Archive pour la catégorie ‘International’

Marseille-Provence 2013 : mes engagements seront tenus.

Lundi 7 juin 2010


Culture : le CG13 investit pour Marseille Provence 2013

Chers amis,

Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.

Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).

Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.

Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.

Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.

Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.

Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.

Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.

Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de  contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.

Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec  2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.

Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.

Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.

Au  plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.

Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce  qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.

J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.

Marseille : Forum mondial de l’eau

Vendredi 4 juin 2010

Chers amis,

L’initiative d’organiser à Marseille en 2012 le 6e Forum Mondial de l’eau a trouvé naturellement mon appui et, dès la première heure, le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône. En effet, au-delà de l’événement international, bénéfique pour la ville que nous aimons, la question politique est déjà brûlante.

Si le développement économique est au cœur de nos préoccupations, il doit s’accompagner d’un souci constant de préservation d’un environnement très précieux, mais aussi très fragile. Ce n’est d’ailleurs pas incompatible, à condition de raisonner à long terme. Le déclin de la biodiversité signifie perte de substances utiles, de ressources génétiques, de médicaments potentiels.

En 50 ans, la consommation de l’eau a été multipliée par trois, provoquant la réduction en quantité et en qualité des flux d’eau et l’amoindrissement de nombre d’écosystèmes terrestres, aquatiques et côtiers.

Chacun sait que si rien n’est fait, dans 20 ans seulement, 40% de la population mondiale n’aura pas accès à une eau propre et à l’horizon de la fin du siècle, entre un et trois milliards de personnes souffriront du manque d’eau sur notre planète. Dans les pays riches, le manque d’eau implique réduction de la qualité de vie et la perte de compétitivité. Et dans les pays pauvres, famine et conflits.

Nous devons progresser, ensemble. Chacun de nous, à son échelle, doit contribuer à la redéfinition d’un modèle économique, dont la crise récente, violente, a mis en lumière la nécessité absolue. Un modèle économique fondé sur la mesure et l’équilibre, de nouveaux modes de production, de consommation et d’échanges. Un modèle économique qui doit systématiquement offrir une évaluation fiable et quasi immédiate des impacts de ces politiques, afin d’assurer la préservation des ressources naturelles.

A ce titre j’ai eu hier matin en prononçant mon discours au Palais du Pharo, une pensée émue pour Mme Danielle Mitterrand qui depuis plus de 20 ans œuvre avec sa Fondation France Libertés à « construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre », notamment dans le domaine de l’eau avec beaucoup d’actions de proximité. Dans mon approche de la politique, je garde à l’esprit parmi d’autres, son modèle, cette capacité d’action puissante et déterminée au service d’un mieux vivre pour tous sur notre planète.

Coopération métropolitaine : une volonté commune, une ambition d’avenir partagée

Jeudi 20 mai 2010


Intercommunalités : vers un avenir commun

Chers amis,

Avec l’ensemble des présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône nous avons eu cet après-midi une séance de travail à l’Hôtel du Département destinée à poser les bases du développement de la coopération métropolitaine.

Je ne vais pas ici revenir sur le projet de loi de réforme territoriale qui va être soumis à l’appréciation des parlementaires. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire mon avis, et mes désaccords.

Je n’entends pas non plus insister sur les inquiétudes qui se sont manifestées après la suppression de la taxe professionnelle, suivie aujourd’hui par l’annonce d’un gel, ou d’une diminution des crédits de l’Etat.

Toutefois, nul n’ignore ce contexte et je pense que l’initiative que nous avons prise, au travers de cette discussion autour de la coopération métropolitaine est une façon novatrice de répondre à la crise.

Pour nous, il n’est pas question de commencer notre travail en traçant un périmètre. C’est certainement la plus mauvaise façon de traiter un dossier complexe, qui exige de l’intelligence, de la prudence et de la patience.

Au terme de périmètre, je préfère celui de projets. C’est la seule façon de rechercher une nécessaire solidarité entre les territoires dans le respect de l’identité et de la culture de chacun. L’heure n’est plus à l’égoïsme, l’isolement et le repli sur soi ne peuvent être des solutions d’avenir.

