Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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Bouclier fiscal : les mensonges répétés ne font pas une vérité

Mardi 26 juin 2012

Chers amis,

Souvenez-vous. Il n’y a pas si longtemps, jusqu’en mai dernier, pendant l’élection présidentielle, on en a parlé. Le Parti socialiste avait chiffré à 500 millions d’euros par an le coût du bouclier fiscal instauré par Nicolas Sarkozy pour empêcher les plus riches de nos concitoyens d’être taxés à plus de 50% de leurs revenus.

François Hollande avait alors annoncé son intention du supprimer cet avantage inconvenant qui, de surcroît, grève fortement le budget de l’État.

Cris d’orfraie de la droite. Nous serions des inconscients, une remise en cause du bouclier fiscal ferait fuir les grandes fortunes, nous aurions largement surévalué son coût… Las. Une note confidentielle du fisc, parue aujourd’hui dans le quotidien Le Parisien, estime à 735 millions d’euros le manque à gagner dû au bouclier fiscal en 2011 et l’estimerait à 120 millions supplémentaires (soit 850 millions) en 2012 et 2013

Nous avions donc raison, ils avaient tort.

Pire. Ils avaient tort et ils ont menti. La note du patron des Impôts, qui met en avant « une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés », a été délivrée à la ministre UMP du budget Valérie Pécresse le 5 avril, soit presque 3 semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle…

Ils savaient que le bouclier fiscal coûterait dès cette année 200 millions de plus que ce que le PS avait chiffré. L’UMP, et à sa tête le président sortant, ont menti sans vergogne en cachant aux Français cette réalité de leur politique.

Il coûte 735 millions d’euros en 2011, argent qui aurait pu servir aux Français les plus en difficulté dans cette période de crise, ou aux petites et moyennes entreprises pour continuer de créer de la richesse et des emplois.

Dans les Bouches-du-Rhône

Dans notre département, comment peut-on prendre au sérieux Mme Bernasconi qui, hier, en séance plénière du Conseil général demandait des états généraux de la solidarité ? Ce sont les mêmes qui, au sommet de l’État, cachaient la vérité pour continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches, et qui à Marseille donnent… des leçons ?

Je suis heureux de constater que, d’une part la vérité peut triompher et, d’autre part, que le travail et la compétence sont encore respectés. J’en veux pour preuve le vote hier sur le compte administratif et le budget supplémentaire qui salue la saine gestion et la rigueur de ma majorité au Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Hier m’a apporté cette certitude. Aujourd’hui l’actualité me donne raison, en même temps qu’à ma famille politique. Si je me réjouis de cette conjonction de nouvelles qui me confortent, politiquement et intellectuellement, je sais que c’est dans le travail, le travail, le travail, que résident les solutions.

C’est ce que je continuerai de faire, à la tête d’une institution qui est désormais parmi les mieux gérées de France, l’une des moins endettées et qui investit 500 millions d’euros par an en faveur du développement local. Ni plus, ni moins.

Cantonales : discours de Jean-Noël Guérini à Allauch devant les élus, les militants du PS 13 et la Presse

Vendredi 18 février 2011

Hier soir, à Allauch, le traditionnel repas républicain de la Fédération des Bouches-du-Rhône a rassemblé plus de 600 militants socialistes.

Jean-Noël Guérini a présenté le projet de la majorité départementale qu’il conduit pour les élections cantonales des 20 et 27 mars. Un projet ambitieux et réaliste, où l’action sociale, le développement des services publics et l’environnement sont très présents.

Il a aussi profité de ce moment fort de la campagne pour revenir sur les affaires qui touchent son frère.

Très offensif, le sénateur et président du Conseil général a annoncé qu’il avait porté plainte pour « violation et recel du secret de l’instruction ». Vous trouverez ici l’intégralité du discours prononcé.

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Discours de Jean-Noël Guérini :

allauch17fevrier2011

« Mes chers amis,

Ce soir, je suis très ému de vous retrouver.

