Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Articles taggés avec ‘actions éducatives’

Rentrée scolaire 2011 : tour d’horizon

Lundi 5 septembre 2011



Chers amis,

Pour les collégiens, la rentrée scolaire, c’est chaque année, une sorte de renaissance faite d’espoir et d’inquiétudes. C’est toujours, pour moi, un moment unique et heureux d’aller à leur rencontre ce jour-là.

A leur contact, je suis surpris par le ressenti qu’ont beaucoup d’entre eux sur la pression scolaire. On parle souvent d’une jeunesse insouciante ou passive alors que j’ai rencontré, au contraire, bon nombre de collégiens préoccupés par l’envie de réussir et la peur de ne pas y arriver.

Ce matin, j’ai choisi de me rendre dans les quartiers Nord de Marseille, dans le Collège André Malraux (13ème) et celui des Caillols (12ème).

Ce n’est pas la 1e fois que je m’y rendais mais j’ai pu constater là, et c’est très appréciable, la chaleur et l’entrain des équipes enseignantes qui d’année en année font preuve de dévouement et de professionnalisme pour faire des collèges des Bouches-du-Rhône des collèges où, je le sais, il fait bon apprendre.

L’éducation et l’accès aux savoirs ont toujours été au centre des politiques publiques que j’ai impulsé, avec ma majorité, au Conseil général des Bouches-du-Rhône. En 2011 par exemple, ce sont 270 millions d’euros qui seront consacrés à l’éducation dont plus de 160 millions en investissements (1er département de France). Nous pouvons être fiers de tenir ce rythme budgétaire d’année en année, grâce à une gestion rigoureuse et sans hausse d’impôts.

Cela se traduit par un effort considérable sur la construction des collèges. Depuis 1999, 33 collèges ont été livrés (8 nouveaux collèges, 17 reconstructions, 8 réhabilitations lourdes), soit près de trois collèges remis à neuf chaque année.

Cette année, nous en livrerons 5, dont le collège Campra à Aix-en-Provence et le Collège Longchamp à Marseille aujourd’hui même. Nous inaugurerons également un nouveau gymnase, trois demi-pensions et un foyer pour les élèves.

Nous renforcerons encore les objectifs de développement durable pour nos nouveaux programmes de construction avec le lancement de notre Agenda 21 Départemental.

Souvenez-vous, nous avons été pionnier dans le numérique : un ordinateur portable pour chaque collégien et un ordinateur fixe pour 5 collégiens. Le dispositif, Ordina13, est désormais imité partout.

Je souhaite par ailleurs poursuivre notre ambition départementale concernant l’accompagnement éducatif au sens large : les aides financières aux familles et collégiens boursiers, les manuels, l’aide aux actions éducatives, sportives et culturelles notamment.

Et comment en 2012, ne pas aider les collèges et les collégiens à préparer Marseille-Provence 2013 pour faire de cet événement exceptionnel un vecteur d’ouverture et d’enrichissement pour toute notre jeunesse départementale ?

Enfin, Il m’a semblé important de préciser ce matin ma préoccupation face à l’aggravation et la multiplication des faits de violence à l’encontre des adolescents, notamment aux abords des collèges. Même si la sécurité n’est en rien une compétence du Conseil général, il est de notre devoir de prendre, à notre modeste place, toute la mesure des choses et d’agir.

Dans cet esprit, nous avons accéléré depuis un an la rénovation des enceintes des collèges visant à dissuader les intrusions malveillantes. Nous avons également créé un dispositif de médiation sociale aux abords de 39 collèges considérés comme sensibles. Avec nos partenaires, nous souhaitons l’étendre en y intégrant la question des transports qui mènent aux collèges.

Bien sûr, la protection des enfants dans les collèges implique que l’État ne diminue pas le nombre d’encadrant adultes.

A titre personnel, j’ai la conviction que les connaissances, l’éveil et l’autonomie sont les clés d’une jeunesse qui se projette vers l’avant. C’est à nous d’y contribuer, pour tous les jeunes quelques soient leur quartier ou leur parcours.

Aux côtés des parents et des enseignants, je me bats pour cette école du savoir, du progrès et de la justice sociale.

Rentrée scolaire : « Loin des discours, je privilégie les actes ! »

Jeudi 3 septembre 2009

A l’occasion de la rentrée scolaire, Jean-Noël Guérini a visité, hier matin, le collège Jules Ferry dans le 15e arr. de Marseille et le collège de Plan-de-Cuques où il a tenu une conférence de presse. Deux réponses résument son propos :

Comment abordez-vous cette rentrée ?

Jean-Noël Guérini : Sereinement, mais aussi avec réalisme. J’entends bien les voix qui nous annoncent la sortie de la crise, souvent les mêmes qui l’an dernier ne l’ont pas vue arriver.

Toutefois, sans céder au pessimisme, je mesure, comme l’ensemble des familles, le nombre de difficultés que nous devons affronter. Des plans de licenciements sont annoncés et le chômage reste trop élevé.

Et même si les prix semblent calmes, le coût de la rentrée est une ardoise qu’il est difficile d’assumer pour les foyers qui ont plusieurs enfants scolarisés. À cela s’ajoute l’inquiétude diffuse liée au risque d’épidémie de grippe H1N1, que nous ne pouvons pas sous-estimer.

Mais comment, dans ce contexte, va se dérouler la rentrée scolaire ?

J.-N. Guérini : Loin des discours, je privilégie les actes. Je suis fier de présider le Département qui investit le plus en France pour assurer la réussite de ses collégiens.

1 800 euros pour chaque collégien, c’est ce que nous dépensons afin d’assurer la réussite de tous. Nous le faisons en accentuant nos politiques sociales en direction des enfants et des familles, sans coupe claire dans le domaine éducatif.

Un seul exemple : 15 000 enfants bénéficient du chèque resto collège, qui diminue de 60 % le coût de la demi-pension. 17 000 collégiens perçoivent des bourses, pour un montant de 6,5 millions d’euros.

À cela s’ajoutent des initiatives nouvelles, dans le domaine des actions éducatives, ou encore avec l’ouverture vers la culture scientifique, dans la perspective de 2013, avec l’exposition “l’espace au secours de la Terre”, organisée au Conseil général en octobre.

Pour nous, il n’est pas question de baisser la garde. Malgré la crise, malgré les freins qu’elle provoque et les retards qu’elle engendre, je refuse que des logiques comptables viennent prendre le pas sur des politiques vitales pour l’avenir. L’éducation en fait partie.