Pour vous donner un exemple de la méthode que nous privilégions, c’est la création du syndicat mixte des transports qui doit servir de base à notre travail. Cette approche nous permettra également de dépasser les clivages politiques, tout en associant le monde économique à notre démarche.

C’est la meilleure des manières d’apporter des réponses novatrices, de proximité, aux attentes de nos concitoyens.

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coopération métropilitaineA l’issue de cette rencontre un communiqué commun a été présenté à la presse :

Coopération métropolitaine : Une volonté commune, une ambition d’avenir partagée

La réforme territoriale contestée qui va être débattue au Parlement dessine les contours d’une nouvelle organisation pour nos territoires. Dans ce contexte, nous avons décidé d’initier une coopération sur la base de la responsabilité collective et de la confiance mutuelle.

Nous savons que l’isolement et le repli sur soi sont des solutions à courte vue. Nous refusons également de réduire la question métropolitaine à un enjeu politicien.

Si Marseille doit être confortée dans son rôle de capitale euroméditerranéenne, nous affirmons que le développement d’une coopération métropolitaine, respectueuse des territoires et des communes, ne peut pas passer par la création autoritaire d’une superstructure aux pouvoirs exorbitants.

C’est pour cela que les présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône, et le président du Conseil général, entendent fédérer compétences et énergies, mutualiser savoirs et savoir faire et regrouper des moyens pour traiter des dossiers structurants.

Nous avons su le faire en créant le syndicat mixte des transports, ou bien en participant, ensemble, au projet de Marseille – Provence, capitale européenne de la culture.

Continuons, dans le cadre du volontariat, en prenant en compte les identités et la culture qui font la richesse de nos territoires, en privilégiant la recherche constante de l’efficacité au service de l’intérêt public. Ainsi, nous posons les bases d’une aire métropolitaine multipolaire de projets.

C’est notre volonté commune, c’est l’ambition que nous partageons !

L’économie et le tourisme, l’université et la recherche, l’aménagement du territoire, le logement, l’agriculture, le cadre de vie et les espaces naturels, la culture, le sport et les loisirs : ce sont les thèmes sur lesquels nous travaillons. Ils sont au cœur des projets qui nous aiderons à initier cette coopération métropolitaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens.

Cette coopération se construira en partageant une même ambition, dans le respect de chacun, au profit de tous.

Pour aboutir à ce projet concerté, et surtout partagé, il est important de mettre en place une gouvernance plurielle, qui rassemblera les exécutifs et les forces vives du département, organisée autour d’une conférence des exécutifs à présidence tournante.

Ainsi, avec pragmatisme et réalisme, nous concrétiserons une volonté commune, garante du respect de nos territoires, de nos concitoyens, pour réaliser dans le cadre d’une ambition partagée des projets d’avenir.

Journée nationale du souvenir : la déportation homosexuelle enfin reconnue

Samedi 24 avril 2010

Chers amis,

A Marseille demain matin, à l’occasion des cérémonies du souvenir des victimes et des héros de la déportation marquant le 65e anniversaire de la libération des camps nazis, les associations homosexuelles seront enfin associées officiellement au recueillement collectif.

Cette journée commémorative rappelle à tous la souffrance de celles et ceux qui furent déportés dans les camps, condamnés à l’humiliation et promis le plus souvent à une mort certaine, planifiée.

Elle nous rassemble contre l’oubli pour réaffirmer la volonté des peuples à combattre, sans relâche, toutes les résurgences d’une idéologie qui, dans notre histoire récente, plongeait la France et l’Europe dans l’horreur et le reniement absolu des valeurs républicaines et humanistes.

Refuser l’oubli c’est ouvrir les yeux de la jeunesse, ne pas perdre de vue qu’aujourd’hui encore, dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants souffrent et meurent du fait de leur origine, de leur religion, de leurs orientations sexuelles ou politiques.

Jusqu’à présent, à Marseille notamment, les associations homosexuelles n’étaient pas associées à la cérémonie officielle. Elles étaient assignées au dépôt d’une gerbe spécifique, seulement après le départ des officiels.