Je tiens à saluer mon ami Roland Povinelli, sénateur maire de cette belle ville d’Allauch. Je salue également les parlementaires socialistes et l’ensemble des élus qui assistent à cette rencontre.

Tout en remerciant Roland pour la qualité de son accueil, je veux aussi saluer les militants et les sympathisants socialistes, du Parti Radical de gauche et du Mouvement Républicain et Citoyen, des hommes et des femmes enthousiastes, dynamiques et mobilisés pour le rendez-vous du 20 mars, pour le rendez-vous du premier tour des cantonales.

Nous avons devant nous 31 jours, pour faire entendre notre voix, pour aller au devant des habitants des Bouches-du-Rhône, pour aller vers la victoire du Parti Socialiste et de la gauche !

Nos candidats sont sur le terrain depuis plusieurs semaines et leur campagne nous laisse espérer une belle moisson.

Dans moins de cinq semaines, lors d’une élection où nous devons d’abord mobiliser notre camp, nous allons permettre aux habitants de Marseille et du département de dire leur attachement à la majorité qui gère le Conseil général.

Ils diront, haut et fort, que les conseillers généraux socialistes et radicaux, et demain du Mouvement Républicain et Citoyen doivent continuer à travailler, pour l’emploi, pour l’éducation, la solidarité, la culture et le mouvement associatif.

Cette majorité qui gère avec justesse et rigueur le Conseil général, elle est forte d’un bon bilan.

Chacun, dans les Bouches du Rhône, peut le mesurer.

Mais elle est aussi et surtout rassemblée autour d’un projet, d’une vision, d’une ambition !

Protéger et agir. Protéger et construire. Protéger et préparer l’avenir. Voilà notre fil rouge.

Notre projet n’est pas celui de la droite qui collectionne les échecs et dresse les Français les uns contre les autres.

Ce projet rassemble, il rappelle nos choix, nos engagements, nos valeurs, tout en ouvrant des perspectives.

Il est surtout concret et ancré dans la vie quotidienne de chacun, dans la proximité. Lire le reste de cet article »

Mépris du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence

Mardi 15 février 2011

Chers amis,

Une fois de plus, un article publié ce mardi 15 février, en page 14 du « Parisien – Aujourd’hui en France », repris par de nombreux médias rend publics des éléments d’une instruction judiciaire en cours, au mépris du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence.

Alors que j’ai écrit au Procureur de la République de Marseille il y a plusieurs semaines pour lui demander de prendre toutes les mesures pour que cette affaire cesse d’être exploitée publiquement grâce à des fuites difficilement explicables, je remarque qu’aucune mesure n’a été prise pour que l’instruction judiciaire puisse enfin se dérouler normalement et sereinement.

Je constate qu’une nouvelle fois, des écoutes téléphoniques, dont on nous dit qu’elles viennent « tout juste d’être versées au dossier », sont sorties de leur contexte et publiées sans aucune précaution, ni vérification.

Je souligne que Michel Tonon, maire de Salon de Provence et Président de l’Agglopole a catégoriquement démenti une quelconque intervention de ma part dans ce dossier et il a apporté des précisions sur le fond qui démontrent incontestablement ses propos. De même, le directeur général des services de l’Agglopole a confirmé qu’à aucun moment, je ne suis intervenu dans ce dossier au profit de mon frère.

Je le répète, en ce qui me concerne je ne me suis jamais mêlé de cette affaire, ni de près, ni de loin.

Je regrette les approximations et les amalgames relayés par la presse.

Je note également que Mme Violette Lazard, journaliste au « Parisien », avait déjà dans un article publié le 3 février, annoncé, à tort, la mise en examen de fonctionnaires du Département.

