Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Etre élu à l’unanimité à la présidence de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est un honneur

Vendredi 5 février 2010



Chers amis,

Ce soir, ce n’est pas sans émotion que j’ai été élu à l’unanimité, par le Conseil fédéral, à la présidence de la Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône. Ce Parti, c’est ma famille.

C’est lui qui m’a porté et accompagné dans mon parcours. Je n’ai pas la mémoire courte et je sais combien je lui suis redevable.

C’est un parti exigeant, celui de « l’éternel débat », celui de l’exercice démocratique permanent, du respect de l’autre et de la parole donnée. C’est aussi celui d’une fraternité sans nulle autre pareille qui sait se retrouver, se réunir et agir ENSEMBLE lorsque l’actualité l’exige. C’est, enfin, l’addition des forces de convictions de tous les adhérents, militants, qui font de la Fédération du PS 13, l’une des plus importantes de France.

Fédération du PS 13
Avant toute chose, je tiens, très sincèrement, à saluer le travail qui a été entrepris au cours de ces derniers mois par l’équipe qui anime notre Fédération. Nous avons trop souvent regretté, dans le passé, l’absence d’initiatives, pour ne pas se féliciter des évolutions qui ont été prises en quelques mois. Ces regrets ne sont plus d’actualité et nous pouvons mesurer, concrètement, les effets de la mobilisation d’une équipe rajeunie. Sous la responsabilité d’Eugène Caselli et de Jean-David Ciot, la Fédération s’est mise en mouvement.

Notre horizon reste le même :  faire avancer nos idées, être présents sur le terrain, être constructifs quand nous nous opposons et audacieux quand nous gérons. Notre feuille de route est marquée de plusieurs dates : Régionales dans quelques jours, puis Cantonales en mars 2011, présidentielles et législatives, et enfin les Municipales de 2014 ! 2014… L’année du grand chambardement territorial. La droite le prépare à coups de projets de loi iniques.

Si nous ne sommes pas capables de corriger le tir en gagnant la présidentielle, ce ne sont pas les petits calculs ou les ambitions personnelles qui nous permettront à ce moment là de nous en sortir. Lire le reste de cet article »

Voeux à la presse : l’exercice de proximité et de vérité

Samedi 9 janvier 2010

Chers amis,

J’ai reçu, hier, les journalistes qui couvrent, tout au long de l’année, l’actualité des Bouches-du-Rhône dans vos quotidiens, à la radio, à la télé et sur Internet à l’Hôtel du Département pour les traditionnels vœux à la Presse.

La relecture de l’année 2009 ne manquait pas de sujets et les perspectives 2010, plus encore. C’est le moins que l’on puisse dire : réforme des collectivités territoriales, préparation de Marseille-Provence 2013, syndicat mixte des transports départementaux, débat sur l’identité nationale, grippe H1N1 et, bien sûr, les élections régionales.

Élections régionales

Michel Vauzelle est un homme fort qui a une vision internationale pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il garde toujours le cap de ses choix et convictions. Il sait convaincre. C’est l’homme de la situation pour la Région. Il a la trempe, le moral, l’énergie pour défendre et développer notre Région. Je le soutiens. Pas une ville ou village des Bouches-du-Rhône ne sera oublié de mes visites de campagne !

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Je savais que l’un des sujets, lié à l’actualité des mois de novembre et décembre, tournerait autour des instructions judiciaires qui ont fait les manchettes. Je n’avais pas l’intention d’éluder, encore moins de botter en touche. L’ensemble de la presse locale était présente, occasion idéale pour dire et faire savoir sereinement mon point de vue.  J’y reviendrai.

Mon propos liminaire, au-delà de l’admiration que je porte aux journalistes qui, au péril de leur vie, nous informent coûte que coûte, dans une accélération à peine croyable de l’information, était articulé autour de la réforme des collectivités territoriales, qui va profondément réorganiser notre pays. Un vrai sujet. D’une importance et d’une portée gigantesque, dont vous devez être conscients car il va changer nos vies, si d’aventure elle est menée à terme : investissements économiques, solidarités, transports, gouvernance de proximité, financement des associations, santé, éducation…

Réforme territoriale

Or, lorsqu’en 2004, en réorganisant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, l’Etat s’est désengagé de dépenses publiques inhérentes aux services utiles à la population, le département a pris en charge nombre des responsabilités de l’Etat comme le RMI devenu RSA (Revenu de solidarité active), l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), la PCH (Prestation de compensation du handicap), la gestion des agents des collèges (ATC), les agents des routes provenant de la DDE, la protection du patrimoine et la gestion des monuments historiques…

Alors,  lorsque j’entends l’offensive de l’UMP, voire les propos du président de la République sur « l’explosion » des recrutements dans les collectivités territoriales, alors que la fonction publique d’État serait gérée au cordeau, je suis révulsé parce que ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge.

