Archive pour la catégorie ‘Sénatoriales’

Rénovation du PS : les enjeux

Mardi 1 juin 2010

Chers amis,

Ce soir au Bureau national du Parti socialiste, Arnaud Montebourg, député et président du Conseil général de la Saône et Loire, présentera le rapport de sa commission sur la rénovation du Parti.

Il porte sur 4 points : les primaires, l’organisation interne du parti socialiste, la lutte contre le cumul des mandats et le renouvellement, la féminisation et la diversité du Parti et de ses élus.

Comme ces dernières semaines, les deux sujets qui vont être le plus médiatisés sont les primaires et le cumul des mandats, sur lesquels je me suis déjà exprimé.

Je répète ici que je suis pour le mandat unique, gage de renouvellement des cadres politiques. Mais la règle doit s’appliquer à tous les partis politiques. Sans cela, c’est une fausse bonne idée. S’il n’y a pas une loi qui oblige gauche et droite à se soumettre au non cumul, le Parti socialiste aurait tort de s’affaiblir avant une série de rendez-vous qui doivent nous permettre de nous repositionner face à un Président dont l’exercice du pouvoir est « solitaire, unilatéral et autoritaire » selon les termes d’Arnaud Montebourg. Montrons l’exemple une fois vainqueurs de la présidentielle de 2012. Et n’oublions pas d’assortir la règle de non cumul d’un statut de l’élu.

Concernant la présidentielle de 2012, il faut privilégier le rassemblement de toute la gauche. Je suis favorable à une primaire qui devrait pouvoir au moins s’organiser avec les écologistes et les communistes, voire au-delà. Une primaire qui mettrait en concurrence les seuls candidats socialistes serait destructrice pour le Parti et n’est pas souhaitable. C’est dans le rassemblement des forces progressistes que la primaire a du sens.

Au-delà de ces deux questions, le rapport d’Arnaud Montebourg fourmille d’idées pour le renouvellement générationnel, la parité réelle et la diversité sociale, la plupart très bonnes comme l’objectif de 40% de députées dès 2012, quelques-unes volontairement polémiques pour secouer notre Parti sur les grandes questions de société.

Cela présage un débat de grande qualité ce soir en Bureau national, puis avec les militants dans les fédérations. Celui de la fédération des Bouches-du-Rhône se tiendra le 14 juin prochain à 18 heures, en compagnie de Pierre Moscovici qui a accepté mon invitation à venir débattre avec les militants du département.

Voeux aux internautes

Mercredi 14 janvier 2009

Chers amis,

Comme le savez, j’ai décidé, cette année, d’annuler la cérémonie des vœux aux corps constitués et de restituer la somme nécessaire à son organisation aux associations caritatives des Bouches-du-Rhône.

Pour autant, j’ai voulu m’adresser, sur Internet et à travers cette vidéo, à chacun d’entre vous afin de vous souhaiter une excellente année 2009.

Que cette nouvelle année soit, pour vous et tous ceux que vous aimez, douce, heureuse et prospère.

Bien à vous.

Premier Tchat de Jean-Noël Guérini sur le www.cg13.fr

Mercredi 17 décembre 2008

Jean-Noël Guérini vient tout juste d’achever son premier tchat en direct sur le www.cg13.fr. Retrouvez ci-dessous l’intégralité des échanges avec les internautes :

jnGuerini: Chers amis internautes, je suis très heureux de vous retrouver à l’occasion de ce premier tchat sur le cg13.fr

tof: Monsieur Guérini, vous dites que vous allez investir un milliard d’euros l’an prochain sans augmenter les impôts. Mais d’où vient cet argent ? Christophe F.

jnGuerini: Il ne tombe pas du ciel, mais je tiens à vous préciser que cet argent est votre argent, de l’argent géré par la collectivité. Comme vous devez le savoir et comme l’a précisé la chambre régionale des comptes, dans un rapport rendu public a l’automne, le Conseil général est bien géré.

Ce milliard s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le conseil général depuis de nombreuses années. 480 millions en 2008 et 550 millions en 2009. Il s’agit d’une part, de la redistribution de l’argent collecté grâce à l’impôt, qui n’augmentera pas l’an prochain, je tiens à le préciser, et d’autre part, de l’argent qui vient de l’emprunt. Savez vous que le taux d’endettement du département est l’un des plus faibles de France. 87 euros par habitant. Cela nous permet d’avoir des marges de manoeuvre.

