Archive pour la catégorie ‘Marseille-Provence 2013’

Voeux à la presse : l’exercice de proximité et de vérité

Samedi 9 janvier 2010

Chers amis,

J’ai reçu, hier, les journalistes qui couvrent, tout au long de l’année, l’actualité des Bouches-du-Rhône dans vos quotidiens, à la radio, à la télé et sur Internet à l’Hôtel du Département pour les traditionnels vœux à la Presse.

La relecture de l’année 2009 ne manquait pas de sujets et les perspectives 2010, plus encore. C’est le moins que l’on puisse dire : réforme des collectivités territoriales, préparation de Marseille-Provence 2013, syndicat mixte des transports départementaux, débat sur l’identité nationale, grippe H1N1 et, bien sûr, les élections régionales.

Élections régionales

Michel Vauzelle est un homme fort qui a une vision internationale pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il garde toujours le cap de ses choix et convictions. Il sait convaincre. C’est l’homme de la situation pour la Région. Il a la trempe, le moral, l’énergie pour défendre et développer notre Région. Je le soutiens. Pas une ville ou village des Bouches-du-Rhône ne sera oublié de mes visites de campagne !

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Je savais que l’un des sujets, lié à l’actualité des mois de novembre et décembre, tournerait autour des instructions judiciaires qui ont fait les manchettes. Je n’avais pas l’intention d’éluder, encore moins de botter en touche. L’ensemble de la presse locale était présente, occasion idéale pour dire et faire savoir sereinement mon point de vue.  J’y reviendrai.

Mon propos liminaire, au-delà de l’admiration que je porte aux journalistes qui, au péril de leur vie, nous informent coûte que coûte, dans une accélération à peine croyable de l’information, était articulé autour de la réforme des collectivités territoriales, qui va profondément réorganiser notre pays. Un vrai sujet. D’une importance et d’une portée gigantesque, dont vous devez être conscients car il va changer nos vies, si d’aventure elle est menée à terme : investissements économiques, solidarités, transports, gouvernance de proximité, financement des associations, santé, éducation…

Réforme territoriale

Or, lorsqu’en 2004, en réorganisant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, l’Etat s’est désengagé de dépenses publiques inhérentes aux services utiles à la population, le département a pris en charge nombre des responsabilités de l’Etat comme le RMI devenu RSA (Revenu de solidarité active), l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), la PCH (Prestation de compensation du handicap), la gestion des agents des collèges (ATC), les agents des routes provenant de la DDE, la protection du patrimoine et la gestion des monuments historiques…

Alors,  lorsque j’entends l’offensive de l’UMP, voire les propos du président de la République sur « l’explosion » des recrutements dans les collectivités territoriales, alors que la fonction publique d’État serait gérée au cordeau, je suis révulsé parce que ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge.

Le transfert des agents d’État vers la « territoriale » nous a été imposé. Dans l’intérêt bien compris de chacun au profit d’une recentralisation parisienne qui n’ose pas dire son nom… En écrivant ces mots je pense à mon père politique, Gaston Defferre, cet homme d’État qui avait su, sans jamais faillir, réformer sans heurts.

Pour l’heure, outre le principe d’autonomie financière inscrit dans la Constitution, la Collectivité s’est vue reconnaître le principe de juste compensation de moyens humains et financiers pour chaque transfert de compétences. Pourtant, aujourd’hui, force est de constater que nous sommes loin du compte.

Suppression de la Taxe Professionnelle

En supprimant la taxe professionnelle, certes contestée, notamment par François Mitterrand dont je salue la mémoire, mais néanmoins bien utile, le gouvernement vient de supprimer le plus important des 4 impôts locaux directs qui assurait près de la moitié des ressources fiscales des structures territoriales.

