Avec plus de 35 000 visiteurs, 100 exposants, 300 animaux… TERROIR 13 est une belle fête qui crée du lien entre la ville et cette ruralité si présente et importante dans notre département. La manifestation, qui fête sa 14e édition, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, est devenue le plus grand salon agricole des Bouches-du-Rhône. Durant tout le week-end, je vous invite à venir à l’Hôtel du département pour découvrir ces professionnels épris de qualité dans leur savoir-faire, déguster leurs produits frais qui sentent bon notre terroir de Provence.
Avec clairvoyance les agriculteurs de notre département ont su éviter les débordements productivistes pour se concentrer sur l’authenticité. Le Conseil général a compris depuis longtemps que seuls les agriculteurs qui s’engagent dans un processus de qualité reconnu par les consommateurs garantiront leur avenir. Nous n’hésitons pas à mettre des moyens pour leur permettre d’y parvenir.
La proximité entre producteurs et consommateurs est essentielle : si une relation reposant sur la confiance et les échanges se noue, c’est une micro-économie sociale et solidaire qui se développe. Nous n’avons pas encore exploité toutes les pistes des circuits courts mais, pour les promouvoir, le Conseil général a notamment lancé l’opération « Manger autrement au collège » grâce à laquelle plus de 500 000 repas à base de produits frais issus des Bouches-du-Rhône sont servis chaque année à près de 21 000 élèves.
Bien entendu, ce sont Les agriculteurs qui sont les garants, par leur travail, de notre équilibre nutritionnel et, plus avant, de notre qualité de vie. Ils ont souffert d’une année 2009 difficile. C’est pourquoi avec Claude Vulpian, conseiller général délégué à l’agriculture, nous avons fait adopter un budget agricole en hausse de 6% en 2010 et débloqué une enveloppe de 500 000€ pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés par la neige. Une autre enveloppe de 500 000€ sera débloquée lors de la commission permanente du 18 juin pour venir en aide aux agriculteurs durement touchés par la crise dans les Bouches-du-Rhône. La solidarité avec nos agriculteurs s’avère, plus que jamais, nécessaire.
Ainsi, le Conseil général continuera de les accompagner à travers, notamment, un Projet Départemental Agricole, que je souhaite ambitieux et concret. Ensemble, continuons de développer le lien entre les agriculteurs et les habitants des Bouches-du-Rhône. TERROIR 13 en est un bel exemple !
Nous vivons un étrange paradoxe. Jamais la qualité des produits naturels, jamais le caractère essentiel des fruits et légumes, jamais l’importance d’une alimentation riche en produits frais n’ont fait autant l’unanimité, dans les lieux institutionnels, comme dans le secteur médical ou au sein de la population.
Et pourtant, les producteurs de fruits et légumes ont rarement traversé de crise aussi grave que celle que nous connaissons aujourd’hui. Bien sûr, c’est toute la profession agricole, qui souffre, des éleveurs aux viticulteurs.
Le revenu global des agriculteurs a diminué de 20% en 2008, retombant au niveau de 1994. Ce n’est pas nouveau mais l’affaiblissement des protections du marché européen, l’endettement (flambée des matières premières en 2007 et du prix du foncier), la dérégulation des marchés mondiaux et les conditions déséquilibrées de production (coût de la main d’œuvre ou règlementation des produits), ont des conséquences toujours plus désastreuses.
Luttant face à la grande distribution, face à une offre surabondante et une demande atone (notamment à l’export), éprouvés par la demande de remboursement par Bruxelles des aides accordées pendant 10 ans, les producteurs de fruits et légumes français sont hélas parmi les plus fragilisés (entre 20 et 30% des exploitations risquent le dépôt de bilan et le prix des produits a chuté de 23% en un an).
Les Bouches-du-Rhône sont les premiers producteurs français de fruits et légumes de notre pays.
Pour à peine 8 productions, leurs pertes s’élevaient cet été à plus de 85 millions d’euros, et le président de la FDSEA est allé jusqu’à annoncer l’état de cessation de paiement de «la ferme Bouches du Rhône».
Les mesures annoncées par le gouvernement ne constituent qu’un simple répit et ne permettent en aucun cas de répondre aux problèmes de fond des producteurs.
Outre une motion exprimant le soutien total et unanime des élus du Conseil général des Bouches-du-Rhône à nos agriculteurs, je suis heureux d’avoir fait voter aujourd’hui une enveloppe de 500 000 euros en aide d’urgence.
Abondant une intervention de l’État dont nous attendons toujours les détails, elle permettra de donner un peu d’oxygène aux agriculteurs les plus éprouvés. Mais c’est en la replaçant au sein de la politique générale agricole que nous conduisons qu’elle prend tout son sens.
Présent sur le terrain, actif, à l’écoute, le Département s’est clairement imposé comme un partenaire privilégié des agriculteurs. Les enjeux de l’agriculture sont immenses : économiques bien sûr, mais aussi en terme d’aménagement du territoire, de culture, de tourisme et de santé publique.
Dès lors que les textes nous le permettent, nous intervenons, pour la promotion des produits, la préservation de l’espace agricole, notamment en milieu péri urbain, la recherche de débouchés inédits (comme les collèges) et l’anticipation des nouveaux modes de consommation (circuits courts, certification, production locale).
Je suis persuadé que nous allons dans le bon sens et que ces priorités sont autant d’enjeux pour l’avenir de notre agriculture. Les élus concernés, que je remercie pour leur implication, feront des propositions de soutien des producteurs, en réponse à la crise actuelle mais aussi à moyen et long terme.Et une conférence agricole sera organisée à l’Hôtel du département avant la fin de l’année, avec l’ensemble de la profession.
Mais nous n’y arriverons pas seuls.
Il faut, et nous les attendons tous, agriculteurs comme élus locaux, des décisions courageuses, offensives et ambitieuses du Gouvernement.
Car, voyez-vous, il convient de lutter contre les incohérences de la règlementation, il faut travailler au regroupement des producteurs, il faut promouvoir la certification des produits, il faut garantir un minimum de stabilité aux revenus des agriculteurs, il faut dynamiser les débouchés, en encourageant, par exemple, des partenariats innovants entre l’agriculture et l’industrie.
Autant de pistes à creuser sérieusement et rapidement. Mais, pour l’heure, en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs qui protègent l’environnement et la santé de nos concitoyens !
Ce matin, lors de la séance publique (DM1) du Conseil général, j’ai tenu à exprimer aux élus présents mon point de vue sur les récentes évolutions du dossier ferroviaire de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui doit relier Paris à Nice et, plus tard, être un axe central de l’arc latin reliant Madrid à Rome en évitant, semble-t-il… Marseille !
J’avais prévenu pendant la campagne électorale des municipales ce que nous sommes en train de vivre. On brandissait alors, entre les deux tours, une lettre rassurante du Président Sarkozy. Mais voilà, j’ai sûrement eu raison trop tôt et la réalité semble prendre des formes dangereuses, selon-moi, pour Marseille.
Je respecte trop les habitants de la ville, une ville qui m’a beaucoup donné, pour accepter que le mépris des technocrates, dicté par de cyniques considérations financières, hypothèque son avenir.
Après le vote de ce rapport, je tiens, solennellement, à vous faire part de mes inquiétudes quant aux déclarations qui concernent le projet de Ligne à grande vitesse Provence – Alpes – Côte-d’Azur laissant penser que le tracé des métropoles ne serait certainement pas retenu par le gouvernement. Lire le reste de cet article »