Le transfert des agents d’État vers la « territoriale » nous a été imposé. Dans l’intérêt bien compris de chacun au profit d’une recentralisation parisienne qui n’ose pas dire son nom… En écrivant ces mots je pense à mon père politique, Gaston Defferre, cet homme d’État qui avait su, sans jamais faillir, réformer sans heurts.

Pour l’heure, outre le principe d’autonomie financière inscrit dans la Constitution, la Collectivité s’est vue reconnaître le principe de juste compensation de moyens humains et financiers pour chaque transfert de compétences. Pourtant, aujourd’hui, force est de constater que nous sommes loin du compte.

Suppression de la Taxe Professionnelle

En supprimant la taxe professionnelle, certes contestée, notamment par François Mitterrand dont je salue la mémoire, mais néanmoins bien utile, le gouvernement vient de supprimer le plus important des 4 impôts locaux directs qui assurait près de la moitié des ressources fiscales des structures territoriales.

Pour notre collectivité départementale, la taxe professionnelle représentait 282 millions d’euros de recettes, soit 42% du produit fiscal dont nous allons devoir nous passer. Dorénavant, il faudra composer avec la Contribution Économique Territoriale dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne compensera pas dans sa totalité la TP, complétée de dotations d’Etat, soit des finances non pérennes, dont on ne connaît pas les modalités de distribution. C’est de la grande improvisation !

Il va de soi que le Conseil général 13 trouvera les solutions financières opportunes pour répondre à l’enjeu. Mais, par mesure de prudence, j’ai  fait le choix de reporter le vote de notre budget primitif au printemps prochain, fin mars.

Face à une situation économique qui pourrait nous offrir une reprise sans emploi, le contexte financier dans lequel nous travaillons est tendu et plus que jamais, nous devons veiller à défendre les politiques volontaristes qui renforcent les solidarités territoriales et la cohésion sociale. C’est-là, pour moi, un point fondamental.

Je ne vois pas très bien comment nous pourrions continuer à être dynamique dans nos politiques d’investissement, celles qui créent la richesse, par conséquent l’emploi, si le Conseil général des Bouches-du-Rhône, 1er Département de France en termes d’investissement, était dépourvu de ses marges de manœuvres financières…  Car, se faisant, il crée ou sauvegarde (en période de crise) plus de 10.000 emplois.

2010 est donc l’année aux multiples inconnues tandis que nombre d’enjeux capitaux vont se jouer et il convient, dans l’intérêt général des populations, de continuer à répondre à la demande d’un mieux vivre des citoyens. Je m’y engage.

Liberté de la presse, traitement de l’information et enquêtes judiciaires

Après mon propos sur l’avenir incertain des collectivités territoriales, la première question qui me fut posée porta sur l’actualité judiciaire. Loin, bien loin de l’enjeu, pourtant majeur et pourtant trop brièvement traité de l’avenir du pays vu par le Président du deuxième Département de France.

Le spécialiste juridique de La Provence, Denis Trossero, se lève et pose sa question. Au fond j’avais hâte de pouvoir, enfin, m’exprimer.

S’il peut m’arriver de ne pas toujours partager pleinement ce que je lis ou entends, je respecte profondément la liberté d’analyse de celle ou celui qui écrit ou bien commente. Pour autant, j’aimerais ne lire que la vérité qui ne saurait s’accommoder d’insinuations ou d’interprétations et je m’attacherai, en collaboration avec l’Institution Judiciaire, à ce qu’elle puisse s’exprimer ou être rétablie quand elle a été et quand elle sera travestie.

Viscéralement, je rejette les clichés, les amalgames, les images et les références blessantes dont je devine qu’elles s’inscrivent dans une campagne de discrédit politique.

