Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Marseille-Provence 2013 : mes engagements seront tenus.

Lundi 7 juin 2010


Culture : le CG13 investit pour Marseille Provence 2013

Chers amis,

Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.

Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).

Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.

Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.

Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.

Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.

Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.

Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.

Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de  contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.

Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec  2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.

Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.

Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.

Au  plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.

Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce  qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.

J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.

Avec Laurent Fabius, une journée de mobilisation contre la « régression » territoriale

Vendredi 28 mai 2010



Chers amis,

Hier, les Français ont exprimé leurs inquiétudes sur les retraites, notamment à Marseille où la mobilisation a été forte. Alors que le chômage, la santé, l’éducation et la sécurité sont pour nos concitoyens des sujets prioritaires, pourquoi choisir d’aborder la réforme territoriale ?

C’est très simple : nous le faisons parce qu’il s’agit d’une même cause, du même sujet, d’un même combat. Quand nous nous mobilisons contre des textes rétrogrades, nous le faisons parce que les collectivités territoriales agissent dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas d’un côté, ce qui se passe dans les départements, les mairies ou les régions, et de l’autre, la politique nationale.

Dans ce combat, j’ai souhaité inviter Laurent Fabius à venir passer une journée dans les Bouches-du-Rhône. une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges. Depuis des mois, à l’Assemblée, sur le terrain et dans les médias Laurent a été un intervenant essentiel. Il a pris une part déterminante, en homme d’État qu’il est, pour mesurer avec finesse et précision, les dangers de ce mauvais projet de loi.

Comme lui, je pense qu’il ne s’agit pas d’une réforme, mais d’une régression dangereuse. Et, si d’aventure les projets du gouvernement n’étaient pas amendés, nous assisterions à un grand bon en arrière pour nos territoires, un grand bon en arrière pour les services publics de proximité. Ne tournons pas le dos à l’histoire ! Ne signons pas l’arrêt de mort de la décentralisation chère à Gaston Defferre !

C’est pourquoi j’ai souhaité organiser, hier matin, une rencontre avec les acteurs culturels du département à la Friche de la Belle de Mai afin de débattre ensemble des conséquence de cette « régression » sur le financement des associations culturelles, sur celui de la création artistique aussi. Car, faute de moyens, d’ambition, le pays va perdre son identité culturelle. Cette réforme va briser net 25 ans de travail et de prise de conscience.

Dans un deuxième temps, nous nous sommes rendu à la Mini-Halte Vallier pour une rencontre avec le personnel et aborder les conséquences de la réforme Morano sur les services publics de la petite enfance. A la suite de quoi nous avons dialogué avec les employés de La Poste du 8e arrondissement de Marseille. Là aussi, un service public gravement menacé…

Plus tard, à Miramas, c’est avec plaisir que nous avons rencontré les militants PS de la ville autour d’un pot de l’amitié, avant de conclure la journée à Salon-de-Provence par un grand débat avec les élus locaux des Bouches-du-Rhône sur la réforme territoriale elle-même.

Il en ressort que cette recentralisation s’accompagne du gel des dotations et de l’étranglement financier des collectivités à travers la suppression de la Taxe professionnelle. Or, ce sont elles qui assurent plus de 70% de l’investissement public. C’est donc la fin d’un certain modèle de démocratie locale qui organisait une relation privilégiée entre les élus et les citoyens.

Par ailleurs, ce texte prépare l’émergence de nouvelles inégalités fiscales qui risquent, demain, de peser sur les ménages. Enfin, loin d’une simplification supposée du « mille-feuille », le projet de loi le rend encore plus illisible et plus complexe.

Une journée riche de rencontres, de débats, d’échanges disais-je. Une journée de mobilisation bien nécessaire !

Coopération métropolitaine : une volonté commune, une ambition d’avenir partagée

Jeudi 20 mai 2010


Intercommunalités : vers un avenir commun

Chers amis,

Avec l’ensemble des présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône nous avons eu cet après-midi une séance de travail à l’Hôtel du Département destinée à poser les bases du développement de la coopération métropolitaine.

