Archive pour novembre 2011
Mercredi 30 novembre 2011
Chers amis,
Fin octobre, le chômage a de nouveau augmenté de 1,2%. Le nombre des inscrits auprès de Pôle emploi s’établit à 2 814 900, et à près de 4,5 millions si on y ajoute les personnes en temps partiel ou précaire. C’est un record.
En moins d’une mandature, malgré les slogans guerriers et les tentatives de culpabilisation des pauvres gens, Nicolas Sarkozy a créé un million de chômeurs. En région Paca, le chômage a effectué un nouveau bond avec 2 367 nouveaux inscrits, soit un total de 258 049 inscrits auprès de Pôle emploi.
Le 16 novembre 2010, M. Sarkozy déclarait lors d’une interview télévisée: « le chômage reculera l’année prochaine, l’économie repart ». Le bilan, un an plus tard, est édifiant : le chômage est en forte hausse et la croissance, celle qu’il devait aller chercher « avec les dents », en chute libre. L’OCDE annonce que la France traverse une récession fin 2011 et abaisse sa prévision de croissance à 0,3% pour 2012.
M. Sarkozy ne s’est pas seulement trompé de prévision : il se trompe de politique économique. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches (payés par nous tous) sans se préoccuper des déficits, il enchaîne les plans d’austérité sans se soucier des effets dévastateurs sur la croissance et le chômage.
Le gouvernement est en train fabriquer une nouvelle récession par une politique absurde. Les Français souffrent, nos industries ferment, les plans de licenciements se multiplient à Berre, Fos, Gémenos… la croissance diminue et la dette continue de se creuser.
Sans croissance, aucun plan d’austérité ne ramènera jamais l’équilibre budgétaire. La politique menée à grand renfort de spectacle par M. Sarkozy est un terrible échec dont les Français les plus fragiles et les classes moyennes pâtissent durement.
En 2012, dans les Bouches-du-Rhône, à notre modeste niveau, le Conseil général continuera de soutenir la croissance et l’emploi grâce au plan quinquennal d’investissement, en attendant que l’État, avec à sa tête un socialiste, remplisse de nouveau son devoir.
L’an prochain, il faudra se débarrasser de ce président du chômage et voter, dès le premier tour de l’élection présidentielle, pour le seul candidat du changement, François Hollande.
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Mardi 22 novembre 2011
Chers amis,
Alors que de plus en plus de nos concitoyens me font part de leurs difficultés à accéder à des soins de qualité, rendus de plus en plus chers du fait des déremboursements et des dépassements d’honoraires, je suis particulièrement inquiet pour le devenir des 11 centres de santé mutualistes implantés dans les Bouches-du-Rhône.
Ces établissements médicaux de proximité, issus d’une longue tradition solidaire et militante, gérés aujourd’hui par le Grand Conseil de la Mutualité, sont actuellement en prise à de graves difficultés financières qui ont conduit le comité d’entreprise à prononcer la cessation de paiement.
Les inquiétudes sont nombreuses, pour les 1200 emplois liés à l’activité des centres, mais également pour la qualité de la couverture sanitaire du département, au vu des missions de service public de proximité assurées par ce réseau. Il faut que vous sachiez par exemple que les zones rurales ou urbaines les plus fragiles socialement sont, dans notre département, les moins pourvues en termes d’offre médicale aux tarifs les plus bas.
Au vu de la gravité de la situation, j’ai donc souhaité que le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’engage dans un effort exceptionnel, au titre de ses compétences de santé publique, en faveur du redressement des centres de santé. Cette aide se portera à hauteur de 300 000 € par an, pendant trois ans, soit 900 000 € au total.
Cependant, cette action volontariste ne pourra être effective que sous deux conditions. D’une part, l’État, qui demeure la plus haute autorité sanitaire publique, doit contribuer significativement au processus de sauvegarde au titre de ses prérogatives. C’est sa responsabilité. D’autre part, un plan de redressement crédible devra être proposé afin que l’effort de la collectivité participe utilement de la pérennisation de l’activité des centres.
J’ai donc écrit officiellement à M. le Préfet de Région afin de l’inviter à convoquer une Table Ronde en présence de l’ensemble des partenaires concernés par le dossier.
J’ai également chargé le Vice-Président délégué à la Santé, M. Michel Amiel, d’établir des contacts avec les collectivités territoriales interpelées par la situation, afin de défendre au mieux les intérêts des populations locales.