Je suis serein mais aussi blessé, notamment par le titre d’un grand journal du soir mettant injustement en cause le Conseil général des Bouches-du-Rhône que je sers et préside depuis onze années, alors même que la Chambre régionale des Comptes a récemment salué la qualité et la rigueur du travail accompli par l’Institution au service des citoyens.

C’est assurément, dans la curée, l’article qui m’a le plus blessé. Non pour moi, mais pour les 7000 agents du Conseil général qui font un travail formidable : les assistantes sociales, les sapeurs pompiers, les cantinières des collèges, les personnels des routes, de l’environnement, de la culture, de la jeunesse, de la santé, de l’économie, des sports…

Comment être au plus juste pour dire ma vérité ? La surprise a été, fait rare, de me voir applaudir par un auditoire journalistique à la fin de mon propos. Ce moment, bref et inattendu, a été un beau cadeau d’Épiphanie.

Marseille-Provence 2013 – La culture

Me voilà à ma table, sans avoir le temps d’avaler quoi que ce soit, les journalistes me bombardent de questions, dans une ambiance affable.

Premier sujet : Marseille-Provence 2013, la gouvernance, Bernard Latarjet mis à mal, une fois de plus…

Je suis clair et ferme. Pas question de voir ce magnifique projet abandonné aux calculs des uns et des autres. Je maintiens, persiste et confirme l’engagement du Cg 13 quant à sa participation financière dans le fonctionnement général de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture, à hauteur de 12.5% (hors investissement).

Ce qui signifie qu’en période de crise, cela est un effort public considérable, dû à notre saine gestion des finances publiques. Mais aussi, in petto, que j’en attends un retour sur investissement avec un facteur multiplicatif d’au-moins trois voire quatre. Pour Marseille, les Bouches-du-Rhône et la Région, cette aubaine ne se présente qu’une fois par siècle, et encore. Avec des milliers d’emplois à la clef. Nonobstant une activité économique décuplée, je suis un pragmatique…

Je sais bien que le nœud de ce dossier est une question de gouvernance. J’appuie ma réponse : « je fais totalement confiance à Bernard Latarjet », le patron du projet, celui du succès des 10 millions de visiteurs à Lille, capitale européenne de la culture en 2004. L’ingénieur agronome et du génie rural qui a basculé dans la culture avec le succès que l’on sait. La Villette, une ombre parisienne devenue un centre culturel mondial… J’ai du mal à comprendre les calculs et complots contre lui.

Enfin, j’ insiste sur le fait que cet investissement ne sera pas imputé au budget traditionnel de la culture du Conseil général qui sera reconduit à l’identique en 2010.

Identité nationale, Burqa et valeurs républicaines

Et puis voilà que, naturellement, le débat sur l’identité nationale vient à m’être posé. Rien que de très normal.

Plus encore, l’élu marseillais du quartier du Panier que je suis, celui de toutes les rencontres « primo-initiales » d’intégration comme les sociologues le qualifient est un interlocuteur émérite en l’occurrence. Là aussi, un vrai bonheur que de pouvoir répondre sans langue de bois.

Oui à un débat, je ne crois pas un seul instant qu’il faille faire passer, par pertes et profits, cet échange nécessaire pour le républicain que je suis. Le faire serait simplement affaiblir notre démocratie et notre République alors que le sujet se pose à nombre d’entre-nous.

Encore faut-il qu’il soit maîtrisé, et dont on comprenne les définitions et les objectifs.

Si j’abjure la burqa, une honte à la femme, est-ce pour autant une réponse définitive au vrai sujet ? Cette absolue négation de la liberté de la femme, je ne crois pas un seul instant qu’une loi puisse régler notre réponse républicaine. Il y a là, me semble-t-il, un enfumage très électoraliste et dans lequel je me garderai bien de rentrer.

Reste que la commission parlementaire doit éclairer notre échange. Encore faut-il que ledit débat, engagé dans une période peu propice à l’échange citoyen, soit maîtrisé et soit à même de renforcer nos valeurs républicaines. Sinon à quoi sert-il?

Voilà, chers amis internautes, ce que je souhaitais vous dire en ce début d’année. Occasion idéale pour vous souhaiter à nouveau une excellente année 2010.

Joyeux Noël !

