Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 
30
jan.

Mes voeux à la presse : « 2013, année sans élections, mais peut-être, souhaitons le, année de réformes ! »

Par JNG, à 16:54

Economie, Général, Impôts, International, Juctice, Marseille, Marseille-Provence 2013, médias, Municipales, politique, Santé, sécurité, Social

Chers amis, 

J’ai présenté ce matin mes voeux à la presse. Une occasion pour moi de revenir sur les sujets préoccupants du moment, de faire le point aussi sur mes ennuis de santé. Voici ce qui m’a semblé important de souligner, et que je tiens à partager, plus largement, sur mon blog :

 

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Cette rencontre me permet de vous présenter, à tous et à toutes, mes vœux les plus sincères pour cette année 2013.

Une année qui sera forcément culturelle, on l’a beaucoup dit et beaucoup écrit, mais qui apportera aussi, je l’espère, sérénité et prospérité afin que notre société soit meilleure pour chacun.

Je n’oublie pas non plus des vœux de bonne santé, et  en ce domaine, je parle en connaissance de cause.

J’ai le plaisir de vous retrouver aujourd’hui alors que j’expérimente depuis deux jours un rythme de travail auquel, je l’avoue je ne suis guère habitué.

Les médecins m’ont autorisé à reprendre mes activités, je travaille donc, selon une expression traditionnelle, à temps partiel, ce qui ne m’empêche pas d’être président du Conseil général à temps plein.

Si l’on a disserté sur cette année capitale, je remarque avant toute chose qu’elle ne sera pas électorale.

C’est suffisamment rare pour être souligné.

Aujourd’hui, notre pays traverse une crise profonde et le département des Bouches du Rhône n’échappe pas à ses effets désastreux.

Si l’actualité nous a apporté ces derniers jours des images heureuses, symbolisées par le sourire de Florence Cassez libérée, nous ne pouvons pas oublier qu’en ce moment, des soldats français sont engagés dans une guerre contre le terrorisme au Mali.

La libération de Tombouctou semble prouver que cette opération est un succès. J’espère qu’elle permettra d’apporter une réelle cohésion dans cette région où l’instabilité est porteuse de trop nombreuses menaces.

Mon hospitalisation, et les journées de convalescence passées au repos, chez moi, m’ont permis de suivre avec attention ces événements. Je ne vais pas ici les commenter, même si ce rendez-vous nous offre l’opportunité d’échanger et de partager un moment de convivialité en abordant de manière décontractée quelques grands thèmes d’actualité.

J’ai remarqué, dans le flot des images véhiculées par les chaînes d’information, que le règne des émotions l’emporte trop souvent sur l’analyse.

Nous pouvons peut-être le regretter, mais cette évolution souligne combien le métier de journaliste, difficile, exigeant, est aujourd’hui confronté à une profonde mutation. J’ose espérer qu’elle ne s’effectuera pas au détriment de l’emploi et des missions.

2013, année sans élections, mais peut-être, souhaitons le, année de réformes.

Je mets le mot au pluriel, car notre pays ne peut rester immobile face à des bouleversements  qui ne se sont pas atténués avec l’alternance du printemps dernier.

Après les tâtonnements et les hésitations du début de mandat, il semblerait que le gouvernement ait résolument mis le cap vers le changement.

Je m’en félicite et j’avoue que j’ai partagé la perplexité d’un grand nombre de nos concitoyens face aux premiers pas du nouvel exécutif.

Changer de style, ce n’est pas changer de politique.

Or, face à la montée du chômage, face au cancer de l’exclusion et de la misère, face à la crise du logement, il y a urgence.

Il faut agir, résolument et concrètement.

La visite du Premier ministre à Marseille, il y a quatre mois, a permis de poser les bases d’un chantier réellement capital pour l’avenir de la ville et de son agglomération.

La question de la métropolisation et la réforme territoriale seront des thèmes importants dans les mois à venir.

Je crois qu’il est indispensable de redonner de l’air à la décentralisation en renforçant la responsabilité des acteurs locaux, qui peuvent intervenir avec plus de rapidité et souplesse que l’Etat dans certains domaines.

