Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

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La disparition des Centres de santé mutualistes serait une catastrophe pour la couverture sanitaire des Bouches-du-Rhône, je ne peux m’y résoudre !

Mercredi 25 janvier 2012


Chers amis,

Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.

Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.

Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.

D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.

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Projet régional de santé : un manque de moyens et d’ambition

Mardi 20 décembre 2011

Chers amis,

La santé de nos concitoyens a toujours été, pour moi, une priorité.  Ce n’est pourtant pas une mission officielle dévolue aux Départements. Elle est pour moi essentielle et le restera. C’est pourquoi j’ai souhaité conserver nos compétences de santé publique (lutte contre la tuberculose, les IST, le Sida…) lorsque l’État nous en a laissé le choix en 2004 et créé, d’autre part,  le Conseil Départemental de Santé Publique pour financer les grands équipements de pointe dans les hôpitaux (40 millions investis en 10 ans).

Pas plus tard qu’hier, j’ai demandé au Dr Michel Amiel, Vice-Président du Conseil général, délégué à la santé de me représenter à l’occasion de l’inauguration du nouveau bloc opératoire de l’Institut du Mouvement et de l’appareil Locomoteur (IML) à l’Hôpital Sainte Marguerite.

Ce bloc opératoire sera utilisé en priorité pour l’activité ambulatoire, couplée au secteur de l’imagerie. Les salles opératoires intégrées sont destinées à créer un environnement chirurgical optimal pour le chirurgien, son équipe et le patient. Ce concept permet une transition douce entre les techniques chirurgicales standard et les techniques sous-arthroscopie réalisées en ambulatoire. L’ensemble étant en liaison étroite avec l’imagerie ostéo-articulaire et les techniques radio-guidées.

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille a bénéficié d’un soutien financier important du Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur de 250 000 € pour la création de ce bloc.

J’ai donc, naturellement, été sollicité pour que le Département délibère, ce vendredi 16 décembre, sur le Projet Régional de Santé proposé par l’Agence Régionale de Santé.  Ce projet est un document général qui se propose de définir l’organisation stratégique des soins en région PACA. Lire le reste de cet article »

Il faut sauver les centres de santé mutualistes !

Mardi 22 novembre 2011

Chers amis,

Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires, je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.

Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.

Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.

Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.

Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.

J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.

J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.

Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.

J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.

Financement 2012 de la Sécurité Sociale : vers un renforcement des inégalités sociales

Lundi 14 novembre 2011

Chers amis,

Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.

Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.

Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.

Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.

Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.

La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.

Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.

Rentrée scolaire 2011 : tour d’horizon

Lundi 5 septembre 2011



Chers amis,

Pour les collégiens, la rentrée scolaire, c’est chaque année, une sorte de renaissance faite d’espoir et d’inquiétudes. C’est toujours, pour moi, un moment unique et heureux d’aller à leur rencontre ce jour-là.

A leur contact, je suis surpris par le ressenti qu’ont beaucoup d’entre eux sur la pression scolaire. On parle souvent d’une jeunesse insouciante ou passive alors que j’ai rencontré, au contraire, bon nombre de collégiens préoccupés par l’envie de réussir et la peur de ne pas y arriver.

Ce matin, j’ai choisi de me rendre dans les quartiers Nord de Marseille, dans le Collège André Malraux (13ème) et celui des Caillols (12ème).

Ce n’est pas la 1e fois que je m’y rendais mais j’ai pu constater là, et c’est très appréciable, la chaleur et l’entrain des équipes enseignantes qui d’année en année font preuve de dévouement et de professionnalisme pour faire des collèges des Bouches-du-Rhône des collèges où, je le sais, il fait bon apprendre.

L’éducation et l’accès aux savoirs ont toujours été au centre des politiques publiques que j’ai impulsé, avec ma majorité, au Conseil général des Bouches-du-Rhône. En 2011 par exemple, ce sont 270 millions d’euros qui seront consacrés à l’éducation dont plus de 160 millions en investissements (1er département de France). Nous pouvons être fiers de tenir ce rythme budgétaire d’année en année, grâce à une gestion rigoureuse et sans hausse d’impôts.