Lundi 21 décembre 2009

NOTRE CRECHE
envoyé par mimi_473

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Cher amis,

A toutes et à tous, je vous souhaite un très joyeux Noël !

Que vous soyez chrétiens ou non, que cette fête universelle de la nativité et de la famille vous unisse plus encore avec vos proches. Qu’elle soit, pour nous tous, un moment de bonheur partagé.

J’aime ce moment de l’année où, en Provence peut-être plus qu’ailleurs, la période de Noël est riche de traditions. Elle commence le 4 Décembre, jour de la Sainte Barbe, c’est le départ de la période dite « Calendale » où l’on plante le blé de la prospérité et s’achève à la Chandeleur le 2 février.

C’est aussi le temps des crèches, des chants, des pastorales, de la table couverte des 3 nappes blanches avec 3 chandeliers blancs, du gui porte-bonheur, du pastrage et du « gros souper » paradoxalement composé de 7 plats maigres, des 13 petits pains suivi des 13 desserts.

Mais c’est surtout un moment important pour s’ouvrir à l’altérité, l’autre que l’on ne connait pas et qui souffre. C’est vrai de l’assiette supplémentaire que l’on ajoute sur la table au cas où quelqu’un frapperait à la porte, c’est vrai aussi d’une prise de conscience collective où l’on ne peut goûter le bonheur d’être en famille sans penser aux autres.

Enfin, cette année, pour illustrer mes vœux, j’ai découvert cette vidéo, d’une « mimi 473″, âgée de 50 ans qui nous donne à voir sa crèche « maison » sur Dailymotion. Comme quoi les traditions perdurent, même sur les médias les plus modernes. Elle sait résolument faire partager « sa passion des crèches provençales ». Et, comme elle nous demande notre avis, je lui dis Bravo !

Enquête sur le marché des ordures ménagères à Marseille

Mardi 17 novembre 2009

Chers amis,

Les journaux m’apprennent qu’une information judiciaire contre X sur l’attribution du marché des ordures ménagères à Marseille aurait été ouverte.

Je suis surpris que certaines rumeurs et certains organes de presse profitent de cette circonstance pour procéder à un amalgame visant à salir ma personne, mon image et mon action.

Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône depuis plus de dix ans, responsable d’une collectivité dont la gestion rigoureuse est reconnue et qui a été contrôlée à maintes reprises par la Chambre régionale des comptes, je suis choqué et blessé par des insinuations malveillantes.

Elles reprennent un air de la calomnie qui a déjà été entonné à de nombreuses reprises, notamment lors des dernières élections municipales.

Je ne vais pas commenter une éventuelle enquête dont je n’ai pas personnellement connaissance, mais j’espère, si elle existe, qu’elle permettra de faire toute la lumière sur un dossier qui, depuis plusieurs jours, génère de nombreuses polémiques politiciennes qui ne grandissent pas leurs auteurs.

Bataille contre le cancer

Mardi 3 novembre 2009

Chers amis,

Hier à Marseille, le Président de la République est venu annoncer la relance du Plan cancer initié par son prédécesseur. Ce plan quinquennal (2009-2013), sombrement nommé « Cancer II », est doté de 750 millions d’euros. Il prendra en compte, selon ce qui est annoncé, les inégalités sociales et géographiques face à la maladie.

On ne peut que s’en féliciter d’autant que, selon l’Institut de veille sanitaire, le cancer est devenu, depuis 2004, la première cause de mortalité en France, juste devant les maladies cardio-vasculaires.

Si on peut regretter le manque de ressources pour la recherche, essentielle en l’occurrence, le choix de Marseille témoigne, en revanche, de l’excellence de nos chercheurs et praticiens marseillais.

Pourtant, je nourris quelques craintes quant aux effets d’annonce, rompu à l’exercice de charme et de force dont use systématiquement l’Exécutif au Sénat. De fraîche mémoire, le plan précédent, lancé en 2003 par l’Élysée, était décliné en 70 mesures concrètes. Or, force est de constater que seulement 30% d’entre elles ont été appliquées. Le premier Plan aussi était ambitieux, trop peut-être. Il se prévalait de 600 millions d’euros. Au moins aura-t-il permis de faire progresser la compréhension et la prise en charge de ce fléau dans notre pays.