Je ne vais pas ici revenir sur le projet de loi de réforme territoriale qui va être soumis à l’appréciation des parlementaires. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire mon avis, et mes désaccords.

Je n’entends pas non plus insister sur les inquiétudes qui se sont manifestées après la suppression de la taxe professionnelle, suivie aujourd’hui par l’annonce d’un gel, ou d’une diminution des crédits de l’Etat.

Toutefois, nul n’ignore ce contexte et je pense que l’initiative que nous avons prise, au travers de cette discussion autour de la coopération métropolitaine est une façon novatrice de répondre à la crise.

Pour nous, il n’est pas question de commencer notre travail en traçant un périmètre. C’est certainement la plus mauvaise façon de traiter un dossier complexe, qui exige de l’intelligence, de la prudence et de la patience.

Au terme de périmètre, je préfère celui de projets. C’est la seule façon de rechercher une nécessaire solidarité entre les territoires dans le respect de l’identité et de la culture de chacun. L’heure n’est plus à l’égoïsme, l’isolement et le repli sur soi ne peuvent être des solutions d’avenir.

Pour vous donner un exemple de la méthode que nous privilégions, c’est la création du syndicat mixte des transports qui doit servir de base à notre travail. Cette approche nous permettra également de dépasser les clivages politiques, tout en associant le monde économique à notre démarche.

C’est la meilleure des manières d’apporter des réponses novatrices, de proximité, aux attentes de nos concitoyens.

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coopération métropilitaineA l’issue de cette rencontre un communiqué commun a été présenté à la presse :

Coopération métropolitaine : Une volonté commune, une ambition d’avenir partagée

La réforme territoriale contestée qui va être débattue au Parlement dessine les contours d’une nouvelle organisation pour nos territoires. Dans ce contexte, nous avons décidé d’initier une coopération sur la base de la responsabilité collective et de la confiance mutuelle.

Nous savons que l’isolement et le repli sur soi sont des solutions à courte vue. Nous refusons également de réduire la question métropolitaine à un enjeu politicien.

Si Marseille doit être confortée dans son rôle de capitale euroméditerranéenne, nous affirmons que le développement d’une coopération métropolitaine, respectueuse des territoires et des communes, ne peut pas passer par la création autoritaire d’une superstructure aux pouvoirs exorbitants.

C’est pour cela que les présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône, et le président du Conseil général, entendent fédérer compétences et énergies, mutualiser savoirs et savoir faire et regrouper des moyens pour traiter des dossiers structurants.

Nous avons su le faire en créant le syndicat mixte des transports, ou bien en participant, ensemble, au projet de Marseille – Provence, capitale européenne de la culture.

Continuons, dans le cadre du volontariat, en prenant en compte les identités et la culture qui font la richesse de nos territoires, en privilégiant la recherche constante de l’efficacité au service de l’intérêt public. Ainsi, nous posons les bases d’une aire métropolitaine multipolaire de projets.

C’est notre volonté commune, c’est l’ambition que nous partageons !

L’économie et le tourisme, l’université et la recherche, l’aménagement du territoire, le logement, l’agriculture, le cadre de vie et les espaces naturels, la culture, le sport et les loisirs : ce sont les thèmes sur lesquels nous travaillons. Ils sont au cœur des projets qui nous aiderons à initier cette coopération métropolitaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens.

Cette coopération se construira en partageant une même ambition, dans le respect de chacun, au profit de tous.

Pour aboutir à ce projet concerté, et surtout partagé, il est important de mettre en place une gouvernance plurielle, qui rassemblera les exécutifs et les forces vives du département, organisée autour d’une conférence des exécutifs à présidence tournante.

Ainsi, avec pragmatisme et réalisme, nous concrétiserons une volonté commune, garante du respect de nos territoires, de nos concitoyens, pour réaliser dans le cadre d’une ambition partagée des projets d’avenir.

Le temps, une exigence pour une vraie réforme des retraites

Vendredi 30 avril 2010

Chers amis,

Notre modèle social est fondé sur la solidarité entre les générations, c’est-à-dire et avant tout : la retraite par répartition.