Cela se traduit par un effort considérable sur la construction des collèges. Depuis 1999, 33 collèges ont été livrés (8 nouveaux collèges, 17 reconstructions, 8 réhabilitations lourdes), soit près de trois collèges remis à neuf chaque année.

Cette année, nous en livrerons 5, dont le collège Campra à Aix-en-Provence et le Collège Longchamp à Marseille aujourd’hui même. Nous inaugurerons également un nouveau gymnase, trois demi-pensions et un foyer pour les élèves.

Nous renforcerons encore les objectifs de développement durable pour nos nouveaux programmes de construction avec le lancement de notre Agenda 21 Départemental.

Souvenez-vous, nous avons été pionnier dans le numérique : un ordinateur portable pour chaque collégien et un ordinateur fixe pour 5 collégiens. Le dispositif, Ordina13, est désormais imité partout.

Je souhaite par ailleurs poursuivre notre ambition départementale concernant l’accompagnement éducatif au sens large : les aides financières aux familles et collégiens boursiers, les manuels, l’aide aux actions éducatives, sportives et culturelles notamment.

Et comment en 2012, ne pas aider les collèges et les collégiens à préparer Marseille-Provence 2013 pour faire de cet événement exceptionnel un vecteur d’ouverture et d’enrichissement pour toute notre jeunesse départementale ?

Enfin, Il m’a semblé important de préciser ce matin ma préoccupation face à l’aggravation et la multiplication des faits de violence à l’encontre des adolescents, notamment aux abords des collèges. Même si la sécurité n’est en rien une compétence du Conseil général, il est de notre devoir de prendre, à notre modeste place, toute la mesure des choses et d’agir.

Dans cet esprit, nous avons accéléré depuis un an la rénovation des enceintes des collèges visant à dissuader les intrusions malveillantes. Nous avons également créé un dispositif de médiation sociale aux abords de 39 collèges considérés comme sensibles. Avec nos partenaires, nous souhaitons l’étendre en y intégrant la question des transports qui mènent aux collèges.

Bien sûr, la protection des enfants dans les collèges implique que l’État ne diminue pas le nombre d’encadrant adultes.

A titre personnel, j’ai la conviction que les connaissances, l’éveil et l’autonomie sont les clés d’une jeunesse qui se projette vers l’avant. C’est à nous d’y contribuer, pour tous les jeunes quelques soient leur quartier ou leur parcours.

Aux côtés des parents et des enseignants, je me bats pour cette école du savoir, du progrès et de la justice sociale.

Face à la crise, place à l’action !

Vendredi 6 février 2009

Ensemble, c’est tout. C’est le titre d’un best-seller d’Anna Gavalda. J’ai aimé ce livre et le message qu’il véhiculait. Mais à des années lumière de la littérature, j’ai envie d’écrire, en pensant au vote unanime du budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône ensemble, c’est essentiel.

Il s’agissait, cela a été souligné, d’une première historique. Elle prouve que la mobilisation contre la crise, quand elle marie l’audace et la solidarité, dépasse les clivages traditionnels. Elle n’efface rien des identités et des choix de chacun. En revanche, elle permet, pour le bien commun, d’associer les bonnes volontés.

Au lendemain de l’exercice télévisuel périlleux du président de la République, il n’est pas question pour moi de revenir sur les causes profondes d’un grand gâchis, ni sur les responsabilités qui l’ont provoqué. Chacun les connaît. En revanche, je sais qu’aujourd’hui, nous sommes en première ligne, au plus près des effets désastreux de la crise dans ses dimensions quotidiennes et locales.

C’est pour cela qu’après une année d’élections, j’ai souhaité engager au plus vite les actions qui nous permettront d’avancer, afin de sortir renforcés d’une très mauvaise passe. Car si dans une période exceptionnelle, il est logique de parer au plus pressé, en veillant aux plus fragiles d’entre nous. Il est impératif de préparer l’avenir, en stimulant l’investissement qui prépare les emplois de demain.

Nous avons les moyens de le faire, notre bonne gestion nous l’autorise.

Ce travail nous a permis, hier, d’accompagner positivement les mutations qui ont transformé les Bouches-du-Rhône. Il serait fatal, maintenant, de baisser les bras. Ce n’est pas mon tempérament ! Ce n’est pas ce que vous souhaitez !