Pendant ce temps, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, à sa mesure, n’a eu de cesse d’agir pour aider les hôpitaux de Marseille à se doter de matériel de pointe. Cette politique offensive de santé publique n’entre pourtant pas dans les compétences d’un Département. C’est-là, pour moi, la force d’une vraie décentralisation, celle mise en place par Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur, en 1983. Celle qui consiste à agir au plus près de vos besoins parce que nous les identifions immédiatement. Celle qui est, précisément, remise en cause par le gouvernement d’aujourd’hui.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a ainsi permis à l’Institut Paoli-Calmettes de s’équiper d’un robot de chirurgie coelioscopique utilisé dans le traitement des cancers de la prostate, de l’utérus et colo rectal. Sans oublier la construction d’IPC 2 qui permet à l’Institut de mieux accueillir et accompagner les patients et leurs familles. Il a également financé pour l’hôpital Nord un appareillage de typage HPV pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

En dix ans, de 1998 à 2008, le Conseil général a investi plus de 12,6 millions d’euros en faveur de l’AP-HM afin de renforcer et de rééquilibrer l’offre de soins dans le département. Récemment, il a soutenu fortement le développement de l’activité d’oncologie de l’Assistance publique et notamment le futur centre de radiothérapie créé à l’Hôpital Nord à Marseille.

Doté d’un plateau technique de pointe à destination des habitants du territoire Nord de Marseille et de l’Etang-de-Berre, ce pôle, équipé des derniers équipements nés de la technologie, complètera les installations de l’Institut Paoli-Calmettes dans les quartiers Sud de Marseille et, pour le centre, de la Timone. Le Conseil général y apporte une contribution de 4 M€.

Mes chers amis, je profite d’une actualité proche et à la fois nationale pour démontrer combien la réforme des collectivités territoriales avec son corolaire, la disparition de la fiscalité départementale, est un danger pour nous tous.

Demain, toutes ces interventions publiques, ces politiques concrètes au plus proche de nos vies, voire de la survie de nombre d’entre-nous, ne pourront plus exister. Ce qui est en train de se mettre en place n’est, ni plus ni moins, que la fin de la décentralisation. Tout sera désormais décidé à Paris. Une dangereuse recentralisation étatique en somme. Loin, très loin, des promesses présidentielles… Loin, très loin, de ce dont nous avons besoin.

Je crains que le pire des cancers, celui qui consiste a ne plus pouvoir aider les associations culturelles, sportives ou sociales, non plus que les plus précaires ou les plus âgés d’entre-nous ne trouve de réponses adaptées parce qu’identifiées, en face à face humains. Il conviendra, si j’ai bien compris, d’alerter l’État via des élus multi-fonctions territoriaux, qui cumuleront tellement de rôles qu’en aucun cas ils ne pourront discerner la véracité des besoins réels. Un vrai gâchis. Quel retour en arrière !

Bref, pour moi, un combat se lève et, faites-moi confiance, j’en serai à la pointe parce qu’il est juste, égalitaire et solidaire !

Réforme des collectivités territoriales et élections régionales : « Il est urgent de partir au combat ! »

Samedi 24 octobre 2009
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Chers Amis,

Nous avons devant nous deux immenses défis.

Le premier, va nous permettre, avec Michel Vauzelle de gagner les prochaines régionales. Ce ne sera pas simple. Ce sera même compliqué, mais il nous appartient, sereinement, de tout mettre en œuvre pour rassembler, autour d’un projet ambitieux et novateur.

Il nous faudra rassembler la gauche, toute la gauche, mais il nous faudra aussi savoir aller au-delà, pour mettre la droite en échec.

La seconde bataille, elle aussi a commencé. Il s‘agit, dans le même temps, avec la même énergie, de se battre avec détermination, contre la réforme des collectivités territoriales.

L’avant projet de loi qui a été présenté cette semaine par le Président de la République est une catastrophe pour la démocratie locale. En accompagnant la suppression de la taxe professionnelle, ce projet raye d’un trait de plume des années de développement et de rayonnement des territoires.

Il n’est pas question pour moi d’assister passivement à la mise à mort du processus de décentralisation que la gauche a engagé en 1982. Il n’est pas question non plus d’accepter que l’on raye d’un trait de plume l’immense travail que vous effectuez, jour après jour, dans des conditions souvent difficiles.

