Archive pour la catégorie ‘Congrès de Reims’

Parti socialiste : la logique du rassemblement

Jeudi 11 mars 2010

Chers amis,

J’ai déjeuné mardi avec François Lamy, bras droit de Martine Aubry avec qui j’ai pu échanger, à bâtons rompus, sur les principaux sujets d’actualités et l’avenir du Parti socialiste.

Un peu plus tard, au Sénat, j’ai rencontré deux journalistes avec qui j’ai effectué un tour d’horizon de l’actualité politique. Ils ont rédigé deux articles qui me donnent l’occasion, ici sur mon blog, de les préciser.

Il est tout à fait exact que je me félicite du travail accompli par Martine Aubry qui contribue depuis son investiture à la direction du PS à apaiser le parti, à lui donner une vision, une autre image, à créer une dynamique et à rassembler les responsables politiques. Sans tambour ni fanfare elle a réussi ce qui, pour beaucoup, apparaissait comme un pari impossible au sortir de l’inextricable congrès de Reims.

En cela, comme moi, elle pense que seul le travail paye. C’est pourquoi elle marque de son empreinte un PS renaissant.

Concernant la présidentielle de 2012, il faut privilégier le rassemblement.

Je ne suis pas favorable à une primaire qui mettraient en concurrence les seuls candidats socialistes. A défaut, une primaire à gauche devrait pouvoir au moins s’organiser avec les écologistes et les communistes, voire au-delà.

Vous le savez, je suis un homme libre et si j’ai soutenu Ségolène Royal en 2007, aujourd’hui, je n’appartiens plus à aucun courant.

Je fais confiance à Martine Aubry pour mettre en place ce rassemblement autour de la candidate ou du candidat qui saura le mieux incarner les attentes des français, et renouer aussi, le moment venu, avec Ségolène Royal pour la faire participer à ce rassemblement.

Enfin, je vous invite nombreux à venir exprimer votre soutien dimanche, au premier tour des élections régionales, au candidat socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle, à côté duquel j’ai plaisir à faire campagne.

N’oubliez jamais que les sondages ne sont pas l’élection et la mobilisation, dimanche, doit permettre à la liste que conduit Michel Vauzelle d’être dans les meilleures conditions pour battre la droite et l’extrême droite le 21 mars.

Jean-Noël Guérini : « Je n’ai qu’une sensibilité, un seul courant, c’est le Parti socialiste »

Dimanche 27 septembre 2009

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En marge des Assises militantes des Bouches-du-Rhône, hier à Marseille, comme il l’avait fait dans le quotidien régional La Provence, Jean-Noël Guérini a souhaité clarifier sa vision de l’avenir du Parti socialiste.

Reprenant les propos de Gaston Defferre : « J’ai toujours dit que le PS était le Parti de l’éternel débat », Jean-Noël Guérini ajoute « que le Parti socialiste ne disparaîtra pas ». Pourtant, il se pose la question : « depuis combien d’années n’avons-nous pas gagné une élection au plan national ? »

« Force est de constater qu’aujourd’hui toutes ces sensibilités, ces courants, ces chapelles… » au sein du PS nous emmènent « vers des désastres électoraux. »

« Si, remarque-t-il, nous sommes les champions du monde pour gagner les élections locales, nous perdons en permanence les échéances nationales. »

Alors, « avec le recul nécessaire, la réflexion, je me suis dit qu’il fallait être au-dessus des courants. Je n’ai qu’une seule sensibilité, c’est le Parti socialiste ! »

S’il ne renie nullement ses amitiés avec « Vincent Peillon, Manuel Valls, François Rebsamen et bien d’autres… », l’essentiel pour lui est « de transformer le PS, le moderniser, l’ouvrir et mettre en place les primaires ouvertes » afin de préparer les futures échéances.

Analyse politique de rentrée : bilan et perspectives (PS, primaire, fiscalité, alliances, régionales, décentralisation…)

Jeudi 10 septembre 2009

Chers amis,

L’Université d’été de La Rochelle a permis au parti socialiste d’effectuer une bonne rentrée et j’espère que les semaines qui viennent nous offriront l’occasion de constater qu’il ne s’agissait pas d’une simple parenthèse. Mais, ne nous leurrons pas, si l’esprit de La Rochelle ne résiste pas aux tourbillons de l’automne, nous aurons gaspillé ce qui est la dernière chance du parti socialiste.