Le gouvernement entend soumettre au parlement un projet de loi de réforme des retraites dès le mois de septembre, tablant sur une concertation «consensuelle» dictée par l’urgence.

Cette urgence me paraît suspecte et je rejoins Martine Aubry lorsqu’elle dit : « nous sommes prêts à travailler, mais pas le couteau sous la gorge ». Il ne faut pas, en effet, faire semblant d’avoir du courage. Les regards du gouvernement se portent, naturellement, sur les actifs qui devraient, pour satisfaire à la situation, cotiser plus longtemps.

Pourtant, le gouvernement pourra-t-il mener cette réforme à son terme en maintenant, sur la question spécifique du financement, la pression sur deux paramètres seulement : l’âge et la durée de cotisation ? Si c’est le cas, alors c’est prendre le risque de ne rien solutionner et d’accroître les inégalités !

De toute évidence, au vue des nombreuses modifications structurelles que devraient apporter cette réforme dans notre société, le gouvernement n’envisage pas une simple promenade de santé.

Les partenaires sociaux ne cachent d’ailleurs pas leurs inquiétudes face au court délai de concertation imparti. Il est à craindre un passage en force à la faveur de l’été.

Le positionnement du parti socialiste s’affiche donc stratégique, il propose, en dehors du cadre de la concertation fixé par le premier ministre, un large projet de société répondant à une « crise de civilisation » par une « offensive de civilisation ». Thème cher au philosophe Edgar Morin.

Il est heureux qu’il refuse de se laisser enfermer dans un calendrier devenu fou et bien inspiré d’attendre que le gouvernement avance ses pions avant d’entrer dans le détail des propositions qu’il présentera aux Français dans le cadre d’une réforme fiscale d’ampleur, dont nous connaissons les grandes lignes : élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, taxation des stock-options et autres rémunérations non assujetties…

Reste que ce débat doit surtout permettre de sortir des réflexes conservateurs, c’est la seule voie possible pour trouver une solution consensuelle à une réforme vitale pour l’avenir du pays.

A ce titre,  la mobilisation de demain, à l’occasion de la fête du travail, ne sera pas neutre. A Marseille comme partout en France.

Journée nationale du souvenir : la déportation homosexuelle enfin reconnue

Samedi 24 avril 2010

Chers amis,

A Marseille demain matin, à l’occasion des cérémonies du souvenir des victimes et des héros de la déportation marquant le 65e anniversaire de la libération des camps nazis, les associations homosexuelles seront enfin associées officiellement au recueillement collectif.

Cette journée commémorative rappelle à tous la souffrance de celles et ceux qui furent déportés dans les camps, condamnés à l’humiliation et promis le plus souvent à une mort certaine, planifiée.

Elle nous rassemble contre l’oubli pour réaffirmer la volonté des peuples à combattre, sans relâche, toutes les résurgences d’une idéologie qui, dans notre histoire récente, plongeait la France et l’Europe dans l’horreur et le reniement absolu des valeurs républicaines et humanistes.

Refuser l’oubli c’est ouvrir les yeux de la jeunesse, ne pas perdre de vue qu’aujourd’hui encore, dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants souffrent et meurent du fait de leur origine, de leur religion, de leurs orientations sexuelles ou politiques.

Jusqu’à présent, à Marseille notamment, les associations homosexuelles n’étaient pas associées à la cérémonie officielle. Elles étaient assignées au dépôt d’une gerbe spécifique, seulement après le départ des officiels.

Je me réjouis de cette évolution car, bien plus qu’une question de protocole, il s’agit-là de la reconnaissance pleine et entière des milliers d’homosexuel(le)s déporté(e)s au seul prétexte de leur sexualité par la barbarie nazie.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’associe pleinement à cette commémoration et remercie le Mémorial de la Déportation homosexuelle et la Mémoire des sexualités Marseille d’avoir accepté que le Département leur offre cette année la gerbe de fleurs qu’ils déposeront demain matin.

Hommage à Jean-Paul Proust

Lundi 12 avril 2010

Chers amis,

J’ai assisté avec émotion, cet après-midi à la Cathédrale de la Major, aux obsèques de Jean-Paul Proust, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des Bouches-du-Rhône de 1997 à 1999.