Vous pourrez, dans les mois à venir, me juger sur mes actes. Ils n’ont qu’un seul objectif : Contribuer à la réussite de tous, dans le respect de chacun. Ensemble, nous y parviendrons !

Jean-Noël Guérini participe à son premier « Forum de la presse » sur LCM

Samedi 13 décembre 2008

Jean-Noël Guérini était, hier soir, l’invité de l’émission du Forum de la presse LCM-La Provence-France Bleu, en direct sur La Chaîne Marseille. A cette occasion, il a répondu aux questions de Guillaume Blardone (LCM), Marjory Chouraqui (service politique de La Provence) et de Jean-Laurent Bernard (rédacteur en chef France Bleu Provence).

Voici l’intégralité de de l’émission :

Plan Anti-crise de Jean-Noël Guérini : « Soutenir l’activité, c’est la seule manière de sauver les emplois d’aujourd’hui et préparer ceux de demain »

Vendredi 12 décembre 2008

Le plan anti-crise proposé par Jean-Noël Guérini vient d’être adopté à l’unanimité par les conseillers généraux des Bouches-du-Rhône. Il se décline en deux parties : plan quinquennal d’investissement de 500 millions d’euros supplémentaires et plan d’aide exceptionnel aux associations caritatives.

Voici le discours introductif de présentation du plan tenu par Jean-Noël Guérini :

 » Mes chers collègues,

Les Bouches-du-Rhône, comme la France, sont aujourd’hui plongées dans la crise. Il ne s’agit pas d’une secousse passagère, d’un trou d’air que l’on oublie aussitôt qu’il est ressenti.

Cette crise sera sévère, durable et ses effets commencent à peine à se faire sentir sur notre économie, sur l’emploi, sur notre tissu social.

Cette crise nous devons l’affronter, nous devons y faire face. C’est pour cela que j’ai souhaité que notre session budgétaire l’aborde sans fards, sans faux–fuyants, sans mensonge.

Je l’ai déclaré à plusieurs reprises, dans ces moments critiques, nous devons avoir des réponses, des initiatives et des actes forts.

Il n’est pas dans mon tempérament de croiser les bras et de laisser faire les choses. Je n’ai pas été élu pour ça, nous n’avons pas obtenu la confiance de nos concitoyens pour ça.

Bien des explications ont été apportées sur l’effondrement boursier, qui en cascade, vient perturber notre vie quotidienne, casser des emplois, effacer l’espoir.

Je n’y reviendrai pas, tout en me demandant, quand même, comment une telle folie a-t-elle pu saisir le monde des banques, outre-atlantique, au point de nous pousser vers le précipice ? Lire le reste de cet article »

Pour faire face à la crise financière, Jean-Noël Guérini propose un plan quinquennal d’investissement supplémentaire de 500 millions d’euros par le Conseil général des Bouches-du-Rhône

Jeudi 11 décembre 2008

Jean-Noël Guérini a annoncé, ce matin, lors de la présentation du budget 2009 du Conseil général à la presse, le maintien d’un fort niveau d’investissement. Dans un budget de 2, 2 milliards d’euros, l’investissement s’élèvera à 551 millions d’euros, afin de soutenir l’activité économique et l’emploi.

Cette politique qui s’inscrit dans le droit fil des budgets des années précédentes est complétée par la présentation, demain, aux conseillers généraux réunis en séance publique, d’un plan quinquennal exceptionnel d’un montant de 500 millions d’euros.

L’un des volets de ce plan, a-t-il précisé, s’accompagnera de la signature d’un partenariat avec la Communauté urbaine de Marseille, s’élevant à 250 millions d’€.

Le Président du Conseil général Jean Noël Guérini, associe cet effort contre la crise par la maîtrise des dépenses de fonctionnement d’une institution qui emploie 7500 personnes après la nouvelle étape de décentralisation.

Dans un département qui compte plus de 20% de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, le Conseil général proposera une subvention exceptionnelle de 600 000 € en faveur des associations caritatives. Elle sera soumise demain au vote des conseillers généraux.

Voici, en résumé les 5 principales questions qui ont été posées à Jean-Noël Guérini ce matin :

Vous avez souhaité que la séance du vote du budget primitif 2009 du 12 décembre soit ouverte par un débat sur la crise. Pourquoi ?