Pour notre collectivité départementale, la taxe professionnelle représentait 282 millions d’euros de recettes, soit 42% du produit fiscal dont nous allons devoir nous passer. Dorénavant, il faudra composer avec la Contribution Économique Territoriale dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne compensera pas dans sa totalité la TP, complétée de dotations d’Etat, soit des finances non pérennes, dont on ne connaît pas les modalités de distribution. C’est de la grande improvisation !

Il va de soi que le Conseil général 13 trouvera les solutions financières opportunes pour répondre à l’enjeu. Mais, par mesure de prudence, j’ai  fait le choix de reporter le vote de notre budget primitif au printemps prochain, fin mars.

Face à une situation économique qui pourrait nous offrir une reprise sans emploi, le contexte financier dans lequel nous travaillons est tendu et plus que jamais, nous devons veiller à défendre les politiques volontaristes qui renforcent les solidarités territoriales et la cohésion sociale. C’est-là, pour moi, un point fondamental.

Je ne vois pas très bien comment nous pourrions continuer à être dynamique dans nos politiques d’investissement, celles qui créent la richesse, par conséquent l’emploi, si le Conseil général des Bouches-du-Rhône, 1er Département de France en termes d’investissement, était dépourvu de ses marges de manœuvres financières…  Car, se faisant, il crée ou sauvegarde (en période de crise) plus de 10.000 emplois.

2010 est donc l’année aux multiples inconnues tandis que nombre d’enjeux capitaux vont se jouer et il convient, dans l’intérêt général des populations, de continuer à répondre à la demande d’un mieux vivre des citoyens. Je m’y engage.

Liberté de la presse, traitement de l’information et enquêtes judiciaires

Après mon propos sur l’avenir incertain des collectivités territoriales, la première question qui me fut posée porta sur l’actualité judiciaire. Loin, bien loin de l’enjeu, pourtant majeur et pourtant trop brièvement traité de l’avenir du pays vu par le Président du deuxième Département de France.

Le spécialiste juridique de La Provence, Denis Trossero, se lève et pose sa question. Au fond j’avais hâte de pouvoir, enfin, m’exprimer.

S’il peut m’arriver de ne pas toujours partager pleinement ce que je lis ou entends, je respecte profondément la liberté d’analyse de celle ou celui qui écrit ou bien commente. Pour autant, j’aimerais ne lire que la vérité qui ne saurait s’accommoder d’insinuations ou d’interprétations et je m’attacherai, en collaboration avec l’Institution Judiciaire, à ce qu’elle puisse s’exprimer ou être rétablie quand elle a été et quand elle sera travestie.

Viscéralement, je rejette les clichés, les amalgames, les images et les références blessantes dont je devine qu’elles s’inscrivent dans une campagne de discrédit politique.

Je suis serein mais aussi blessé, notamment par le titre d’un grand journal du soir mettant injustement en cause le Conseil général des Bouches-du-Rhône que je sers et préside depuis onze années, alors même que la Chambre régionale des Comptes a récemment salué la qualité et la rigueur du travail accompli par l’Institution au service des citoyens.

C’est assurément, dans la curée, l’article qui m’a le plus blessé. Non pour moi, mais pour les 7000 agents du Conseil général qui font un travail formidable : les assistantes sociales, les sapeurs pompiers, les cantinières des collèges, les personnels des routes, de l’environnement, de la culture, de la jeunesse, de la santé, de l’économie, des sports…

Comment être au plus juste pour dire ma vérité ? La surprise a été, fait rare, de me voir applaudir par un auditoire journalistique à la fin de mon propos. Ce moment, bref et inattendu, a été un beau cadeau d’Épiphanie.

Marseille-Provence 2013 – La culture

Me voilà à ma table, sans avoir le temps d’avaler quoi que ce soit, les journalistes me bombardent de questions, dans une ambiance affable.

Premier sujet : Marseille-Provence 2013, la gouvernance, Bernard Latarjet mis à mal, une fois de plus…

Je suis clair et ferme. Pas question de voir ce magnifique projet abandonné aux calculs des uns et des autres. Je maintiens, persiste et confirme l’engagement du Cg 13 quant à sa participation financière dans le fonctionnement général de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture, à hauteur de 12.5% (hors investissement).