Le renoncement aux soins, l’accroissement des inégalités sociales de santé et l’engorgement des urgences hospitalières ne sont pas des fatalités si l’ensemble des pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.
J’ai le sentiment aujourd’hui que le Conseil général assume pleinement les siennes.
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Lundi 14 novembre 2011
Chers amis,
Depuis trois jours nous assistons à un nouveau déferlement médiatique autour de ma personne, cette fois-ci au sujet d’une lettre que j’ai écrite au Président de la Communauté urbaine de Marseille sur nos partenariats en cours dans le cadre du plan quinquennal d’investissement.
C’est d’abord le président de la CUM qui m’a répondu techniquement, sans aborder le fond d’une lettre qui posait pourtant un certain nombre d’interrogations politiques. Puis certains élus marseillais ont entonné l’air de la polémique jusqu’à ce qu’aujourd’hui, le président de la CUM demande aux élus de « s’indigner » et le maire de Marseille me demande de démissionner.
Je connais le maire de Marseille depuis longtemps. En fin communiquant, il est coutumier des coups de gueule et des dramatisations. Toutefois sa prise de position de ce matin m’a choqué.
J’ai déjà dénoncé l’instrumentalisation de l’instruction judiciaire qui met en cause mon frère et pour laquelle je suis mis en examen. La présomption d’innocence est une réalité que j’ai respectée dans le passé, notamment en 2003 quand, à l’Hôtel de Ville, certains ont été soupçonnés de trafic d’influence. A ce moment là, j’ai eu l’élégance de ne pas réagir. Mais je n’ai pas la mémoire courte.
Ces rodomontades ne servent pas la politique. Bien au contraire. Par ma lettre, je souhaitais rappeler les engagements du Conseil général des Bouches-du-Rhône et replacer l’intérêt des Marseillais dans le débat. La polémique qui suit détourne l’attention des médias et des citoyens de l’essentiel : le maire de Marseille a décidé unilatéralement de changer les éléments d’un partenariat à trois, le président de la CUM l’a suivi, et ils ont considéré qu’ils n’avaient pas besoin de demander l’avis du président du Conseil général pour avancer.
Le Conseil général n’est pas un tiroir caisse, je le redis. C’est une institution politique et, même si certains voudraient me gommer d’un gazouillis électronique ou d’un bon mot télévisé, je reste un homme politique, président du Conseil général, garant de ses deniers et de leur utilisation.
Même s’il n’a jamais été question de « couper » des subventions, j’ai voulu rappeler fermement au président de la CUM que le Conseil général est un partenaire financier essentiel pour l’avenir de Marseille et, à ce titre, doit être respecté. Si le président de la CUM a décidé de « s’aligner » sur les décisions du maire de Marseille, j’entends pour ma part, au nom des conseillers généraux, défendre les intérêts de l’institution que je préside.
Alors plutôt que de pousser des cris d’orfraie, plutôt que d’aller consulter de grands avocats parisiens, je souhaite recevoir des réponses politiques, étayées par des arguments politiques, à mes questions, lorsqu’elles sont politiques comme c’était le cas.
Je ne suis pas sur le terrain de la polémique. Certains élus passent leur temps à danser au ballet médiatique, je compte bien leur rappeler que dans cette ville où le chômage explose, où la saleté est la règle et l’insécurité une calamité, ils doivent travailler et assumer leurs responsabilités politiques. C’est de cela dont chacun devrait s’indigner.
Que l’on arrête un peu d’instrumentaliser les affaires judiciaires et que l’on s’attaque aux vrais problèmes. Les professeurs de morale devraient aussi regarder la réalité en face et ils devraient aussi arrêter de réécrire l’histoire.
Malgré les postures, les polémiques, les mensonges, je suis là pour travailler au service des habitants des Bouches-du-Rhône, pour Marseille, pour les Marseillais.
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Lundi 14 novembre 2011
Chers amis,
Vous êtes très nombreux à me faire part au quotidien de votre inquiétude concernant l’avenir de notre protection sociale. Depuis les grandes lois votées par le gouvernement Jospin (CMU, APA…), nous avons en effet le sentiment que, de mesures en mesurettes, notre système de couverture sociale est progressivement démantelé par les gouvernements successifs.
Cette situation n’a pas de sens : c’est en situation de crise que les populations les plus fragiles ont le plus besoin d’aide! Or, guidée par une approche comptable, la droite rogne jour après jour sur les dépenses publiques et accroît l’effort fiscal des ménages les plus modestes. La solidarité, que nos pères fondateurs de la Sécurité Sociale ont voulue universelle, est désormais largement exclusive.
Or vous éprouvez au quotidien les conséquences de cette évolution : renoncement de plus en plus fréquent aux soins, extension des déserts médicaux, charges de santé de plus en plus lourdes… Et tout le monde est concerné par cette protection sociale à deux vitesses : les seniors sont de moins en moins couverts, de même que les étudiants.
Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, qui vient d’être adopté en première lecture par les députés, n’échappe pas à cette tendance au renoncement. La taxe sur les mutuelles, la création d’un secteur optionnel, les tentatives pour l’instant infructueuses de diminuer les indemnités journalières d’assurance maladie, le report de la revalorisation des prestations familiales… sont autant de dispositions qui renforceront les inégalités de santé.
Plus préoccupant encore : les prévisions de croissance servant de base à la rédaction du projet de loi sont totalement irréalistes car bien trop élevées ! Cela préfigure de nouvelles économies qui se feront au détriment de tous, par exemple avec le découplage en 2012 entre inflation et revalorisation des prestations sociales, annoncé la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur.
La bataille ne fait cependant que commencer. Au Sénat, la nouvelle majorité de gauche, à laquelle je suis fier d’appartenir, travaille déjà à une nouvelle version du texte qui supprimera les mesures les plus injustes et défendra des propositions alternatives.
Car je n’ai de cesse de le rappeler et de le défendre, dans le cadre des politiques publiques du Conseil Général des Bouches du Rhône : la protection sociale n’est pas un fardeau, encore moins un frein à l’emploi et à la croissance, mais une chance et un investissement pour le présent et l’avenir.
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Vendredi 4 novembre 2011
Chers amis,
Le Bureau National du Parti Socialiste a évoqué ma situation mercredi soir.
Il n’y a pas eu de vote et la première secrétaire a indiqué son intention de me téléphoner. A l’heure où je vous parle, j’attends encore son appel…
Je l’ai dit et le réaffirme : je ne démissionnerai pas, et aujourd’hui, je m’interroge sur un parti qui veut me voir abandonner mes fonctions exécutives sans m’entendre préalablement.
Cette démarche bafoue la présomption d’innocence et ne respecte pas mes droits à ma défense.
Ce n’est pas le Parti socialiste qui m’a nommé Président.
Ce sont les électeurs qui m’ont fait conseiller général et ce sont 40 conseillers généraux qui m’ont élu le 31 mars dernier à la présidence de l’Assemblée départementale.
Les règles doivent être les mêmes pour tous et doivent s’appliquer de manière identique pour tous.
Si le bureau national du Parti socialiste veut établir une jurisprudence GUERINI, elle doit s’appliquer de la même façon à tous et partout.
Je pourrais envisager de démissionner lorsque tous les élus PS condamnés définitivement, et ils sont nombreux, auront également démissionné de toutes leurs fonctions exécutives. Cette règle doit également s’appliquer à tous les élus socialistes mis en examen.
Par ailleurs, le candidat socialiste à l’élection présidentielle doit être le garant des principes cardinaux inscrits dans notre constitution.
Tout citoyen a droit à la présomption d’innocence, ses droits à sa défense doivent être respectés et ils ont tous droit à un procès équitable !
Ce principe n’est pas un principe à géométrie variable et ne peut, en aucune manière, devenir présomption de culpabilité pour Jean-Noël Guérini, tandis que la présomption d’innocence resterait intangible pour quelques uns ?
Oublier la force de ce principe, justement rappelé par le Gouvernement, et le premier Ministre très récemment, nourrit un soupçon qui mine notre République.
Enfin, j’observe que le Juge, quant à lui, n’a pris aucune mesure de contrôle judiciaire à mon encontre qui pourrait m’empêcher d’exercer mes mandats sereinement.
Je veux également redire que dans les quatre motifs retenus pour ma mise en examen, il ne m’est à aucun moment reproché le moindre enrichissement personnel !
Jamais, je n’ai pris des libertés avec la loi, jamais je n’ai détourné les règles au profit d’un quelconque système.
C’est pour cela que je me bats et c’est pour cela que je ne démissionne pas.
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