Le Président de la République a annoncé hier soir un remaniement qui touche les postes régaliens de son gouvernement : l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères.
Si le Président a tenté de donner un ton solennel à ce remaniement, le fait que les trois ministres nommés hier soir soient trois hommes d’expérience souligne que le Président a pris conscience des échecs de sa politique de sécurité intérieure et de la politique étrangère de la France.
Au plan international particulièrement, les dernières semaines ont fait de la France un objet de curiosité dans le monde entier avec les erreurs à répétition de la ministre des affaires étrangères : proposition de coopération policière au régime tunisien, félicitations à Moubarak pour sa décision «courageuse» de quitter le pouvoir, crise diplomatique avec le Mexique sur fond de dossier Cassez…
Au passage, le chef de l’État a implicitement reconnu les errements de sa diplomatie face aux révoltes qui ont fait chuter les régimes «amis» en Tunisie et en Égypte en promettant une «ère nouvelle dans nos relations avec ces pays.»
Sur ce sujet, je suis heureux que le Président ait salué, mais un peu tard, «l’immense espérance» soulevée par les révolutions populaires qui ont fait tomber les régimes de Tunisie et d’Égypte. Nous espérons tous désormais que suivra rapidement celle du peuple libyen et la fin du régime de Mouammar Kadhafi.
Hier soir, à Allauch, le traditionnel repas républicain de la Fédération des Bouches-du-Rhône a rassemblé plus de 600 militants socialistes.
Jean-Noël Guérini a présenté le projet de la majorité départementale qu’il conduit pour les élections cantonales des 20 et 27 mars. Un projet ambitieux et réaliste, où l’action sociale, le développement des services publics et l’environnement sont très présents.
Il a aussi profité de ce moment fort de la campagne pour revenir sur les affaires qui touchent son frère.
Très offensif, le sénateur et président du Conseil général a annoncé qu’il avait porté plainte pour « violation et recel du secret de l’instruction ». Vous trouverez ici l’intégralité du discours prononcé.
Je tiens à saluer mon ami Roland Povinelli, sénateur maire de cette belle ville d’Allauch. Je salue également les parlementaires socialistes et l’ensemble des élus qui assistent à cette rencontre.
Tout en remerciant Roland pour la qualité de son accueil, je veux aussi saluer les militants et les sympathisants socialistes, du Parti Radical de gauche et du Mouvement Républicain et Citoyen, des hommes et des femmes enthousiastes, dynamiques et mobilisés pour le rendez-vous du 20 mars, pour le rendez-vous du premier tour des cantonales.
Nous avons devant nous 31 jours, pour faire entendre notre voix, pour aller au devant des habitants des Bouches-du-Rhône, pour aller vers la victoire du Parti Socialiste et de la gauche !
Nos candidats sont sur le terrain depuis plusieurs semaines et leur campagne nous laisse espérer une belle moisson.
Dans moins de cinq semaines, lors d’une élection où nous devons d’abord mobiliser notre camp, nous allons permettre aux habitants de Marseille et du département de dire leur attachement à la majorité qui gère le Conseil général.
Ils diront, haut et fort, que les conseillers généraux socialistes et radicaux, et demain du Mouvement Républicain et Citoyen doivent continuer à travailler, pour l’emploi, pour l’éducation, la solidarité, la culture et le mouvement associatif.
Cette majorité qui gère avec justesse et rigueur le Conseil général, elle est forte d’un bon bilan.
Chacun, dans les Bouches du Rhône, peut le mesurer.
Mais elle est aussi et surtout rassemblée autour d’un projet, d’une vision, d’une ambition !
Protéger et agir. Protéger et construire. Protéger et préparer l’avenir. Voilà notre fil rouge.
Notre projet n’est pas celui de la droite qui collectionne les échecs et dresse les Français les uns contre les autres.
Ce projet rassemble, il rappelle nos choix, nos engagements, nos valeurs, tout en ouvrant des perspectives.
Une fois de plus, un article publié ce mardi 15 février, en page 14 du « Parisien – Aujourd’hui en France », repris par de nombreux médias rend publics des éléments d’une instruction judiciaire en cours, au mépris du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence.
Alors que j’ai écrit au Procureur de la République de Marseille il y a plusieurs semaines pour lui demander de prendre toutes les mesures pour que cette affaire cesse d’être exploitée publiquement grâce à des fuites difficilement explicables, je remarque qu’aucune mesure n’a été prise pour que l’instruction judiciaire puisse enfin se dérouler normalement et sereinement.