Ce qui signifie qu’en période de crise, cela est un effort public considérable, dû à notre saine gestion des finances publiques. Mais aussi, in petto, que j’en attends un retour sur investissement avec un facteur multiplicatif d’au-moins trois voire quatre. Pour Marseille, les Bouches-du-Rhône et la Région, cette aubaine ne se présente qu’une fois par siècle, et encore. Avec des milliers d’emplois à la clef. Nonobstant une activité économique décuplée, je suis un pragmatique…

Je sais bien que le nœud de ce dossier est une question de gouvernance. J’appuie ma réponse : « je fais totalement confiance à Bernard Latarjet », le patron du projet, celui du succès des 10 millions de visiteurs à Lille, capitale européenne de la culture en 2004. L’ingénieur agronome et du génie rural qui a basculé dans la culture avec le succès que l’on sait. La Villette, une ombre parisienne devenue un centre culturel mondial… J’ai du mal à comprendre les calculs et complots contre lui.

Enfin, j’ insiste sur le fait que cet investissement ne sera pas imputé au budget traditionnel de la culture du Conseil général qui sera reconduit à l’identique en 2010.

Identité nationale, Burqa et valeurs républicaines

Et puis voilà que, naturellement, le débat sur l’identité nationale vient à m’être posé. Rien que de très normal.

Plus encore, l’élu marseillais du quartier du Panier que je suis, celui de toutes les rencontres « primo-initiales » d’intégration comme les sociologues le qualifient est un interlocuteur émérite en l’occurrence. Là aussi, un vrai bonheur que de pouvoir répondre sans langue de bois.

Oui à un débat, je ne crois pas un seul instant qu’il faille faire passer, par pertes et profits, cet échange nécessaire pour le républicain que je suis. Le faire serait simplement affaiblir notre démocratie et notre République alors que le sujet se pose à nombre d’entre-nous.

Encore faut-il qu’il soit maîtrisé, et dont on comprenne les définitions et les objectifs.

Si j’abjure la burqa, une honte à la femme, est-ce pour autant une réponse définitive au vrai sujet ? Cette absolue négation de la liberté de la femme, je ne crois pas un seul instant qu’une loi puisse régler notre réponse républicaine. Il y a là, me semble-t-il, un enfumage très électoraliste et dans lequel je me garderai bien de rentrer.

Reste que la commission parlementaire doit éclairer notre échange. Encore faut-il que ledit débat, engagé dans une période peu propice à l’échange citoyen, soit maîtrisé et soit à même de renforcer nos valeurs républicaines. Sinon à quoi sert-il?

Voilà, chers amis internautes, ce que je souhaitais vous dire en ce début d’année. Occasion idéale pour vous souhaiter à nouveau une excellente année 2010.

Avenir du centre-ville de Marseille : « Nous avons une obligation de réussite ! »

Vendredi 18 septembre 2009

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Jean-Noël Guérini a tenu aujourd’hui une conférence de presse commune avec le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pour tracer les grandes lignes de l’avenir du centre ville de Marseille à la veille des grandes échéances qui attendent la Cité phocéenne.

« Ce rendez-vous s’inscrit naturellement dans le cadre de l’exercice de nos responsabilités et des relations de travail normales entre responsables de collectivités » précise-t-il en ajoutant que le contexte économique s’y prête plus que jamais, « face à une récession durable, qui se traduit par une poussée inquiétante du chômage, le Conseil général, dans une unanimité que je me plais toujours à rappeler, a décidé d’investir 500 millions d’euros pour soutenir des nouveaux projets contribuant au soutien de notre économie et au rayonnement de Marseille et des Bouches-du-Rhône.« 

C’est pourquoi « cette conférence de presse nous permet de faire le point sur l’avancement des projets qui sont portés par ce plan quinquennal, qui mobilise 250 millions d’euros pour la Communauté Urbaine, principalement dans le domaine de l’aménagement urbain, du cadre de vie et des transports. »

Car, « dans le cadre de la mise en œuvre de ces projets, qu’ils soient structurants ou bien qu’ils touchent à la vie quotidienne de tous les habitants, le Conseil général ne se contente pas d’être un simple financeur. Il est également co-producteur de projets. » indique-t-il.