Les Bouches-du-Rhône, comme la France, sont aujourd’hui plongées dans la crise. Il ne s’agit pas d’une secousse passagère, d’un trou d’air. Cette crise sera sévère, durable et ses effets commencent à peine à se faire sentir sur notre économie, sur l’emploi, sur notre tissu social.

Cette crise nous devons l’affronter, nous devons y faire face. C’est pour cela que j’ai souhaité que notre session budgétaire l’aborde sans fards, sans faux–fuyants, sans mensonges. Je l’ai déclaré à plusieurs reprises, dans ces moments critiques, nous devons avoir des réponses, des initiatives et des actes forts.

Même si certains veulent encore se bercer d’illusions, les effets sur l’économie locale du ralentissement économique sont pourtant perceptibles depuis plusieurs mois. Lire le reste de cet article »

Jean-Noël Guérini : présentation du budget 2009 au Conseil départemental de concertation (CDC)

Vendredi 5 décembre 2008

Jean-Noël Guérini à présenté hier les principaux axes du budget 2009 du Conseil général au Conseil départemental de concertation. Le Cg 13 a été l’un des premiers Départements de France a se doter d’une instance consultative, en 1994, qui réunit les principales forces vives des Bouches-du-Rhône car, comme l’explique Jean-Noël Guérini : « les politiques publiques doivent sans cesse être étudiées, enrichies, renouvelées. La création du Conseil départemental de concertation répond à ce souci, en donnant aux acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de notre département, les moyens d’analyser et d’expertiser les actions du Conseil général des Bouches-du-Rhône. »

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 » Les années passent, Monsieur le Président, mais savez-vous que c’est toujours avec le même plaisir que je réponds à votre invitation ?

J’attache en effet, Mesdames et Messieurs, beaucoup d’importance à nos rencontres : trop rares à mes yeux, elles n’en restent pas moins une opportunité essentielle d’échanges, dans cet esprit d’ouverture et de concertation qui est l’essence même du CDC.

Politiques publiques dynamiques, investissements ambitieux, fiscalité stable, frais généraux maîtrisés,…vous devez penser que chaque année, Hervé CHERUBINI et moi vous tenons le même discours.

Et pourtant, cet exercice 2009 s’annonce bien particulier.

Il y a près d’un an, j’avais annoncé que nous allions vivre une crise économique et sociale terrible. J’aurais préféré me tromper.

Si personne n’est d’accord sur sa durée, le constat est unanime sur sa gravité : la crise que nous traversons, financière, économique, sociale mais aussi morale, est, et sera d’une grande violence.

L’emploi est redevenu la préoccupation numéro un des Français et comment s’en étonner ? Près de 47 000 chômeurs ont été enregistrés le mois dernier. Le secteur de l’immobilier et de la construction s’enfonce chaque jour un peu plus (la construction de logements a baissé de 20% au cours du dernier trimestre).

Le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de plus de 17%, l’industrie étant la plus touchée. Dans les Bouches-du-Rhône, nous ne sommes malheureusement pas épargnés : l’arrêt d’une partie de la production d’Arcelor Mittal (qui annonce aujourd’hui la suppression de 6 000 postes en Europe) est un coup très dur, pour les employés et leur famille bien sûr mais aussi pour le port et pour l’industrie locale. Et il y a toutes les autres, toutes ces TPE qui ne font pas les gros titres mais qui risquent l’asphyxie. L’insuffisance de liquidités et les difficultés d’accès au crédit compromettent la trésorerie nécessaire aujourd’hui et les investissements dont elles auront besoin demain. Et nous savons déjà, hélas, que la crise actuelle n’aura des répercussions sur l’appareil productif qu’en 2009.

Depuis mon élection à la présidence du Conseil Général il y a plus de 10 ans, j’en ai fait une règle absolue : le Conseil Général tout entier, sa majorité, son personnel, doivent être au seul service du développement du territoire, de la réussite de ses entreprises et de l’avenir de sa population.

Le BP 2009, le meilleur des outils de redistribution mais aussi de création de richesses, a été bâti pour répondre à cette ambition et aider notre département à franchir un cap difficile. Lire le reste de cet article »