Archive pour la catégorie ‘sécurité’

Haïti : « aider la population, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs pompiers ont su le faire »

Lundi 8 février 2010

jng sdis 13Chers amis,

J’ai tenu à recevoir ce matin à l’Hôtel du Département, les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône de retour de mission à Haïti. Ces deux détachements du SDIS 13, composés d’équipes médicales, de logisticiens et d’experts en sauvetage-déblaiement se sont rendus en Haïti afin de renforcer les structures locales encore fonctionnelles, d’armer des équipes médicales mobiles et d’effectuer des expertises techniques et des reconnaissances des différents chantiers de déblaiement.

Il n’est pas utile, je pense, d’ajouter des commentaires face au drame qui a frappé Haïti. L’élan de solidarité qui s’est manifesté au lendemain de cette catastrophe, qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et broyé bien des destins sur cette île qui connaissait déjà bien des difficultés, ne doit pas rester sans lendemain.

Le SDIS des Bouches du Rhône a figuré au premier rang des secours qui ont été mobilisés en faveur d’une population victime d’un cruel destin. Une unité de sapeurs pompiers, associée à une unité des marins pompiers de Marseille est intervenue très rapidement sur les lieux du drame. Cette mobilisation rapide, efficace et généreuse a été renforcée par la mobilisation d’une deuxième équipe de 5 personnes qui fait partie d’un détachement de spécialistes de notre zone de défense.

Comme je l’indiquais aux conseillers généraux, le 29 janvier dernier en séance plénière, le travail de ces équipes s’inscrit dans un schéma d’aide humanitaire cohérent et responsable.

Aujourd’hui, l’action du SDIS et les projets d’aide du Conseil général sont conçus logiquement dans les scénarios de la post-urgence et ont pour objectif de s’intégrer dans la perspective d’une reconstruction qui s’annonce longue et coûteuse.

Les services du Conseil général qui se retrouvent en première ligne dans ces circonstances tragiques vont examiner, avec les Organisations Non – Gouvernementales qui interviennent en Haïti quelles sont les opérations que nous pouvons encourager et mener à bien. Nous ne pourrons pas tout faire. Mais en revanche, nous veillerons avec attention à ce que l’émotion des habitants de notre département trouve des prolongements concrets. J’accorde une importance toute particulière à ce travail partenarial, qui doit permettre d’éviter la dispersion des énergies et des bonnes volontés.

L’enveloppe de 150.000 euros que je proposerai de débloquer lors de notre prochaine séance budgétaire, fin mars, doit permettre de porter un projet précis, dont nous pourrions suivre la réalisation.

A l’occasion de cette catastrophe, les médias ont placé leurs projecteurs sur la difficile question de l’adoption et des orphelinats. Lire le reste de cet article »

Transports : désengorger Marseille en valorisant le bus, le tramway, le métro et le train

Jeudi 4 février 2010

Chers amis,

J’ai tenu, hier à l’Hôtel du Département, une importante conférence de presse sur l’avenir des transports à Marseille et dans son agglomération en compagnie d’Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine. Pierre Reboud, le Directeur général de la RTM, représentait son président Karim Zeribi, retenu pour des raisons professionnelles liées à l’actualité sociale.


La politique des transports en commun à l’horizon 2014
envoyé par conseilgeneral13.

Je vous en livre les principaux extraits :

Le contexte :

En liminaire, je voudrais préciser que la question des transports ne s’arrête pas aux limites de la commune de Marseille, c’est pourquoi nous avons posé les bases d’un syndicat mixte des transports. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Mais, quelques mois après la signature d’une convention avec Marseille-Provence-Métropole, il est logique de faire le point sur l’un des volets essentiels du plan quinquennal d’investissement qui a été adopté, à l’unanimité, par les conseillers généraux au printemps dernier.

Enfin, je vous indique que ce plan et ses grandes perspectives ont été présentés au maire de Marseille. Quoi de plus logique ? Tout cela fait partie du travail de concertation qui s’est engagé depuis plusieurs mois, et nos initiatives ne se conçoivent que dans un cadre collectif, tant dans leur préparation que dans leur réalisation.

Pour ce volet transports du plan quinquennal, qui mobilise quelques 200 millions d’euros, aide apportée à la CUM et syndicat mixte compris, comme pour les projets « centre-ville » de Marseille, notamment ceux liés à la réhabilitation et à la mise en valeur du Vieux-Port, le Conseil général est un acteur à part entière, qui ne se contente pas d’être un simple financeur.