Je souhaite lui rendre ici un hommage empreint à la fois de respect et d’admiration.

Jean-Paul Proust, avec qui j’ai eu le privilège de travailler, fut un grand serviteur de l’Etat qui aura marqué les Bouches-du-Rhône. Un département auquel il était demeuré attaché.

Son intelligence, son intégrité, son sens du bien public demeureront pour moi un exemple.

A titre personnel, c’est aussi à un ami auquel je rends hommage : un ami droit, sincère et juste.

Joyeux anniversaire Irma Rapuzzi

Lundi 12 avril 2010

Cent ans ! Un âge exceptionnel pour une femme d’exception. Irma Rapuzzi a été et demeure aujourd’hui encore une grande figure de l’histoire marseillaise d’après-guerre.

Résistante, femme politique de convictions, Sénatrice pendant près de trente cinq ans, elle a construit, à ses côtés, le Marseille de Gaston Defferre.

Son exigence dans le travail, son sens des responsabilités ont contribué à reconstruire Marseille après les ravages de la seconde guerre mondiale et fonder les racines d’un dynamisme économique renaissant pendant les trente glorieuses, notamment concernant le port autonome de Marseille.

Soucieuse de justice sociale, moderne, dynamique, entreprenante, elle a su ouvrir la voie de l’engagement politique féminin au plus haut niveau et défendre, inlassablement, les couleurs de Marseille.

C’est avec bonheur que je le lui souhaite un joyeux anniversaire et fais le vœu, devant vous, qu’elle accompagne encore longtemps le parcours des socialistes marseillais et nos victoires à venir.

Etre élu à l’unanimité à la présidence de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est un honneur

Vendredi 5 février 2010



Chers amis,

Ce soir, ce n’est pas sans émotion que j’ai été élu à l’unanimité, par le Conseil fédéral, à la présidence de la Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône. Ce Parti, c’est ma famille.

C’est lui qui m’a porté et accompagné dans mon parcours. Je n’ai pas la mémoire courte et je sais combien je lui suis redevable.

C’est un parti exigeant, celui de « l’éternel débat », celui de l’exercice démocratique permanent, du respect de l’autre et de la parole donnée. C’est aussi celui d’une fraternité sans nulle autre pareille qui sait se retrouver, se réunir et agir ENSEMBLE lorsque l’actualité l’exige. C’est, enfin, l’addition des forces de convictions de tous les adhérents, militants, qui font de la Fédération du PS 13, l’une des plus importantes de France.

Fédération du PS 13
Avant toute chose, je tiens, très sincèrement, à saluer le travail qui a été entrepris au cours de ces derniers mois par l’équipe qui anime notre Fédération. Nous avons trop souvent regretté, dans le passé, l’absence d’initiatives, pour ne pas se féliciter des évolutions qui ont été prises en quelques mois. Ces regrets ne sont plus d’actualité et nous pouvons mesurer, concrètement, les effets de la mobilisation d’une équipe rajeunie. Sous la responsabilité d’Eugène Caselli et de Jean-David Ciot, la Fédération s’est mise en mouvement.

Notre horizon reste le même :  faire avancer nos idées, être présents sur le terrain, être constructifs quand nous nous opposons et audacieux quand nous gérons. Notre feuille de route est marquée de plusieurs dates : Régionales dans quelques jours, puis Cantonales en mars 2011, présidentielles et législatives, et enfin les Municipales de 2014 ! 2014… L’année du grand chambardement territorial. La droite le prépare à coups de projets de loi iniques.

Si nous ne sommes pas capables de corriger le tir en gagnant la présidentielle, ce ne sont pas les petits calculs ou les ambitions personnelles qui nous permettront à ce moment là de nous en sortir. Lire le reste de cet article »

Voeux à la presse : l’exercice de proximité et de vérité

Samedi 9 janvier 2010

Chers amis,

J’ai reçu, hier, les journalistes qui couvrent, tout au long de l’année, l’actualité des Bouches-du-Rhône dans vos quotidiens, à la radio, à la télé et sur Internet à l’Hôtel du Département pour les traditionnels vœux à la Presse.