Les deux batailles dont je vous parle sont étroitement liées.

Parce qu’il ne s’agit pas de gagner la Région pour conserver des postes, des sièges, pour élargir des prés carrés. Si nous voulons gagner et si nous devons gagner, c’est bien parce que les politiques publiques que nous mettons en place, dans nos communes, au Département, à la Région, favorisent le maintien de services dont bénéficient l’ensemble de nos concitoyens. Ce qui nous intéresse, c’est ce que vont devenir les services publics que nous avons mis en place et qui sont au service de la population. Si nous voulons et si nous devons gagner, c’est bien pour maintenir et renforcer les initiatives qui structurent le lien social, qui défendent la solidarité et l’égalité, dans le respect de tous, au profit de chacun.

Nous ne sommes pas des conservateurs. S’il faut évoluer, s’il faut changer, s’il faut réformer pour moderniser et renforcer la démocratie locale, en regardant de près le fonctionnement du soit disant « mille feuille » territorial, nous sommes prêts.  La simplification, bien sûr, je l’approuve. Mais nous refusons le tour de passe-passe législatif et fiscal qui vide de leur sens Régions et Départements, derrière le masque hypocrite d’un discours sur la réduction du nombre d’élus.

Je n’hésite pas à le dire. Si nous voulons être des élus autonomes, dynamiques, responsables devant la population, il faut dire non à ce projet.

Si nous voulons continuer sur le chemin du développement, du rayonnement, de l’égalité, il est urgent de partir au combat. Il est urgent de partir à l’offensive et d’organiser la résistance. Tout cela se passera dans la  loyauté républicaine la plus totale. Mais cela se passera aussi dans la fermeté politique et la détermination la plus nette. Et cela passera par un combat politique, qui dans le même mouvement nous permettra de gagner la bataille des régionales.

Car nos initiatives trouveront un premier écho au printemps prochain, quand nous aurons prouvé à l’Élysée, au gouvernement que nos concitoyens ne sont pas dupes et qu’ils refusent de promouvoir, par tous moyens, l’U.M.P. au sein des collectivités.

Cette bataille est loin d’être partisane. Elle vaut d’être menée parce que c’est un combat pour les services publics, un combat pour les libertés, un combat pour la démocratie. Il n’est pas possible d’accepter le grand bond en arrière que la droite entend imposer à nos territoires et à nos concitoyens. Parce qu’ici, dans les Bouches-du-Rhône, nous savons pertinemment ce qu’est la décentralisation, qui doit beaucoup à la gauche et à Gaston Defferre. Lire le reste de cet article »

Crise agricole : « en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs ! »

Vendredi 23 octobre 2009

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Chers amis,

Nous vivons un étrange paradoxe. Jamais la qualité des produits naturels, jamais le caractère essentiel des fruits et légumes, jamais l’importance d’une alimentation riche en produits frais n’ont fait autant l’unanimité, dans les lieux institutionnels, comme dans le secteur médical ou au sein de la population.

Et pourtant, les producteurs de fruits et légumes ont rarement traversé de crise aussi grave que celle que nous connaissons aujourd’hui. Bien sûr, c’est toute la profession agricole, qui souffre, des éleveurs aux viticulteurs.

Le revenu global des agriculteurs a diminué de 20% en 2008, retombant au niveau de 1994. Ce n’est pas nouveau mais l’affaiblissement des protections du marché européen, l’endettement (flambée  des matières premières en 2007 et du prix du foncier), la dérégulation des marchés mondiaux et les conditions déséquilibrées de production (coût de la main d’œuvre ou règlementation des produits), ont des conséquences toujours plus désastreuses.

Luttant face à la grande distribution, face à une offre surabondante et une demande atone (notamment à l’export), éprouvés par la demande de remboursement par Bruxelles des aides accordées pendant 10 ans, les producteurs de fruits et légumes français sont hélas parmi les plus fragilisés (entre 20 et 30% des exploitations risquent le dépôt de bilan et le prix des produits a chuté de 23% en un an).

Les Bouches-du-Rhône sont les premiers producteurs français de fruits et légumes de notre pays.

Pour à peine 8 productions, leurs pertes s’élevaient cet été à plus de 85 millions d’euros, et le président de la FDSEA est allé jusqu’à annoncer l’état de cessation de paiement de «la ferme Bouches du Rhône».