Jean-Noël Guérini affirme ainsi la clarté du plan quinquennal départemental, « celui de soutenir l’emploi, tout en amortissant la crise. Il est aussi un outil supplémentaire au service d’une ambition que j’ai toujours affirmée: faire que Marseille, pour laquelle nous partageons la même passion, soit toujours plus attractive. »

« A l’image de ce qui se passe dans de grandes capitales européennes, j’ai souhaité que nos investissements, nos initiatives et nos projets favorisent et accélèrent les changements dans l’hyper centre de Marseille » et, s’il reconnaît « un gros retard à combler », « le projet de semi piétonnisation du Vieux-Port est un des instruments qui permettra de renforcer cette attractivité. Il renforcera le rayonnement d’une cité qui a une carte à jouer dans le secteur du tourisme, de l’économie des loisirs et il doit être le symbole d’un nouveau rapport à la cité, un geste emblématique, porteur de sens. » Lire le reste de cet article »

Rentrée scolaire : « Loin des discours, je privilégie les actes ! »

Jeudi 3 septembre 2009

A l’occasion de la rentrée scolaire, Jean-Noël Guérini a visité, hier matin, le collège Jules Ferry dans le 15e arr. de Marseille et le collège de Plan-de-Cuques où il a tenu une conférence de presse. Deux réponses résument son propos :

Comment abordez-vous cette rentrée ?

Jean-Noël Guérini : Sereinement, mais aussi avec réalisme. J’entends bien les voix qui nous annoncent la sortie de la crise, souvent les mêmes qui l’an dernier ne l’ont pas vue arriver.

Toutefois, sans céder au pessimisme, je mesure, comme l’ensemble des familles, le nombre de difficultés que nous devons affronter. Des plans de licenciements sont annoncés et le chômage reste trop élevé.

Et même si les prix semblent calmes, le coût de la rentrée est une ardoise qu’il est difficile d’assumer pour les foyers qui ont plusieurs enfants scolarisés. À cela s’ajoute l’inquiétude diffuse liée au risque d’épidémie de grippe H1N1, que nous ne pouvons pas sous-estimer.

Mais comment, dans ce contexte, va se dérouler la rentrée scolaire ?

J.-N. Guérini : Loin des discours, je privilégie les actes. Je suis fier de présider le Département qui investit le plus en France pour assurer la réussite de ses collégiens.

1 800 euros pour chaque collégien, c’est ce que nous dépensons afin d’assurer la réussite de tous. Nous le faisons en accentuant nos politiques sociales en direction des enfants et des familles, sans coupe claire dans le domaine éducatif.

Un seul exemple : 15 000 enfants bénéficient du chèque resto collège, qui diminue de 60 % le coût de la demi-pension. 17 000 collégiens perçoivent des bourses, pour un montant de 6,5 millions d’euros.

À cela s’ajoutent des initiatives nouvelles, dans le domaine des actions éducatives, ou encore avec l’ouverture vers la culture scientifique, dans la perspective de 2013, avec l’exposition “l’espace au secours de la Terre”, organisée au Conseil général en octobre.

Pour nous, il n’est pas question de baisser la garde. Malgré la crise, malgré les freins qu’elle provoque et les retards qu’elle engendre, je refuse que des logiques comptables viennent prendre le pas sur des politiques vitales pour l’avenir. L’éducation en fait partie.