C’est la position que je défends et que je défendrai et elle fait écho aux inquiétudes des maires qui ne refusent pas d’aider Marseille, mais qui n’entendent pas être dépossédés de leurs prérogatives et de leurs droits. Ils font vivre la démocratie de proximité et les habitants le savent.

Je ne souhaite pas l’émergence d’une grande métropole plus institutionnelle qu’opérationnelle. En revanche, je milite fermement pour une métropole de projets, favorisant l’avancée rapide de projets, notamment sur la question des transports.

C’est tout le sens des politiques publiques initiées par le Conseil général. La gestion rigoureuse de cette institution nous permet d’intervenir quotidiennement, en faveur des plus fragiles, mais aussi pour le développement économique et le rayonnement de notre territoire.

Pour le RSA, par exemple, nous mettons à profit l’année 2013 pour dynamiser la signature de contrats d’insertion en rassemblant des centaines d’entreprises solidaires. C’est un geste concret qui aura des effets positifs sur l’emploi. Je note avec satisfaction que la revalorisation de certains minimas sociaux peut apporter un ballon d‘oxygène aux plus démunis. Mais peut-on sérieusement,  imaginer le pouvoir central se délester de ses devoirs en ce domaine ?

L’incident qui s‘est déroulé, à la fin de la semaine dernière, à la Maison départementale de la Solidarité, au cœur de Marseille, nous rappelle que le Conseil général est trop souvent le dernier recours de ceux qui souffrent et les agents sont trop souvent seuls sur le terrain pour assurer des missions qui appellent une mobilisation générale !

Le partenariat signé il y a un mois avec la ville de Marseille va favoriser la réalisation de projets concrets, destinés à améliorer la vie quotidienne des habitants de cette ville.

Je veux aussi, ici, faire  remarquer que le succès des journées d’ouverture de l’année capitale européenne est lié à la semi piétonnisation du Vieux Port et au remodelage des abords du Fort Saint-Jean et du Mucem.

Sans le Conseil général, qui a investi près de 43 millions d’euros pour ces deux chantiers, cela aurait-il été possible?

Le rendez-vous pour la capitale européenne, pour lequel sans écorner d’un centime le budget de la culture, nous avons investi plus de 80 millions d’euros, en faveur de l’association, mais aussi pour mener à bien des projets à Marseille et Arles, sera je le souhaite, un succès. Il devra beaucoup à l’engagement résolu de l’Assemblée départementale.

Je pourrais ainsi citer de nombreux dossiers, de nombreuses initiatives qui n’existent que parce que notre collectivité, qui est faiblement endettée, sait faire preuve de clairvoyance et de responsabilité. Elle le fait sans avoir augmenté les impôts depuis maintenant sept ans!

Cette ligne, ce cap, nous le maintiendrons avec le budget primitif 2013, préparé avec rigueur. Il visera à maintenir nos investissements, indispensables pour maintenir ou créer l’emploi, tout en resserrant, autant que faire se peut, nos dépenses de fonctionnement.

Clairvoyance, responsabilité: ces deux mots, j’ose l’espérer,  seront au cœur de la nouvelle étape de décentralisation.

Il ne s’agit pas ici de savoir ce que l’on va supprimer, ce que l’on va rayer de la carte institutionnelle.

Cette approche, purement politicienne, ne serait pas comprise par nos concitoyens.

Comme vous, j’ai pris connaissance du nouveau mode de scrutin qui semble devoir être de mise pour les élections cantonales. S’il permet de favoriser la mixité, pourquoi pas!

Toutefois, prenons garde à ce que ces évolutions ne masquent pas une fois encore un désengagement de l’Etat, qui redonnerait le mistigri de la dette aux collectivités territoriales. Les dotations sont gelées, –donc elles s’inscrivent à la baisse– et les investissements annoncés de Paris pour plusieurs grands projets se font toujours attendre.

Je soutiens ce gouvernement, dans lequel je n’ai pas que des amis, mais je me dois de lancer cet avertissement !

2013 sera donc une année de débats institutionnels. Ce doit être aussi une année de mobilisation contre le chômage !

Car la situation de l’emploi préoccupe tous ceux qui refusent la fatalité et le cynisme.