C’est pourquoi, je tiens à dire quelques mots sur le contexte politique de cet automne 2009 car il trace le cadre dans lequel nos propositions doivent s’inscrire.

Des propositions qui doivent être formulées de manière cohérente avec la nécessaire remise en marche du parti, qui doit retrouver le sens du mouvement et de l’initiative, tant au plan local qu’au plan national. Et nous devons le faire en partant à la bataille des régionales en traçant des perspectives claires, audacieuses et percutantes. Là aussi, ce qui comptera, au-delà d’un bon bilan, c’est le projet !

J’ai dit que La Rochelle avait permis d’adresser un certain nombre de bonnes nouvelles aux Français. J’ajoute qu’il appartient désormais à notre premier secrétaire de tenir le cap. A ses propositions, je dis chiche ! A elle de montrer qu’elle assume pleinement son rôle ! Avancer, rénover, reconstruire, c’est la seule manière de tourner la page des mois calamiteux que nous venons de vivre.

Bien avant le triste congrès de Reims, la querelle des égos, le concours de petites phrases, la course à l’échalote pour s’auto désigner candidat à la candidature, comme si le premier venu pouvait prétendre à l’investiture présidentielle, toute cette surenchère médiatique qui mettait en avant les personnes au détriment des idées était devenu le lot quotidien des socialistes.

Je vous l’avoue, j’ai mal vécu cette période politique. Je le sais, il y a un temps pour tout. Un temps pour déchirer, un pour réparer. Tout comme il y a un temps pour se taire et un temps pour parler.

Le drame, c’est que par ambition, par dépit, par fascination des médias, par perte pure et simple de repères politiques élémentaires, certains ont tout mélangé. Ces dérapages constants ont souligné notre grande position de faiblesse. Mais surtout, ils ont aussi traduit un insupportable mépris des militants, un infini mépris des hommes et des femmes qui continuent, avec courage, à se battre sur le terrain.

C’est cela qui n’est pas acceptable et c’est cela qui doit cesser ! Car si nous laissons le moindre espace aux courants, si les chapelles se reconstituent au profit d’écuries dans la perspective de 2012, si seules les ambitions s’affirment sans que le projet nous porte, alors, je vous le dis sans ambages, nous créerons les conditions de notre disparition.

Il est temps d’en finir avec ces attitudes qui font le bonheur de la Droite. Elle met un miroir devant nos disputes pour faire oublier que, tout, absolument tout, dans sa politique ne va pas dans le bon sens. Dresser ce constat, ce n’est pas oublier que l’anti-sarkozisme forcené ne fait pas un programme politique. Ce maigre bagage de la critique systématique n’est pas un projet, comme l’a enfin compris la rue de Solférino. Il est à peine un cache misère, la misère de notre absence d’idées et de courage.

Car écoutez ce que dit la droite. Depuis deux ans, elle entonne le même refrain et cherche à nous cantonner dans le camp des conservateurs, alors qu’elle aurait, elle, choisi le camp du mouvement. Si nous voulons nous dégager de ce piège mortel, à nous de bouger, à nous de passer à l’initiative. A nous d’incarner, comme nous avons su le faire dans le passé, le camp du mouvement, du progrès et de la réforme !

Mais ce changement, il ne suffit pas d’en parler. Il faut le faire vivre. Alors, mettons nous au travail, sans œillères, sans préjugés, sans tabous pour forger, ensemble, des analyses et des propositions qui permettent de comprendre les évolutions de la société. Il y a urgence à sortir de l’ornière idéologique dans laquelle nous nous sommes plongés, en nous laissant bercer par nos succès électoraux lors des élections locales.

Ici, dans la fédération des Bouches-du-Rhône, une équipe de jeunes souhaite initier cette métamorphose. Elle a carte blanche, avec le soutien d’Eugène Caselli (Premier fédéral) et de Jean-David Ciot (premier fédéral délégué), pour balayer les habitudes. Il est temps, il est grand temps, que les murs de la rue Montgrand redeviennent le lieu où les débats soient l’occasion de dialogue, de rencontres et d’enrichissement.

C’est ainsi que nous renouerons les liens avec ceux et celles que nous avons déçu, ceux et celles qui sont critiques à notre égard, ceux et celles qui pensent que nous ne sommes qu’une machine à distribuer les investitures à la veille des élections.

Ce bond en avant, il est d’autant plus nécessaire que la période que nous traversons est une période de remise en question. Ce n’est pas en étant repliés sur nous-mêmes, en étant recroquevillés sur nos certitudes que nous pouvons retrouver notre crédibilité.