Je me réjouis de cette évolution car, bien plus qu’une question de protocole, il s’agit-là de la reconnaissance pleine et entière des milliers d’homosexuel(le)s déporté(e)s au seul prétexte de leur sexualité par la barbarie nazie.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’associe pleinement à cette commémoration et remercie le Mémorial de la Déportation homosexuelle et la Mémoire des sexualités Marseille d’avoir accepté que le Département leur offre cette année la gerbe de fleurs qu’ils déposeront demain matin.

Haïti : « aider la population, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs pompiers ont su le faire »

Lundi 8 février 2010

jng sdis 13Chers amis,

J’ai tenu à recevoir ce matin à l’Hôtel du Département, les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône de retour de mission à Haïti. Ces deux détachements du SDIS 13, composés d’équipes médicales, de logisticiens et d’experts en sauvetage-déblaiement se sont rendus en Haïti afin de renforcer les structures locales encore fonctionnelles, d’armer des équipes médicales mobiles et d’effectuer des expertises techniques et des reconnaissances des différents chantiers de déblaiement.

Il n’est pas utile, je pense, d’ajouter des commentaires face au drame qui a frappé Haïti. L’élan de solidarité qui s’est manifesté au lendemain de cette catastrophe, qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et broyé bien des destins sur cette île qui connaissait déjà bien des difficultés, ne doit pas rester sans lendemain.

Le SDIS des Bouches du Rhône a figuré au premier rang des secours qui ont été mobilisés en faveur d’une population victime d’un cruel destin. Une unité de sapeurs pompiers, associée à une unité des marins pompiers de Marseille est intervenue très rapidement sur les lieux du drame. Cette mobilisation rapide, efficace et généreuse a été renforcée par la mobilisation d’une deuxième équipe de 5 personnes qui fait partie d’un détachement de spécialistes de notre zone de défense.

Comme je l’indiquais aux conseillers généraux, le 29 janvier dernier en séance plénière, le travail de ces équipes s’inscrit dans un schéma d’aide humanitaire cohérent et responsable.

Aujourd’hui, l’action du SDIS et les projets d’aide du Conseil général sont conçus logiquement dans les scénarios de la post-urgence et ont pour objectif de s’intégrer dans la perspective d’une reconstruction qui s’annonce longue et coûteuse.

Les services du Conseil général qui se retrouvent en première ligne dans ces circonstances tragiques vont examiner, avec les Organisations Non – Gouvernementales qui interviennent en Haïti quelles sont les opérations que nous pouvons encourager et mener à bien. Nous ne pourrons pas tout faire. Mais en revanche, nous veillerons avec attention à ce que l’émotion des habitants de notre département trouve des prolongements concrets. J’accorde une importance toute particulière à ce travail partenarial, qui doit permettre d’éviter la dispersion des énergies et des bonnes volontés.

L’enveloppe de 150.000 euros que je proposerai de débloquer lors de notre prochaine séance budgétaire, fin mars, doit permettre de porter un projet précis, dont nous pourrions suivre la réalisation.

A l’occasion de cette catastrophe, les médias ont placé leurs projecteurs sur la difficile question de l’adoption et des orphelinats. Lire le reste de cet article »

« J’apporte mon soutien aux haïtiens et à la communauté haïtienne de Marseille »

Jeudi 14 janvier 2010

Chers amis,

Au lendemain du drame qui s’est abattu sur Haïti, je tiens à exprimer ma vive émotion.

L’ampleur du séisme qui a surpris les habitants de la périphérie de Port au Prince, doublé de répliques conséquentes, est une véritable catastrophe pour les populations parmi lesquelles, semble-t-il, le nombre de victimes s’annonce élevé.

Dans le cadre d’une aide d’urgence, un avion transportant sauveteurs et aide humanitaire est parti hier de Marseille.

De plus, une unité du SDIS 13 composée d’une quinzaine de personnes est partie aujourd’hui de la base aérienne d’Istres avec une unité du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille. Leur mission, d’une durée de de 15 jours, permettra la mise en place d’unités médicales mobiles.

Je m’associe pleinement à l’émotion ressentie par la population haïtienne, les Français vivant à Haïti, mais aussi par la communauté haïtienne de Marseille, Je les assure de mon entière solidarité dans cette cruelle épreuve.