La crise nous oblige à agir autrement

Vendredi 3 juillet 2009

Chers amis,

En dégageant plus d’un milliard d’euros pour l’investissement, dans son budget et dans un plan d’action contre la crise, le Conseil général entend défendre l’emploi tout en préservant les chantiers nécessaires au développement du département des Bouches-du-Rhône.

La crise nous oblige en effet à agir autrement, c’est pourquoi le Conseil général des Bouches-du-Rhône met en ligne aujourd’hui un site dédié aux projets lancés dans le cadre de ce plan d’action : www.cg13.fr/agirautrement

Parce que la récession économique et la crise financière ne doivent pas nous empêcher d’agir et de nous projeter dans l’avenir, il est très important que les habitants de notre département soient informés des politiques économiques, des grands chantiers et des travaux d’aménagement et d’équipement en cours et à venir.

Les initiatives et les investissements du Conseil général des Bouches-du-Rhône créent des opportunités immédiates pour les acteurs économiques et sociaux. Ils permettent également de mettre en place des infrastructures et des services durables pour le développement du département. Cet espace d’information et de suivi leur est dédié.

Je vous donne rendez-vous sur www.cg13.fr/agirautrement

Forum mondial de l’eau : une bonne nouvelle pour Marseille

Lundi 29 juin 2009

Chers amis,

Marseille accueillera le Forum mondial de l’eau en 2012. C’est une excellente nouvelle !

Comme il le fait pour Marseille-Provence 2013, le Conseil général mettra tout en œuvre pour assurer le succès de ce rendez-vous dans le cadre d’une stratégie commune avec l’ensemble des partenaires qui vont se mobiliser pour l’organisation d’une manifestation qui renforcera j’en suis certain, le rayonnement international de notre ville et de sa métropole.

Le forum permettra notamment de mettre en valeur nos savoir-faire dans un domaine qui est au cœur des préoccupations de développement durable.

Un nouveau chantier s’ouvre et je contribuerai pleinement à sa réussite.

Convention « historique » entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille : un plan d’action contre la crise de 250 millions d’euros

Jeudi 2 avril 2009

Chers amis,

J’ai signé, cet après-midi, une convention entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille, présidée par Eugène Caselli. Il s’agit d’un plan exceptionnel d’action contre la crise de 250 millions d’euros, pour soutenir et « co-produire » les projets qui participeront de l’attractivité économique de Marseille et de son agglomération : les transports, les routes et le cadre de vie en sont les priorités.

En présence de tous les maires de l’agglomération marseillaise, dont celui de la cité phocéenne, la signature de cette convention va permettre d’écrire un nouveau chapitre de la longue histoire de Marseille et des communes associées.

Cette signature est, à l’évidence, singulière. Elle est pourtant un élément qui s’inscrit dans la chronique, quelque-fois monotone, parfois tumultueuse et fréquemment méfiante de notre vie démocratique locale.

Mais le temps du débat et de la confrontation des projets est désormais derrière nous et l’élu que je suis est constamment confronté aux exigences de la gestion, dans un contexte où les difficultés s’accumulent.

La crise est là. Sévère et durable, comme nous pouvions le craindre. Provoquant un immense gâchis. Elle est synonyme, pour un grand nombre de nos concitoyens, de chômage, de privations et d’angoisse. Il n’est plus temps de chercher les coupables, même si l’on peut regretter l’aveuglement de ceux et celles qui font comme si de rien n’était !

En revanche, je l’ai dit et le réaffirme avec gravité, ici sur mon blog, il n’est pas question de rester les bras croisés face à la récession. En quelques semaines, des milliers d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi dans les Bouches-du-Rhône.

Les Marseillais s’inquiètent de leur avenir et de celui de leurs enfants. Dans le même temps, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants évoquent clairement leurs difficultés. La dernière réunion du Comité de veille économique en témoigne. Elle n’incite guère, je l’avoue, à l’optimisme.

C’est en décembre dernier que j’ai proposé aux conseillers généraux de mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour lutter contre la crise. Tout en maintenant nos investissements annuels à un très haut niveau, le plus élevé de France pour un Département (551 millions d’euros), nous avons adopté, à l’unanimité, ce plan d’action supplémentaire anti-crise de 500 millions équitablement réparti sur l’ensemble du territoire :

250 millions pour le département (hors Communauté urbaine de Marseille) pour favoriser les investissements stratégiques : les transports, avec la création d’un syndicat mixte, le logement et les infrastructures routières.

250 millions pour les 18 communes de la Communauté urbaine de Marseille. Avec, pour priorités, les transports urbains, les routes et le cadre de vie, dont la semi-piétonnisation de l’hyper centre-ville autour du Vieux-Port..

A juste titre vous exigez de nous l’efficacité. Il faut donc inscrire rapidement ces financements dans notre vie quotidienne sans confondre pour autant action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations sans effets, sans prises sur la réalité.

Ces projets, je vous le dit ici avec fermeté, nous les financerons et nous en assumerons, à part égale avec nos partenaires, la co-production ! Car, voyez-vous, il n’y pas d’un côté, le Conseil général qui se verrait réduit au rôle de payeur, et de l’autre des collectivités qui les réaliseraient, sans dialogue et sans concertation !

Je tiens à réaffirmer ce que je j’ai dit lors de la séance publique de la Communauté urbaine du 26 mars dernier :  » Il n’y a pas d’un côté l’élève studieux, qui gère rigoureusement et de l’autre, les cigales, qui cherchent à séduire en présentant, trop rapidement, des projets qui n’ont pas été discutés ! »

Ce plan d’action n’a pas l’ambition de tout régler, de tout résoudre. Il a pour objectif, en revanche, d’impulser rapidement un surcroît d’activité pour les entreprises et de doter la métropole marseillaise, tout comme le département, d’équipements à même d’augmenter leur attractivité. C’est ainsi que l’on soutient l’emploi en amortissant la crise.

Concernant la voirie et le cadre de vie, les maires de la Communauté urbaine ont sélectionné une liste de projets qui devront être réalisés rapidement. 30 millions d’euros de subventions du Conseil général les y aideront, c’est à dire un taux de subvention égal à 80% de leur coût hors taxe.

Le volet transports s’élève à un montant de 150 millions d’euros. Il est principalement centré sur Marseille. Son objectif est de promouvoir l’utilisation des transports collectifs en améliorant l’offre de service.

Sans entrer dans le détail, je voudrais insister sur le prolongement du Métro jusqu’au Boulevard Capitaine Gèze et sur la création de parkings relais aux abords des gares SNCF afin de désengorger la ville du flot de voitures qui rend la circulation difficile. De même, je voudrais citer le désenclavement de Luminy et des sites universitaires, projets essentiels au moment où nos universités s’apprêtent à fusionner.

Enfin, j’insiste sur les décisions qui pourront renforcer la sécurité sur le réseau. C’est une nécessité. Elle correspond à une réelle et légitime attente des usagers.

Lorsque je mets l’accent sur l’attractivité et le rayonnement de la ville de Marseille, des projets spécifiques sont concernés par le plan signé aujourd’hui. Au premier rang desquels, la propreté. Elle est indispensable pour la réussite du rendez-vous collectif de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, mais aussi pour l’aménagement du centre-ville et la semi-piétonnisation du Vieux-Port.

Là-aussi, j’ai souhaité lancer des initiatives qui ne peuvent se concevoir que dans un cadre collectif, dans leur préparation et dans leur réalisation. c’est à nous de travailler le cadre de partenariats respectueux de chacun, à la hauteur des exigences, sans céder à la piètre tentation du chacun pour soi.

Ce plan, est assurément un accélérateur de projets. Il est animé d’intentions généreuses mais surtout porté par une volonté sans failles. Ses perspectives ambitieuses, les réalisations audacieuses qu’il entend soutenir doivent stimuler les imaginations et inspirer nos coopérations futures.

Nous avons le devoir de décider et d’agir pour que notre ville, la Communauté urbaine et les Bouches-du-Rhône traversent la crise sans trop de dommages mais surtout pour que les habitants de cette terre que nous aimons sortent plus forts des épreuves qu’elle nous impose.

Car il est temps d’agir, il est temps d’initier les projets qu’il faut mettre en œuvre dès maintenant pour que, demain, Marseille et son agglomération occupent la juste place qui est la leur, au Sud de l’Europe au cœur de la Méditerranée.

Lettre ouverte à Jean-Claude Gaudin :  » Ensemble, continuons à assurer le succès de Marseille-Provence 2013 « 

Vendredi 27 mars 2009

Chers amis,

Pour compléter le billet que j’ai publié ce matin concernant l’organisation de ce grand événement que sera Marseille-Provence 2013, je tiens à vous informer de la lettre ouverte que nous avons fait parvenir aujourd’hui à Jean-Claude Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille.

Vous l’aurez noté, le titre de ce blog est « Donnons-nous la parole » et, dès son lancement, voilà plus de deux ans, l’édito donnait le ton. Je titrais : « Ensemble!« . Non sans ajouter, dès la première phrase, « je ne crois pas que l’on a raison tout seul, parce que l’action politique est faite de dialogues permanents ». Nous y voilà.

Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous avons gagné la candidature de capitale européenne de la culture. Je dis « nous », parce que c’est ensemble que nous réussirons à faire de ce projet une réussite internationale. Je dis « nous », parce que c’est d’abord un projet de territoires.

C’est d’ailleurs pourquoi Michel Vauzelle (président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur), Eugène Caselli (président de la Communauté urbaine Marseille Provence métropole), Hervé Schiavetti (maire d’Arles), Daniel Fontaine (maire d’Aubagne), Roger Meï (maire de Gardanne), Paul Lombard (maire de Martigues), Michel Tonon (maire de Salon-de-Provence), et moi-même avons décidé, ensemble, de l’adresser au sénateur-maire de Marseille.

En voici la teneur :

 » Ensemble, nous avons travaillé pour le succès de la candidature de «Marseille Provence 2013» et cette unité a été l’élément déterminant favorisant l’attribution du label de «capitale européenne de la culture» à un territoire.

La Ville de Marseille, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, les intercommunalités, plus de 120 communes allant de Toulon à Arles, auxquelles se sont associés les responsables culturels, économiques et universitaires, se sont retrouvés dans le projet défendu par Bernard Latarjet.

Nous avons prolongé cette démarche en décidant, à l’unanimité, du financement de cet événement et en confiant son organisation à l’association «Marseille Provence 2013», présidée par Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence.

Cette démarche, consensuelle, que les instances européennes ont souhaitée et recommandée, a été la clé de la réussite de «Lille 2004» ou de «Liverpool 2008». Elle sera celle de «Marseille Provence 2013.»

L’indépendance et l’autonomie de l’association, dans le respect des droits de chaque partenaire, demeure la seule garantie pour la mise en œuvre intelligente de ce projet.

Nul n’ignore les difficultés que nous devrons affronter pour relever les défis de 2013, qui sont autant l’affaire de la Provence que de Marseille. Dans ce contexte, comment ne pas s’inquiéter des récentes
déclarations publiques du conseiller municipal que vous avez charge? de la coordination, pour la Ville de Marseille, de cet événement? Comment accepter qu’il envisage, unilatéralement, de rompre avec la méthode de travail suivie depuis plus d’un an?

Il n’est pas envisageable que soit créé un «guichet unique» de la Ville de Marseille qui se substituerait au travail de l’association, et qui excluerait l’ensemble des partenaires qui portent désormais ce projet.
Si tel était le cas, le projet «Marseille Provence 2013» serait totalement dénaturé et le rôle de l’association, tout comme la compétence des équipes qui ont commencé à travailler, gravement remis en cause.

