé de 20% au cours du dernier trimestre).

Le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de plus de 17%, l’industrie étant la plus touchée. Dans les Bouches-du-Rhône, nous ne sommes malheureusement pas épargnés : l’arrêt d’une partie de la production d’Arcelor Mittal (qui annonce aujourd’hui la suppression de 6 000 postes en Europe) est un coup très dur, pour les employés et leur famille bien sûr mais aussi pour le port et pour l’industrie locale. Et il y a toutes les autres, toutes ces TPE qui ne font pas les gros titres mais qui risquent l’asphyxie. L’insuffisance de liquidités et les difficultés d’accès au crédit compromettent la trésorerie nécessaire aujourd’hui et les investissements dont elles auront besoin demain. Et nous savons déjà, hélas, que la crise actuelle n’aura des répercussions sur l’appareil productif qu’en 2009.

Depuis mon élection à la présidence du Conseil Général il y a plus de 10 ans, j’en ai fait une règle absolue : le Conseil Général tout entier, sa majorité, son personnel, doivent être au seul service du développement du territoire, de la réussite de ses entreprises et de l’avenir de sa population.

Le BP 2009, le meilleur des outils de redistribution mais aussi de création de richesses, a été bâti pour répondre à cette ambition et aider notre département à franchir un cap difficile. Lire le reste de cet article »

Réponse à la crise financière mondiale : une puissante politique d’investissements et une nécessaire solidarité envers les plus précaires

Mardi 2 décembre 2008

Hier après-midi, a eu lieu à l’Hôtel de région, une rencontre réunissant tous les acteurs économiques, politiques et consulaires. Elle avait pour objet de dresser un bilan des premières conséquences de la crise financière mondiale et tenter d’y apporter les réponses adéquates dans la région Paca.

A cette occasion, Jean-Noël Guérini a réitéré son intention d’agir avec force en utilisant d’une part, tous les leviers budgétaires possibles afin de relancer l’économie par un investissement puissant et, d’autre part, protéger les plus précaires de nos concitoyens.

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 » Chers amis,

Je voudrais en premier lieu, remercier le Président de la Région pour son initiative de réunir cet après-midi les différentes institutions politiques et économiques du département des Bouches du Rhône.

Vous souhaitez, Monsieur le Président, qu’au cours de cette réunion nous puissions définir quelques lignes directrices pour préserver le tissu économique de notre département menacé par la récession.

Il est clair que nous ne pouvons rester inactifs dans la conjoncture actuelle.

Nous sommes en effet en présence de la plus brutale crise financière qu’on ait connue depuis des décennies.

Cette crise trouve son origine, nous le savons, dans une complète dérégulation du système financier mondial qui depuis plusieurs années par le biais d’outils financiers sophistiqués, de produits dérivés complexes et opaques, a masqué les risques pris par les différents opérateurs.

Le château de cartes s’est effondré avec la défaillance du système des prêts immobiliers américains qui ont contaminé l’ensemble du système bancaire mondial.

Cette crise ne plonge pas ainsi ses racines dans une insuffisance soudaine de la demande mondiale ou dans des difficultés structurelles des entreprises industrielles. C’est avant tout une crise de confiance généralisée entre les acteurs économiques.

Et quoiqu’il arrive la crise se développe. Elle a déjà, elle va avoir des effets désastreux sur l’économie de notre pays et de notre département; les perspectives annoncées pour 2009 sont particulièrement sombres. Lire le reste de cet article »

Crise économique : je ne me résignerai pas !

Lundi 10 novembre 2008

Chers amis,


Nous traversons des turbulences économiques. Si personne n’est d’accord sur la durée, tout le monde est en revanche unanime sur le constat : la crise financière, économique et sociale que nous traversons, est et sera terrible.

Sachez, pour autant, que les finances du Département des Bouches-du-Rhône sont saines, parce que je n’ai jamais voulu succomber aux sirènes de l’argent facile. La quasi-totalité de nos emprunts sont à taux fixe. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours été effrayé de la virtualité, incroyablement rapide, du placement de « notre » argent. Parce qu’en gérant notre bien commun, jamais l’idée de le jouer en bourse ne m’a traversé l’esprit… Dieu merci…Nous voilà reconnu comme l’une des collectivités les mieux gérées de France.

Pour autant, notre département n’est pas épargné et chaque jour apporte malheureusement son lot de mauvaises nouvelles dans les entreprises privées. Hier, les moteurs Baudoin. Aujourd’hui, Arcelor Mittal. Et demain, qui encore ?

Sans compter toutes les PME, toutes les TPE, dont on ne parle pas toujours. Pourtant, elles pâtissent durement de l’absence de liquidités et des difficultés d’accès au crédit. Elles aussi risquent d’être asphyxiées, aujourd’hui par leur manque de trésorerie, et demain par leur incapacité actuelle à investir.

Le secteur du BTP est l’un des premiers concernés : depuis le début de l’année, la baisse des mises en chantier dans les Bouches-du-Rhône est évaluée à 25% et 35% des entreprises qui déposent le bilan appartiennent au secteur du bâtiment.

Et malheureusement, ce n’est sans doute qu’à partir du 2e trimestre 2009 que les effets du ralentissement actuel se feront pleinement sentir sur l’appareil productif. Je vous l’avoue, je n’ai pas de recette miracle face à cette tempête. Lire le reste de cet article »

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »