Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Archive pour juin 2012

Décès d’Olivier Ferrand : « Une immense tristesse »

Samedi 30 juin 2012

Chers amis,

Les mots n’arriveront pas à exprimer l’immense tristesse qui est la mienne aujourd’hui après la brutale disparition d’Olivier Ferrand.

Élu député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône il y a moins de quinze jours, il représentait l’avenir, pour nos territoires et pour le parti socialiste. Il se battait, pied à pied, pour réconcilier son pays avec les valeurs de la République et sa vision, ses convictions et sa passion nous manqueront.

Sa jeunesse, sa force de proposition, sa capacité à débattre et à dégager l’horizon de la social démocratie avaient fait de lui un intellectuel indispensable à notre société et lui auraient permis d’être un élu talentueux, inscrivant dans la réalité de ses combats quotidiens toutes les promesses du renouveau, dans les Bouches du Rhône, comme à Paris.

A sa famille, aux siens, à tous ses proches, je présente mes plus sincères condoléances.

Bouclier fiscal : les mensonges répétés ne font pas une vérité

Mardi 26 juin 2012

Chers amis,

Souvenez-vous. Il n’y a pas si longtemps, jusqu’en mai dernier, pendant l’élection présidentielle, on en a parlé. Le Parti socialiste avait chiffré à 500 millions d’euros par an le coût du bouclier fiscal instauré par Nicolas Sarkozy pour empêcher les plus riches de nos concitoyens d’être taxés à plus de 50% de leurs revenus.

François Hollande avait alors annoncé son intention du supprimer cet avantage inconvenant qui, de surcroît, grève fortement le budget de l’État.

Cris d’orfraie de la droite. Nous serions des inconscients, une remise en cause du bouclier fiscal ferait fuir les grandes fortunes, nous aurions largement surévalué son coût… Las. Une note confidentielle du fisc, parue aujourd’hui dans le quotidien Le Parisien, estime à 735 millions d’euros le manque à gagner dû au bouclier fiscal en 2011 et l’estimerait à 120 millions supplémentaires (soit 850 millions) en 2012 et 2013

Nous avions donc raison, ils avaient tort.

Pire. Ils avaient tort et ils ont menti. La note du patron des Impôts, qui met en avant « une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés », a été délivrée à la ministre UMP du budget Valérie Pécresse le 5 avril, soit presque 3 semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle…

Ils savaient que le bouclier fiscal coûterait dès cette année 200 millions de plus que ce que le PS avait chiffré. L’UMP, et à sa tête le président sortant, ont menti sans vergogne en cachant aux Français cette réalité de leur politique.

Il coûte 735 millions d’euros en 2011, argent qui aurait pu servir aux Français les plus en difficulté dans cette période de crise, ou aux petites et moyennes entreprises pour continuer de créer de la richesse et des emplois.

Dans les Bouches-du-Rhône

Dans notre département, comment peut-on prendre au sérieux Mme Bernasconi qui, hier, en séance plénière du Conseil général demandait des états généraux de la solidarité ? Ce sont les mêmes qui, au sommet de l’État, cachaient la vérité pour continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches, et qui à Marseille donnent… des leçons ?

Je suis heureux de constater que, d’une part la vérité peut triompher et, d’autre part, que le travail et la compétence sont encore respectés. J’en veux pour preuve le vote hier sur le compte administratif et le budget supplémentaire qui salue la saine gestion et la rigueur de ma majorité au Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Hier m’a apporté cette certitude. Aujourd’hui l’actualité me donne raison, en même temps qu’à ma famille politique. Si je me réjouis de cette conjonction de nouvelles qui me confortent, politiquement et intellectuellement, je sais que c’est dans le travail, le travail, le travail, que résident les solutions.

C’est ce que je continuerai de faire, à la tête d’une institution qui est désormais parmi les mieux gérées de France, l’une des moins endettées et qui investit 500 millions d’euros par an en faveur du développement local. Ni plus, ni moins.

Et maintenant, réussir le changement

Lundi 18 juin 2012

Chers amis,

Les Français ont confirmé, avec ce second tour des élections législatives, le choix du changement. Maintenant, fort d’une majorité absolue, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault doit engager la politique qui permettra d’affronter la crise, en privilégiant la justice sociale.

Je suis heureux des excellents résultats des candidats de la majorité présidentielle, autour de François Hollande, dans les Bouches du Rhône et particulièrement à Marseille. Les électeurs ont décidé d’élire huit députés socialistes pour les représenter au Palais Bourbon. Ils siègeront au côté d’un candidat d’Europe Écologie les Verts et d’un représentant du Parti communiste.

Comment ne pas souligner que ces victoires ont été acquises dans des circonscriptions que la droite avait avantageusement redécoupées pour servir ses intérêts.

A l’évidence, le département des Bouches du Rhône apporte une forte contribution pour renforcer la majorité politique qui doit travailler résolument et courageusement pour réussir le changement.

Je me félicite de l’entrée de Marie-Arlette Carlotti au gouvernement

Dimanche 17 juin 2012

Chers amis,

Le secrétaire général de l’Élysée a rendu publique, hier soir, la composition du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Sur mon fil Twitter, sur ma page Facebook et dans un communiqué, j’ai immédiatement fait part de mon plaisir de voir une Marseillaise intégrer cette équipe composée d’hommes et femmes de talent :

 » Je me félicite de l’entrée de Marie-Arlette Carlotti au sein du gouvernement composé par Jean-Marc Ayrault. Conseillère générale des Bouches-du-Rhône, elle devient ministre déléguée aux personnes handicapées.

Elle a devant elle un immense chantier et j’espère que son dynamisme et le travail qu’elle a effectué au sein de l’Assemblée départementale depuis de nombreuses années lui permettront de traiter efficacement l’ensemble des dossiers relatifs au handicap.

Ils sont aujourd’hui un enjeu majeur pour notre société mais aussi pour l’ensemble des départements français qui ont de nombreuses compétences en ce domaine.

Pour le reste, le gouvernement doit désormais répondre aux attentes de nos concitoyens, qui sont frappés par une crise sévère et durable en mettant en œuvre une politique privilégiant la justice sociale. »

Législatives : la nouvelle faute de Monsieur Chassain

Mardi 12 juin 2012

Chers amis,

Le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, conseiller général et naguère député de la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, Monsieur Roland Chassain, a décidé de ne pas être candidat dimanche, pour le deuxième tour des élections législatives.

Cette décision, inspirée par une ligne « Tous contre Vauzelle » est choquante, grave et inacceptable. Membre de l’U.M.P, il prend clairement parti pour la candidate du Front national.

Ce choix, je l’avoue, ne m‘étonne guère. Car Monsieur Chassain n’a jamais réellement combattu les idées défendues par les partisans de Marine Le Pen.

Sans évoquer ses déclarations souvent ésotériques dans l’enceinte du Conseil général, sans parler de ses discours fréquemment populistes, comment ne pas se souvenir que cet homme a été à l’origine de la démission d’un élu marseillais de l’UMP, Maurad Goual, qui l’avait même assigné en justice pour incitation à la haine raciale après ses propos racistes, concernant déjà Michel Vauzelle, en 2010?

Aujourd’hui, Monsieur Chassain est toujours membre de l’UMP et l’ineffable Jean-François Copé se contente de le qualifier de « franc tireur ». Un peu léger pour un homme qui a les yeux rivés sur la ligne bleue de 2017 !

Martine Vassal, si prompte à donner des leçons de morale, devait inciter son collègue camarguais à ne pas se retirer. Elle affirme aujourd’hui que ce toujours membre de l’ U.M.P. n’a officiellement accordé aucun soutien et qu’il est donc sur cette sinistre ligne du « ni/ni », ni soutien au Front national, ni soutien au candidat du Parti socialiste quand il se bat en duel contre un candidat d’extrême-droite.

Mme Vassal sait pourtant que la ligne du « Tout sauf Vauzelle » est un choix pour le Front national !

Je veux être clair. Et je n’hésite pas à m’interroger sur ces comportements.

Ce geste de Roland Chassain est-il isolé ? Est-il le fruit des idées courtes d’un homme que la détestation du président de Région aveugle ?

Ou bien cette attitude, en des terres où le Front national est fort, dans un département où la porosité entre droite et extrême-droite est grande, indique-t-elle une voie ? Dessine-t-elle les contours d’une alliance qui n’ose pas s’avouer ?

Comment ne pas s’inquiéter de cette attitude quand on entend la petite musique aigre entonnée par de nombreux candidats de l’U.M.P. dans différentes circonscriptions des Bouches-du-Rhône.

Dans la 11e, notamment, ou l’excellent résultat de Gaëlle Lenfant bouscule Christian Kert. A Aix-en-Provence où Jean-David Ciot a largement distancé Maryse Joissains. Dans la 5e circonscription de Marseille, où Marie-Arlette Carlotti est en mesure de battre Renaud Muselier. Dans la 1ère, où Valérie Boyer, elle aussi, part à la pêche en eaux troubles pour rattraper son retard sur Christophe Masse.

Cette absence de clarté est un aveu de faiblesse. Et cette stratégie du « ni/ni » est désastreuse pour notre République. Il ne s’agit malheureusement pas d’une erreur commise par un homme distancé, battu, mais d’une faute qui confirme les errements de la droite républicaine.

A Arles comme dans les Bouches-du-Rhône, a l’évidence, l’U.M.P. a décidé de perdre son âme en mettant un mouchoir sur ses valeurs.

Les Républicains, eux, choisiront le leur en refusant ces arrangements et en condamnant ces manœuvres. Dimanche, ils iront voter pour les candidats socialistes afin qu’ils puissent renforcer la majorité qui conduira le changement. Et dans les circonscriptions où la gauche a été, malheureusement, éliminée, ils soutiendront le candidat de la droite républicaine.

Table ronde sur les difficultés de l’Association Provençale d’Aide Familiale : la concertation aboutit

Lundi 11 juin 2012

Chers amis,

Une Table Ronde s’est tenue ce matin, sous l’autorité du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en présence des représentants du personnel et de la direction de l’Association Provençale d’Aide Familiale.

La concertation a permis de trouver des solutions de redressement possible pour l’association, qui vient de déposer son bilan.

Le Conseil général a tout d’abord sollicité le Trésor Public au sujet du règlement des créances dues à l’APAF. A ce jour, toutes les factures liquidées par le Département ont été effectivement payées par l’État.

J’ai, à ce propos, interpelé la Paierie départementale, organisme de l’État, au sujet des graves dysfonctionnements qu’elle rencontre dans l’acquittement de ses paiements.

De plus, le Conseil général a fait part de sa forte préoccupation pour l’avenir des 300 salariés de l’association. Il s’est engagé à apporter une aide spécifique à l’APAF, via une réflexion tarifaire et la mise à disposition de son expertise, pour aider à la viabilité de son activité, dans un contexte difficile pour l’ensemble du secteur médico-social. En contrepartie, la collectivité demande à l’association de mettre en place une organisation plus adaptée aux exigences liées à ses activités.

Le Département a souhaité rappeler que l’APAF n’est malheureusement pas un cas isolé, et qu’une réforme structurelle du secteur médico-social et de l’aide à domicile est indispensable pour aider les opérateurs publics et non lucratifs à poursuivre leurs activités d’intérêt général.

Le Conseil Général souhaite ainsi organiser, dès la rentrée, des assises consacrées aux métiers de l’aide à domicile et aux personnes, pour débattre collectivement de l’avenir du secteur.

Législatives : dimanche prochain, se mobiliser pour confirmer les espoirs du 1er tour

Dimanche 10 juin 2012

Chers amis,

Les  candidats de la majorité présidentielle investis par le Parti socialiste pour ces élections législatives se retrouvent aujourd’hui en bonne position pour le second tour.

Il importe, dans les jours qui viennent, d’amplifier la mobilisation pour élire des députés qui permettront de mettre en œuvre le changement qu’attendent nos concitoyens.

Je constate que le Front national a malheureusement confirmé les résultats qui avaient été ceux de Marine Le Pen lors de la présidentielle, notamment dans l’ouest du département.

Quelle que soit la configuration de ce deuxième tour dans les circonscriptions, il est vital que les candidats qui se battent pour le changement rassemblent l’ensemble des électeurs qui défendent les valeurs républicaines.

5e circonscription de Marseille : restons sérieux !

Jeudi 7 juin 2012

Chers amis,

Un article de La Provence me présente aujourd’hui comme le possible commanditaire d’une manœuvre politique visant à faire perdre des voix à la candidate du Parti socialiste dans la 5e circonscription de Marseille.

Je déments fermement cette assertion et réaffirme mon soutien dans cette bataille politique à Marie-Arlette Carlotti, candidate du Parti socialiste.

On ne peut pas, au motif que certaines personnes me sont plus ou moins proches, m’associer constamment à leurs actions. Je suis proche de beaucoup de monde à Marseille, à gauche comme à droite, mais j’ai toujours été fidèle à mes idées et à mes valeurs.

Les commentateurs disent beaucoup de choses me concernant depuis des mois. J’aimerais toutefois qu’on veuille bien croire que je ne suis devenu ni naïf, ni masochiste. Il ne me viendrait pas à l’idée d’aider, par quelque manœuvre que ce soit, Renaud Muselier, député UMP sortant qui m’agresse à tort et à travers par voie de presse et d’édition, qui a plus fait parler de lui en médisant sur moi que grâce à une quelconque action politique positive.

J’appelle donc toutes les forces progressistes de la 5e circonscription à s’opposer à la réélection de M. Muselier et à voter massivement pour Mme Marie-Arlette Carlotti dès le premier tour.

Encadrement des loyers : une urgence

Mercredi 6 juin 2012

Hier, la nouvelle Ministre du logement, Cécile Duflot, a annoncé que « l’engagement d’encadrement des loyers, formulé pendant la campagne par le Président de la République, est particulièrement important et sera au cœur des nos priorités. »

Le projet de décret que la Ministre compte faire appliquer dés la rentrée pour bloquer le prix des loyers lors d’une relocation (hors évolution en fonction de l’indice de référence de l’Insee) serait une mesure d’urgence avant une véritable loi d’encadrement des loyers, prévue en 2013, comme l’avait promis François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Il s’agirait cette fois dans les « zones tendues », c’est-à-dire fortement urbanisée, de contraindre les loyers de relocation et des nouvelles locations, à ne pas dépasser la moyenne des loyers pratiqués dans le quartier pour un logement similaire.

Dans l’immédiat, le « blocage » des prix d’une relocation concernerait la région parisienne mais également les agglomérations de plus de 250.000 habitants, dont Marseille, et certaines villes moyennes. Seuls les propriétaires améliorant leur logement avec des travaux pourraient augmenter leur loyer lors d’une relocation. C’est une bonne nouvelles.

Il ne devrait pas s’appliquer, en revanche, aux logements sociaux, secteur où le Ministre du logement qui chaque année, par recommandation ou par décret, indique la hausse maximale que peuvent pratiquer les organismes HLM.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône intervient, à son niveau, pour soutenir les jeunes (ADPL, aide au premier logement), pour aider les communes à repeupler  les centres anciens (ADPA, aide à l’accession à la propriété dans l’ancien, FSL, fond s de solidarité logement…).

Toutefois je partage un constat avec le Président de la république : il n’y a pas assez de logements en France, et notamment dans notre Département. Avec l’attraction du soleil et de la mer, il y a une telle pénurie que nos enfants ne peuvent plus se loger lorsqu’ils entrent dans la vie active. Comment peut-on, en effet, se loger quand on gagne 1000€ par mois et que les loyers sont à 600€ en moyenne ? Que reste t-il pour vivre ?

L’immense pénurie de logements, la dégradation du bâti, l’endettement de long terme pour acheter un logement, le poids écrasant des loyers dans le budget des ménages représentent une angoisse majeure pour des millions de nos concitoyens.

C’est donc une excellente mesure que proposent la Ministre du logement et le premier Ministre Jean-Marc Ayrault sur le logement. D’abord gérer la crise et l’urgence avec l’encadrement de la hausse des loyers. Ensuite, préparer l’avenir proche avec le lancement de la construction de logements pour répondre à la pénurie et à la dégradation. Les choses sont faites à l’endroit, et le Président de la république continue de tenir ses promesses.

 

 

Le Conseil général reçoit les représentants syndicaux de l’Association Provençale d’Aide Familiale (APAF)

Vendredi 1 juin 2012

Chers amis,

J’ai demandé, ce vendredi 1er juin, à mon directeur de cabinet, Denis Bravi, de recevoir en urgence les représentants syndicaux de la CFDT et de la CGT des salariés de l’Association Provençale d’Aide Familiale (APAF), qui vient de déposer son bilan.

Les représentants syndicaux de l’association spécialisée dans l’aide à domicile et la petite enfance ont pu faire part de leurs inquiétudes à la suite du dépôt de bilan, provoqué, selon eux, par des retards de paiement qui ont entraîné de graves problèmes de trésorerie.

Au cours de cette rencontre, j’ai tenu à saluer les syndicalistes pour leur assurer de ma volonté de tout mettre en œuvre afin de répondre à leurs préoccupations.

A l’issue de cet échange, une table ronde a été programmée pour le 8 juin prochain. Elle réunira les services du Conseil général, la direction de l’APAF et les représentants syndicaux.

Parallèlement, le Conseil général envisage d’organiser à la rentrée, des assises rassemblant tous les acteurs du secteur afin d’engager une réflexion plus large sur l’aide à domicile, le droit à la santé, le devenir des associations du département et le mode de financement de la dépendance.