Face à cette situation, nous demandons au président Jacques Pfister de surseoir à toute initiative et de convoquer, le plus rapidement possible, un conseil d’administration exceptionnel de «Marseille Provence 2013» afin d’obtenir, clairement, que les règles fixées par tous soient respectées et définitivement avalisées : un seul projet, une seule gouvernance. Ce projet ne mérite pas de polémiques stériles et nous sommes tous conscients des enjeux qu’il porte pour le développement et le rayonnement de Marseille et de la Provence.

C’est avec impatience que nous attendons les explications que vous pourrez nous apporter et qui, nous le souhaitons, devront rassurer l’ensemble des partenaires et acteurs culturels qui croient et espérent en «Marseille Provence 2013».

Ensemble, continuons à assurer le succès de Marseille-Provence 2013

Téléchargez la lettre ouverte à Jean-Claude Gaudin Marseille-Provence 2013

Marseille-Provence 2013 : il n’y a qu’un seul « guichet », celui piloté par Bernard Latarjet

Vendredi 27 mars 2009

Chers amis,

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer, notamment le 12 janvier dernier, lors des vœux à la presse, je réitère mon entière confiance à Bernard Latarjet pour mener à bien le grand événement que sera Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

C’est parce que nous étions rassemblés que notre candidature a été retenue à l’unanimité du jury. Cette nécessaire unité, loin des calculs politiciens, est et sera le seul gage qui fera de ce projet une réussite.

L’heure est désormais au travail, à l’action, à la mise en relais de tous les acteurs, de toutes les initiatives. Il n’y a donc qu’un seul « guichet », c’est celui piloté par Bernard Latarjet, Directeur de Marseille-Provence 2013.

Pour sa part, le Conseil général tiendra ses engagements, apportera sa contribution, sa réflexion et ses propositions pour que 2013 soit un événement à la hauteur de nos espérances.

Marseille – Provence 2013 : « Le projet est sur de bons rails ! »

Lundi 2 février 2009

Cher amis,

Le choix de Marseille Provence comme capitale européenne de la culture au mois de septembre 2008 a été une victoire collective. L’élan et l’espoir qui sont nés de ce succès ne doivent pas s’effilocher.

C’est pour cela que nous pouvons, sereinement et tranquillement, nous féliciter des résultats du conseil d’administration qui s’est tenu il y a quelques jours.

Il a notamment permis de voter le budget de l’association Marseille – Provence 2013 pour l’année qui vient, tout en précisant les règles de gouvernance de l’association et son organigramme.

Dans le même temps, il a posé les bases du travail collectif qui permettra, dans les deux années qui viennent, d’élaborer le programme de 2013.

Le projet est désormais sur de bons rails et le Conseil général tiendra ses engagements en apportant sa contribution, sa réflexion et ses propositions.

Autour de Bernard Latarjet, nous avons cinq ans pour arriver à bon port et faire en sorte que le défi que nous avons relevé, ensemble, soit un succès que nous aurons bâti, ensemble.

Dans le respect des identités de chacun, à nous de faire en sorte que des propositions concrètes émergent et permettent à notre territoire d’être à la hauteur des enjeux de ce titre de capitale européenne de la culture.

Maintenant, place au travail ! Place à l’imagination ! Il faut inventer, il faut proposer, il faut innover pour que 2013 soit à la hauteur de nos espérances.

Voeux aux internautes

Mercredi 14 janvier 2009

Chers amis,

Comme le savez, j’ai décidé, cette année, d’annuler la cérémonie des vœux aux corps constitués et de restituer la somme nécessaire à son organisation aux associations caritatives des Bouches-du-Rhône.

Pour autant, j’ai voulu m’adresser, sur Internet et à travers cette vidéo, à chacun d’entre vous afin de vous souhaiter une excellente année 2009.

Que cette nouvelle année soit, pour vous et tous ceux que vous aimez, douce, heureuse et prospère.

Bien à vous.