J’en arrive à m’interroger aujourd’hui sur l’utilisation médiatique et politique de cette instruction et sur les objectifs poursuivis par ceux qui n’hésitent pas à bafouer les règles qui président au bon fonctionnement de la justice afin d’essayer d’influer sur le choix des citoyens, alors que nous sommes à six semaines des élections cantonales

Un temps d’espérance

Jeudi 23 décembre 2010

Chers amis,

Dans une société bousculée par des mutations rapides, à l’heure où la crise s’approfondit, il est important de préserver des traditions qui rassemblent, en nous reliant à notre histoire.

Cette période, si importante pour chacun d’entre nous, ne se résume pas à la pression mercantile qui trop souvent dénature la chaleur de Noël.

Ces moments que l’on partage viennent rythmer notre calendrier et font vivre des valeurs que nous devons défendre, parce qu’elles sont des éléments essentiels de notre tissu social.

Ces valeurs, au-delà de l’indispensable amour familial, sont le socle des indispensables solidarités qui constituent l’ingrédient primordial de notre « vivre ensemble ».

Cette solidarité, c’est également l’échange et l’entraide entre les générations, ou encore l’attention pour celui qui est dans la peine.

Il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour que ces valeurs ne restent pas à l’état de mots, mais se traduisent quotidiennement en actes.

Nous nous efforçons de le faire, chaque jour, grâce aux politiques publiques que nous avons initiées au Conseil général des Bouches-du-Rhône. C’est ainsi que nous inscrivons dans la réalité un message universel de tolérance et de fraternité que symbolise ce moment particulier de l’année où l’on passe un cap de bonne espérance.

Chacun garde en son coeur une part d’enfance et j’espère que cette période continuera, longtemps, à inspirer des milliers de gestes d’amour et de solidarité.

Meilleurs voeux à tous.

Pas plus aujourd’hui qu’hier je ne rougis de porter le nom de Guérini

Samedi 18 décembre 2010

Chers amis,

J’ai reçu, jeudi dernier, trois journalistes du quotidien La Provence qui souhaitaient me poser des questions afin de faire un tour d’horizon de l’actualité avant les fêtes de fin d’année.

L’entretien s’est déroulé en trois parties : d’abord l’actualité judiciaire liée à la mise en examen de mon frère, ensuite l’actualité politique, notamment celle du Parti socialiste et, enfin, l’actualité institutionnelle avec la réforme gouvernementale des collectivités territoriales et ses conséquences sur les grands projets marseillais et départementaux.

Comme je m’y étais engagé auprès de vous à l’ouverture de mon blog, je tenais à vous faire partager mes propos publiés ce matin dans le quotidien régional :

« Pas plus aujourd’hui qu’hier je ne rougis de porter le nom de Guérini »

La Provence : comment réagissez-vous à l’incarcération de votre frère ?

Cette situation est pour moi d’une grande tristesse. Je vis et subis l’actualité avec émotion. Mon frère cadet est impliqué dans une procédure pénale, mis en examen. Avant toute chose, c’est mon frère et les liens de fraternité ne disparaissent pas avec les épreuves.

Mais je veux rappeler que l’on n’est punissable qu’en raison de son fait personnel. Il n’existe pas de responsabilité pénale collective. Il est clair que ce sont les affaires de mon frère qui sont aux mains de la justice et non pas celles du Conseil général des Bouches-du-Rhône, ni de son président.

Cela dit, la présomption d’innocence est un principe cardinal de nos procédures pénales. Elle s’applique à tous les justiciables, y compris mon frère. Et seul son respect impérieux peut permettre l’organisation d’un procès équitable dans l’avenir. Je constate que la presse la combat depuis maintenant des mois avec une terrifiante décontraction.

Faites-vous le procès de la presse ou de la justice ?

Je ne fais le procès de personne. Ce sont des constats de situation. Mais pour l’ordre public et pour une bonne administration de la justice, je déplore la violation constante du secret de l’instruction. De larges extraits de procès verbaux supportant les déclarations de mon frère ont été diffusées. C’est inquiétant et surprenant. Qui peut y avoir intérêt et favoriser la publication de pièces de procédure sur la place publique?