La relecture de l’année 2009 ne manquait pas de sujets et les perspectives 2010, plus encore. C’est le moins que l’on puisse dire : réforme des collectivités territoriales, préparation de Marseille-Provence 2013, syndicat mixte des transports départementaux, débat sur l’identité nationale, grippe H1N1 et, bien sûr, les élections régionales.

Élections régionales

Michel Vauzelle est un homme fort qui a une vision internationale pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il garde toujours le cap de ses choix et convictions. Il sait convaincre. C’est l’homme de la situation pour la Région. Il a la trempe, le moral, l’énergie pour défendre et développer notre Région. Je le soutiens. Pas une ville ou village des Bouches-du-Rhône ne sera oublié de mes visites de campagne !

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Je savais que l’un des sujets, lié à l’actualité des mois de novembre et décembre, tournerait autour des instructions judiciaires qui ont fait les manchettes. Je n’avais pas l’intention d’éluder, encore moins de botter en touche. L’ensemble de la presse locale était présente, occasion idéale pour dire et faire savoir sereinement mon point de vue.  J’y reviendrai.

Mon propos liminaire, au-delà de l’admiration que je porte aux journalistes qui, au péril de leur vie, nous informent coûte que coûte, dans une accélération à peine croyable de l’information, était articulé autour de la réforme des collectivités territoriales, qui va profondément réorganiser notre pays. Un vrai sujet. D’une importance et d’une portée gigantesque, dont vous devez être conscients car il va changer nos vies, si d’aventure elle est menée à terme : investissements économiques, solidarités, transports, gouvernance de proximité, financement des associations, santé, éducation…

Réforme territoriale

Or, lorsqu’en 2004, en réorganisant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, l’Etat s’est désengagé de dépenses publiques inhérentes aux services utiles à la population, le département a pris en charge nombre des responsabilités de l’Etat comme le RMI devenu RSA (Revenu de solidarité active), l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), la PCH (Prestation de compensation du handicap), la gestion des agents des collèges (ATC), les agents des routes provenant de la DDE, la protection du patrimoine et la gestion des monuments historiques…

Alors,  lorsque j’entends l’offensive de l’UMP, voire les propos du président de la République sur « l’explosion » des recrutements dans les collectivités territoriales, alors que la fonction publique d’État serait gérée au cordeau, je suis révulsé parce que ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge.

Le transfert des agents d’État vers la « territoriale » nous a été imposé. Dans l’intérêt bien compris de chacun au profit d’une recentralisation parisienne qui n’ose pas dire son nom… En écrivant ces mots je pense à mon père politique, Gaston Defferre, cet homme d’État qui avait su, sans jamais faillir, réformer sans heurts.

Pour l’heure, outre le principe d’autonomie financière inscrit dans la Constitution, la Collectivité s’est vue reconnaître le principe de juste compensation de moyens humains et financiers pour chaque transfert de compétences. Pourtant, aujourd’hui, force est de constater que nous sommes loin du compte.

Suppression de la Taxe Professionnelle

En supprimant la taxe professionnelle, certes contestée, notamment par François Mitterrand dont je salue la mémoire, mais néanmoins bien utile, le gouvernement vient de supprimer le plus important des 4 impôts locaux directs qui assurait près de la moitié des ressources fiscales des structures territoriales.

Pour notre collectivité départementale, la taxe professionnelle représentait 282 millions d’euros de recettes, soit 42% du produit fiscal dont nous allons devoir nous passer. Dorénavant, il faudra composer avec la Contribution Économique Territoriale dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne compensera pas dans sa totalité la TP, complétée de dotations d’Etat, soit des finances non pérennes, dont on ne connaît pas les modalités de distribution. C’est de la grande improvisation !

Il va de soi que le Conseil général 13 trouvera les solutions financières opportunes pour répondre à l’enjeu. Mais, par mesure de prudence, j’ai  fait le choix de reporter le vote de notre budget primitif au printemps prochain, fin mars.

Face à une situation économique qui pourrait nous offrir une reprise sans emploi, le contexte financier dans lequel nous travaillons est tendu et plus que jamais, nous devons veiller à défendre les politiques volontaristes qui renforcent les solidarités territoriales et la cohésion sociale. C’est-là, pour moi, un point fondamental.

Je ne vois pas très bien comment nous pourrions continuer à être dynamique dans nos politiques d’investissement, celles qui créent la richesse, par conséquent l’emploi, si le Conseil général des Bouches-du-Rhône, 1er Département de France en termes d’investissement, était dépourvu de ses marges de manœuvres financières…  Car, se faisant, il crée ou sauvegarde (en période de crise) plus de 10.000 emplois.

2010 est donc l’année aux multiples inconnues tandis que nombre d’enjeux capitaux vont se jouer et il convient, dans l’intérêt général des populations, de continuer à répondre à la demande d’un mieux vivre des citoyens. Je m’y engage.

Liberté de la presse, traitement de l’information et enquêtes judiciaires

Après mon propos sur l’avenir incertain des collectivités territoriales, la première question qui me fut posée porta sur l’actualité judiciaire. Loin, bien loin de l’enjeu, pourtant majeur et pourtant trop brièvement traité de l’avenir du pays vu par le Président du deuxième Département de France.

Le spécialiste juridique de La Provence, Denis Trossero, se lève et pose sa question. Au fond j’avais hâte de pouvoir, enfin, m’exprimer.

S’il peut m’arriver de ne pas toujours partager pleinement ce que je lis ou entends, je respecte profondément la liberté d’analyse de celle ou celui qui écrit ou bien commente. Pour autant, j’aimerais ne lire que la vérité qui ne saurait s’accommoder d’insinuations ou d’interprétations et je m’attacherai, en collaboration avec l’Institution Judiciaire, à ce qu’elle puisse s’exprimer ou être rétablie quand elle a été et quand elle sera travestie.

Viscéralement, je rejette les clichés, les amalgames, les images et les références blessantes dont je devine qu’elles s’inscrivent dans une campagne de discrédit politique.

Je suis serein mais aussi blessé, notamment par le titre d’un grand journal du soir mettant injustement en cause le Conseil général des Bouches-du-Rhône que je sers et préside depuis onze années, alors même que la Chambre régionale des Comptes a récemment salué la qualité et la rigueur du travail accompli par l’Institution au service des citoyens.

C’est assurément, dans la curée, l’article qui m’a le plus blessé. Non pour moi, mais pour les 7000 agents du Conseil général qui font un travail formidable : les assistantes sociales, les sapeurs pompiers, les cantinières des collèges, les personnels des routes, de l’environnement, de la culture, de la jeunesse, de la santé, de l’économie, des sports…

Comment être au plus juste pour dire ma vérité ? La surprise a été, fait rare, de me voir applaudir par un auditoire journalistique à la fin de mon propos. Ce moment, bref et inattendu, a été un beau cadeau d’Épiphanie.

Marseille-Provence 2013 – La culture

Me voilà à ma table, sans avoir le temps d’avaler quoi que ce soit, les journalistes me bombardent de questions, dans une ambiance affable.

Premier sujet : Marseille-Provence 2013, la gouvernance, Bernard Latarjet mis à mal, une fois de plus…

Je suis clair et ferme. Pas question de voir ce magnifique projet abandonné aux calculs des uns et des autres. Je maintiens, persiste et confirme l’engagement du Cg 13 quant à sa participation financière dans le fonctionnement général de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture, à hauteur de 12.5% (hors investissement).