Annick: Quel est votre avis sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy ?

jnGuerini: Un plan de relance était nécessaire. La crise qui frappe à notre porte sera sévère et durable. Je regrette que les mesures du gouvernement négligent la solidarité envers les personnes, mais il était vital de sauver la machine économique. C’est dans cet esprit que j’ai proposé de maintenir le fort niveau d’investissement du Conseil général en 2009, tout en proposant un plan quinquennal de 500 millions d’euros, dont 250 pour la Communauté urbaine de Marseille..

A cela s’ajoute 600.000 euros pour les associations caritatives qui en ont cruellement besoin. Cette aide exceptionnelle s’ajoute aux aides traditionnelles en faveur des restaurants du cœur, de la Banque Alimentaire, du secours catholique…

Elles ont besoin de ce soutien, notamment à Marseille, où près de 30% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Armand: Pouvez vous définir votre vision de l’aide au développement de l’aire métropolitaine Marseillaise. Plus particulièrement en ce qui concerne les transports publics.

jnGuerini: J’ai parlé du plan quinquennal. Il se décompose en deux volets et cherche à stimuler l’économie. Il concernera les secteurs des routes, du cadre de vie, du logement et des transports. Comme moi vous savez que nous souffrons d’un grand retard dans ce domaine. il est urgent de réagir.

Dans ce but, j’ai poussé à la création d’un syndicat mixte des transports qui réunira les intercommunalités du département. Ce n’est pas une structure de plus. C’est un outil qui travaillera à l’échelle pertinente pour tous les habitants et dont les premiers effets seront visibles rapidement.

Le but, c’est de coordonner la tarification et la billétique sur l’ensemble du territoire départemental. La RTM restera la RTM, la RDT restera la RDT, mais il faut coordonner, coopérer pour faciliter la vie des gens. Lire le reste de cet article »

Tchat en direct de Jean-Noël Guérini, mercredi 17 décembre de 14h30 à 15h30 sur le www.cg13.fr

Lundi 15 décembre 2008

Chers amis,

Mercredi prochain, le 17 décembre, de 14h30 à 15h30, je tiendrai mon premier tchat en direct sur le tout nouveau site du Conseil général.

Vous pouvez, d’ores et déjà, me poser des questions, soit ici sur mon blog, soit sur la page dédiée du cg13.fr.

Je serais très heureux de vous répondre en cette période économique agitée, au moment où le Conseil général vient de voter un budget anti-crise historique et d’ailleurs adopté à l’unanimité (pour la première fois depuis la libération).

Dialoguons ensemble.

Je compte sur vous.

Félicitations à Richard Eouzan (Allauch) et Mario Martinet (Berre l’Etang), élus hier au Conseil général

Lundi 15 décembre 2008

Chers amis,

Hier se tenaient deux élections cantonales partielles dans le département et, bien que la participation n’ait pas été au rendez-vous, les résultats vont bien au-delà de nos espérances.

Je tiens à féliciter chaleureusement Richard Eouzan, qui a été élu conseiller général d’Allauch-Plan de Cuques avec 77% des suffrages exprimés. Il succèdera avec compétence au Sénateur-Maire Roland Povinelli.

De même pour Mario Martinet, élu à Berre l’Etang avec 56,56% des suffrages exprimés, qui succède au maire de Berre, Serge Andréoni, élu sénateur en septembre et frappé, lui aussi, par la loi sur le cumul des mandats.

La majorité départementale que j’ai l’honneur de présider sort confortée de ces scrutins et c’est avec plaisir que nous accueillerons Ms Eouzan et Martinet sur les bancs du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Jean-Noël Guérini participe à son premier « Forum de la presse » sur LCM

Samedi 13 décembre 2008

Jean-Noël Guérini était, hier soir, l’invité de l’émission du Forum de la presse LCM-La Provence-France Bleu, en direct sur La Chaîne Marseille. A cette occasion, il a répondu aux questions de Guillaume Blardone (LCM), Marjory Chouraqui (service politique de La Provence) et de Jean-Laurent Bernard (rédacteur en chef France Bleu Provence).

Voici l’intégralité de de l’émission :

Richard Eouzan est notre candidat à l’élection cantonale partielle d’Allauch – Plan de Cuques

Vendredi 5 décembre 2008

Hier soir à 19h30, Jean-Noël Guérini est allé soutenir, lors d’un grand meeting, la candidature du successeur de Roland Povinelli, Richard Eouzan, à l‘élection cantonale partielle d’Allauch et de Plan de Cuques des 7 et 14 décembre prochains. A cette occasion il prononcé ces mots :

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 » Cher Richard Eouzan,
Cher Roland, sénateur, maire d’Allauch
Chers Amis,

Je veux tout d’abord vous dire ma joie d’être parmi vous, nombreux, rassemblés et enthousiastes.
Nous nous retrouvons ce soir autour de Richard Eouzan, qui est notre candidat pour l’élection cantonale partielle qui a lieu dimanche.