Nous sommes co–producteurs de projets mis en œuvre dans le respect des compétences de chacun, mais mis en œuvre rapidement et intelligemment, afin de répondre aux attentes de nos concitoyens.

Ce plan quinquennal, tout en soutenant l’emploi, est un amortisseur de crise. Mais il est aussi un outil au service d’une ambition qu’il faut sans cesse rappeler : faire que Marseille, pour laquelle nous partageons une même passion, soit toujours plus attractive. Lire le reste de cet article »

« J’apporte mon soutien aux haïtiens et à la communauté haïtienne de Marseille »

Jeudi 14 janvier 2010

Chers amis,

Au lendemain du drame qui s’est abattu sur Haïti, je tiens à exprimer ma vive émotion.

L’ampleur du séisme qui a surpris les habitants de la périphérie de Port au Prince, doublé de répliques conséquentes, est une véritable catastrophe pour les populations parmi lesquelles, semble-t-il, le nombre de victimes s’annonce élevé.

Dans le cadre d’une aide d’urgence, un avion transportant sauveteurs et aide humanitaire est parti hier de Marseille.

De plus, une unité du SDIS 13 composée d’une quinzaine de personnes est partie aujourd’hui de la base aérienne d’Istres avec une unité du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille. Leur mission, d’une durée de de 15 jours, permettra la mise en place d’unités médicales mobiles.

Je m’associe pleinement à l’émotion ressentie par la population haïtienne, les Français vivant à Haïti, mais aussi par la communauté haïtienne de Marseille, Je les assure de mon entière solidarité dans cette cruelle épreuve.

Jean-Noël Guérini sur Facebook

Lundi 7 décembre 2009

jngpagepolitiquefacebookCher amis internautes,

Le profil Facebook de Jean-Noël Guérini a atteint le seuil maximal des 5000 amis autorisé par ce réseau social.

Désormais, venez le rejoindre, le soutenir et suivre son actualité sur sa page politique.

Un grand merci à vous tous !

Jean-Noël Guérini : « Remettre le Parti socialiste en mouvement »

Samedi 26 septembre 2009

A l’occasion des Assises militantes organisées par la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, samedi 26 septembre 2009, Jean-Noël Guérini a tenu à expliquer pourquoi cette rencontre était importante pour remettre en mouvement le Parti.

« Nous avons analysé l’échec du parti socialiste » aux dernières élections européennes et le temps de l’analyse est pour jean-Noël Guérini d’autant plus important que c’est le seul qui convienne « pour trouver les solution adaptées ». Ces Assises départementales sont donc un des éléments de réponse « pour mettre en marche ce mouvement. »

Après le constat, l’heure est désormais « à la force de propositions ». C’est pourquoi le millier de militants socialistes présents ont pu réfléchir avec leurs élus, sur des thèmes essentiels de notre vivre-ensemble, à travers 4 ateliers « qui abordent des problèmes majeurs de la société d’aujourd’hui : le Logement, la Sécurité, l’Environnement et l’Ecole de la République. »

Feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône : bilan d’étape 2009

Vendredi 4 septembre 2009

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Chers amis,

Tout au long de l’été, l’actualité nous a rappelé combien les feux de forêts pouvaient être dévastateurs. C’est pourquoi il me paraissait important d’établir, aujourd’hui même, un bilan d’étape avec nos sapeurs-pompiers. Car chacun garde en mémoire le feu qui a ravagé plus de 1000 hectares autour de la Gineste, à la suite d’une imprudence inqualifiable de l’armée. En Corse, au Portugal, en Espagne, en Grèce… ce sont des milliers d’hectares de végétation qui cette année encore sont partis en fumée.

Des soldats du feu ont également, une fois encore, payé de leur vie le combat souvent inégal face à des murs de flammes, et il y a quelques jours, dans l’immense incendie de Californie, 2 pompiers américains ont trouvé la mort. Je rappelle ce fait car je sais combien ce drame a touché les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône étant donné les liens tissés avec leurs collègues d’outre-Atlantique, notamment avec l’US Forest Service dont l’une des missions est la lutte contre les feux de forêts. J’ai d’ailleurs pu saluer en décembre dernier, à l’occasion de la Sainte-Barbe, la délégation américaine venue se mesurer à ses homologues du SDIS 13 sur le simulateur des feux de forêts.

L’an dernier, à la même époque, j’avais rappelé que notre département était, avec le Var et la Corse, celui qui, tous les ans, est le plus sujet aux risques feux de forêts. Cette année encore, une sécheresse persistante, des journées avec des risques météo très sévères, ont transformé nos massifs forestiers en véritables poudrières.

Pourtant, si l’on s’en tient au simple bilan chiffré, on note que sur les 1200 hectares de forêts partis en fumées dans notre département, plus de 1000 hectares concernent le seul feu de Marseille. Hors Marseille il n’y a donc à cette heure que 170 hectares qui ont été dévastés. Et je croise les doigts pour que ce bilan ne s’aggrave pas.

S’agissant du feu de Marseille, je connais et j’admire le rôle essentiel joué par les sapeurs-pompiers et, notamment, par ceux des Bouches-du-Rhône. Malgré d’importants départs de feu qui se sont succédé tout au long de cette journée du 22 juillet, ils ont pu mettre à disposition du bataillon des marins-pompiers, au plus fort du sinistre, 28 engins et 140 sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône sur un total engagé de 470 pompiers.

S’il faut toujours être modeste en matière de bilan feux de forêts, la saison n’étant toujours pas terminée, je souhaite dire d’ores et déjà qu’un bilan de 170 hectares est acceptable eu égard à certaines saisons.

Chaque jour, depuis le début de l’été, ce sont entre 15 et 25 groupes d’interventions feux de forêts qui sont pré-positionnés dans des endroits stratégiques des massifs forestiers. Cela représente entre 75 à 125 engins et entre 300 et 450 hommes et femmes, qui sont, pour la plupart, sapeurs-pompiers volontaires ou sapeurs-pompiers professionnels, le plus souvent en position de volontaires.

Au moment où je vous parle, en chiffre cumulé, plus de 1200 groupes d’intervention ont été armés dans les Bouches-du-Rhône… Il s’agit là, sur une aussi large période et sur l’ensemble de la façade méditerranéenne, de la plus forte mobilisation de combattants du feu. Lire le reste de cet article »

Incendie à Marseille :  » Lorsque la bêtise humaine l’emporte sur la responsabilité collective, alors les responsables doivent assumer ! « 

Vendredi 24 juillet 2009

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Jean-Noël Guérini s’est rendu en fin de matinée sur le domaine départemental de La Barasse gravement touché par l’incendie marseillais de ces deux derniers jours.

Là, il a pu constater l’ampleur de la dévastation de ce qui fut un écrin de garrigue aux portes de Marseille. Le Massif est en effet devenu lunaire jusqu’à la piste coupe-feu (DFCI) créée en 2003 par le Conseil général des Bouches-du-Rhône qui a stoppé net le feu qui descendait vers les habitations du quartier de La Barasse.

A l’occasion de cette visite Jean-Noël Guérini a tenu à féliciter les héros que sont les pompiers, tous les pompiers, « à ma grande satisfaction, il y a eu symbiose entre vous. Pas de différence entre marins et sapeurs-pompiers », leur a-t-il dit non sans ajouter, ému,  » vous faites honneur à vos métiers au péril de vos vies. »

« Qu’attendez-vous de l’armée ? » lui demande un journaliste guère plus tard, au sommet du massif. La réponse du Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône fuse sans détour : « Des réparations. Je souhaite que le Ministère de la Défense participe au financement du nettoyage de tous les espaces brûlés, de toutes les façades des immeubles et maisons touchées, et au reboisement. C’est la moindre des choses ! »

Poursuivant son propos, il renchérit, « Lorsqu’il y a eu stupidité, et le mot n’est pas assez fort, que la bêtise humaine l’emporte sur la responsabilité collective, alors les responsables doivent assumer ! »

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Accident de l’Airbus A310 à destination des Comores : Je tiens à présenter mes plus sincères condoléances aux familles

Jeudi 2 juillet 2009

Cher amis,

Je me suis rendu dès mardi matin à l’aéroport Marseille-Provence aux côtés des familles et amis des victimes du crash. Mais je tiens à réitérer, ici sur mon blog, mes plus sincères condoléances aux familles frappées par la disparition, au large des Comores, de l’Airbus de la compagnie Yemania.

Soixante et une personnes avaient embarqué à l’aéroport de Marseille – Provence et je tiens à exprimer ma totale solidarité avec les familles et les proches touchés par cette catastrophe.

Ce terrible accident endeuille la communauté comorienne de Marseille et des Bouches du Rhône, à laquelle je témoigne de mon entière solidarité en ces heures difficiles.