Voeux à la presse : l’exercice de proximité et de vérité

Samedi 9 janvier 2010

Chers amis,

J’ai reçu, hier, les journalistes qui couvrent, tout au long de l’année, l’actualité des Bouches-du-Rhône dans vos quotidiens, à la radio, à la télé et sur Internet à l’Hôtel du Département pour les traditionnels vœux à la Presse.

La relecture de l’année 2009 ne manquait pas de sujets et les perspectives 2010, plus encore. C’est le moins que l’on puisse dire : réforme des collectivités territoriales, préparation de Marseille-Provence 2013, syndicat mixte des transports départementaux, débat sur l’identité nationale, grippe H1N1 et, bien sûr, les élections régionales.

Élections régionales

Michel Vauzelle est un homme fort qui a une vision internationale pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il garde toujours le cap de ses choix et convictions. Il sait convaincre. C’est l’homme de la situation pour la Région. Il a la trempe, le moral, l’énergie pour défendre et développer notre Région. Je le soutiens. Pas une ville ou village des Bouches-du-Rhône ne sera oublié de mes visites de campagne !

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Je savais que l’un des sujets, lié à l’actualité des mois de novembre et décembre, tournerait autour des instructions judiciaires qui ont fait les manchettes. Je n’avais pas l’intention d’éluder, encore moins de botter en touche. L’ensemble de la presse locale était présente, occasion idéale pour dire et faire savoir sereinement mon point de vue.  J’y reviendrai.

Mon propos liminaire, au-delà de l’admiration que je porte aux journalistes qui, au péril de leur vie, nous informent coûte que coûte, dans une accélération à peine croyable de l’information, était articulé autour de la réforme des collectivités territoriales, qui va profondément réorganiser notre pays. Un vrai sujet. D’une importance et d’une portée gigantesque, dont vous devez être conscients car il va changer nos vies, si d’aventure elle est menée à terme : investissements économiques, solidarités, transports, gouvernance de proximité, financement des associations, santé, éducation…

Réforme territoriale

Or, lorsqu’en 2004, en réorganisant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, l’Etat s’est désengagé de dépenses publiques inhérentes aux services utiles à la population, le département a pris en charge nombre des responsabilités de l’Etat comme le RMI devenu RSA (Revenu de solidarité active), l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), la PCH (Prestation de compensation du handicap), la gestion des agents des collèges (ATC), les agents des routes provenant de la DDE, la protection du patrimoine et la gestion des monuments historiques…

Alors,  lorsque j’entends l’offensive de l’UMP, voire les propos du président de la République sur « l’explosion » des recrutements dans les collectivités territoriales, alors que la fonction publique d’État serait gérée au cordeau, je suis révulsé parce que ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge.

Le transfert des agents d’État vers la « territoriale » nous a été imposé. Dans l’intérêt bien compris de chacun au profit d’une recentralisation parisienne qui n’ose pas dire son nom… En écrivant ces mots je pense à mon père politique, Gaston Defferre, cet homme d’État qui avait su, sans jamais faillir, réformer sans heurts.

Pour l’heure, outre le principe d’autonomie financière inscrit dans la Constitution, la Collectivité s’est vue reconnaître le principe de juste compensation de moyens humains et financiers pour chaque transfert de compétences. Pourtant, aujourd’hui, force est de constater que nous sommes loin du compte.

Suppression de la Taxe Professionnelle

En supprimant la taxe professionnelle, certes contestée, notamment par François Mitterrand dont je salue la mémoire, mais néanmoins bien utile, le gouvernement vient de supprimer le plus important des 4 impôts locaux directs qui assurait près de la moitié des ressources fiscales des structures territoriales.

Pour notre collectivité départementale, la taxe professionnelle représentait 282 millions d’euros de recettes, soit 42% du produit fiscal dont nous allons devoir nous passer. Dorénavant, il faudra composer avec la Contribution Économique Territoriale dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne compensera pas dans sa totalité la TP, complétée de dotations d’Etat, soit des finances non pérennes, dont on ne connaît pas les modalités de distribution. C’est de la grande improvisation !

Il va de soi que le Conseil général 13 trouvera les solutions financières opportunes pour répondre à l’enjeu. Mais, par mesure de prudence, j’ai  fait le choix de reporter le vote de notre budget primitif au printemps prochain, fin mars.

