Le parti de la démocratie
Mardi 15 juin 2010Chers amis,
Hier soir Pierre Moscovici, député du Doubs et membre de la direction nationale du PS, a répondu à l’invitation de la fédération du PS 13 pour venir débattre avec les militants des Bouches-du-Rhône des orientations sur la rénovation du parti socialiste adoptées, mardi dernier, par le Conseil national.
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai participé à ce débat d’un excellent niveau, vivant, parfois vif, mais toujours animé d’un réel respect et de l’envie de faire avancer la réflexion. J’ai d’ailleurs noté que, même si les réunions se succèdent depuis quelques mois à la rue Montgrand, la qualité des débats et l’engagement des militants de notre fédération ne se démentent pas. J’ai repensé hier à la leçon que me donnait Gaston Defferre lorsque j’étais son jeune secrétaire : « le Parti socialiste ne mourra pas, car c’est le parti de l’éternel débat ».
Le débat, la démocratie, la transparence, c’est la force du Parti socialiste, encore plus au moment où le pouvoir est de plus en plus centralisé au sommet de l’Etat. Notre parti est de nouveau au travail, des réflexions sont engagées, la confrontation des idées s’est remise en place et, grâce à l’abnégation de Martine Aubry, nous parlons d’une voix et prenons des engagements pour les Français.
C’est une bonne nouvelle et un message d’espoir qui est lancé à la gauche, et au delà, à tous ceux qui souhaitent une autre politique que celle menée par le gouvernement de M. Sarkozy. Nous mesurons chaque jour les effets désastreux sur l’emploi de la crise, qui pèse sur les salaires et sert de prétexte à la droite pour balayer des acquis essentiels. Cette crise, qui dure et s’approfondit, appelle de notre part un comportement exemplaire.
Nous devons être crédibles sur le plan social et sur le plan économique, nous avons l’obligation d’être attentifs aux changements du monde, et nous avons l’impérieux devoir d’accompagner nos propositions pour l’alternance d’un nouveau souffle pour la démocratie.
La convention nationale a su formuler des propositions cohérentes et justes sur la parité, la représentation de la diversité ou encore l’organisation de l’ensemble de nos instances.
L’organisation et le calendrier des primaires est très ouvert, et permet à chacun de se présenter s’il pense pouvoir représenter l’alternative à la droite dure qui nous gouverne. Je souhaite toutefois que nos responsables nationaux fassent preuve de sagesse et soient capables, au moment de l’ouverture de ces primaires, de se rassembler autour d’un(e) seul(e) candidat(e) pour donner de notre parti une image neuve, cohérente, compacte.
Pour la règle du non-cumul des mandats, qui je le répète doit impérativement être associée à un véritable statut de l’élu, la manière dont Martine Aubry a su dégager des propositions faisant consensus traduit un état d’esprit qui permet de recréer la confiance et contribue à renforcer notre crédibilité.
Il est désormais nécessaire de rester sur le cap que nous nous sommes fixés. Car c’est en effectuant ce travail que nous montrerons à nos concitoyens que nous avons la volonté et la force de conduire la France à l’alternance.
Nous saurons le faire si nous nous engageons résolument dans cette démarche et si nous appliquons, avec courage, les décisions que nous prenons en commun. C’est un vrai défi. Nous avons su le relever et nous allons, j’en suis certain, en faire un atout pour rassembler largement la gauche et, au-delà, l’ensemble des Français.