Oui, dans trois jours, les habitants du canton vert sont invités à voter et je crois que nous devons, en sortant de cette salle, durant les 48 heures qui viennent, le rappeler, encore et toujours. Cette élection partielle est importante et il faut que la participation soit à la hauteur de l’enjeu. Roland, qui connaît bien le canton où il est élu depuis 1992 a décidé de quitter le Conseil général, pour respecter la loi sur le cumul des mandats.

Je dois vous faire un aveu : je n’imaginais pas le Conseil général sans Roland. Mais comme il a mené une campagne d’enfer pour les sénatoriales, il se retrouve maintenant parlementaire. Et face à un choix cornélien.

C’est ensemble, avec Roland, que nous avons évoqué ta candidature, Richard. Bien sûr, je sais, nous savons tous, qu’il n’est pas simple de se mettre dans le sillage du sénateur maire Roland Povinelli. Mais je pense, et Roland le pense aussi, qu’il n’y a pas de meilleur candidat pour continuer et approfondir le travail engagé ici, a Allauch et Plan de Cuques. Lire le reste de cet article »

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »

Parti socialiste : « Si nous ratons le rendez-vous de Reims, nous serons condamnés à rester dans l’impasse »

Mardi 4 novembre 2008

congres-de-reims.jpgChers amis,

Avant de faire un point sur le congrès de Reims, je tenais à vous adresser, militants socialistes des Bouches-du-Rhône, mes plus sincères remerciements et mes plus chaleureuses félicitations pour le travail que vous avez accompli au cours de ces derniers mois. Autour d’Eugène Caselli, notre premier secrétaire, votre mobilisation, votre capacité à être présents sur le terrain, votre volonté, ont été les clefs de nos succès lors des dernières échéances électorales.

Parfois, un souffle nous a manqué pour que la victoire soit au rendez-vous. Quelquefois, le poison de la division a fait le bonheur de nos adversaires. Mais vous avez été les soldats de batailles difficiles et face à une droite dure, vous avez su relever le défi. Seulement, le calendrier, impitoyable, nous met face à de nouvelles échéances et le mois de novembre est lourd d’enjeux importants pour notre parti, et pour l’ensemble de la gauche.

Parce que vous êtes les pièces essentielles de la vie du parti socialiste, vous mesurez clairement ce qui va se jouer dans les jours qui viennent. Depuis plusieurs mois, je vous ai dit, solennellement, quels étaient mes objectifs et mes choix.

Reims doit permettre de rassembler les socialistes, autour d’une nouvelle équipe, qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui apportera l’alternance dans notre pays. C’est simple, c’est clair. Comment, face à ce constat, que la brutalité de la crise nous impose, ne pas regretter que certains de nos camarades aient choisi, une fois de plus, de jouer la carte du dénigrement et de la suspicion ?

Les propos qui ont été tenus, il y a quelques jours, par certains élus ou militants, n’appelleraient pas le moindre commentaire s’il ne traduisaient le mépris avec lequel les dirigeants de la rue de Solferino nous traitent. Bien sûr, il serait possible de dire que tous les trois ans, c’est la même rengaine. Il serait aussi possible d’ajouter que selon les vents, selon l’humeur des courants, ces critiques insupportables sont tenues par des gens différents. Je crois quand même qu’il faut aller au-delà. Ces propos sont irresponsables et inacceptables. Ils décrédibilisent notre engagement et constituent une insulte intolérable à l’action militante qui nous réunit. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique, ce n’est pas ainsi que le parti socialiste retrouvera sa crédibilité.

Il est temps, grand temps, de changer de style, de changer de comportement, de changer d’époque. Avant la crise, ces attitudes et le combat des chefs m’exaspéraient. Aujourd’hui que la récession est là, comment ne pas avouer que ceux qui restent cantonnés dans l’aigreur et les règlements de compte sont à des années lumière de ce que nous devons faire pour répondre aux préoccupations des Français.