Je constate qu’une nouvelle fois, des écoutes téléphoniques, dont on nous dit qu’elles viennent « tout juste d’être versées au dossier », sont sorties de leur contexte et publiées sans aucune précaution, ni vérification.
Je souligne que Michel Tonon, maire de Salon de Provence et Président de l’Agglopole a catégoriquement démenti une quelconque intervention de ma part dans ce dossier et il a apporté des précisions sur le fond qui démontrent incontestablement ses propos. De même, le directeur général des services de l’Agglopole a confirmé qu’à aucun moment, je ne suis intervenu dans ce dossier au profit de mon frère.
Je le répète, en ce qui me concerne je ne me suis jamais mêlé de cette affaire, ni de près, ni de loin.
Je regrette les approximations et les amalgames relayés par la presse.
Je note également que Mme Violette Lazard, journaliste au « Parisien », avait déjà dans un article publié le 3 février, annoncé, à tort, la mise en examen de fonctionnaires du Département.
J’en arrive à m’interroger aujourd’hui sur l’utilisation médiatique et politique de cette instruction et sur les objectifs poursuivis par ceux qui n’hésitent pas à bafouer les règles qui président au bon fonctionnement de la justice afin d’essayer d’influer sur le choix des citoyens, alors que nous sommes à six semaines des élections cantonales
Hier, le groupe socialiste du Sénat a décidé de ne pas profiter de sa niche parlementaire pour inscrire à l’ordre du jour de la Haute Assemblée la proposition de loi relative à la pénalisation de la négation du génocide arménien.
Je regrette cette décision. Mes collègues n’ont, à mon sens, pas mesuré le véritable enjeu de cette discussion, oubliant que le débat sur l’histoire a déjà été tranché et qu’une loi a été votée et promulguée dès 2001.
J’invite les sénateurs des différents groupes politiques au devoir de cohérence, en reconnaissant les moyens de sanctionner la négation d’un crime contre l’humanité. Un parlementaire ne peut accepter que l’on puisse contrevenir impunément à une loi de la République.
François Mitterrand écrivait dans L’Abeille et l’Architecte : « Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l’obstacle que de face.«
Convaincu par la pertinence de cette pensée, je tiens à assurer l’ensemble de la communauté arménienne de Marseille et des Bouches-du-Rhône de ma volonté de poursuivre mon combat en faveur de la pénalisation de la négation du génocide arménien.
C’est pourquoi, à partir du mois d’avril, je vais engager un travail de fond consistant à convaincre chaque sénateur de la justesse de cette cause pour enfin mener à terme ce processus législatif.
Le juge des référés du TGI de Marseille a ordonné aujourd’hui au groupe Unilever de reprendre à zéro son projet de fermeture de l’usine Fralib de Gémenos, avec interdiction de mettre en œuvre son plan de sauvegarde de l’emploi, en raison « d‘irrégularités manifestes. »
Je suis heureux de cette décision qui fait suite à de longs mois de mobilisation des salariés de Fralib, soutenus par le Parti socialiste des Bouches-du-Rhône.
Je m’étais rendu dès le 29 octobre dernier auprès des grévistes à Gémenos. A la suite de quoi je suis intervenu auprès des plus hautes autorités pour m’élever contre le projet de fermeture de l’entreprise et j’ai proposé aux salariés en lutte, lors d’une nouvelle réunion de travail, d’associer le Conseil général dans le cadre de ses compétences au projet alternatif proposé par l’entreprise.
Voyant « de la désinvolture, sinon de la maladresse » dans l’attitude du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques, ainsi qu’un « argumentaire indigent« , le juge, saisi par le comité d’entreprise (CE) de Fralib, n’a pas mâché ses mots envers l’employeur des 182 salariés qui luttent depuis près d’un an contre la fermeture du site.
Le tribunal a également relevé que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Fralib était « dépourvu de toute indication qui permette de connaître les moyens dont cette société, et au-delà d’elle la branche et le groupe Unilever, est en mesure de consacrer au reclassement de ses salariés. »
Entachée « d’irrégularités manifestes« , la procédure conduite par Fralib devra donc être recommencée à son début, « notamment en communiquant au comité d’entreprise toutes les données utiles à apprécier la dérive de la compétitivité de Fralib telle qu’elle est alléguée », a ordonné le juge, en interdisant à la société de mettre en œuvre le PSE « litigieux ».
C’est une première victoire pour les salariés. Leur combat n’est pas terminé, mais je leur renouvelle tout mon soutien dans cette lutte pour conserver leurs emplois et faire vivre leur famille.