Face à une situation économique qui pourrait nous offrir une reprise sans emploi, le contexte financier dans lequel nous travaillons est tendu et plus que jamais, nous devons veiller à défendre les politiques volontaristes qui renforcent les solidarités territoriales et la cohésion sociale. C’est-là, pour moi, un point fondamental.

Je ne vois pas très bien comment nous pourrions continuer à être dynamique dans nos politiques d’investissement, celles qui créent la richesse, par conséquent l’emploi, si le Conseil général des Bouches-du-Rhône, 1er Département de France en termes d’investissement, était dépourvu de ses marges de manœuvres financières…  Car, se faisant, il crée ou sauvegarde (en période de crise) plus de 10.000 emplois.

2010 est donc l’année aux multiples inconnues tandis que nombre d’enjeux capitaux vont se jouer et il convient, dans l’intérêt général des populations, de continuer à répondre à la demande d’un mieux vivre des citoyens. Je m’y engage.

Liberté de la presse, traitement de l’information et enquêtes judiciaires

Après mon propos sur l’avenir incertain des collectivités territoriales, la première question qui me fut posée porta sur l’actualité judiciaire. Loin, bien loin de l’enjeu, pourtant majeur et pourtant trop brièvement traité de l’avenir du pays vu par le Président du deuxième Département de France.

Le spécialiste juridique de La Provence, Denis Trossero, se lève et pose sa question. Au fond j’avais hâte de pouvoir, enfin, m’exprimer.

S’il peut m’arriver de ne pas toujours partager pleinement ce que je lis ou entends, je respecte profondément la liberté d’analyse de celle ou celui qui écrit ou bien commente. Pour autant, j’aimerais ne lire que la vérité qui ne saurait s’accommoder d’insinuations ou d’interprétations et je m’attacherai, en collaboration avec l’Institution Judiciaire, à ce qu’elle puisse s’exprimer ou être rétablie quand elle a été et quand elle sera travestie.

Viscéralement, je rejette les clichés, les amalgames, les images et les références blessantes dont je devine qu’elles s’inscrivent dans une campagne de discrédit politique.

Je suis serein mais aussi blessé, notamment par le titre d’un grand journal du soir mettant injustement en cause le Conseil général des Bouches-du-Rhône que je sers et préside depuis onze années, alors même que la Chambre régionale des Comptes a récemment salué la qualité et la rigueur du travail accompli par l’Institution au service des citoyens.

C’est assurément, dans la curée, l’article qui m’a le plus blessé. Non pour moi, mais pour les 7000 agents du Conseil général qui font un travail formidable : les assistantes sociales, les sapeurs pompiers, les cantinières des collèges, les personnels des routes, de l’environnement, de la culture, de la jeunesse, de la santé, de l’économie, des sports…

Comment être au plus juste pour dire ma vérité ? La surprise a été, fait rare, de me voir applaudir par un auditoire journalistique à la fin de mon propos. Ce moment, bref et inattendu, a été un beau cadeau d’Épiphanie.

Marseille-Provence 2013 – La culture

Me voilà à ma table, sans avoir le temps d’avaler quoi que ce soit, les journalistes me bombardent de questions, dans une ambiance affable.

Premier sujet : Marseille-Provence 2013, la gouvernance, Bernard Latarjet mis à mal, une fois de plus…

Je suis clair et ferme. Pas question de voir ce magnifique projet abandonné aux calculs des uns et des autres. Je maintiens, persiste et confirme l’engagement du Cg 13 quant à sa participation financière dans le fonctionnement général de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture, à hauteur de 12.5% (hors investissement).

Ce qui signifie qu’en période de crise, cela est un effort public considérable, dû à notre saine gestion des finances publiques. Mais aussi, in petto, que j’en attends un retour sur investissement avec un facteur multiplicatif d’au-moins trois voire quatre. Pour Marseille, les Bouches-du-Rhône et la Région, cette aubaine ne se présente qu’une fois par siècle, et encore. Avec des milliers d’emplois à la clef. Nonobstant une activité économique décuplée, je suis un pragmatique…

Je sais bien que le nœud de ce dossier est une question de gouvernance. J’appuie ma réponse : « je fais totalement confiance à Bernard Latarjet », le patron du projet, celui du succès des 10 millions de visiteurs à Lille, capitale européenne de la culture en 2004. L’ingénieur agronome et du génie rural qui a basculé dans la culture avec le succès que l’on sait. La Villette, une ombre parisienne devenue un centre culturel mondial… J’ai du mal à comprendre les calculs et complots contre lui.