La crise nous oblige à penser et à agir autrement. Et la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône n’échappe pas à cette mutation. Alors, ouvrons ce grand chantier, et menons le à bien, en étant mobilisés sur la rénovation de nos pratiques et la préparation de notre projet.

Au-delà de la situation de cette rentrée, je voudrais aborder, franchement, ces questions qui sont au cœur de la rénovation. Le cumul, bien évidemment. Les primaires, cela va de soi. Et puis, aussi, les régionales, dans sept mois. Lire le reste de cet article »

Elections européennes avec Vincent Peillon :  » Nous avons 70 jours pour aller au-devant de 11 millions de citoyens « 

Lundi 30 mars 2009

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Cher amis,

j’ai été heureux de retrouver mes camarades socialistes, samedi midi aux Pennes-Mirabeau, à l’occasion d’un banquet républicain qui était aussi le premier événement de la campagne des européennes. Ce rendez-vous a été un succès, puisqu’il a réuni plus de 400 personnes, preuve de la mobilisation sans faille de la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et du rôle majeur de nos secrétaires de sections.

En présence de Vincent Peillon, notre tête de liste aux élections européennes dans le grand Sud-Est, d’Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral du PS 13 et Président de la Communauté urbaine de Marseille et de Michel Vauzelle, le Président de la Région PACA et notre tête de liste aux prochaines élections régionales, entre autres.

Ce rendez-vous était important car, contrairement à ce que certains peuvent imaginer, le scrutin européen ne sera pas sans effet sur le cours d’une construction européenne en panne. Il aura aussi des conséquences directes sur la vie politique locale, régionale et nationale.

C’est pourquoi j’ai tenu, devant les secrétaires de section sans qui nos initiatives et nos messages resteraient lettre morte,   » à apporter quelques précisions :

Elles touchent, vous pouvez l’imaginer, à la vie de notre parti et aux difficultés que nous éprouvons à retrouver une crédibilité après le désastreux congrès de Reims. Je l’ai dit, et je le redis aujourd’hui, j’assume l’ensemble des choix qui ont été les miens et que vous avez partagé au cours de ces derniers mois.

J’assume la liste des européennes, toute la liste, et je suis fier de me retrouver au côté de Vincent Peillon, qui va mener un combat difficile dans une grande région composée de seize départements. Et, pour être clair, je ne lui demande pas de faire aussi bien qu’en 2004 qui fut une année électorale remarquable pour les socialistes.

Je lui demande, et vous vous associez, j’en suis certain, à cette requête, de faire aussi bien en défendant nos idées du lac de Genève à Bonifacio. Je me suis expliqué avec lui sur certaines de ses déclarations et sachez qu’il n’y a pas, entre nous, le moindre désaccord. J’assume l’ouverture et le rassemblement qui constituent son ossature et sont un message adressé à l’ensemble de nos concitoyens. Lire le reste de cet article »

Tchat en direct de Jean-Noël Guérini, mercredi 17 décembre de 14h30 à 15h30 sur le www.cg13.fr

Lundi 15 décembre 2008

Chers amis,

Mercredi prochain, le 17 décembre, de 14h30 à 15h30, je tiendrai mon premier tchat en direct sur le tout nouveau site du Conseil général.

Vous pouvez, d’ores et déjà, me poser des questions, soit ici sur mon blog, soit sur la page dédiée du cg13.fr.

Je serais très heureux de vous répondre en cette période économique agitée, au moment où le Conseil général vient de voter un budget anti-crise historique et d’ailleurs adopté à l’unanimité (pour la première fois depuis la libération).

Dialoguons ensemble.

Je compte sur vous.

Jean-Noël Guérini participe à son premier « Forum de la presse » sur LCM

Samedi 13 décembre 2008

Jean-Noël Guérini était, hier soir, l’invité de l’émission du Forum de la presse LCM-La Provence-France Bleu, en direct sur La Chaîne Marseille. A cette occasion, il a répondu aux questions de Guillaume Blardone (LCM), Marjory Chouraqui (service politique de La Provence) et de Jean-Laurent Bernard (rédacteur en chef France Bleu Provence).