Les mesures annoncées par le gouvernement ne constituent qu’un simple répit et ne permettent en aucun cas de répondre aux problèmes de fond des producteurs.

Outre une motion exprimant le soutien total et unanime des élus du Conseil général des Bouches-du-Rhône à nos agriculteurs, je suis heureux d’avoir fait voter aujourd’hui une enveloppe de 500 000 euros en aide d’urgence.

Abondant une intervention de l’État dont nous attendons toujours les détails, elle permettra de donner un peu d’oxygène aux agriculteurs les plus éprouvés. Mais c’est en la replaçant au sein de la politique générale agricole que nous conduisons qu’elle prend tout son sens.

Présent sur le terrain, actif, à l’écoute, le Département s’est clairement imposé comme un partenaire  privilégié des agriculteurs. Les enjeux de l’agriculture sont immenses : économiques bien sûr, mais aussi en terme d’aménagement du territoire, de culture, de tourisme et de santé publique.

Dès lors que les textes nous le permettent, nous intervenons, pour la promotion des produits, la préservation de l’espace agricole, notamment en milieu péri urbain, la recherche de débouchés inédits (comme les collèges) et l’anticipation des nouveaux modes de consommation (circuits courts, certification, production locale).

Je suis persuadé que nous allons dans le bon sens et que ces priorités sont autant d’enjeux pour l’avenir de notre agriculture. Les élus concernés, que je remercie pour leur implication, feront des propositions de soutien des producteurs, en réponse à la crise actuelle mais aussi à moyen et long terme. Et une conférence agricole sera organisée à l’Hôtel du département avant la fin de l’année, avec l’ensemble de la profession.

Mais nous n’y arriverons pas seuls.

Il faut, et nous les attendons tous, agriculteurs comme élus locaux, des décisions courageuses, offensives et ambitieuses du Gouvernement.

Car, voyez-vous, il convient de lutter contre les incohérences de la règlementation, il faut travailler au regroupement des producteurs, il faut promouvoir la certification des produits, il faut garantir un minimum de stabilité aux revenus des agriculteurs, il faut dynamiser les débouchés, en encourageant, par exemple, des partenariats innovants entre l’agriculture et l’industrie.

Autant de pistes à creuser sérieusement et rapidement. Mais, pour l’heure, en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs qui protègent l’environnement et la santé de nos concitoyens !

Face à l’incertitude des réformes gouvernementales, j’ai décidé de reporter le vote du budget 2010 du Conseil général des Bouches-du-Rhône

Mercredi 21 octobre 2009

Chers amis,

Chaque jour, le Conseil général est à vos côtés. Il ne s’agit pas d’une formule, d’un slogan, mais d’une réalité que chacun peut vérifier quotidiennement dans les Bouches-du-Rhône.

C’est pour cela que je vous avoue mon inquiétude face aux réformes qui sont enclenchées et qui pourraient réduire les marges de manœuvre des collectivités. Ces projets semblent en effet s’écarter des objectifs de simplification pour se réduire à des coupes claires dans les finances locales et à un changement de mode de scrutin.

De nombreux élus, quelle que soit leur tendance, s’inquiètent et tirent la sonnette d’alarme car réduire l’autonomie financière des collectivités en supprimant la taxe professionnelle aura des effets néfastes sur l’ensemble des initiatives prises depuis les lois de décentralisation de 1982, qui sont à l’origine d’un développement dont il est facile de mesurer les effets bénéfiques.

Plus de 70% de l’investissement en France est réalisé par les collectivités. Elles savent faire rimer, proximité et modernité tout en jouant un rôle essentiel face à la plus grave récession depuis 1945.

Un exemple de ce dynamisme a sans doute été, dans les Bouches-du-Rhône, la gestion rigoureuse et efficace du RMI, alors que dans le même temps, des politiques volontaristes audacieuses étaient mises en place en faveur des collégiens, de leurs familles, ou bien encore pour la culture, ou pour équiper en matériel de pointe les hôpitaux publics.

Sera-t-il possible de continuer ainsi dans un contexte marqué par l’incertitude ? Par souci de transparence, j’ai décidé, en accord avec les élus du Conseil général de reporter le vote du budget 2010, car nous ne pouvons bâtir sur de vagues promesses et des lois qui ne sont pas encore votées par le Parlement.

