Blog de Jean-Noël Guérini - Donnons-nous la parole

 

Archive pour mai 2012

Denis Bravi sera mon directeur de cabinet

Vendredi 11 mai 2012

Chers amis,

Denis Bravi sera, dans les jours qui viennent, mon nouveau directeur de cabinet.

Il est actuellement directeur du renouvellement urbain de la ville d’Ajaccio, et les contacts qui ont été noués avec Simon Renucci, député maire de la préfecture de Corse-du-Sud, devraient lui permettre de prendre très prochainement ses fonctions.

Il occupait ce poste depuis dix ans, après avoir été directeur de l’Agence Départementale pour les Espaces Sensibles dans les Bouches-du-Rhône. Il avait été nommé à la direction de cette SEM en 1990, par Lucien Weygand,  après avoir travaillé au cabinet de Louis Philibert, en tant que conseiller technique, en charge à cette époque des aides aux communes, des espaces naturels, des acquisitions foncières de l’agriculture et des forêts.

Ce parcours professionnel au sein du Conseil général des Bouches-du-Rhône et à la tête d’un organisme très proche de l’Assemblée départementale font de Denis Bravi un excellent connaisseur du département.

Parallèlement, il a connu et accompagné la mise en place des politiques publiques dynamiques qui font la force de notre institution, à la fin des années 80, alors que les lois de décentralisation initiées par Gaston Defferre libéraient les territoires et les énergies.

L’Europe : notre avenir commun

Mercredi 9 mai 2012

Chers amis,

Hier nous fêtions le 67e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie. A cette époque, la France et l’Europe entières étaient brisées par des années de guerre fratricide. Tout était à reconstruire.

Aujourd’hui, c’est la journée de l’Europe. La date a été choisie en souvenir de la déclaration du Ministre des Affaires étrangères français Robert Schuman qui, à l’instigation de Jean Monnet alors Commissaire général au Plan, proposa le 9 mai 1950 aux pays européens qui s’étaient combattus en 1914-18 et en 1939-45 de gérer en commun leurs ressources de charbon et d’acier dans une organisation ouverte aux autres pays d’Europe qui le souhaiteraient.

C’était le 1er pas vers la réconciliation et vers la construction d’une amitié qui est désormais solide. Tout le monde doit se rappeler aujourd’hui qu’en quelques décennies, les pays européens ont su construire ce qu’ils n’avaient jamais réussi depuis des siècles : la paix.

Désormais ce n’est plus la paix qui est l’enjeu mais l’équilibre économique de la zone euro. C’est le premier, peut-être le plus urgent des grands chantiers qui attendent notre nouveau président de la République, François Hollande.

Sa campagne a eu le mérite de faire ressurgir l’exigence de croissance au niveau européen. Le mot figure dans le traité budgétaire, mais sans contenu ni application concrète. Or, à défaut d’activité économique supplémentaire, il sera difficile, voire impossible de réduire les déficits et de maîtriser la dette.

Des personnalités éminentes se sont prononcées en faveur de ce pacte de croissance, comme le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui ne sont pas forcément de dangereux gauchistes, mais aussi plusieurs chefs de gouvernement. En Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, en Italie, chacun admet que la seule austérité ne pourra permettre de revenir à l’équilibre des comptes publics.

L’économie de l’offre n’est pas séparable d’une stimulation plus directe de la demande. Non pas avec les formules keynésiennes d’autrefois : les moyens ne peuvent être des dépenses publiques supplémentaires, puisque nous devons les maîtriser, ni des allègements fiscaux. La mise en œuvre d’instruments à l’échelle européenne passe par l’augmentation du capital de la Banque européenne d’investissement, la mobilisation des fonds structurels, la taxe sur les transactions financières qui permettrait de financer des travaux d’infrastructures. L’Europe pourrait enfin décider de lever l’emprunt : c’est tout l’enjeu des «eurobonds» ou des «project bonds».

C’est sur ces questions que François Hollande sera attendu et qu’il devra négocier, particulièrement avec nos amis allemands, qui semblent réticents. Mais ils ne peuvent pas poser deux verrous à la fois, un sur les «eurobonds» et un autre sur le refinancement direct des dettes par la BCE.

François Hollande a compris qu’aujourd’hui, tout traité institutionnel serait difficile à faire ratifier sans le rétablissement d’une relation de confiance entre les peuples et l’union. En revanche, un traité sur la croissance, l’emploi et l’énergie pourrait mobiliser les opinions.

L’Europe ne pourra plus se construire sans les peuples, comme cela a été trop souvent le cas. Sa construction passe désormais par une attention accrue à leurs attentes, comme l’a mis en exergue la campagne présidentielle française, comme en témoigne les récentes élections en Europe et notamment en Grèce.

François Hollande a donc fixé un objectif à la fois réaliste et ambitieux : après l’Europe de l’acier et du charbon des années 50, après l’Europe agricole des années 1960, le grand marché dans les années 1980, il faut lancer «l’Europe de l’énergie» avec des objectifs communs en matière d’économies d’énergie, de montée des énergies renouvelables, de sécurité des installations… La France et l’Allemagne peuvent aussi montrer le chemin cinquante ans après le traité de l’Elysée (1963), notamment sur les aspects éducatifs, universitaires et culturels.

En cette journée de l’Europe, je suis certain que notre nouveau Président mettra tout en œuvre pour changer notre continent et ses vieilles habitudes, au service des peuples.

Victoire de François Hollande : Maintenant, réussir le changement !

Dimanche 6 mai 2012

Chers amis,

Je suis très heureux de la victoire de François Hollande.

Comme le peuple de gauche, comme l’ensemble des républicains, j’espère que le nouveau président de la République mettra en œuvre la politique qui permettra de faire vivre l’espoir et de réussir le changement, sans arrogance, avec clairvoyance, pour la France, pour tous les Français.

Au terme d’une longue campagne, au cours de laquelle il n’a pas dévié de sa ligne, François Hollande accède aux plus hautes responsabilités dans un contexte social et économique difficile.

Au lendemain de cette belle victoire, qui renoue le fil des grandes heures de la gauche écrites par François Mitterrand, il importe aujourd’hui de poursuivre la mobilisation qui apportera lors des élections législatives, une majorité solide, unie et dynamique.

Il n’est pas question de revanche, il n’est pas question de repousser ceux et celles qui ne partagent pas nos convictions.

L’heure est au rassemblement, au travail, au changement lucide et audacieux qui permettra d’affronter les difficultés d’un monde plongé dans une crise dont les brutalités n’épargnent personne.

Dans les Bouches du Rhône, mais aussi à Marseille, les résultats prouvent que ce chemin exige de l’ensemble de ceux qui ont soutenu François Hollande de continuer à être présents sur le terrain, pour écouter, pour expliquer, pour convaincre.

Il est vital pour tous ceux qui aiment la France, de faire preuve de tolérance, de calmer les colères, sans jamais céder à l’esprit partisan qui divise et mine nos valeurs républicaines.

Didier Garnier, un exemple de ténacité et de lucidité

Jeudi 3 mai 2012

Chers amis,

Emporté trop rapidement et trop tôt par une terrible maladie, Didier Garnier a été, pour moi, comme pour tous les conseillers généraux des Bouches-du-Rhône, un exemple de sérénité et de courage.

Au-delà de nos divergences politiques et de nos oppositions, connues de tous et assumées avec clarté, je tiens à saluer son parcours et je veux lui rendre hommage pour les combats qu’il a menés avec ténacité et lucidité.

Il assumait son handicap et son engagement est un exemple qu’il faut saluer. Au Conseil général, il représentait avec intelligence les habitants du canton de Sainte-Marguerite.

A l’évidence, les mots sont de bien pâles alliés pour dire combien il nous manque. Mais je veux dire à sa famille, à ses proches, la peine qui est la mienne aujourd’hui et face à l’épreuve qu’ils traversent, je tiens à leur présenter mes plus sincères condoléances.