Tout d’abord, si nous voulons être crédibles, la participation, le 06 novembre, doit être à la hauteur des enjeux. Qui pourra écouter et croire ce que nous disons si, vous, les militants, ne prenez pas la parole avec votre bulletin de vote ? Le vote, geste démocratique essentiel, est à la base du fonctionnement du parti, il faut que nous l’encouragions. Il est le prolongement naturel du débat qui est engagé. Et ce vote, croyez moi, doit être respecté. Lire le reste de cet article »

Discours d’Allauch : « dans une situation de grave crise, les socialistes doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence »

Mardi 14 octobre 2008

Hier soir, à Allauch, devant plus d’un millier de socialistes des Bouches-du-Rhône enthousiastes, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre sur l’avenir de la France et du Parti socialiste en vue du prochain congrès de Reims.

Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS ont pu aussi expliquer aux militants pourquoi ils avaient choisi la motion E : « L’espoir à gauche. Fier(e)s d’être socialistes. »

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 » Chers amis,

C’est un plaisir pour moi de vous retrouver ce soir, dans une ville où résonnent toujours les moments forts de notre histoire collective. Votre mobilisation prouve que chacun mesure l’importance de ce rendez-vous et je constate, qu’une fois de plus, Roland Povinelli et ses équipes ont bien fait les choses. Je vous demande de saluer le maire d’Allauch, nouveau sénateur des Bouches du Rhône, avec Samia Ghali et Serge Andréoni.

Un mois nous sépare du congrès de Reims et comme moi, comme vous, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Vincent Peillon, et François Rebsamen ont conscience que rarement les défis qu’il nous impose n’ont été aussi difficiles à relever.
Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu’il est impératif d’aborder avec courage, avec force et avec détermination.

Nous devons le faire dans un contexte d’inquiétude nourri par une crise d’une extrême gravité. Elle ne sera pas sans effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat et elle nous oblige à faire preuve de dignité, de responsabilité et d’imagination.

Solennellement, j’affirme que dans cette situation, les socialistes, je dis bien tous les socialistes, doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence.

Cette réunion, qui rassemble les partisans d’une ligne claire pour le parti socialiste, les militants et militantes qui affirment qu’aujourd’hui, l’espoir est à gauche, des militants et militantes qui sont fiers d’être socialistes.

La volonté et l’ambition qui nous animent ont pour seul objectif de réussir le rassemblement autour d’une nouvelle équipe qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui permettra l’alternance dans notre pays.

Il est temps, grand temps, de tourner la page des guerres inutiles, bien dérisoires face à l’angoisse de nos concitoyens.

Avant la crise, le combat des chefs m’exaspérait. Pendant la crise, j’avoue que par moment, la préparation du congrès m’inquiète, parce que le débat que nous avons engagé semble être à des années lumière des préoccupations des Français.

Comme vous, comme de nombreux militants, comme bon nombre de nos concitoyens, je sens l’immense décalage entre la réalité et ce que nous déclarons. Pourtant, ce fossé ne tient pas à ce que nous affirmons, à ce que nous proposons, à ce que nous imaginons.

Depuis cinq ans, nous n’avons pas cessé de mettre en garde les partisans du néo–libéralisme, creuset d’une politique cynique. Depuis un an et demi, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les choix du gouvernement, fondés sur l’évangile des apôtres de la dérégulation. Depuis plus longtemps encore, nous appelons à la défense des services publics, et à la présence régulatrice d’un état fort, d’un état protecteur.

Mais ces discours, ces idées, ces propositions, nous n’avons pas su les faire partager parce que nous avons été, collectivement, aveuglés par les ambitions personnelles.

Orphelins de projet, nous nous sommes abandonnés au petit jeu des phrases assassines et des querelles de personne, et la réalité, qui se venge toujours, nous présente l’addition !
A l’évidence, nous ne sommes pas prêts. Il n’y a pas que les médias qui nous le disent. Les sondages, dont il faut se méfier, bien sûr, soulignent notre absence de crédibilité. Ils nous disent que nous ne ferions pas mieux que le Président de la République et nous rappellent qu’il nous faut travailler, travailler, travailler, encore et toujours, ce que nous n’avons pas fait au cours de ces dernières années.

Pourtant, l’heure n’est pas aux regrets, bien au contraire. L’heure est à la lucidité, au courage et à l’audace.

La crise que nous redoutions, une crise aggravée un gouvernement imprévoyant, la crise d’un système dur et injuste avec les plus fragiles est là. A nous d’y apporter les réponses et à nous de faire entendre notre voix ! Lire le reste de cet article »