Archive pour la catégorie ‘Santé’

Haïti : « aider la population, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs pompiers ont su le faire »

Lundi 8 février 2010

jng sdis 13Chers amis,

J’ai tenu à recevoir ce matin à l’Hôtel du Département, les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône de retour de mission à Haïti. Ces deux détachements du SDIS 13, composés d’équipes médicales, de logisticiens et d’experts en sauvetage-déblaiement se sont rendus en Haïti afin de renforcer les structures locales encore fonctionnelles, d’armer des équipes médicales mobiles et d’effectuer des expertises techniques et des reconnaissances des différents chantiers de déblaiement.

Il n’est pas utile, je pense, d’ajouter des commentaires face au drame qui a frappé Haïti. L’élan de solidarité qui s’est manifesté au lendemain de cette catastrophe, qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et broyé bien des destins sur cette île qui connaissait déjà bien des difficultés, ne doit pas rester sans lendemain.

Le SDIS des Bouches du Rhône a figuré au premier rang des secours qui ont été mobilisés en faveur d’une population victime d’un cruel destin. Une unité de sapeurs pompiers, associée à une unité des marins pompiers de Marseille est intervenue très rapidement sur les lieux du drame. Cette mobilisation rapide, efficace et généreuse a été renforcée par la mobilisation d’une deuxième équipe de 5 personnes qui fait partie d’un détachement de spécialistes de notre zone de défense.

Comme je l’indiquais aux conseillers généraux, le 29 janvier dernier en séance plénière, le travail de ces équipes s’inscrit dans un schéma d’aide humanitaire cohérent et responsable.

Aujourd’hui, l’action du SDIS et les projets d’aide du Conseil général sont conçus logiquement dans les scénarios de la post-urgence et ont pour objectif de s’intégrer dans la perspective d’une reconstruction qui s’annonce longue et coûteuse.

Les services du Conseil général qui se retrouvent en première ligne dans ces circonstances tragiques vont examiner, avec les Organisations Non – Gouvernementales qui interviennent en Haïti quelles sont les opérations que nous pouvons encourager et mener à bien. Nous ne pourrons pas tout faire. Mais en revanche, nous veillerons avec attention à ce que l’émotion des habitants de notre département trouve des prolongements concrets. J’accorde une importance toute particulière à ce travail partenarial, qui doit permettre d’éviter la dispersion des énergies et des bonnes volontés.

L’enveloppe de 150.000 euros que je proposerai de débloquer lors de notre prochaine séance budgétaire, fin mars, doit permettre de porter un projet précis, dont nous pourrions suivre la réalisation.

A l’occasion de cette catastrophe, les médias ont placé leurs projecteurs sur la difficile question de l’adoption et des orphelinats. Lire le reste de cet article »

« J’apporte mon soutien aux haïtiens et à la communauté haïtienne de Marseille »

Jeudi 14 janvier 2010

Chers amis,

Au lendemain du drame qui s’est abattu sur Haïti, je tiens à exprimer ma vive émotion.

L’ampleur du séisme qui a surpris les habitants de la périphérie de Port au Prince, doublé de répliques conséquentes, est une véritable catastrophe pour les populations parmi lesquelles, semble-t-il, le nombre de victimes s’annonce élevé.

Dans le cadre d’une aide d’urgence, un avion transportant sauveteurs et aide humanitaire est parti hier de Marseille.

De plus, une unité du SDIS 13 composée d’une quinzaine de personnes est partie aujourd’hui de la base aérienne d’Istres avec une unité du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille. Leur mission, d’une durée de de 15 jours, permettra la mise en place d’unités médicales mobiles.

Je m’associe pleinement à l’émotion ressentie par la population haïtienne, les Français vivant à Haïti, mais aussi par la communauté haïtienne de Marseille, Je les assure de mon entière solidarité dans cette cruelle épreuve.

Voeux à la presse : l’exercice de proximité et de vérité

Samedi 9 janvier 2010

Chers amis,

J’ai reçu, hier, les journalistes qui couvrent, tout au long de l’année, l’actualité des Bouches-du-Rhône dans vos quotidiens, à la radio, à la télé et sur Internet à l’Hôtel du Département pour les traditionnels vœux à la Presse.

La relecture de l’année 2009 ne manquait pas de sujets et les perspectives 2010, plus encore. C’est le moins que l’on puisse dire : réforme des collectivités territoriales, préparation de Marseille-Provence 2013, syndicat mixte des transports départementaux, débat sur l’identité nationale, grippe H1N1 et, bien sûr, les élections régionales.

Élections régionales

Michel Vauzelle est un homme fort qui a une vision internationale pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il garde toujours le cap de ses choix et convictions. Il sait convaincre. C’est l’homme de la situation pour la Région. Il a la trempe, le moral, l’énergie pour défendre et développer notre Région. Je le soutiens. Pas une ville ou village des Bouches-du-Rhône ne sera oublié de mes visites de campagne !

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Je savais que l’un des sujets, lié à l’actualité des mois de novembre et décembre, tournerait autour des instructions judiciaires qui ont fait les manchettes. Je n’avais pas l’intention d’éluder, encore moins de botter en touche. L’ensemble de la presse locale était présente, occasion idéale pour dire et faire savoir sereinement mon point de vue.  J’y reviendrai.

Mon propos liminaire, au-delà de l’admiration que je porte aux journalistes qui, au péril de leur vie, nous informent coûte que coûte, dans une accélération à peine croyable de l’information, était articulé autour de la réforme des collectivités territoriales, qui va profondément réorganiser notre pays. Un vrai sujet. D’une importance et d’une portée gigantesque, dont vous devez être conscients car il va changer nos vies, si d’aventure elle est menée à terme : investissements économiques, solidarités, transports, gouvernance de proximité, financement des associations, santé, éducation…

Réforme territoriale

Or, lorsqu’en 2004, en réorganisant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, l’Etat s’est désengagé de dépenses publiques inhérentes aux services utiles à la population, le département a pris en charge nombre des responsabilités de l’Etat comme le RMI devenu RSA (Revenu de solidarité active), l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), la PCH (Prestation de compensation du handicap), la gestion des agents des collèges (ATC), les agents des routes provenant de la DDE, la protection du patrimoine et la gestion des monuments historiques…

Alors,  lorsque j’entends l’offensive de l’UMP, voire les propos du président de la République sur « l’explosion » des recrutements dans les collectivités territoriales, alors que la fonction publique d’État serait gérée au cordeau, je suis révulsé parce que ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge.

Le transfert des agents d’État vers la « territoriale » nous a été imposé. Dans l’intérêt bien compris de chacun au profit d’une recentralisation parisienne qui n’ose pas dire son nom… En écrivant ces mots je pense à mon père politique, Gaston Defferre, cet homme d’État qui avait su, sans jamais faillir, réformer sans heurts.

Pour l’heure, outre le principe d’autonomie financière inscrit dans la Constitution, la Collectivité s’est vue reconnaître le principe de juste compensation de moyens humains et financiers pour chaque transfert de compétences. Pourtant, aujourd’hui, force est de constater que nous sommes loin du compte.

Suppression de la Taxe Professionnelle

En supprimant la taxe professionnelle, certes contestée, notamment par François Mitterrand dont je salue la mémoire, mais néanmoins bien utile, le gouvernement vient de supprimer le plus important des 4 impôts locaux directs qui assurait près de la moitié des ressources fiscales des structures territoriales.

Pour notre collectivité départementale, la taxe professionnelle représentait 282 millions d’euros de recettes, soit 42% du produit fiscal dont nous allons devoir nous passer. Dorénavant, il faudra composer avec la Contribution Économique Territoriale dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne compensera pas dans sa totalité la TP, complétée de dotations d’Etat, soit des finances non pérennes, dont on ne connaît pas les modalités de distribution. C’est de la grande improvisation !

Il va de soi que le Conseil général 13 trouvera les solutions financières opportunes pour répondre à l’enjeu. Mais, par mesure de prudence, j’ai  fait le choix de reporter le vote de notre budget primitif au printemps prochain, fin mars.

Face à une situation économique qui pourrait nous offrir une reprise sans emploi, le contexte financier dans lequel nous travaillons est tendu et plus que jamais, nous devons veiller à défendre les politiques volontaristes qui renforcent les solidarités territoriales et la cohésion sociale. C’est-là, pour moi, un point fondamental.

Je ne vois pas très bien comment nous pourrions continuer à être dynamique dans nos politiques d’investissement, celles qui créent la richesse, par conséquent l’emploi, si le Conseil général des Bouches-du-Rhône, 1er Département de France en termes d’investissement, était dépourvu de ses marges de manœuvres financières…  Car, se faisant, il crée ou sauvegarde (en période de crise) plus de 10.000 emplois.

2010 est donc l’année aux multiples inconnues tandis que nombre d’enjeux capitaux vont se jouer et il convient, dans l’intérêt général des populations, de continuer à répondre à la demande d’un mieux vivre des citoyens. Je m’y engage.

Liberté de la presse, traitement de l’information et enquêtes judiciaires

Après mon propos sur l’avenir incertain des collectivités territoriales, la première question qui me fut posée porta sur l’actualité judiciaire. Loin, bien loin de l’enjeu, pourtant majeur et pourtant trop brièvement traité de l’avenir du pays vu par le Président du deuxième Département de France.

Le spécialiste juridique de La Provence, Denis Trossero, se lève et pose sa question. Au fond j’avais hâte de pouvoir, enfin, m’exprimer.

S’il peut m’arriver de ne pas toujours partager pleinement ce que je lis ou entends, je respecte profondément la liberté d’analyse de celle ou celui qui écrit ou bien commente. Pour autant, j’aimerais ne lire que la vérité qui ne saurait s’accommoder d’insinuations ou d’interprétations et je m’attacherai, en collaboration avec l’Institution Judiciaire, à ce qu’elle puisse s’exprimer ou être rétablie quand elle a été et quand elle sera travestie.

Viscéralement, je rejette les clichés, les amalgames, les images et les références blessantes dont je devine qu’elles s’inscrivent dans une campagne de discrédit politique.

Je suis serein mais aussi blessé, notamment par le titre d’un grand journal du soir mettant injustement en cause le Conseil général des Bouches-du-Rhône que je sers et préside depuis onze années, alors même que la Chambre régionale des Comptes a récemment salué la qualité et la rigueur du travail accompli par l’Institution au service des citoyens.

C’est assurément, dans la curée, l’article qui m’a le plus blessé. Non pour moi, mais pour les 7000 agents du Conseil général qui font un travail formidable : les assistantes sociales, les sapeurs pompiers, les cantinières des collèges, les personnels des routes, de l’environnement, de la culture, de la jeunesse, de la santé, de l’économie, des sports…

Comment être au plus juste pour dire ma vérité ? La surprise a été, fait rare, de me voir applaudir par un auditoire journalistique à la fin de mon propos. Ce moment, bref et inattendu, a été un beau cadeau d’Épiphanie.

Marseille-Provence 2013 – La culture

Me voilà à ma table, sans avoir le temps d’avaler quoi que ce soit, les journalistes me bombardent de questions, dans une ambiance affable.

Premier sujet : Marseille-Provence 2013, la gouvernance, Bernard Latarjet mis à mal, une fois de plus…

Je suis clair et ferme. Pas question de voir ce magnifique projet abandonné aux calculs des uns et des autres. Je maintiens, persiste et confirme l’engagement du Cg 13 quant à sa participation financière dans le fonctionnement général de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture, à hauteur de 12.5% (hors investissement).

Ce qui signifie qu’en période de crise, cela est un effort public considérable, dû à notre saine gestion des finances publiques. Mais aussi, in petto, que j’en attends un retour sur investissement avec un facteur multiplicatif d’au-moins trois voire quatre. Pour Marseille, les Bouches-du-Rhône et la Région, cette aubaine ne se présente qu’une fois par siècle, et encore. Avec des milliers d’emplois à la clef. Nonobstant une activité économique décuplée, je suis un pragmatique…

Je sais bien que le nœud de ce dossier est une question de gouvernance. J’appuie ma réponse : « je fais totalement confiance à Bernard Latarjet », le patron du projet, celui du succès des 10 millions de visiteurs à Lille, capitale européenne de la culture en 2004. L’ingénieur agronome et du génie rural qui a basculé dans la culture avec le succès que l’on sait. La Villette, une ombre parisienne devenue un centre culturel mondial… J’ai du mal à comprendre les calculs et complots contre lui.

Enfin, j’ insiste sur le fait que cet investissement ne sera pas imputé au budget traditionnel de la culture du Conseil général qui sera reconduit à l’identique en 2010.

Identité nationale, Burqa et valeurs républicaines

Et puis voilà que, naturellement, le débat sur l’identité nationale vient à m’être posé. Rien que de très normal.

Plus encore, l’élu marseillais du quartier du Panier que je suis, celui de toutes les rencontres « primo-initiales » d’intégration comme les sociologues le qualifient est un interlocuteur émérite en l’occurrence. Là aussi, un vrai bonheur que de pouvoir répondre sans langue de bois.

Oui à un débat, je ne crois pas un seul instant qu’il faille faire passer, par pertes et profits, cet échange nécessaire pour le républicain que je suis. Le faire serait simplement affaiblir notre démocratie et notre République alors que le sujet se pose à nombre d’entre-nous.

Encore faut-il qu’il soit maîtrisé, et dont on comprenne les définitions et les objectifs.

Si j’abjure la burqa, une honte à la femme, est-ce pour autant une réponse définitive au vrai sujet ? Cette absolue négation de la liberté de la femme, je ne crois pas un seul instant qu’une loi puisse régler notre réponse républicaine. Il y a là, me semble-t-il, un enfumage très électoraliste et dans lequel je me garderai bien de rentrer.

Reste que la commission parlementaire doit éclairer notre échange. Encore faut-il que ledit débat, engagé dans une période peu propice à l’échange citoyen, soit maîtrisé et soit à même de renforcer nos valeurs républicaines. Sinon à quoi sert-il?

Voilà, chers amis internautes, ce que je souhaitais vous dire en ce début d’année. Occasion idéale pour vous souhaiter à nouveau une excellente année 2010.

Je vous souhaite une excellente année 2010 !

Jeudi 31 décembre 2009

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Mes chers amis,

En cette période de fêtes et de partage, je voudrais souhaiter a chacun d’entre-vous, à vos familles, vos amis, un bon réveillon et une excellente année 2010.

Qu’elle puisse vous apporter le bonheur, la santé, la prospérité sous d’heureux auspices de paix et de solidarité.

Jean-Noël Guérini sur Facebook

Lundi 7 décembre 2009

jngpagepolitiquefacebookCher amis internautes,

Le profil Facebook de Jean-Noël Guérini a atteint le seuil maximal des 5000 amis autorisé par ce réseau social.

Désormais, venez le rejoindre, le soutenir et suivre son actualité sur sa page politique.

Un grand merci à vous tous !

Appel pour la défense des services publics de proximité : je soutiens mon département, je le dis et je signe !

Mardi 1 décembre 2009

petition-cg13-reforme-2Chaque jour, vos conseillers généraux sont présents sur le terrain, à votre écoute, attentifs à vos préoccupations, soucieux d’apporter les réponses appropriées à vos attentes.

Retour à l’emploi, aides aux collégiens et à leurs familles, lutte contre le cancer, développement durable, protection de la petite enfance, actions en faveur des personnes handicapées, aide au mouvement associatif, au monde culturel et sportif…

Le Conseil général est à votre service, dans le cadre de ses compétences et par les politiques audacieuses qu’il a initiées, pour maintenir et renforcer les solidarités entre les territoires, entre les générations.

Le Conseil général ce sont surtout des services publics de proximité répartis sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône, où travaillent des agents dont les métiers permettent de répondre au mieux aux besoins de la population.

Si la suppression de la taxe professionnelle inscrite dans le projet de budget 2010 est votée en l’état, si les différents textes relatifs à la réforme territoriale sont adoptés tels qu’ils ont été rendus publics au mois d’octobre, de nombreux dispositifs, de nombreuses initiatives et de nombreuses actions ne pourront être pérennisés.

Pour défendre des services publics de proximité qui se sont développés dans le cadre de la politique de décentralisation mise en place depuis 1982, nous nous mobilisons.

SIGNEZ LA PETITION !

Suppression de la taxe professionnelle et réforme territoriale : la décentralisation, c’est la liberté de choisir.

Mardi 1 décembre 2009

Face aux dangers de la suppression de la taxe professionnelle et de la réforme territoriale, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, répond aux questions des journalistes d’Accents.

Suppression de la taxe professionnelle en 2010, réforme territoriale annoncée : comment réagissez-vous à ces changements qui vont affecter le Conseil général ?

Jean-Noël Guérini : Comment ne pas comprendre l’inquiétude qui s’exprime depuis plusieurs semaines. Je constate également que les remarques, les réserves, voire les critiques traduisent un état d’esprit qui n’a rien de partisan.

Tant à droite qu’à gauche, c’est la perplexité qui domine face à des réformes qui se bousculent et mettent à mal la cohérence et la solidarité qui doivent prévaloir sur ces sujets sensibles. Enfin, je regrette que ce processus s’engage alors que la confiance n’est pas au rendez-vous. J’en veux pour preuve les déclarations de trois des quatre derniers premiers ministres issus du parti actuellement majoritaire à l’Assemblée.

N’y a-t-il pas, néanmoins, une réaction conservatrice? Rester en l’état, est-ce possible, alors que le monde est en mutation profonde et rapide ?

J.-N. G. : Allons, un peu de sérieux ! Je ne suis pas figé sur des positions conservatrices et je ne refuse pas toute proposition de réforme. L’adaptation, le changement, l’évolution, la modernisation, cela ne m’effraie pas. Et l’immense majorité des élus est sur cette ligne. Mais encore faut-il chercher à réformer avec intelligence, en ayant une vision d’avenir, qui ne réduit pas les avancées de la décentralisation en lointains souvenirs. Et je ne cherche pas non plus à défendre un pré carré.

Seulement quand je lis le projet qui est censé simplifier le mille-feuille territorial, je me dis que la France va décrocher la médaille d’or de la simplification qui complique. On bouscule les compétences, on ne supprime aucun échelon administratif et l’on ajoute à ce qui existe des métropoles et des nouvelles communes dotées de compétences à la carte. Le tout dans un mouvement qui réduit dramatiquement l’autonomie financière des collectivités !

C’est ce dernier point que vous mettez en avant pour justifier votre refus de la réforme…

J.-N. G. : Mon refus de cette réforme ! Je le précise et j’insiste sur les mots. C’est bien cette réforme et le calendrier qui l’accompagne qui sont malvenus. À quoi servira-t-il, demain, de parler de réorganisation territoriale, de répartition des compétences, si les moyens de mettre en œuvre efficacement des politiques ont disparu ? À quoi bon dresser une liste de compétences si l’autonomie financière des collectivités est mise à mal ?

La suppression de la taxe professionnelle inscrite au projet de loi de finances 2010 est bien la clé de voûte de ce dispositif, car elle organise en fait une recentralisation du pouvoir, en mettant brutalement un terme au grand mouvement de développement des territoires qui a été favorisé par les lois de décentralisation de 1982. Le principe de l’autonomie financière est consacré par la Constitution, mais il est réellement remis en question au détriment de l’équité. Il était vital, en période de crise, de s’avancer sur le chemin de la péréquation. Hélas, nous ne prenons pas ce chemin ! Lire le reste de cet article »

Bataille contre le cancer

Mardi 3 novembre 2009

Chers amis,

Hier à Marseille, le Président de la République est venu annoncer la relance du Plan cancer initié par son prédécesseur. Ce plan quinquennal (2009-2013), sombrement nommé « Cancer II », est doté de 750 millions d’euros. Il prendra en compte, selon ce qui est annoncé, les inégalités sociales et géographiques face à la maladie.

On ne peut que s’en féliciter d’autant que, selon l’Institut de veille sanitaire, le cancer est devenu, depuis 2004, la première cause de mortalité en France, juste devant les maladies cardio-vasculaires.

Si on peut regretter le manque de ressources pour la recherche, essentielle en l’occurrence, le choix de Marseille témoigne, en revanche, de l’excellence de nos chercheurs et praticiens marseillais.

Pourtant, je nourris quelques craintes quant aux effets d’annonce, rompu à l’exercice de charme et de force dont use systématiquement l’Exécutif au Sénat. De fraîche mémoire, le plan précédent, lancé en 2003 par l’Élysée, était décliné en 70 mesures concrètes. Or, force est de constater que seulement 30% d’entre elles ont été appliquées. Le premier Plan aussi était ambitieux, trop peut-être. Il se prévalait de 600 millions d’euros. Au moins aura-t-il permis de faire progresser la compréhension et la prise en charge de ce fléau dans notre pays.

Pendant ce temps, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, à sa mesure, n’a eu de cesse d’agir pour aider les hôpitaux de Marseille à se doter de matériel de pointe. Cette politique offensive de santé publique n’entre pourtant pas dans les compétences d’un Département. C’est-là, pour moi, la force d’une vraie décentralisation, celle mise en place par Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur, en 1983. Celle qui consiste à agir au plus près de vos besoins parce que nous les identifions immédiatement. Celle qui est, précisément, remise en cause par le gouvernement d’aujourd’hui.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a ainsi permis à l’Institut Paoli-Calmettes de s’équiper d’un robot de chirurgie coelioscopique utilisé dans le traitement des cancers de la prostate, de l’utérus et colo rectal. Sans oublier la construction d’IPC 2 qui permet à l’Institut de mieux accueillir et accompagner les patients et leurs familles. Il a également financé pour l’hôpital Nord un appareillage de typage HPV pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

En dix ans, de 1998 à 2008, le Conseil général a investi plus de 12,6 millions d’euros en faveur de l’AP-HM afin de renforcer et de rééquilibrer l’offre de soins dans le département. Récemment, il a soutenu fortement le développement de l’activité d’oncologie de l’Assistance publique et notamment le futur centre de radiothérapie créé à l’Hôpital Nord à Marseille.

Doté d’un plateau technique de pointe à destination des habitants du territoire Nord de Marseille et de l’Etang-de-Berre, ce pôle, équipé des derniers équipements nés de la technologie, complètera les installations de l’Institut Paoli-Calmettes dans les quartiers Sud de Marseille et, pour le centre, de la Timone. Le Conseil général y apporte une contribution de 4 M€.

Mes chers amis, je profite d’une actualité proche et à la fois nationale pour démontrer combien la réforme des collectivités territoriales avec son corolaire, la disparition de la fiscalité départementale, est un danger pour nous tous.

Demain, toutes ces interventions publiques, ces politiques concrètes au plus proche de nos vies, voire de la survie de nombre d’entre-nous, ne pourront plus exister. Ce qui est en train de se mettre en place n’est, ni plus ni moins, que la fin de la décentralisation. Tout sera désormais décidé à Paris. Une dangereuse recentralisation étatique en somme. Loin, très loin, des promesses présidentielles… Loin, très loin, de ce dont nous avons besoin.

Je crains que le pire des cancers, celui qui consiste a ne plus pouvoir aider les associations culturelles, sportives ou sociales, non plus que les plus précaires ou les plus âgés d’entre-nous ne trouve de réponses adaptées parce qu’identifiées, en face à face humains. Il conviendra, si j’ai bien compris, d’alerter l’État via des élus multi-fonctions territoriaux, qui cumuleront tellement de rôles qu’en aucun cas ils ne pourront discerner la véracité des besoins réels. Un vrai gâchis. Quel retour en arrière !