Plus troublant encore, comment une telle manière de procéder peut avoir cours sans entraîner la réaction de l’institution judiciaire? Cette impunité apparemment consentie favorise les pires excès et autorise le développement d’un feuilleton quasi quotidien au préjudice du fonctionnement de la justice qui se trouve ainsi discréditée.

Mais les journalistes ne sont pas soumis au secret de l’instruction. Ils font leur travail…

Je suis pour une presse libre et indépendante, responsable. Je n’accuse personne.

Comment réagissez-vous au rôle présumé que votre frère est censé tenir auprès d’institutions comme la vôtre, concernant notamment l’attribution de logements et de marchés publics?

Je ne vais pas commenter ce mauvais roman-feuilleton qui dure depuis 22 mois, date de l’ouverture de l’enquête et développe les pires suspicions comme autant d’informations objectives. Quelle est l’origine de ces informations? Sont-elles issues du dossier pénal?

Si oui, elles caractérisent une violation éhontée du secret de l’instruction. Si non, elles relèvent de mensonges nuisibles. S’il y a fautes, elles doivent être sanctionnées par une justice sereine et indépendante.

Mais il n’est pas question pour moi de laisser, en raison de ce lien de fraternité, discréditer la politique du Conseil général. L’institution que je dirige est soumis à de très sérieux contrôles. Et ces contrôles nous ont tous valus des félicitations de la part de la Chambre régionale des comptes en 2009 et du Trésorier général pas plus tard que jeudi dernier. Le Conseil général est assujetti à des mécanismes de contrôle dont il pourra être rapidement vérifié qu’ils n’ont jamais été transgressés.

Eugène Caselli a le même discours à MPM et il a porté plainte au cas où…

A chacun sa collectivité. Que la justice passe dans son indépendance.

Lorsqu’on évoque un système Guérini, cela vous choque-t-il?

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Face à la crise, place à l’action !

Vendredi 6 février 2009

Ensemble, c’est tout. C’est le titre d’un best-seller d’Anna Gavalda. J’ai aimé ce livre et le message qu’il véhiculait. Mais à des années lumière de la littérature, j’ai envie d’écrire, en pensant au vote unanime du budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône ensemble, c’est essentiel.

Il s’agissait, cela a été souligné, d’une première historique. Elle prouve que la mobilisation contre la crise, quand elle marie l’audace et la solidarité, dépasse les clivages traditionnels. Elle n’efface rien des identités et des choix de chacun. En revanche, elle permet, pour le bien commun, d’associer les bonnes volontés.

Au lendemain de l’exercice télévisuel périlleux du président de la République, il n’est pas question pour moi de revenir sur les causes profondes d’un grand gâchis, ni sur les responsabilités qui l’ont provoqué. Chacun les connaît. En revanche, je sais qu’aujourd’hui, nous sommes en première ligne, au plus près des effets désastreux de la crise dans ses dimensions quotidiennes et locales.

C’est pour cela qu’après une année d’élections, j’ai souhaité engager au plus vite les actions qui nous permettront d’avancer, afin de sortir renforcés d’une très mauvaise passe. Car si dans une période exceptionnelle, il est logique de parer au plus pressé, en veillant aux plus fragiles d’entre nous. Il est impératif de préparer l’avenir, en stimulant l’investissement qui prépare les emplois de demain.

Nous avons les moyens de le faire, notre bonne gestion nous l’autorise.

Ce travail nous a permis, hier, d’accompagner positivement les mutations qui ont transformé les Bouches-du-Rhône. Il serait fatal, maintenant, de baisser les bras. Ce n’est pas mon tempérament ! Ce n’est pas ce que vous souhaitez !

Vous pourrez, dans les mois à venir, me juger sur mes actes. Ils n’ont qu’un seul objectif : Contribuer à la réussite de tous, dans le respect de chacun. Ensemble, nous y parviendrons !