Vous savez, ce fatalisme et ce cynisme qui contaminent bien trop souvent les décideurs, qui se répand dans les couloirs des ministères ou des sièges de grands groupes qui oublient que la valeur de leur entreprise se juge aussi à leur mobilisation pour l’emploi et pour les territoires !

Je disais en début de ce discours que s’il n’y a pas d’élections programmées, il y aura, bien évidemment, des préparations d’élections.

Car après 2013, il y a 2014! Et certains piaffent d’impatience.

Le succès des primaires socialistes l’an dernier, audacieuses, mais réussies, est-il reproductible au plan local?

A droite, apparemment, d’aucuns murmurent leurs ambitions.

Je n’ai pas à les commenter, pas plus, d’ailleurs, que celles plus avouées des nombreux prétendants qui se sont déclarés au sein du parti socialiste.

Chaque jour, ou presque, les médias locaux m’annoncent de nouveaux participants à cette course, qui ne doit pas être un choc des égos, mais bien un processus permettant de faire apparaître celui, ou celle, qui portera avec enthousiasme et dynamisme un projet pour cette ville.

Il ne suffit pas de se déclarer candidat, de penser, en se rasant ou en se maquillant, le matin, à la mairie, au fauteuil de maire. Il faut plutôt penser à Marseille, aux Marseillais.

Il faut en finir avec ceux qui pensent à ce que Marseille peut faire pour lui ou pour elle, mais plutôt se demander ce que l’on peut faire pour Marseille et pour ses habitants.

Car dans un contexte de montée du chômage, je viens d’évoquer un dossier qui me semble incontournable pour l’avenir du port et de notre département, il faut veiller à ne pas se donner en spectacle.

En cette fin janvier, je le dis clairement, l’heure est au travail, et à la mise en place de solutions novatrices et courageuses pour faire avancer Marseille et les Bouches-du-Rhône.

Comme vous le voyez, ma détermination est intacte et la maladie n’a pas affecté ma sérénité.

En ce qui concerne l’actualité judiciaire, je tiens à dire qu’il n’y avait nul besoin de lever une nouvelle fois mon immunité parlementaire.

Si le juge souhaite m’entendre, je suis à sa disposition. Et je répondrai à ses questions, sans la moindre inquiétude.

Au delà de l’agitation du microcosme, des états d’âme des uns et des coups bas des autres, je maintiens le cap que je me suis fixé.

Travailler pour ce département comme je le fais depuis bientôt quinze ans.

Travailler pour les habitants des Bouches-du-Rhône. Fidèle à mes convictions, je veux continuer à servir ceux que je sers, dans la perspective de leur apporter une vie meilleure et plus juste.

Je le fais en prolongeant un combat politique qui est difficile, c’est certain, mais je le mène avec conviction. Parce que j’entretiens une relation particulière avec la population de ce département, de cette ville.

Je veux leur être utile, je veux les aider. Je le fais avec passion et détermination.

Bookmark and Share

Un commentaire pour “Mes voeux à la presse : « 2013, année sans élections, mais peut-être, souhaitons le, année de réformes ! »”

  1. 3 février 2013 à 14:38
    Sauveur dit :

    Monsieur Jean Noël GUERINI,
    D’abord à mon tour je vous souhaite ainsi qu’à tous vos proches mes meilleurs vœux de santé et de quiétude pour cette année 2013 qui je l’espère sera déterminante pour votre avenir politique et libératrice de tous vos tracas quotidiens. Quotidien parfois difficile à vivre pour une personne publique de votre rang dont la première qualité est de répandre l’exemplarité morale ainsi l’équité sociale. Je pense également à vos proches, à votre femme bien sûr, qui souffrent de ces écueils judiciaires et soupçonneux à votre encontre. Mais soyez rassuré, je suis et nous sommes nombreux à penser, que votre intégrité, restée intacte à tous les égards, rayonne dans l’exercice de vos mandats électifs. La manifestation de la vérité vous rendra plus fort encore pour mener les combats politiques qui s’annoncent…à Marseille et dans son aire métropolitaine.
    Je sais que le courage ne vous manque pas, mais sachez que nous sommes nombreux à vos côtés.
    Bien à vous

Laisser un commentaire

Email This Post Email This Post