Voici l’intégralité de de l’émission :

Le temps des tergiversations est révolu. Priorité au rassemblement dans le respect des diversités pour mettre le PS en ordre de marche

Vendredi 28 novembre 2008

Chers amis, camarades,

« Notre pire ennemi est souvent notre propre langue », m’a appris un jour un vieux sage. Je ne l’ai jamais oublié. C’est heureux en cette période troublée pour notre famille politique. Réagir à chaud est souvent un piège, une agitation qui nuit à l’ensemble et dessert la seule cause qui compte pour notre démocratie : la rénovation d’un grand parti d’opposition qui prépare l’alternance avec des chances de l’emporter à la prochaine présidentielle.

Voilà que nous y voyons plus clair désormais. Martine Aubry a donc été élue par le Conseil national, au poste de première secrétaire du parti socialiste à une large majorité. Je peux, à titre personnel, le regretter tant il me semblait important de profiter de la conjonction du temps, des lieux et des personnes pour réformer en profondeur le PS. Les défenseurs de « la ligne claire », puis de la motion « E », dont je suis, sont évidemment déçus. Mais nous sommes, comme nous l’avons toujours été, au service du parti sur le chemin des idées et du projet politique.

Je suis avant tout un socialiste et, à ce titre, ce qui m’importe, c’est que nous puissions nous retrouver après ces moments de déchirements. Je prends donc acte de cette élection et, je vous le dis pour éviter toute ambiguïtés, je ne ferai rien qui puisse nuire au travail de notre première secrétaire. Elle doit néanmoins nous présenter rapidement des propositions.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner combien la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dirigée par Eugène Caselli, qui a été stigmatisée ces dernières semaines par un certains nombre de nos camarades, locaux et nationaux, dont les graves propos ont été largement relayés par la presse et sur Internet, a été lavée de tout soupçons. Pas moins d’une cinquantaine d’observateurs sont venus vérifier, souvent avec zèle, la bonne tenue des scrutins chez nous. Tout a été passé au peigne fin et, je vous le dis avec force, voilà que le temps de l’opprobre et de l’opportunisme est maintenant révolu ! Que ceux qui ont voulu salir notre fédération unie en soient pour leur compte… de conscience, le matin venu, devant leur miroir. Les militants, eux, sauront s’en souvenir…On ne jette pas l’anathème impunément.

Reste qu’il faut désormais construire l’avenir. Pas celui de 2012, encore très lointain, mais celui de demain. En cela je rejoins les propos de Vincent Peillon avec qui j’irai rencontrer Martine Aubry demain. La priorité est d’abord de rassembler le parti socialiste, de travailler à sa cohérence et de tout faire pour que les idées que nous avons portées, celles de la rénovation, prennent une tournure concrète, identifiable et partagée. Il en va de notre crédibilité politique, franchement mise à mal ces dernières semaines.

C’est pourquoi j’en appelle au bon sens de la nouvelle équipe dirigeante. La bonne gouvernance de notre famille politique ne pourra se mettre en place, si elle veut être efficace, qu’en rassemblant. C’est à dire, pour commencer, inclure dans les instances nationales, en gage d’ouverture et de sérieux, certains de ceux qui représentent la moitié d’entre-nous… Je ne veux et ne peux croire, qu’il n’en sera pas ainsi.

Chers amis, nous ne pouvons plus tergiverser, le temps presse pour regagner la confiance de nos concitoyens et je mettrai toute mon énergie pour réussir au plan national ce que nous avons su faire dans les Bouches-du-Rhône : un pilote clairement identifié, l’unité dans le respect de la diversité, une organisation en ordre de marche prête à relever les défis des prochaines échéances électorales. Vous pouvez compter sur moi !

Résultats définitifs de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône

Samedi 22 novembre 2008

Résultats de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération des Bouches-du-Rhône :

Incrits : 10898
Exprimés : 6352

Ségolène Royal : 4604 soit 72,49%
Martine Aubry : 1547 soit 27,51%

Eugène Caselli, premier fédéral, a annoncé vers une heure du matin, les résultats définitifs de la fédération des Bouches-du-Rhône.

Résultats du 1er tour de l’élection du premier secrétaire national PS dans la fédération des Bouches-du-Rhône

Vendredi 21 novembre 2008

Résultats du premier tour de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération des Bouches-du-Rhône où la participation s’est accrue de 4% par rapport au 6 novembre dernier :

Maintien du score de Ségolène Royal en nombre de voix, légèrement au-dessus de 69%.

Score prévisible de Martine Aubry à presque 21% qui cumule les suffrages de sa motion et de celle de Bertrand Delanoë.

Benoît Hamon, quant à lui, dépasse la barre des 10%.

Rappelons que ce soir, de 17h à 22h, aura lieu le deuxième tour qui départagera Ségolène Royal et Martine Aubry.

Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral, est reconduit dans ses fonctions. Il annonçait dans la nuit les résultats définitifs de la fédération.

 » Après le calamiteux congrès PS de Reims, je vous demande de confirmer notre choix du 6 novembre « 

Mercredi 19 novembre 2008

Chers camarades,

A la veille d’une échéance capitale, qui va permettre aux militants et aux militantes du parti socialiste de désigner leur Premier ou leur Première secrétaire, je veux, solennellement, redire ce que j’ai déjà affirmé à plusieurs reprises.

La personne qui sera choisie aura une immense responsabilité, celle d’être à la hauteur des vastes chantiers qui attendent les socialistes, la gauche et au-delà, tous ceux et toutes celles qui souhaitent l’alternance. Cette responsabilité, ce sera celle, prioritaire, de tout mettre en œuvre pour tourner la page des divisions et de permettre le rassemblement du parti.

Ne nous leurrons pas, mes camarades. Le déroulement du congrès, les débats qui l’ont précédé et la manière dont nous nous approchons du choix de jeudi n’ont pas amélioré notre image. Le parti socialiste était inaudible. Il le reste. Vous permettrez à quelqu’un qui est attaché au parti socialiste, à quelqu’un qui sait ce qu’il lui doit, vigilant qu’il est à son avenir de ne pas vous cacher son inquiétude.

Je crois, très sincèrement, que le vote des militants, doit être l’occasion d’apporter la plus belle des réponses à ceux qui se frottent les mains en commentant nos difficultés avec gourmandise. Jeudi soir, ceux et celles qui font la force de notre parti, ceux et celles sans qui l’élu que je suis ne serait rien, pourront montrer aux Français que les socialistes ont décidé de surmonter une crise dangereuse. Dangereuse pour le parti, dangereuse pour la gauche, dangereuse pour notre démocratie.

A Reims, pour le plus grand bonheur de nos adversaires, c’est un bal des hypocrites qui s’est déroulé sous le regard gourmand des caméras. La condescendance de certains responsables nationaux, la suffisance et l’orgueil de certaines personnalités ont fait en sorte qu’il n’y ait pas de synthèse. Et une fois de plus, la guerre des « égos » a pris le dessus sur les indispensables choix politiques. Une fois de plus, certains, mauvais perdants, n’ont pas hésité à multiplier les attaques, à distiller les rumeurs, à jeter l’opprobre sur ce que nous sommes et sur ce que nous faisons.

Ici, dans les Bouches-du-Rhône,
lors de notre dernier congrès fédéral, nous nous sommes donnés les moyens de partir à la reconquête quoi qu’en disent ceux et celles qui, depuis des années, font leur miel de la division et ont provoqué la défaite par leurs comportements dérisoires. Ceux-là ont manifestement jeté le trouble.

Notre fédération a été critiquée. Alors je voudrais, une fois pour toute, dire que si nous n’avons pas gagné à Aix, c’est à cause de la dissidence de l’un de nos camarades. Une dissidence qui nous a fait perdre la ville de Marseille en 1995. Et comme par hasard, treize ans plus tard, ce sont les mêmes que l’on retrouve à la manœuvre. Ce sont les mêmes qui jouent leur carte personnelle et trahissent. Les deux ou trois personnes qui se répandent dans les médias, geignent, attaquent, sont précisément ceux qui ont provoqué la défaite en 2007. A Aix comme à Marseille dans certains arrondissements.

Ce qu’ Eugène Caselli a fait, et il a eu raison de le faire, c’est tout simplement de nous mettre en ordre de bataille, très vite, pour nous donner les moyens de gagner les prochaines échéances.

L’organisation proposée par la fédération permettra la reconquête. Si nous avons gagné des mairies, des cantons, des sénateurs, c’est bien parce que nous avons su, depuis dix ans, nous unir, nous rassembler. Et ce travail, j’en suis fier, mes camarades.

Pour revenir à Reims, il suffit de lire le compte rendu de la commission des résolutions, effectués objectivement et froidement par notre camarade Alain Bergougnioux, pour se rendre compte que plusieurs responsables avaient fait le choix de la confrontation. Je le regrette et je crois que nos concitoyens le regrettent. Lire le reste de cet article »