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Posté par : administrateur, le vendredi 3 juillet

Jean-Noël GUERINI se rendra au rassemblement organisé par la communauté comorienne le samedi 4 juillet 2009 à 10h00 à la Porte d’Aix, pour rendre hommage aux victimes du drame aérien survenu le 1er juillet 2009.

Euro-méditerranée : « il est grand temps de passer à la vitesse supérieure ! »

Vendredi 5 juin 2009
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A l’occasion d’un dîner-débat sur «les enjeux d’une véritable coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée» organisé par Vincent Peillon et Karim Zeribi, candidats socialistes aux élections européennes du 7 juin prochain dans le grand Sud-Est ; Jean-Noël Guérini a souhaité expliquer à l’auditoire sa vision des rapports euro-méditerranéens.

Propos :

 » La proximité géographique et une longue histoire ont tissé des liens étroits et multiples entre les pays du pourtour de la Méditerranée et la France. Cette proximité est naturellement plus grande encore avec les Bouches-du-Rhône et avec Marseille dont l’histoire méditerranéenne n’est plus à écrire.

La présence ancienne sur notre sol de nombreuses communautés parfaitement intégrées, issues des pays de la Méditerranée, le flux incessant de nos échanges économiques, la francophonie toujours présente au Maghreb et au Proche-Orient, marquent l’importance des liens qui nous unissent à l’espace méditerranéen.

Cet espace constitue donc pour nous les méditerranéens de l’Europe un enjeu stratégique, à la fois politique, économique, social et culturel. Autant de grands défis qu’il nous faut regarder avec lucidité pour pouvoir les surmonter et contribuer à bâtir, une Méditerranée prospère, apaisée et réconciliée avec elle-même.

Nous le savons, des réformes économiques et structurelles induites par l’internationalisation des échanges doivent être réalisées dans de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Les flux migratoires doivent être gérés, tout comme doivent être minorés les risques d’incompréhensions culturelles. Nous avons donc intérêt à ce que les États des deux rives parviennent à apporter des réponses adaptées à ces questions fondamentales pour construire le futur.

Dans cette perspective, il est également essentiel que l’Europe apporte aussi des réponses politiques tout en mettant en place des programmes pragmatiques d’aide au développement. Sur ce point, nous avons, nous parlementaires, élus, chefs d’entreprises, universitaires, acteurs de la société civile un véritable devoir d’alerte. Nous devons et nous pouvons peser, nous les méditerranéens de l’Europe sur les orientations et les décisions de Bruxelles pour qu’elle ne regarde pas seulement vers l’Est, mais qu’elle se penche aussi vers son Sud. Lire le reste de cet article »

Convention « historique » entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille : un plan d’action contre la crise de 250 millions d’euros

Jeudi 2 avril 2009

Chers amis,

J’ai signé, cet après-midi, une convention entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille, présidée par Eugène Caselli. Il s’agit d’un plan exceptionnel d’action contre la crise de 250 millions d’euros, pour soutenir et « co-produire » les projets qui participeront de l’attractivité économique de Marseille et de son agglomération : les transports, les routes et le cadre de vie en sont les priorités.

En présence de tous les maires de l’agglomération marseillaise, dont celui de la cité phocéenne, la signature de cette convention va permettre d’écrire un nouveau chapitre de la longue histoire de Marseille et des communes associées.

Cette signature est, à l’évidence, singulière. Elle est pourtant un élément qui s’inscrit dans la chronique, quelque-fois monotone, parfois tumultueuse et fréquemment méfiante de notre vie démocratique locale.

Mais le temps du débat et de la confrontation des projets est désormais derrière nous et l’élu que je suis est constamment confronté aux exigences de la gestion, dans un contexte où les difficultés s’accumulent.

La crise est là. Sévère et durable, comme nous pouvions le craindre. Provoquant un immense gâchis. Elle est synonyme, pour un grand nombre de nos concitoyens, de chômage, de privations et d’angoisse. Il n’est plus temps de chercher les coupables, même si l’on peut regretter l’aveuglement de ceux et celles qui font comme si de rien n’était !

En revanche, je l’ai dit et le réaffirme avec gravité, ici sur mon blog, il n’est pas question de rester les bras croisés face à la récession. En quelques semaines, des milliers d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi dans les Bouches-du-Rhône.

Les Marseillais s’inquiètent de leur avenir et de celui de leurs enfants. Dans le même temps, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants évoquent clairement leurs difficultés. La dernière réunion du Comité de veille économique en témoigne. Elle n’incite guère, je l’avoue, à l’optimisme.

C’est en décembre dernier que j’ai proposé aux conseillers généraux de mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour lutter contre la crise. Tout en maintenant nos investissements annuels à un très haut niveau, le plus élevé de France pour un Département (551 millions d’euros), nous avons adopté, à l’unanimité, ce plan d’action supplémentaire anti-crise de 500 millions équitablement réparti sur l’ensemble du territoire :

250 millions pour le département (hors Communauté urbaine de Marseille) pour favoriser les investissements stratégiques : les transports, avec la création d’un syndicat mixte, le logement et les infrastructures routières.

250 millions pour les 18 communes de la Communauté urbaine de Marseille. Avec, pour priorités, les transports urbains, les routes et le cadre de vie, dont la semi-piétonnisation de l’hyper centre-ville autour du Vieux-Port..

A juste titre vous exigez de nous l’efficacité. Il faut donc inscrire rapidement ces financements dans notre vie quotidienne sans confondre pour autant action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations sans effets, sans prises sur la réalité.

Ces projets, je vous le dit ici avec fermeté, nous les financerons et nous en assumerons, à part égale avec nos partenaires, la co-production ! Car, voyez-vous, il n’y pas d’un côté, le Conseil général qui se verrait réduit au rôle de payeur, et de l’autre des collectivités qui les réaliseraient, sans dialogue et sans concertation !

Je tiens à réaffirmer ce que je j’ai dit lors de la séance publique de la Communauté urbaine du 26 mars dernier :  » Il n’y a pas d’un côté l’élève studieux, qui gère rigoureusement et de l’autre, les cigales, qui cherchent à séduire en présentant, trop rapidement, des projets qui n’ont pas été discutés ! »

Ce plan d’action n’a pas l’ambition de tout régler, de tout résoudre. Il a pour objectif, en revanche, d’impulser rapidement un surcroît d’activité pour les entreprises et de doter la métropole marseillaise, tout comme le département, d’équipements à même d’augmenter leur attractivité. C’est ainsi que l’on soutient l’emploi en amortissant la crise.

Concernant la voirie et le cadre de vie, les maires de la Communauté urbaine ont sélectionné une liste de projets qui devront être réalisés rapidement. 30 millions d’euros de subventions du Conseil général les y aideront, c’est à dire un taux de subvention égal à 80% de leur coût hors taxe.

Le volet transports s’élève à un montant de 150 millions d’euros. Il est principalement centré sur Marseille. Son objectif est de promouvoir l’utilisation des transports collectifs en améliorant l’offre de service.

Sans entrer dans le détail, je voudrais insister sur le prolongement du Métro jusqu’au Boulevard Capitaine Gèze et sur la création de parkings relais aux abords des gares SNCF afin de désengorger la ville du flot de voitures qui rend la circulation difficile. De même, je voudrais citer le désenclavement de Luminy et des sites universitaires, projets essentiels au moment où nos universités s’apprêtent à fusionner.

Enfin, j’insiste sur les décisions qui pourront renforcer la sécurité sur le réseau. C’est une nécessité. Elle correspond à une réelle et légitime attente des usagers.

Lorsque je mets l’accent sur l’attractivité et le rayonnement de la ville de Marseille, des projets spécifiques sont concernés par le plan signé aujourd’hui. Au premier rang desquels, la propreté. Elle est indispensable pour la réussite du rendez-vous collectif de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, mais aussi pour l’aménagement du centre-ville et la semi-piétonnisation du Vieux-Port.

Là-aussi, j’ai souhaité lancer des initiatives qui ne peuvent se concevoir que dans un cadre collectif, dans leur préparation et dans leur réalisation. c’est à nous de travailler le cadre de partenariats respectueux de chacun, à la hauteur des exigences, sans céder à la piètre tentation du chacun pour soi.

Ce plan, est assurément un accélérateur de projets. Il est animé d’intentions généreuses mais surtout porté par une volonté sans failles. Ses perspectives ambitieuses, les réalisations audacieuses qu’il entend soutenir doivent stimuler les imaginations et inspirer nos coopérations futures.

Nous avons le devoir de décider et d’agir pour que notre ville, la Communauté urbaine et les Bouches-du-Rhône traversent la crise sans trop de dommages mais surtout pour que les habitants de cette terre que nous aimons sortent plus forts des épreuves qu’elle nous impose.

Car il est temps d’agir, il est temps d’initier les projets qu’il faut mettre en œuvre dès maintenant pour que, demain, Marseille et son agglomération occupent la juste place qui est la leur, au Sud de l’Europe au cœur de la Méditerranée.