Bref, pour moi, un combat se lève et, faites-moi confiance, j’en serai à la pointe parce qu’il est juste, égalitaire et solidaire !

Réforme des collectivités territoriales et élections régionales : « Il est urgent de partir au combat ! »

Samedi 24 octobre 2009
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Chers Amis,

Nous avons devant nous deux immenses défis.

Le premier, va nous permettre, avec Michel Vauzelle de gagner les prochaines régionales. Ce ne sera pas simple. Ce sera même compliqué, mais il nous appartient, sereinement, de tout mettre en œuvre pour rassembler, autour d’un projet ambitieux et novateur.

Il nous faudra rassembler la gauche, toute la gauche, mais il nous faudra aussi savoir aller au-delà, pour mettre la droite en échec.

La seconde bataille, elle aussi a commencé. Il s‘agit, dans le même temps, avec la même énergie, de se battre avec détermination, contre la réforme des collectivités territoriales.

L’avant projet de loi qui a été présenté cette semaine par le Président de la République est une catastrophe pour la démocratie locale. En accompagnant la suppression de la taxe professionnelle, ce projet raye d’un trait de plume des années de développement et de rayonnement des territoires.

Il n’est pas question pour moi d’assister passivement à la mise à mort du processus de décentralisation que la gauche a engagé en 1982. Il n’est pas question non plus d’accepter que l’on raye d’un trait de plume l’immense travail que vous effectuez, jour après jour, dans des conditions souvent difficiles.

Les deux batailles dont je vous parle sont étroitement liées.

Parce qu’il ne s’agit pas de gagner la Région pour conserver des postes, des sièges, pour élargir des prés carrés. Si nous voulons gagner et si nous devons gagner, c’est bien parce que les politiques publiques que nous mettons en place, dans nos communes, au Département, à la Région, favorisent le maintien de services dont bénéficient l’ensemble de nos concitoyens. Ce qui nous intéresse, c’est ce que vont devenir les services publics que nous avons mis en place et qui sont au service de la population. Si nous voulons et si nous devons gagner, c’est bien pour maintenir et renforcer les initiatives qui structurent le lien social, qui défendent la solidarité et l’égalité, dans le respect de tous, au profit de chacun.

Nous ne sommes pas des conservateurs. S’il faut évoluer, s’il faut changer, s’il faut réformer pour moderniser et renforcer la démocratie locale, en regardant de près le fonctionnement du soit disant « mille feuille » territorial, nous sommes prêts.  La simplification, bien sûr, je l’approuve. Mais nous refusons le tour de passe-passe législatif et fiscal qui vide de leur sens Régions et Départements, derrière le masque hypocrite d’un discours sur la réduction du nombre d’élus.

Je n’hésite pas à le dire. Si nous voulons être des élus autonomes, dynamiques, responsables devant la population, il faut dire non à ce projet.

Si nous voulons continuer sur le chemin du développement, du rayonnement, de l’égalité, il est urgent de partir au combat. Il est urgent de partir à l’offensive et d’organiser la résistance. Tout cela se passera dans la  loyauté républicaine la plus totale. Mais cela se passera aussi dans la fermeté politique et la détermination la plus nette. Et cela passera par un combat politique, qui dans le même mouvement nous permettra de gagner la bataille des régionales.

Car nos initiatives trouveront un premier écho au printemps prochain, quand nous aurons prouvé à l’Élysée, au gouvernement que nos concitoyens ne sont pas dupes et qu’ils refusent de promouvoir, par tous moyens, l’U.M.P. au sein des collectivités.

Cette bataille est loin d’être partisane. Elle vaut d’être menée parce que c’est un combat pour les services publics, un combat pour les libertés, un combat pour la démocratie. Il n’est pas possible d’accepter le grand bond en arrière que la droite entend imposer à nos territoires et à nos concitoyens. Parce qu’ici, dans les Bouches-du-Rhône, nous savons pertinemment ce qu’est la décentralisation, qui doit beaucoup à la gauche et à Gaston Defferre. Lire le reste de cet article »

Crise agricole : « en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs ! »

Vendredi 23 octobre 2009

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Chers amis,

Nous vivons un étrange paradoxe. Jamais la qualité des produits naturels, jamais le caractère essentiel des fruits et légumes, jamais l’importance d’une alimentation riche en produits frais n’ont fait autant l’unanimité, dans les lieux institutionnels, comme dans le secteur médical ou au sein de la population.

Et pourtant, les producteurs de fruits et légumes ont rarement traversé de crise aussi grave que celle que nous connaissons aujourd’hui. Bien sûr, c’est toute la profession agricole, qui souffre, des éleveurs aux viticulteurs.

Le revenu global des agriculteurs a diminué de 20% en 2008, retombant au niveau de 1994. Ce n’est pas nouveau mais l’affaiblissement des protections du marché européen, l’endettement (flambée  des matières premières en 2007 et du prix du foncier), la dérégulation des marchés mondiaux et les conditions déséquilibrées de production (coût de la main d’œuvre ou règlementation des produits), ont des conséquences toujours plus désastreuses.

Luttant face à la grande distribution, face à une offre surabondante et une demande atone (notamment à l’export), éprouvés par la demande de remboursement par Bruxelles des aides accordées pendant 10 ans, les producteurs de fruits et légumes français sont hélas parmi les plus fragilisés (entre 20 et 30% des exploitations risquent le dépôt de bilan et le prix des produits a chuté de 23% en un an).

Les Bouches-du-Rhône sont les premiers producteurs français de fruits et légumes de notre pays.

Pour à peine 8 productions, leurs pertes s’élevaient cet été à plus de 85 millions d’euros, et le président de la FDSEA est allé jusqu’à annoncer l’état de cessation de paiement de «la ferme Bouches du Rhône».

Les mesures annoncées par le gouvernement ne constituent qu’un simple répit et ne permettent en aucun cas de répondre aux problèmes de fond des producteurs.

Outre une motion exprimant le soutien total et unanime des élus du Conseil général des Bouches-du-Rhône à nos agriculteurs, je suis heureux d’avoir fait voter aujourd’hui une enveloppe de 500 000 euros en aide d’urgence.

Abondant une intervention de l’État dont nous attendons toujours les détails, elle permettra de donner un peu d’oxygène aux agriculteurs les plus éprouvés. Mais c’est en la replaçant au sein de la politique générale agricole que nous conduisons qu’elle prend tout son sens.

Présent sur le terrain, actif, à l’écoute, le Département s’est clairement imposé comme un partenaire  privilégié des agriculteurs. Les enjeux de l’agriculture sont immenses : économiques bien sûr, mais aussi en terme d’aménagement du territoire, de culture, de tourisme et de santé publique.

Dès lors que les textes nous le permettent, nous intervenons, pour la promotion des produits, la préservation de l’espace agricole, notamment en milieu péri urbain, la recherche de débouchés inédits (comme les collèges) et l’anticipation des nouveaux modes de consommation (circuits courts, certification, production locale).

Je suis persuadé que nous allons dans le bon sens et que ces priorités sont autant d’enjeux pour l’avenir de notre agriculture. Les élus concernés, que je remercie pour leur implication, feront des propositions de soutien des producteurs, en réponse à la crise actuelle mais aussi à moyen et long terme. Et une conférence agricole sera organisée à l’Hôtel du département avant la fin de l’année, avec l’ensemble de la profession.

Mais nous n’y arriverons pas seuls.

Il faut, et nous les attendons tous, agriculteurs comme élus locaux, des décisions courageuses, offensives et ambitieuses du Gouvernement.

Car, voyez-vous, il convient de lutter contre les incohérences de la règlementation, il faut travailler au regroupement des producteurs, il faut promouvoir la certification des produits, il faut garantir un minimum de stabilité aux revenus des agriculteurs, il faut dynamiser les débouchés, en encourageant, par exemple, des partenariats innovants entre l’agriculture et l’industrie.

Autant de pistes à creuser sérieusement et rapidement. Mais, pour l’heure, en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs qui protègent l’environnement et la santé de nos concitoyens !