Enfin, j’ insiste sur le fait que cet investissement ne sera pas imputé au budget traditionnel de la culture du Conseil général qui sera reconduit à l’identique en 2010.

Identité nationale, Burqa et valeurs républicaines

Et puis voilà que, naturellement, le débat sur l’identité nationale vient à m’être posé. Rien que de très normal.

Plus encore, l’élu marseillais du quartier du Panier que je suis, celui de toutes les rencontres « primo-initiales » d’intégration comme les sociologues le qualifient est un interlocuteur émérite en l’occurrence. Là aussi, un vrai bonheur que de pouvoir répondre sans langue de bois.

Oui à un débat, je ne crois pas un seul instant qu’il faille faire passer, par pertes et profits, cet échange nécessaire pour le républicain que je suis. Le faire serait simplement affaiblir notre démocratie et notre République alors que le sujet se pose à nombre d’entre-nous.

Encore faut-il qu’il soit maîtrisé, et dont on comprenne les définitions et les objectifs.

Si j’abjure la burqa, une honte à la femme, est-ce pour autant une réponse définitive au vrai sujet ? Cette absolue négation de la liberté de la femme, je ne crois pas un seul instant qu’une loi puisse régler notre réponse républicaine. Il y a là, me semble-t-il, un enfumage très électoraliste et dans lequel je me garderai bien de rentrer.

Reste que la commission parlementaire doit éclairer notre échange. Encore faut-il que ledit débat, engagé dans une période peu propice à l’échange citoyen, soit maîtrisé et soit à même de renforcer nos valeurs républicaines. Sinon à quoi sert-il?

Voilà, chers amis internautes, ce que je souhaitais vous dire en ce début d’année. Occasion idéale pour vous souhaiter à nouveau une excellente année 2010.

Jean-Noël Guérini sur Facebook

Lundi 7 décembre 2009

jngpagepolitiquefacebookCher amis internautes,

Le profil Facebook de Jean-Noël Guérini a atteint le seuil maximal des 5000 amis autorisé par ce réseau social.

Désormais, venez le rejoindre, le soutenir et suivre son actualité sur sa page politique.

Un grand merci à vous tous !

Avenir du centre-ville de Marseille : « Nous avons une obligation de réussite ! »

Vendredi 18 septembre 2009

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Jean-Noël Guérini a tenu aujourd’hui une conférence de presse commune avec le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pour tracer les grandes lignes de l’avenir du centre ville de Marseille à la veille des grandes échéances qui attendent la Cité phocéenne.

« Ce rendez-vous s’inscrit naturellement dans le cadre de l’exercice de nos responsabilités et des relations de travail normales entre responsables de collectivités » précise-t-il en ajoutant que le contexte économique s’y prête plus que jamais, « face à une récession durable, qui se traduit par une poussée inquiétante du chômage, le Conseil général, dans une unanimité que je me plais toujours à rappeler, a décidé d’investir 500 millions d’euros pour soutenir des nouveaux projets contribuant au soutien de notre économie et au rayonnement de Marseille et des Bouches-du-Rhône.« 

C’est pourquoi « cette conférence de presse nous permet de faire le point sur l’avancement des projets qui sont portés par ce plan quinquennal, qui mobilise 250 millions d’euros pour la Communauté Urbaine, principalement dans le domaine de l’aménagement urbain, du cadre de vie et des transports. »

Car, « dans le cadre de la mise en œuvre de ces projets, qu’ils soient structurants ou bien qu’ils touchent à la vie quotidienne de tous les habitants, le Conseil général ne se contente pas d’être un simple financeur. Il est également co-producteur de projets. » indique-t-il.

Jean-Noël Guérini affirme ainsi la clarté du plan quinquennal départemental, « celui de soutenir l’emploi, tout en amortissant la crise. Il est aussi un outil supplémentaire au service d’une ambition que j’ai toujours affirmée: faire que Marseille, pour laquelle nous partageons la même passion, soit toujours plus attractive. »

« A l’image de ce qui se passe dans de grandes capitales européennes, j’ai souhaité que nos investissements, nos initiatives et nos projets favorisent et accélèrent les changements dans l’hyper centre de Marseille » et, s’il reconnaît « un gros retard à combler », « le projet de semi piétonnisation du Vieux-Port est un des instruments qui permettra de renforcer cette attractivité. Il renforcera le rayonnement d’une cité qui a une carte à jouer dans le secteur du tourisme, de l’économie des loisirs et il doit être le symbole d’un nouveau rapport à la cité, un geste emblématique, porteur de sens. » Lire le reste de cet article »

Feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône : bilan d’étape 2009

Vendredi 4 septembre 2009

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Chers amis,

Tout au long de l’été, l’actualité nous a rappelé combien les feux de forêts pouvaient être dévastateurs. C’est pourquoi il me paraissait important d’établir, aujourd’hui même, un bilan d’étape avec nos sapeurs-pompiers. Car chacun garde en mémoire le feu qui a ravagé plus de 1000 hectares autour de la Gineste, à la suite d’une imprudence inqualifiable de l’armée. En Corse, au Portugal, en Espagne, en Grèce… ce sont des milliers d’hectares de végétation qui cette année encore sont partis en fumée.

Des soldats du feu ont également, une fois encore, payé de leur vie le combat souvent inégal face à des murs de flammes, et il y a quelques jours, dans l’immense incendie de Californie, 2 pompiers américains ont trouvé la mort. Je rappelle ce fait car je sais combien ce drame a touché les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône étant donné les liens tissés avec leurs collègues d’outre-Atlantique, notamment avec l’US Forest Service dont l’une des missions est la lutte contre les feux de forêts. J’ai d’ailleurs pu saluer en décembre dernier, à l’occasion de la Sainte-Barbe, la délégation américaine venue se mesurer à ses homologues du SDIS 13 sur le simulateur des feux de forêts.

L’an dernier, à la même époque, j’avais rappelé que notre département était, avec le Var et la Corse, celui qui, tous les ans, est le plus sujet aux risques feux de forêts. Cette année encore, une sécheresse persistante, des journées avec des risques météo très sévères, ont transformé nos massifs forestiers en véritables poudrières.

Pourtant, si l’on s’en tient au simple bilan chiffré, on note que sur les 1200 hectares de forêts partis en fumées dans notre département, plus de 1000 hectares concernent le seul feu de Marseille. Hors Marseille il n’y a donc à cette heure que 170 hectares qui ont été dévastés. Et je croise les doigts pour que ce bilan ne s’aggrave pas.

S’agissant du feu de Marseille, je connais et j’admire le rôle essentiel joué par les sapeurs-pompiers et, notamment, par ceux des Bouches-du-Rhône. Malgré d’importants départs de feu qui se sont succédé tout au long de cette journée du 22 juillet, ils ont pu mettre à disposition du bataillon des marins-pompiers, au plus fort du sinistre, 28 engins et 140 sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône sur un total engagé de 470 pompiers.

S’il faut toujours être modeste en matière de bilan feux de forêts, la saison n’étant toujours pas terminée, je souhaite dire d’ores et déjà qu’un bilan de 170 hectares est acceptable eu égard à certaines saisons.

Chaque jour, depuis le début de l’été, ce sont entre 15 et 25 groupes d’interventions feux de forêts qui sont pré-positionnés dans des endroits stratégiques des massifs forestiers. Cela représente entre 75 à 125 engins et entre 300 et 450 hommes et femmes, qui sont, pour la plupart, sapeurs-pompiers volontaires ou sapeurs-pompiers professionnels, le plus souvent en position de volontaires.

Au moment où je vous parle, en chiffre cumulé, plus de 1200 groupes d’intervention ont été armés dans les Bouches-du-Rhône… Il s’agit là, sur une aussi large période et sur l’ensemble de la façade méditerranéenne, de la plus forte mobilisation de combattants du feu. Lire le reste de cet article »