Ce qui signifie qu’en période de crise, cela est un effort public considérable, dû à notre saine gestion des finances publiques. Mais aussi, in petto, que j’en attends un retour sur investissement avec un facteur multiplicatif d’au-moins trois voire quatre. Pour Marseille, les Bouches-du-Rhône et la Région, cette aubaine ne se présente qu’une fois par siècle, et encore. Avec des milliers d’emplois à la clef. Nonobstant une activité économique décuplée, je suis un pragmatique…

Je sais bien que le nœud de ce dossier est une question de gouvernance. J’appuie ma réponse : « je fais totalement confiance à Bernard Latarjet », le patron du projet, celui du succès des 10 millions de visiteurs à Lille, capitale européenne de la culture en 2004. L’ingénieur agronome et du génie rural qui a basculé dans la culture avec le succès que l’on sait. La Villette, une ombre parisienne devenue un centre culturel mondial… J’ai du mal à comprendre les calculs et complots contre lui.

Enfin, j’ insiste sur le fait que cet investissement ne sera pas imputé au budget traditionnel de la culture du Conseil général qui sera reconduit à l’identique en 2010.

Identité nationale, Burqa et valeurs républicaines

Et puis voilà que, naturellement, le débat sur l’identité nationale vient à m’être posé. Rien que de très normal.

Plus encore, l’élu marseillais du quartier du Panier que je suis, celui de toutes les rencontres « primo-initiales » d’intégration comme les sociologues le qualifient est un interlocuteur émérite en l’occurrence. Là aussi, un vrai bonheur que de pouvoir répondre sans langue de bois.

Oui à un débat, je ne crois pas un seul instant qu’il faille faire passer, par pertes et profits, cet échange nécessaire pour le républicain que je suis. Le faire serait simplement affaiblir notre démocratie et notre République alors que le sujet se pose à nombre d’entre-nous.

Encore faut-il qu’il soit maîtrisé, et dont on comprenne les définitions et les objectifs.

Si j’abjure la burqa, une honte à la femme, est-ce pour autant une réponse définitive au vrai sujet ? Cette absolue négation de la liberté de la femme, je ne crois pas un seul instant qu’une loi puisse régler notre réponse républicaine. Il y a là, me semble-t-il, un enfumage très électoraliste et dans lequel je me garderai bien de rentrer.

Reste que la commission parlementaire doit éclairer notre échange. Encore faut-il que ledit débat, engagé dans une période peu propice à l’échange citoyen, soit maîtrisé et soit à même de renforcer nos valeurs républicaines. Sinon à quoi sert-il?

Voilà, chers amis internautes, ce que je souhaitais vous dire en ce début d’année. Occasion idéale pour vous souhaiter à nouveau une excellente année 2010.

Joyeux Noël !

Lundi 21 décembre 2009

NOTRE CRECHE
envoyé par mimi_473

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Cher amis,

A toutes et à tous, je vous souhaite un très joyeux Noël !

Que vous soyez chrétiens ou non, que cette fête universelle de la nativité et de la famille vous unisse plus encore avec vos proches. Qu’elle soit, pour nous tous, un moment de bonheur partagé.

J’aime ce moment de l’année où, en Provence peut-être plus qu’ailleurs, la période de Noël est riche de traditions. Elle commence le 4 Décembre, jour de la Sainte Barbe, c’est le départ de la période dite « Calendale » où l’on plante le blé de la prospérité et s’achève à la Chandeleur le 2 février.

C’est aussi le temps des crèches, des chants, des pastorales, de la table couverte des 3 nappes blanches avec 3 chandeliers blancs, du gui porte-bonheur, du pastrage et du « gros souper » paradoxalement composé de 7 plats maigres, des 13 petits pains suivi des 13 desserts.

Mais c’est surtout un moment important pour s’ouvrir à l’altérité, l’autre que l’on ne connait pas et qui souffre. C’est vrai de l’assiette supplémentaire que l’on ajoute sur la table au cas où quelqu’un frapperait à la porte, c’est vrai aussi d’une prise de conscience collective où l’on ne peut goûter le bonheur d’être en famille sans penser aux autres.

Enfin, cette année, pour illustrer mes vœux, j’ai découvert cette vidéo, d’une « mimi 473″, âgée de 50 ans qui nous donne à voir sa crèche « maison » sur Dailymotion. Comme quoi les traditions perdurent, même sur les médias les plus modernes. Elle sait résolument faire partager « sa passion des crèches provençales ». Et, comme elle nous demande notre avis, je lui dis Bravo !