Pourquoi jouer avec le feu et prendre des initiatives qui mettent en péril la cohésion sociale, au mépris de la solidarité entre les territoires et entre les générations ?

Dans le débat qui se profile, je ferai entendre ma voix, et je défendrai avec passion et conviction les liens de proximité qui font la richesse de nos actions.

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btd-tele-cg13Suivez en direct la séance publique du Conseil général, le vendredi 23 octobre à partir de 9h.

Elle débutera par une intervention de Monsieur le Préfet de région, Michel Sappin.

Le 13, un amour de numéro !

Lundi 19 octobre 2009

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Chers amis,

J’ai lu aujourd’hui sur le site Internet de La Provence un article qui m’a réjoui, «Nouvelle immatriculation : le 13 a vraiment la cote», dans lequel on pouvait lire : « Depuis le 15 avril, les propriétaires de véhicules neufs ont la possibilité de choisir le numéro de département sans rapport avec leur domicile [...] Se basant sur les deux millions de véhicules vendus depuis avril et grâce aux informations recueillies auprès des fabricants de plaques d’immatriculation, il est possible de dresser le palmarès des départements et des régions les plus représentés sur les nouvelles plaques.

En tête d’affiche, le Rhône (69), le Nord (59), les Bouches-du-Rhône (13), la Haute-Garonne (31) et la Gironde (33). En revanche, les départements des Hauts-de-Seine (92), de Paris (75), de l’Oise (60) connaissent une certaine désaffection… »

Les Bouches-du-Rhône arriveraient donc en troisième position des départements préférés par les français venant d’acheter une voiture neuve, qu’ils habitent ou non dans le 13. On ne peut rêver meilleur plébiscite. Nul doute que cette médaille de bronze se transformera en or lorsque les véhicules d’occasion seront concernés…

13-un-amour-de-numeroCe fort sentiment d’appartenance à un territoire ne me surprend pas, je le vis au quotidien à la présidence du Conseil général (se pourrait-il qu’il inspire ceux qui, au sommet de l’État, réfléchissent à l’avenir des Départements?) , mais il conforte ce que je vous écrivais, dès le mois d’octobre 2008 : «Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble». Article dans lequel je m’insurgeais contre la disparition du numéro départemental des plaques minéralogiques, sous prétexte de règlementation bruxelloise.

Enfin, le succès de la campagne institutionnelle «le 13, un amour de numéro» dont on peut voir l’autocollant à l’arrière d’une multitude de voitures et un peu partout dans le département, prouve s’il en est besoin que nous sommes fiers de vivre dans les Bouches-du-Rhône.

Car, de Marseille à Arles, des calanques aux Alpilles, d’Aix-en-Provence à la Camargue, ce qui nous rassemble, c’est un numéro magique, le 13. Il marque notre destinée commune, qui résonne comme un signe de ralliement. Il est bon d’affirmer qui nous sommes !

Chers amis, je vous j’invite toutes et tous à défendre cette identité et à dire la fierté d’un héritage collectif partagé par chacun. Portons haut nos couleurs. Disons au 13 que nous l’aimons !

Décès de Christian de Barbarin

Mardi 13 octobre 2009

christian de barbarinChers amis,

C’est avec une infinie tristesse que j’ai appris le décès de Christian De Barbarin, emporté par une terrible maladie contre laquelle il luttait avec courage.

Son parcours, au fil des ans, s’était marié à celui de Vauvenargues, sa commune, qu’il a dirigée avec intelligence, efficacité et clairvoyance durant 46 ans.

Face à la majestueuse Sainte-Victoire, non loin d’Aix-en-Provence, ses sept mandats de maire lui ont permis de mettre en œuvre une politique respectueuse de l’environnement, soucieuse du bien-être de ses administrés, favorisant son développement durable.

Dans le même temps, ce Républicain talentueux a accompli un immense travail à l’Union des maires des Bouches-du-Rhône dont il a assuré activement la présidence durant de nombreuses années.

Attentif à chacun, respectueux de tous, Christian de Barbarin était un homme dynamique et sincère, engagé au service de valeurs qui sont la force de notre démocratie.

A sa famille, à ses proches, à tous ses amis, je présente mes plus sincères condoléances.