Congrès PS de Reims :  » La parole est maintenant aux militants, je fais confiance à leur intelligence « 

Dimanche 16 novembre 2008

Chers amis,

Au sortir de cet éprouvant congrès de Reims, je constate que les motions portées par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoit Hamon ont refusé le dialogue et la main tendue par Ségolène Royal.

Comme le veut la tradition, la motion portée en tête par les militants a tout mis en œuvre pour rassembler.

Elle s’est vu signifier une fin de non recevoir au point que les autres motions ont même refusé de faire le moindre amendement sur le texte qui leur a été présenté avec, je dois le regretter, beaucoup de mépris et de condescendance dans leur attitude.

La conséquence de tout cela est l’absence de synthèse.

Ce n’est pas une bonne chose, mais ce n’est pas non plus une tragédie, puisque la parole est maintenant aux militants.

Ils trancheront jeudi 20 novembre au soir entre deux conceptions du parti. D’un côté, la rénovation, le changement autour d’une équipe rajeunie et soudée. De l’autre, il convient de le reconnaître, des forces disparates, qui ont tendance à croire que le parti leur appartient et qui veulent que rien ne change.

Oui, mes amis, il faut être clair et dire les choses sans langue de bois.

Ce qui nous sépare n’est pas fondamental. Le débat, l’enjeu, ce n’est pas un match entre la droite et la gauche du parti. Nous sommes socialistes, nous sommes tous de gauche.

Ce qui est en cause, c’est le changement porté par une équipe, rassemblée autour de Ségolène Royal, contre le statu quo porté par des ambitions contradictoires et des leaders incapables de s’entendre.

Le vrai clivage politique se trouve là.

Les militants devront choisir pour que le parti socialiste ne donne plus l’image de divisions qui aura été celle du Congrès de Reims.

Il faut tourner la page de ces divisions qui existent depuis plusieurs années et que le congrès de Reims a fait apparaître une fois de plus.

La parole est maintenant aux militants. L’échec de ce Congrès leur donne une immense responsabilité, celle de définir la ligne du parti.

Je fais confiance à leur intelligence.

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Dans la nuit du 15 au 16 novembre, la délégation de la motion E ressort de la commission des résolutions en dressant un constat sévère de la situation non sans en appeler à la mobilisation de tous les militants pour réformer le parti socialiste.

Jean-Noël Guérini au Congrès de Reims : « Le choix est simple, modernisme ou retour à l’ancien Parti socialiste »

Samedi 15 novembre 2008

A l’issue d’une longue, très longue journée où tous les ténors du Parti socialiste ont défilé à la tribune du Congrès de Reims, dans une ambiance surchauffée et quelques-fois peu respectueuse, Jean-Noël Guérini nous livre son sentiment. Il nous explique ses positions avant d’entamer avec ses amis de la motion E, une nuit de négociation dans la commission des résolutions dont l’objet est de trouver un texte de synthèse.

Congrès PS de Reims : une arrivée animée pour Jean-Noël Guérini

Vendredi 14 novembre 2008

Jean-Noël Guérini est arrivé en milieu d’après-midi au Palais des expositions de Reims. Il était accompagné de Gérard Collomb, maire de Lyon et d’Eugène Caselli, le 1er secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et Président de la Communauté urbaine de Marseille.

Il se fraye difficilement un chemin dans la nuée de journalistes voulant connaître son sentiment en ce début de congrès. L’engouement de la presse, plus d’une heure et demie d’interviews non stop, témoigne du fait que Jean-Noël Guérini est incontestablement devenu un homme clef au parti socialiste, central même quant à la préparation de son avenir.

Dans cette cohue, il nous a consacré quelques minutes en exclusivité. Durant ce congrès, nous vous tiendrons régulièrement informé de l’actualité de Jean-Noël Guérini.

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »