La taxe carbone, une mesure pour limiter la pollution sonore

Nicolas Hulot, projette de relancer la taxe carbone, un impôt indirect sur les produits et les services, dont le montant est calculé à partir de la quantité de CO2 que l’on produit ou que l’on consomme. Il permettra de réduire les activités industrielles, ainsi que les bruits qu’elles causent. En effet, celles-ci ont des impacts catastrophiques sur l’environnement et la santé. Les oreilles sont les premières victimes de ces nuisances, d’où l’importance de la mise en place d’une écologie sonore.

Les impacts négatifs des nuisances sonores

Si, pour certains, il s’agit d’un nouveau cheval de bataille pour se forger une bonne image auprès des ultras-écologistes, la pollution sonore est réellement un problème de santé publique. Les bruits ont des impacts nocifs sur la qualité de vie et la santé. Ils sont des sources de troubles du sommeil, de stress, de fatigue, de migraines, d’anxiété, etc. Ils peuvent même entraîner une surdité définitive. Bien que les nuisances sonores soient principalement concentrées dans les agglomérations, selon un sondage Ifop publié en mars 2016, un Français sur deux se sent agressé par le bruit au travail ou dans les lieux publics.
Le bruit a également un impact économique non-négligeable. En effet, les coûts liés aux soins de santé et à la fatigue au travail – qui affecte la productivité -, avoisineraient, selon bruitparif, 57 milliards d’euros en 2016, dont 16, 2 milliards par an en Ile-de-France. Le bruit a aussi des conséquences désastreuses sur l’environnement. Face aux brouhahas des villes, les animaux se taisent ou chantent moins, freinant leur épanouissement dans leur chère nature.

Des solutions contre la pollution sonore

L’une des solutions envisagées pour l’avenir est de passer radicalement à l’électrique. Bien que les véhicules électriques ne représentent que 0,2 % du parc automobile mondial, l’une des mesures décidées par le COP21 de Paris est la mise en circulation de 600 millions de ces moyens de transport d’ici 2040. Tesla a montré la voie, grâce à des camions écologiques, à zéro émission de CO2. Solar Impulse a également réussi l’exploit de lancer un avion sans carburant, seulement avec l’énergie solaire. Ces initiatives sont des espoirs sérieux pour un monde plus sain, et beaucoup moins bruyant.
Les urbanistes et les architectes peuvent travailler de façon à répartir équitablement les bruits, afin d’éviter un excès de cacophonie en un même lieu. Si on prend l’exemple d’une station de métro, on observe que tout s’y mêle, entre les cris des usagers, la musique ou les annonces sur les haut-parleurs, ainsi que les bruits des rames de métro. On pourrait créer une harmonie des bruits, et même limiter ceux qui sont inutiles, pour limiter leurs nuisances.